Colbert de Torcy, Jean-Baptiste (1665-1746)

Fils aîné de Charles Colbert, après ses études et des voyages en Europe, il prend la responsabilité des Affaires étrangères du royaume, d’abord aux côtés de Pomponne puis, à partir de 1699 seul, et ce jusqu’à la mort du roi en 1715. Il se retire alors de la vie publique et rédige ses Mémoires pour servir à l’histoire France. Il est proche de Voltaire et de Saint-Simon qui dit de lui : « Torcy, l’homme du monde le plus sage, le plus prudent, le plus modéré. »

Mazarin, Jules (1602-1661)

Italien de naissance, il rencontre Louis XIII et Richelieu lors des négociations pour le traité de Ratisbonne en 1630. Naturalisé français, il est attaché au service de Richelieu et lui succède, après sa mort, en tant que principal ministre d’Etat. Il est fait cardinal en 1641. Parain du dauphin Louis XIV, à la mort de Louis XIII la régente Anne d’Autriche le nomme 1er ministre de la France. Tout son effort va consister à consolider le pouvoir absolu du roi, à l’intérieur du pays et à l’extérieur par son habileté politique et par la guerre.

Necker, Jacques (1732-1804)

Banquier genevois, Jacques Necker a été trois fois ministre des finances de Louis XVI. Du fait de sa grande popularité, son renvoi en juillet 1789 est une des causes du soulèvement du 14 juillet. Rappelé dès le 16, il finit par démissionner en 1790 à cause de son opposition à la politique de financement du déficit par l’émission d’assignats. Retiré en Suisse, il laisse plusieurs écrits politiques parmi lesquels les Réflexions philosophiques sur l’égalité et De la Révolution française, où il développe son point de vue critique sur la Révolution.

Richelieu, Armand Jean du Plessis cardinal duc de (1585-1642)

Consacré évêque en 1607, Cardinal en 1617, Richelieu est attaché à Marie de Médicis, puis à Louis XIII après la prise du pouvoir par le jeune roi dont il fut le ministre principal jusqu’à sa mort. Précurseur de l’état moderne, il dévoue sa vie à l’unification du pays et à la restauration de l’autorité royale à l’intérieur et à l’extérieur des frontières. Son Testament politique nous livre la vision pragmatique d’un homme d’état pour qui « Les intérêts publics doivent être l’unique fin du prince et de ses conseillers. »

Saint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de (1675-1755)

Mémorialiste de la cour de Louis XIV, il livre à l’histoire la chronique détaillée d’un monde bientôt condamné à disparaître. A la mort du roi il accède brièvement, sous la régence du duc d’Orléans, à des responsabilités politiques dans le Conseil de la régence. Mais à la mort du duc, sans soutient, il quitte la cour. Outre les Mémoires, on lui doit les Nottes sur les duchés-prairies, et les Additions du Journal de Dangeau.