L’ouverture provoqua en France l'essor des études japonaises, et un engouement pour tout ce qui venait du Japon : objets d'art, estampes, cartes, photographies.... Les collections de manuscrits, xylographes et cartes anciennes reflètent le rôle incontournable de la Bibliothèque dans la naissance de la japonologie en France, les liens humains qui se sont tissés entre conservateurs orientalistes et savants japonologues.

Se lit aussi, à travers l'histoire des fonds de la BnF, la passion des collectionneurs privés, dont les ensembles ont rejoint les collections après que la mode du japonisme se fût éteinte : estampes japonaises de qualité exceptionnelle, rares éditions, albums de peintures et manuscrits enluminés, jusqu'à des objets japonais, qui trouvèrent place dans la bibliothèque, heureux résultat du voyage des collections.

Enfin, l'intérêt des géographes, des cartographes est évoqué par les cartes du Japon et les plans des villes accessibles aux étrangers, comme Nagasaki ou Yokohama. Les circuits des voyageurs, les réalisations des photographes de Yokohama, le travail des agences de presse au Japon, ont laissé leur traces dans les magnifiques ensembles photographiques du département des Estampes, et de la société de Géographie (département des Cartes et Plans).