Attesté dès le XIIe siècle, le jeton – sous forme de piécette métallique de laiton ou de cuivre d’environ 30 mm – est l’instrument de compte ordinaire jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Il fonctionne par cent de jetons conservés dans une bourse et s’utilise avec une table à compter sur laquelle on « jette », on calcule, en disposant les jetons sur des lignes ou des bandes tracées à même la table ou sur le tapis qui la recouvre. Les jetons servaient ordinairement aux marchands, aux collecteurs d’impôts, aux maîtres des comptes et aux institutions financières, et plus généralement à toute personne souhaitant faire ses comptes. Dès le XVe siècle, les cours administratives distribuant à leurs membres des bourses de jetons pour l’exercice de l’année, ceux-ci peuvent prendre un caractère de rétribution ou de distinction honorifique. Ils sont alors frappés en métal précieux, or ou argent. Une partie des jetons français d’institutions conservés au Département des monnaies, médailles et antiques est déjà publiée en deux volumes : le premier en 2010, le second en 2014.

Jetons français

Les jetons numérisés sur Gallica correspondent aux deux derniers volumes consacrés aux caisses et administrations suivantes : Trésorier de France, trésorier de l’épargne et Trésor royal ; Parties casuelles, relevant les droits sur les offices vénaux ; Cinq grosses fermes et Ferme générale, pour les impôts affermés y compris la gabelle ;