Papiers peints (1798-1805) : accès par motifs, thèmes et fonctions

Imitation du tissu, trompe l'oeil, motifs végétaux, animaliers, antiques, architecturaux...Une collection d'une incroyable diversité.

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Destiné dès la première moitié du 18e siècle à se substituer aux tentures et tapisseries traditionnellement utilisées pour couvrir les murs, le papier peint entretient une relation étroite avec l’imitation des étoffes et textiles de tous types : les motifs floraux et géométriques, repris de ces mêmes tissus,  y sont donc dès l’origine présents.

Mais, parce qu’il sert à couvrir les murs et habiller une pièce, le papier peint revêt également très vite sa dimension d’art décoratif en ce qu’il reprend des motifs ornementaux  auxquels peut correspondre une fonction architecturale. Restituant l’aspect des murs, il imite une grande variété de matériaux.

Dans cette profusion, le vocabulaire hérité de l’Antiquité (temples, fontaines, arcs de triomphe, colonnes), favorisé par les récentes fouilles archéologiques d’Herculanum et de Pompéi s’enrichit de tout un réservoir d’inspiration pour des figures,  des objets décoratifs ou des scènes mythologiques.

A partir de 1780, la vogue de l’arabesque, inspirée de la Domus Aurea, transpose sur le papier le répertoire grottesque rédecouvert depuis la Renaissance. 

Enfin, le papier est aussi un formidable moyen de se jouer de la distinction entre intérieur et extérieur, en faisant entrer la nature chez soi. Les treillages et feuillages matérialisent cette subtile frontière entre espaces clos et espaces ouverts. Les motifs végétaux (fleurs, fruits) qui deviennent recherchés pour eux-mêmes, dans une veine stylisée ou naturaliste, exotique ou familière, sont donc largement présents.

Les animaux sont, tout comme les élements végétaux, pris dans cette oscillation entre les modes du rustique  et de l’exotisme que l’on retrouve également dans la scène de genre, pouvant être champêtre ou emmener vers des contrées plus éloignées.

Enfin avec une grande économie de moyens, les motifs géométriques, parfois destinés à une clientèle plus modeste, révèlent la création sans limite que permet l’art du papier peint.

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