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La photographie dans les collections

Si le dépôt légal de la photographie n'est inscrit dans la loi qu'en 1925, photographes et éditeurs de photographies commencent à déposer leurs oeuvres à la Bibliothèque Nationale dès 1851. Parallèlement, la bibliothèque acquiert à partir de 1853 des oeuvres de Le Secq, Bonfils ou Muybridge. Les entrées des fonds d’atelier Nadar (1949), de Disdéri (1995) ou des photographes de mode Séeberger (1977/2008), celle de la très importante collection Georges Sirot (1955-1956), ainsi que l'achat du fonds des agences Monde & Caméra (1961) et de la photothèque du Journal / L'Aurore (1980) complètent ce panorama photographique. Aujourd'hui, la collection de photographies continue de s'accroître par les biais du dépôt légal, des dons et des acquisitions.

Les grands corpus de photographies

Le fonds de l'atelier Nadar

C’est avec son frère Adrien que Félix Tournachon (1820-1910), caricaturiste célèbre sous le pseudonyme de Nadar, s’initie à la photographie dans les années 1850. Très vite, il perçoit le succès qu’il peut obtenir dans ce nouvel art, et fonde son propre atelier de portraitiste, où passent toutes les célébrités artistiques et littéraires de l’époque. Le style Nadar, dans son évidence dépouillée, impose cette galerie comme une des plus fascinantes du XIXe siècle. À partir des années 1860, Nadar, sollicité par d’autres expériences, délaisse l’atelier. Son fils Paul (1856-1939) en prend la charge en 1886, s’orientant vers une pratique plus commerciale, en particulier la photographie stéréotypée du monde du spectacle. Le fonds de l’atelier a été acheté par l’État français en 1949 : les positifs sont conservés à la BnF, les négatifs au Fort de Saint-Cyr.

Le fonds de l'atelier Reutlinger

Cette dynastie de photographes a exploité pendant près de 70 ans un des plus fameux ateliers parisiens. Le fondateur, Charles, né en 1816 à Karlsruhe, s’installe comme daguerréotypiste à Paris en 1851. Très vite, il se spécialise dans les portraits en format commerciaux de célébrités des arts, des sciences, de la politique, et surtout du spectacle. À partir de 1880, sous la direction de son frère Émile (1825-1907) puis de son neveu Léopold (1860-1937), les beautés parisiennes (actrices, danseuses, courtisanes), mises en scène avec une artificialité recherchée, fournissent l’essentiel du catalogue Reutlinger, véritable galerie féminine de la Belle Époque. La mort sur le front de Jean (1891-1914), fils de Léopold et héritier présomptif, annonce le déclin de l’atelier après la première guerre mondiale.

Le fonds Jules Beau

Membre du Touring-Club de France et pionnier de la photographie sportive, le photographe Jules Beau se spécialise en 1881 dans les portraits de sportifs en studio. Installé à Poissy, il collabore dès 1895 à la revue La Bicyclette et, à partir de 1898, illustre l'activité sportive dans La Vie au grand air. Recueilli dans trente-six albums, le fonds Jules Beau est une collection de photographies des événements sportifs de 1894 à 1913. Outre la couverture régulière des grands meetings sportifs du début du XXe siècle, il comprend de très nombreux portraits de vedettes du sport et ne néglige aucune discipline : cyclisme, automobile, course à pied, football, rugby, boxe, natation, athlétisme, équitation...

Le fonds des agences de presse Monde & Caméra

Spécialisées dans le reportage photographique, les agences Rol (fondée en 1904), Meurisse (1909) et Mondial Photo Presse (1932) s'associent en 1937 pour former l’agence SAFARA. Réunis, les fonds photographiques de ces trois agences forment une collection considérable qui s’enrichit jusqu’en 1945. Détenus par la firme Monde & Caméra, puis par la société Sciences-Film, ils sont acquis en 1961 par la Bibliothèque nationale. Cet ensemble de 205 000 négatifs sur verre est en cours de numérisation (75 000 clichés sont déjà numérisés) : il couvre tous les champs de l’actualité française et internationale des années 1904 à 1945 et dresse un tableau très complet de la vie politique, diplomatique, sportive et culturelle dans la première moitié du XXe siècle.

La collection Georges Sirot

Georges Sirot (1898-1977) est l’un des tout premiers collectionneurs français de photographies. Sirot tombe un jour de 1919 en arrêt devant un portrait de George Sand par Nadar. C’est le début d’une collection de portraits, qu’il étend bientôt à toute la photographie ancienne et à laquelle il décide de consacrer tout son temps et ses revenus. À une époque où elle n’intéresse ni les institutions ni les amateurs, Sirot court les marchés aux puces, les bouquinistes, les brocantes, les quelques librairies spécialisés, accumulant pour des sommes dérisoires des dizaines de milliers de tirages et des centaines d’albums, sans distinction d’auteur, de genre, d’origine ou d’état. Cet ensemble considérable fut acquis par la Bibliothèque nationale en 1955, et complété par un don en 1956.