Le premier roi de la dynastie mérovingienne est Childéric, fils de Mérovée, mort et inhumé à Tournai vers 481-482, cinq ans après la déposition du dernier empereur romain d’Occident en Italie. De ses ancêtres, nous ne connaissons rien de plus que quelques noms, transmis par Grégoire de Tours dans ses Dix livres d’histoires : Mérovée, Clodion, tandis que Pharamond est ajouté ultérieurement pour compléter cette généalogie mythique.

Clovis réussit à fédérer les différents peuples francs en éliminant des membres de sa parentèle. Converti au catholicisme vers 500, Clovis inscrit son royaume dans la religion chrétienne nicéenne. Rois et reines mérovingiennes apparaissent au VIe et au VIIe siècle comme des interlocuteurs majeurs du siège pontifical : on retrouve souvent leurs noms dans la correspondance du pape Grégoire le Grand (590-604).

Romains de culture, princes chrétiens et administrateurs, les souverains mérovingiens présentent des pratiques successorales longtemps mal comprises. En 511, 561, 595 et 639, la mort des principaux rois de cette dynastie conduit à la partition de leurs États entre leurs différents fils. On assiste donc à des renégociations de frontières, des partages anticipés en faveur de jeunes princes et des réunifications partielles à la mort d’un roi. Les guerres entre royaumes mérovingiens sont fréquentes et les compétiteurs n’hésitent pas à assassiner leurs ennemis. Il en résulte une recomposition permanente du territoire. La dynastie disparait en 751 avec l’éviction de Childéric III, tonsuré et renvoyé au monastère de Saint Bertin.