En 1911, Emile Pathé dote les Archives de la Parole de plusieurs appareils d’enregistrement de type professionnel. En échange de l’aide financière et technique de l’entreprise, les Archives de la Parole s’engagent à céder l’exploitation commerciale de certains de leurs enregistrements que Pathé inclut à son catalogue.  Cet accord permet aux Archives de la Parole d’effectuer des collectes ethnolinguistiques majeures en France et à l’étranger, et de poursuivre leur  entreprise de constitution de corpus sonores : voix célèbres, cris de Paris, phoniatrie… En 1911-1912, les Archives de la Parole se voient doter d’appareils entièrement mécaniques comme le Puits à pétrole, tout droit sorti des studios Pathé, ou le prototype de Ronéophone utilisé lors de la  campagne des Ardennes. Pathé modernise ensuite à plusieurs reprises le studio d’enregistrement. En 1927, les appareils mécaniques font place à l’enregistrement électrique. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le catalogue de la collection Charles Cros.

"Puits à pétrole" des Archives de la Parole

Ce prototype développé par Pathé est entièrement mécanique et permet des enregistrements d’environ 2’30’’ sur un cylindre Pathé Céleste. Les contrepoids de ce gigantesque phonographe sont hissés à près de trois mètres de hauteur et entrainent dans leur descente la rotation du cylindre. Après enregistrement, le cylindre, qui faisait office de master, était envoyé dans l’usine Pathé de Chatou pour y être transféré sur disque. Ce type de systèmes entièrement mécaniques devient obsolète lorsque s’impose l’enregistrement électrique à partir de 1925. Ecouter un enregistrement réalisé avec cet appareil.

Pour plus d'informations, se référer à la notice de cet appareil sur le catalogue BnF-Archives et Manuscrits.

Ronéophone

Conçu pour concurrencer les Ediphones d’Edison, le Ronéophone est le fruit de la collaboration entre la Roneo Company et la firme française Pathé. L’exemplaire présenté ici a été quelque peu détourné de ses fonctions premières puisque le moteur électrique a été remplacé par un moteur mécanique, mieux adapté à l’usage qu’en ont fait les opérateurs des Archives de la parole lors de leur campagne de terrain dans les Ardennes en 1912.

Pour en savoir plus sur les Archives de la parole, voir le parcours dédié : https://gallica.bnf.fr/html/und/objets/instruments-des-archives-de-la-parole

Graveuse de disques professionnelle Pathé

Cette graveuse de disques était utilisée au Musée de la Parole et du Geste avant 1927. Conçue par Pathé, elle est entièrement mécanique et fonctionne à l'aide de contrepoids. Les matériaux utilisés et la précision du façonnage, notamment du diaphragme et de la potence, permettent un enregistrement de qualité professionnelle.

Pour plus d'informations, se référer à la notice de cet appareil sur le catalogue BnF-Archives et Manuscrits.

Graveuse de disque à enregistrement direct Brettmon

Cette graveuse de disque à enregistrement direct  (ou « disque pyral »), a été conçue par le docteur Jacques Brettmon, et utilisée par Roger Dévigne, directeur de la Phonothèque de 1938 à 1953,  pour son enquête en Haute-Provence entre 1940 et 1942.

Pour plus d'informations, se référer à la notice de cet appareil sur le catalogue BnF-Archives et Manuscrits.