La Bibliothèque manque d’espace. En 1785, l’architecte Etienne Louis Boullée propose un projet monumental consistant à couvrir la cour d’honneur d’une voûte pour y installer les collections et les lecteurs. Comme d’autres, il reste sans suite.
Avec la Révolution française, la Bibliothèque double ses collections grâce aux confiscations révolutionnaires et aux saisies dans les pays conquis.
Il faut cependant attendre le XIXe siècle pour de nouveaux accroissements d’espace.
En 1826, grâce au départ de la Bourse pour le palais Brongniart, c’est la galerie Mansart  qui est récupérée. Sa partie haute, la galerie Mazarine, est affectée au département des Manuscrits et sa partie basse aux collections de géographie puis au Cabinet des Estampes en 1854.
Quelques années plus tard, en 1833, l’hôtel Tubeuf, libéré par le Trésor public, est lui aussi remis à la Bibliothèque.
Louis Visconti, architecte de la Bibliothèque de 1826 à 1853, reconstruit ou modifie en 1833 une galerie à arcades sur la rue Vivienne, dans le prolongement de l’aile Est de l’hôtel Tubeuf, ainsi que son retour d’équerre au Nord jusqu’à la galerie Mansart. On lui doit aussi l’installation d’une salle publique de lecture en 1833, du chauffage en 1839-1840 et des projets sans cesse revus : vingt-neuf fois sur le métier il a remis en vain son ouvrage.