Presse satirique

Sélection de titres de presse satirique disponibles sur Gallica, sur une période allant du début du 19e siècle à la première moitié du 20e siècle.

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A propos de Presse satirique

La presse satirique connaît son apogée au XIXe siècle et son évolution est liée à celle de l'histoire de la censure. Trop souvent confondue avec la presse illustrée, son objet principal est de provoquer le rire des lecteurs en moquant en premier lieu les grands de ce monde. La politique puis les moeurs y sont critiquées à grands traits, avec férocité, et la représentation importe plus que la restitution factuelle. Son mode d'expression est la caricature, pour le meilleur et pour le pire. Les titres les plus emblématiques de cette époque sont La Caricature et Le Charivari fondés par Charles Philippon. On doit d'ailleurs à ce denier la création du motif de la poire symbolisant Louis-Philippe, célèbre représentation qui lui vaudra un procès et une immense notoriété.

Avec la loi du 9 septembre 1835 qui rétablit la censure, la caricature politique qui s'attaque au pouvoir en place cède la place au registre moins dérangeant des scènes de mœurs. Cette longue parenthèse dure jusqu'à la République de 1848 où la caricature politique reprend alors ses droits. De nouveau interdite sous le Second Empire, il attendre les nouvelles lois sur la liberté de la  presse de 1868, et surtout celle de 1881 pour la voir renaître et connaître une expansion sans précédent. De nature multiforme, elle propose essentiellement du texte ou privilégie au contraire la caricature et le dessin humoristique ; ses orientations sont multiples, tantôt politique, tantôt portée sur la gauloiserie, ou simple divertissement tout public (Le Grelot, Le Rire, La Gauloiserie...). Dans la première moitié du XXe siècle, elle poursuit son développement avec notamment, en 1901 la naissance de L'Assiette au beurre, journal satirique à tendance anarchiste, et en 1915, celle du Canard enchaîné, journal satirique d'investigation, qui existe toujours aujourd'hui.