Claude Debussy a toujours fait preuve de sensibilité aux arts visuels. Le compositeur des Images et des Estampes a fréquenté les sculpteurs et les peintres. Il est aussi contemporain de l’essor de la photographie : les portraits de Nadar ou d’Otto et les clichés familiers témoignent de sa vie, tandis que les photographies de spectacles représentent les mises en scène passées de Pelléas et Mélisande ou du Martyr de Saint-Sébastien et peuvent être mises en regard de photographies d’opéra plus récentes. L’iconographie est donc une façon d’aborder l’œuvre et la vie de Debussy.

Cette sélection rassemble des documents de la BnF issus du département de la Musique, comme les fonds Roger Pic, des Arts du spectacle, ainsi que de l’Estampe et de la Photographie, comme les photographies de l’atelier Nadar acquis par l'État en 1949. Des bibliothèques partenaires comme la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris alimentent également ce corpus.

Les portraits : Debussy et ses proches

« A ma chère petite mienne femme ce triste et officiel Debussy, dont elle connaît - seule – des attitudes plus heureuses. » Voici ce qu’écrit Claude Debussy à sa deuxième épouse au dos de la photographie figée d’Otto en 1908. Aussi faut-il regarder ailleurs pour découvrir un Debussy plus naturel et aborder sa personnalité complexe. Cette sélection regroupe des portraits de Claude Debussy et ses proches : photographies, reproductions de peintures ou même de sculptures et de médaillons.

Images de scène

Cette sélection regroupe des images de scène des œuvres de Claude Debussy, principalement des photographies, originales ou reproduites : L’Enfant prodigue, scène lyrique qui lui valut son prix de Rome, avant d’être orchestré en 1907 ;  Pélléas et Mélisande, son unique opéra,  inspiré du drame de Maurice Maeterlinck, qui fut créé le 30 avril 1902 à l’Opéra-Comique ; Le Martyre de Saint-Sébastien, sur le texte de Gabrielle D’Annunzio, musique de scène créée à Paris le 22 mai 1911 au Théâtre du Châtelet, avec la danseuse Ida Rubinstein et les décors et costumes de Léon Bakst ; Le Prélude à l’après-midi d’un faune, créé en 1894 mais représenté pour la première fois dans sa version chorégraphique par Vaslav Nijinsky au Théâtre du Châtelet, le 29 mai 1912 ; ou encore La Boîte à joujoux, ballet pour enfants dont la représentation fut décalée par la guerre, au 10 décembre 1919, au Théâtre lyrique du Vaudeville.