Bonaparte, Louis-Napoléon (1808-1873)

Après quelques tentatives maladroites de renverser la monarchie de Juillet il est élu président de la IIe République à la faveur de la révolution de 1848 à laquelle il n’a pas pris part et de la grande popularité de son nom. Afin d’affermir son pouvoir face aux contestations de l’Assemblée, il proclame le second Empire en 1852. Sous sa conduite, le pays développe son industrie et ses infrastructures, mais il reste impuissant à résoudre les urgences sociales. En 1870 il déclare la guerre à la Prusse, ce qui entraîne le désastre de Sedan, puis la déchéance de l’Empire.

Michel, Louise (1830-1905)

Jeune titulaire du brevet de capacité, Louise Michel refuse de prêter serment à l’Empereur. Elle exerce donc son activité d’institutrice au sein d’une école privée qu’elle a fondée. En 1870, elle participe activement à la Commune. Condamnée à la déportation elle soutiendra le mouvement indépendantiste Canaques pendant toute la durée de son exil en Nouvelle-Calédonie, de 1873 à 1880. Après l’amnistie des communards, de retour en Europe, elle milite sans relâche pour le mouvement anarchiste et la cause ouvrière. Toujours préoccupée par les questions d’enseignement, elle ouvre à Londres, en 1890, une école libertaire.

Thiers, Adolphe (1797-1877)

Il se fait connaître comme éditorialiste politique de tendance libérale, favorable à la monarchie constitutionnelle, et assume ses premières responsabilités gouvernementales sous la monarchie de Juillet. Favorable à la république, il soutient Louis Napoléon au moment de la révolution de 1848, puis prend ses distances avec la vie politique après le coup d’état du 2 décembre 1851. C’est en 1871 qu’il revient sur la scène politique. Elu chef du gouvernement de la IIIe République, il négocie la paix avec l'Empire allemand et réprime violemment l’insurrection parisienne de la Commune.