En 1911, Ferdinand Brunot, linguiste renommé et directeur du laboratoire de phonétique de la Sorbonne, fonde les Archives de la Parole. Il obtient le mécénat d’Emile Pathé, alors leader du marché des phonographes en France, pour équiper cette nouvelle institution qui se donne pour mission de constituer un atlas sonore des langues de France.  Pour ce faire, Pathé fournit aux Archives de la Parole de nombreux appareils hors du commun qui permettront de réaliser les collectes d’archives orales : prototypes construits et utilisés dans les usines Pathé de Chatou et appareils modifiés pour les besoins spécifiques des chercheurs sont d’abord installés au quatrième étage de la Sorbonne, avant de trouver leur place au 19 rue des Bernardins.

A partir de 1938, les Archives de la Parole sont peu à peu absorbées par la Phonothèque nationale,  chargée du dépôt légal des phonogrammes institué la même année.  La Phonothèque collecte et met à disposition du public les documents sonores édités tout en continuant à effectuer des campagnes de collectes d’archives orales pour la recherche. Elle conserve les appareils d’époque qui permettront de relire les supports les plus anciens tout en témoignant de l’évolution des techniques d’enregistrement. A ces trois missions correspondent trois espaces bien distincts dans les emprises de l’institution : un studio d’enregistrement, une salle de lecture et une salle d’exposition rétrospective. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la collection des enregistrements des Archives de la Parole