Les Jeux Olympiques

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Porté par le baron Pierrre de Coubertin, le projet de faire renaître les jeux antiques met longtemps à s’affirmer. Succédant à la première édition des Jeux modernes à Athènes en 1896, ceux de Paris en 1900 sont noyés dans l’Exposition universelle qui a lieu au même moment. La cérémonie d’ouverture et son défilé des athlètes par nation derrière un porte-drapeau fait son apparition à Londres en 1908.  La parenthèse de la guerre de 1914-1918 aurait pu marquer un coup d’arrêt mais les « Jeux de la paix » d’Anvers en 1920 voient au contraire sortir les Jeux renforcés. Le rituel olympique s’y enrichit du serment des athlètes. Symbole présent dans l’Antiquité, l’allumage de la flamme durant la durée des épreuves ne fait pour sa part son apparition qu’en 1928 à Amsterdam. En 1924, ont lieu à Chamonix, les premiers Jeux d’hiver, d’abord comme un simple appendice des Jeux d’été : organisés la même année et dans le même pays, ils prendront rapidement leur autonomie.

Les Jeux ne se départissent pas des ambigüités de son fondateur, l’aristocratique Pierre de Coubertin : l’accomplissement de l’individu ou le rassemblement égalitaire des nations autour du sport côtoient des idées conservatrices, marquées par une forme d’élitisme social ou encore l’exclusion des femmes. Son projet d’une nouvelle religion moderne, sorte de phare moral pour des temps nouveaux, n’échappe pas aux récupérations de toutes sortes, en premier lieu celles de la politique nazie à Berlin en 1936. Ils vont pourtant perdurer et devenir un événement sportif et médiatique incontournable de la seconde moitié du vingtième siècle.

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