Plantes, animaux et minéraux ont donné lieu à de superbes ouvrages illustrés. L’histoire naturelle se prête particulièrement bien à l’image, et une intention scientifique n’exclut pas de réelles qualités esthétiques. La postérité a retenu les noms de Redouté, le « Raphaël des fleurs », ou d’Audubon, aux planches d’oiseaux grandeur nature. On pourrait également citer Nicolas Robert, peintre des Vélins du roi, ou Maria Sibylla Merian, illustratrice et entomologiste.
Les manuscrits médiévaux décrivent les différentes espèces connues, reprenant les auteurs antiques. Les Grandes Découvertes bouleversent cette vision du monde par l’arrivée de milliers d’espèces inconnues, qu’il faut décrire, nommer et représenter. C’est la tâche de scientifiques et d’illustrateurs qui travaillent désormais sur spécimens, qu’ils observent au microscope. Leur science se diffuse grâce à l’imprimerie, à la gravure sur bois puis sur métal, en attendant la lithographie et d’autres procédés industriels. La mise en couleur est réalisée à la main, donnant lieu à des objets de prix, très recherchés par les collectionneurs d’aujourd’hui.
Herbiers, florilèges, faunes ou flores regorgent de gouaches sur vélin, gravures au pointillé ou impressions naturelles, tirées des collections de la BnF et bientôt de partenaires prestigieux comme le Muséum national d’Histoire naturelle. Un trésor d’espèces insolites, inconnues et parfois disparues.