Paris tient une place importante dans l'intégralité de la Comédie humaine, néanmoins nous limiterons ici cet ensemble aux Scènes de la vie parisienne telles qu'elles ont été publiées chez Furne (1842-1848) puis Houssiaux (1853-1855). Nous ferons aussi référence au plan de la Comédie humaine conçu par Balzac en 1845, Catalogue complet, qui fut publié dans L'Epoque du 22 mai 1846 puis par Amédée Achard le 25 août 1850 dans l'Assemblée nationale.

Les liens renvoient vers les éditions Furne mais dans le corps de texte, nous évoquerons les éditions successives du vivant de Balzac et quelques autres posthumes, dont l'édition "définitive" chez Lévy (1869-1879) ainsi que des adaptations au théâtre et au cinéma.

Histoire des Treize I - Ferragus

Neuvième volume. Scènes de la vie parisienne tome I

Première partie de l’Histoire des treize, Ferragus, chef des Dévorants, est un roman publié dans La Revue de Paris en 1833 puis en volume dans les Scènes de la vie parisienne éditées chez Madame Charles-Béchet (1834-1837). Dans l’édition Furne (1842-1848) de la Comédie humaine, Balzac place ce roman dans le neuvième tome dans la série Scènes de la vie parisienne des Études de mœurs.

Il existe une contrefaçon belge de Ferragus publiée en 1833 chez Méline ainsi que de nombreuses rééditions dont celle illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853).

Histoire des Treize II - La Duchesse de Langeais

Neuvième volume. Scènes de la vie parisienne tome I

Les deux premiers chapitre de La Duchesse de Langeais, deuxième partie de l’Histoire des treize, sont publiés sous le titre Ne touchez pas à la hache dans l’Echo de la Jeune France (avril-mais 1833). L’édition au sein des Scènes de la vie parisienne chez Madame Charles Beuchet est sous le même titre. La première édition intégrale du roman sous son titre définitif est à la suite de Ferragus dans les Scènes de la vie parisienne chez Charpentier en 1840. Présent dans l'édition Furne au sein des Scènes de la vie parisienne, ce récit fut maintes fois réédité notamment dans une version illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853).

Histoire des Treize III - La Fille aux yeux d'or

Neuvième volume. Scènes de la vie parisienne tome I

Initialement intitulée La Femme aux yeux rouges, La Fille aux yeux d’or clôt l’Histoire des Treize. Ce court récit composé de trois chapitres est rédigé en deux temps (mars 1834-avril 1835) et publié en deux fois et ce directement en volume. Le premier chapitre « Physionomies parisiennes » est présent au quatrième volume des Scènes de la vie parisienne chez Madame Charles Beuchet (1834) et les chapitres 2 et 3 « Une intrigue à Paris » qui deviendra « Singulière bonne fortune » et « La Force du sang » sont intégrés au 5e volume de la même édition (1835). Présent dans les Scènes de la vie parisienne de la Comédie humaine publiée chez Furne, il existe une édition du roman illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853).

Le Père Goriot

Neuvième volume. Scènes de la vie parisienne tome I

Publié en quatre livraisons dans La Revue de Paris  (décembre 1834-février 1835), Le Père Goriot est publié en livre avec préface en 1835 chez Werdet. Une seconde édition la même année présente une Préface inédite. En 1839, l’édition chez Charpentier divisée en parties ne présente aucune des préfaces. Une version revue et corrigée du Père Goriot est intégrée en 1843 à la Comédie humaine dans l’édition Furne.

Dès 1835, deux pièces furent tirées du roman : une par E. Théaulon, A. Decomberousse et E. Jaime aux Variétés, l’autre par Ancelot et Paulin au Vaudeville. En 1891, Tabarant l’adapta pour le Théâtre-Libre. Le Père Goriot a été adapté au cinéma ; en 1921 par Jacques de Baroncelli, en 1926 sous le titre Paris at Midnight par E. Mason Hopper et en 1945 par Robert Vernay. Il existe par ailleurs une édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853).

Le Colonel Chabert

Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II

La première version du Colonel Chabert est publiée dans L'Artiste en 1832 sous le titre La Transaction. Suivront une publication dans le recueil collectif Salmigondis sous le titre Le Comte Chabert (1832), son intégration dans une version fortement remaniée dans les Scènes de la vie parisienne éditées chez Madame Charles-Béchet (1834-1837) sous le titre La Comtesse a deux maris puis une réédition chez Charpentier toujours sous le titre La Comtesse a deux maris en 1839. La version définitive sous le titre Le Colonel Chabert est publiée chez Furne dans les Scènes de la vie parisienne. Ultérieurement, ce roman intègrera le premier livre des Etudes de mœurs : Scènes de la vie privée au numéro 18 du Catalogue complet (1845). Le Colonel Chabert sera publié en feuilleton une nouvelle fois dans le supplément littéraire du Constitutionnel en 1847.

Facino Cane

Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II

Publié dans la Chronique de Paris (mars 1836), Facino Cane est une courte nouvelle publiée en volume au sein des Etudes philosophiques chez Delloy et Lecou en 1837. Il intègre ensuite en 1843 les Mystères de province, ouvrage collectif édité par Souverain, sous le titre le Père Canet. Facino Cane intègre les Scènes de la vie parisienne dans l’édition Furne (1844). On trouve aussi ce texte présent dans l’édition illustrée de la Comédie humaine chez Marescq et Cie (1851-1853).

La Messe de l'athée

Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II

Nouvelle parue dans La Chronique de Paris en 1836, puis en volume dans les Études philosophiques éditées chez Delloy et Lecou (1837), La Messe de l'athée est présente au tome X des Scènes de la vie parisienne de l’édition Furne (1844). Une édition illustrée est publiée chez Marescq et Cie (1851-1853).

La Messe de l'athée est le numéro 28 au Catalogue complet de 1845. Dans l'édition "définitive", cette nouvelle est in fine présente dans le Tome IV de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie privée, livre premier, volume 4.

Sarrasine

Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II

Nouvelle publiée en feuilleton en 1830 dans La Revue de Paris, Sarrasine est éditée en volume chez Gosselin en 1831 dans Romans et Contes philosophiques. L’intégration dans les Scènes de la vie parisienne a lieu en 1835. La nouvelle est présente dans cette même partie de la Comédie humaine de l'édition Furne, et on la retrouve dans l’édition illustrée de Marescq et Cie (1851-1853).

Numéro 54 au Catalogue complet de 1845, Sarrasine est intégrée dans l'édition "définitive" au Tome IX de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie parisienne, livre troisième, volume 2.

L'Interdiction

Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II

L’Interdiction est publié en feuilleton dans la Chronique de Paris en 1836. Une publication en volume de ce roman a lieu la même année au sein des Etudes philosophiques chez Werdet. Une édition revue et corrigée est publiée en 1839 chez Charpentier dans les Scènes de la vie parisienne.

Si le roman est classé dans les Scènes de la vie parisienne de l’édition Furne (1844), il est déplacé dans Les Scènes de la vie privée, dans le Catalogue complet (1845) au numéro 29. Dans l'édition "définitive", L’Interdiction est présent dans le Tome IV de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie privée, livre premier, volume 4.

Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau, parfumeur, adjoint au maire du deuxième arrondissement de Paris, chevalier de la Légion d’honneur

Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II

Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau est un roman publié chez Boulé en 1837 qui intègre les Scènes de la vie parisienne dans l’édition Furne. Ce roman a été à de nombreuses reprises réédité, il existe notamment une édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853). Il a par ailleurs été adapté au théâtre par Lagrange, Michaud et Cormont (1837-1838) et par Emile Fabre (1910) ainsi qu’au cinéma par Emile Chautard et Victorin Jasset (1911) et Arnaldo Fratelli (1921).

La Maison Nucingen

Onzième volume. Scènes de la vie parisienne t. XI (sic, pour tome III)

Après avoir été publiée en feuilleton dans La Presse (octobre-novembre 1837), La Maison Nucingen parait avec La Femme supérieure (cf. Les Employés) et La Torpille (cf. Splendeurs et Misères des courtisanes) chez Werdet en 1838. Cette nouvelle est présente dans les Scènes de la vie parisienne à partir de l’édition Furne (1842-1848). Il existe une édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853)

Numéro 56 du Catalogue complet de 1845, La Maison Nucingen est intégré, dans l'édition "définitive", au Tome VIII de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie parisienne, livre troisième, volume 1.

Pierre Grassou

Onzième volume. Scènes de la vie parisienne t. XI (sic, pour tome III)

En décembre 1839, Pierre Grassou est publié dans Babel, un recueil de la Société des Gens de Lettres. Ce roman sera édité en 1840 chez Souverain avec Pierrette et intègrera les Scènes de la vie parisienne dans l’édition Furne (1842-1848). Il existe une édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853).

Pierre Grassou est placé au numéro 27 du Catalogue complet dans Les Scènes de la vie privée, premier livre des Etudes de mœurs mais au sein de l'édition "définitive", ce texte est intégré au Tome IX de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie parisienne, livre troisième, volume 2.

Les Secrets de la princesse de Cadignan

Onzième volume. Scènes de la vie parisienne t. XI (sic, pour tome III)

Les Secrets de la princesse de Cadignan est publié sous le titre Une Princesse parisienne dans La Presse en août 1839. Suit en 1840, une édition collective Le Foyer de l’Opéra, mœurs fashionables chez Souverain. Présent dans les Scènes de la vie Parisienne dans l’édition Furne (1842-1848), Il existe une édition illustrée de cette nouvelle chez Marescq et Cie (1851-1853).

Les Secrets de la princesse de Cadignan correspondent au numéro 58 du Catalogue complet de 1845.

Les Employés, ou la Femme supérieure

Onzième volume. Scènes de la vie parisienne t. XI (sic, pour tome III)

Les Employés est édité sous le titre La Femme supérieure dans La Presse en 1837, puis en volume chez Werdet en 1838. L’acquisition de son titre définitif a lieu avec son entrée dans la Comédie humaine (édition Furne). Il existe une édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853)

Ce roman est le numéro 53 au Catalogue complet de 1845 sous le titre Les Employés. Balzac y prévoyait par ailleurs un roman intitulé La Femme supérieure (numéro 43) dans les Scènes de la vie de province.

Splendeurs et misères des courtisanes

Splendeurs et misères des courtisanes est un roman en quatre parties ayant fait l’objet de nombreux remaniements. Balzac travailla près de 10 années sur ce roman à la genèse complexe.

Onzième volume. Scènes de la vie parisienne t. XI (sic, pour tome III)

Les deux premières sont regroupées au sein d’un récit La Torpille qui un temps devait s’intituler Par-dessus le pont des Arts. Edité chez Werdet en 1838 avec La Femme supérieure et La Maison Nucingen, il est prolongé par Esther ou les Amours d’un vieux banquier publié en trois parties (La Fille repentie, Les Préparatifs d'une lutte, La Monnaie d'une belle fille) dans Le Parisien du 21 mai au 1er juillet 1843.

La Dernière incarnation de Vautrin

Splendeurs et misères des courtisanes (4e partie)

La quatrième partie de Splendeurs et Misères des courtisanes parait en 1847 en feuilleton dans La Presse puis en volume chez Chlendowski. La Dernière incarnation de Vautrin est intégrée dans la version définitive de Splendeurs et misères des courtisanes dans le Tome XVIII de la Comédie humaine, édition posthume publiée chez Houssiaux en 1855.

La Dernière incarnation de Vautrin est publié séparé des trois autres parties de Splendeurs et misères des courtisanes dans l’édition illustrée de Marescq and Cie (1851-1853).

Un prince de la Bohème

Douzième volume. Scènes de la vie parisienne et Scènes de la vie politique tome XII (sic, erreur pour t. IV)

Un Prince de la Bohème est une nouvelle qui a été publiée en feuilleton sous le titre Les Fantaisies de Claudine dans La Revue parisienne en 1840. Sa première publication en volume est à la suite du roman Honorine chez Potter en 1844 et ce sous son titre définitif. La nouvelle intègre en 1846 les Scènes de la vie parisienne de la Comédie humaine dans le tome XII de l’édition Furne. Un prince de la Bohème est présent dans l’édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853) de la Comédie humaine.

La nouvelle prend place dans le Catalogue complet (1845) au numéro 62.

Une esquisse d'un homme d'affaire

Douzième volume. Scènes de la vie parisienne et Scènes de la vie politique tome XII (sic, erreur pour t. IV)

Cette nouvelle a été vendue par Balzac à Hetzel pour qu’elle paraisse en 1844 dans Le Diable à Paris sous le titre Les Roueries d’un créancier. C’est sous ce titre qu’elle parut en feuilleton dans Le Siècle en 1845.

Modifiée par Hetzel puis par l’auteur lui-même, la nouvelle est publiée sous le titre Un homme d’affaires d’après nature dans les Scènes de la vie parisienne de La Comédie humaine chez Furne, puis à la suite d'Un drame dans les prisons (édition Souverain,1847). Dans l'édition "définitive", la nouvelle, devenue Un homme d’affaires, intègre le Tome XI de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie parisienne, livre troisième, volume 4.

Gaudissart II

Douzième volume. Scènes de la vie parisienne et Scènes de la vie politique tome XII (sic, erreur pour t. IV)

Gaudissart II est une courte nouvelle publiée en 1844 dans La Presse sous le titre Un Gaudissart de la rue Richelieu et dans le recueil collectif Le Diable à Paris et est intégrée dans les Scènes de la vie parisienne chez Furne en 1846.

Présent dans l’édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853) et dans l'édition "définitive" (Tome XI de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie parisienne, livre troisième, volume 4), ce texte ne figure pas dans le plan du Catalogue complet de 1845.

Les Comédiens sans le savoir

Douzième volume. Scènes de la vie parisienne et Scènes de la vie politique tome XII (sic, erreur pour t. IV)

Roman qui parait en feuilleton du 14 au 24 avril 1846 dans Le Courrier français, Les Comédiens sans le savoir est édité en volume la même année dans les Scènes de la vie parisienne de l’édition Furne. En 1847, Roux et Castanet le rééditeront sous le titre Le Provincial à Paris.

Le roman est présent dans l’édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853). Numéro 63 au Catalogue complet de 1845, il s’intitule alors Les Comiques sérieux.

Les Parents pauvres I - La Cousine Bette

Dix-septième volume publié par Furne et Cie en 1848 puis Houssiaux en 1855

La Cousine Bette est le premier roman d’un diptyque intitulé Les Parents pauvres. Sa première publication en feuilleton dans Le Constitutionnel (octobre-décembre 1846) est suivie d'une édition en volumes chez Chlendowski en 1847-1848 avec le Cousin Pons. Ce roman intègre les Scènes de la vie parisienne dans le volume 17 de la Comédie humaine chez Furne et Cie en 1848. On le retrouve dans l’édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853).

Ce roman a été adapté au théâtre en 1905 par Decourcelle et Granet ainsi qu’au cinéma par Alice Guy en 1906 sous le titre La Marâtre et en 1927 par Max de Rieux. Balzac écrivit une pièce intitulée La Marâtre représentée pour la première fois en 1848.

Les Parents pauvres II - Le Cousin Pons

Dix-septième volume publié par Furne et Cie en 1848 puis Houssiaux en 1855

Second volet des Parents pauvres, Le Cousin Pons est le dernier roman achevé et publié par Balzac. Après sa parution en feuilleton dans Le Constitutionnel (mars-mai 1847), il est publié en volumes chez Chlendowski avec La Cousine Bette sous le titre générique Les Parents pauvres en 1847-1848.  Le roman intègre les Scènes de la vie parisienne dans le volume 17 de la Comédie humaine chez Furne et Cie en 1848 à la suite de La Cousine Bette.

Le Cousin Pons est présent dans l'édition illustrée chez Marescq et Cie (1851-1853). Il existe une adaptation cinématographique en 1914 par le cinéaste britannique Travers Vale et une autre en 1924 par Jacques Robert.

L'Envers de l'histoire contemporaine

Initialement prévu sous le titre Les Frères de la Consolation dans le plan de la Comédie humaine, ce roman est publié en deux parties distinctes.

Douzième volume. Scènes de la vie parisienne et Scènes de la vie politique tome XII (sic, erreur pour t. IV)

La première partie est publiée en quatre livraisons échelonnées de septembre 1842 à novembre 1844, dans Le Musée des familles dans le sous les titres Les Méchancetés d’un saint puis Madame de la Chanterie. Elle prendra le titre L’Envers de l’histoire contemporaine. Premier épisode lors de son intégration au Tome XII de l’édition Furne à la fin des Scènes de la vie politique.

Les Petits bourgeois

Les Petits Bourgeois est un roman inachevé annoncé comme le 66e numéro du Catalogue complet au sein des Scènes de la vie parisienne. Terminé par Charles Rabou, il a été publié en feuilleton dans Le Pays en 1854 puis en volume à Bruxelles en 1855 chez Kiessling et à Paris chez Potter en 1856.

L'intégration des Petits Bourgeois n’est effective que dans l'édition "définitive" des Œuvres complètes de H. de Balzac en 24 volumes chez Michel Lévy (1869-1879) dans le Tome XI de la Comédie humaine. Etudes de Mœurs - Scènes de la vie parisienne, livre troisième, volume 4.