Au XVIIe siècle, une maison hospitalière est fondée sur le faubourg Saint-Antoine pour abriter des enfants abandonnés, prenant le nom d’hospice des Enfants-Trouvés du faubourg Saint-Antoine. Au début du XIXe siècle, le bâtiment est utilisé pour servir d’asile aux orphelins, jusqu’alors reçus à la Pitié. Il porte alors le nom d’hospice des Orphelins. En 1839, il reçoit une nouvelle affectation et devient l’Hôtel-Dieu Annexe, recevant cette fois des adultes dans le but de désencombrer l’Hôtel-Dieu. Brièvement consacré à l’accueil de personnes âgées entre 1847 et 1848, l’établissement est réaffecté dès la fin de l’année 1848 aux adultes malades de l’Hôtel-Dieu et prend le nom d’hôpital Sainte-Marguerite en référence à la paroisse dont il dépend.
En 1854, l'hôpital est de nouveau affecté au traitement des enfants malades et devient l'hôpital Sainte-Eugénie, en hommage à l'épouse de Napoléon III. C’est en décembre 1880 qu’il prend son nom définitif d’hôpital Trousseau, en mémoire du célèbre médecin récemment disparu. Reconstruit dans le 12e arrondissement de Paris, le nouvel hôpital Trousseau est inauguré à son emplacement actuel en juillet 1901. Il conserve sa spécialisation en pédiatrie.

Hôpital Trousseau - 1900

Photographie prise par Eugène Atget de l'entrée de l'hôpital, rue du faubourg Saint-Antoine, vers 1900.

Façade de l'Hôpital Trousseau - [fin XIXe siècle]

L'ancien hôpital, installé dès le XVIIe siècle rue du faubourg Saint-Antoine, s'étendait jusqu'à la rue de Charenton.

Vue extérieure de l'église des Enfants trouvés, hôpital Trousseau - [fin XIXe siècle]

L'église Saint-Louis de l'hôpital datait du XVIIe siècle. Marie-Thérèse d'Autriche en posa la première pierre en 1676.
(Document de la BIU Santé)

Photographies de presse à l'hôpital Trousseau - 1922-1925

Plusieus photographies montrant des vues des salles de l'actuel hôpital Trousseau, dans les années 1922-1925, à l'occasion de visites évènements pour les enfants malades : reine de la foire au pain d'épices, reine des forains, clowns Fratellini.

Le nouvel hôpital Trousseau : les bâtiments du service des contagieux - [début XXe siècle]

L'hôpital était organisé en pavillons spécialisés. Plusieurs pavillons étaient affectés aux principales maladies contagieuses (diphtérie, coqueluche, rougeole, scarlatine) et un service spécial des "douteux" existait pour les enfants dont la maladie n'était pas encore diagnostiquée précisément.
(Document de la BIU Santé)

Le nouvel hôpital Trousseau : la salle commune des non contagieux - [début XXe siècle]

Pour éviter les contaminations, un triage était opéré dès l'arrivée des enfants à l'hôpital suivant qu'ils étaient contagieux ou non.
(Document de la BIU Santé)

Le nouvel hôpital Trousseau : les boxes des contagieux, à la consultation - [début XXe siècle]

A l'issue du triage, les enfants contagieux étaient envoyés dans une salle de consultation constituée de boxes séparés par des vitres, afin de les isoler les uns des autres.
(Document de la BIU Santé)

Actes royaux concernant l'hôpital des Enfants trouvés (XVIIe-XVIIIe siècles) - 1681-1780

A l'institution des Enfants-Trouvés, fondée en 1638 Vincent de Paul, succède rapidement un Hôpital des Enfants-Trouvés, rattaché dès 1670 à l'Hôpital Général de Paris. Au fil des siècles, cet hôpital annexe plusieurs bâtiments dans Paris mais c'est celui d'origine, rue du faubourg Saint-Antoine, qui devient au XIXe siècle le premier hôpital Trousseau.

Code de l'Hôpital-général de Paris, ou Recueil des principaux édits, arrêts, déclarations et règlements qui le concernent, ainsi que les maisons et hôpitaux réunis à son administration - 1786

C'est par cet édit royal de 1670 que l'Hôpital des Enfants-Trouvés est rattaché à l'Hôpital Général de Paris qui était non pas un lieu de soins médicaux (comme l'Hôtel-Dieu) mais un lieu d'enfermement de personnes dans la pauvreté.