L’hôpital Sainte-Anne est édifié sur un site qui a connu, dès le XIIIe siècle, une vocation hospitalière. En 1651, la reine Anne d’Autriche décide de construire un nouvel hôpital auquel est donné le nom de Sainte-Anne, près de la future Barrière de la Santé au sud de Paris. Quasiment inoccupé, il est finalement transformé en ferme où viennent travailler les aliénés convalescents de l’hospice de Bicêtre.

En 1863, Napoléon III décide de la création d’un asile clinique, sur l’emplacement de la Ferme Sainte-Anne. Il destine le lieu au traitement, à la recherche et à l’enseignement des maladies mentales. L’asile est inauguré en 1867.

Magnan dans son service de l'asile Sainte-Anne - 1867

Valentin Magnan est nommé médecin responsable de l'admission dès l'ouverture de l'asile en 1867. Il y fera toute sa carrière.
(Document de la bibliothèque de l'Académie nationale de médecine)

Bâtiment de l'Asile Sainte-Anne - 1869-1870

 Photographie de Charles Marville.
(Document de la Bibliothèque administrative de la Ville de Paris)

Histoire physique, civile et morale de Paris, depuis les premiers temps historiques jusqu'à nos jours - 1823-1824

Jacques-Antoine Dulaure (1755-1836), auteur de cet ouvrage est archiviste, historien et archéologue.

Tableau de Paris - 1852

Dans le tome 1 de Tableau de paris, Edmond Texier, journaliste, poète et romancier évoque la Ferme Sainte-Anne, un établissement situé près de la Barrière de la Santé dans le Sud de Paris : on y occupait déjà les aliénés convalescents à des travaux agricoles. L’hôpital éponyme a été construit à l’emplacement de la ferme. 

Paris ignoré - 1892

Paul Strauss fut sénateur de la Seine de 1897 à 1936 et ministre de l'hygiène, de l'assistance et de la prévoyance sociales de 1922 à 1924. Il fut aussi membre de l’Académie de médecine. Dans cet ouvrage, il consacre tout un chapitre aux aliénés et aux établissements qui les accueillent.