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Chopin dans Gallica

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11 janvier 2021

Si c'est en Pologne que l'on trouve le plus grand nombre de manuscrits de Frédéric Chopin, la BnF en possède cependant elle aussi une importante collection, d'une trentaine environ. Gallica rend aujourd'hui ces partitions visibles.
 

"Chopin évoquant les souvenirs de la Pologne", d'après un tableau de Jan Styka

Le département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France conserve une trentaine de manuscrits autographes de Chopin. Parmi ces précieuses partitions, beaucoup sont passées de mains en mains après avoir été offertes à des élèves ou à des amis par le compositeur, ou par sa sœur Ludwika (qui après la mort de son frère a rapporté un grand nombre de ses manuscrits en Pologne).

Parmi les chefs-d'œuvre que compte la collection parisienne, citons le manuscrit du Scherzo n°2 en si bémol mineur (MS-106), qui appartint au compositeur et pianiste norvégien Thomas Tellefsen, élève de Chopin, avant d'être légué au Conservatoire de Paris par Charles Malherbe, bibliothécaire de l'Opéra, avec toute sa collection d'autographes. Autre trésor, le manuscrit de la Ballade n°2 en fa majeur (MS-107) fut donné au Conservatoire par Camille Saint-Saëns ; envoyé par Chopin à son éditeur avec des modifications de dernière minute, il garde les traces de versions primitives des premières et des dernières mesures du morceau, différentes de celles publiées.
 

Premières mesures du Scherzo n°2 en si bémol mineur, manuscrit autographe

On découvrira aussi un manuscrit calligraphié, prévu pour la publication, de la Berceuse op. 57, qui cependant ne comprend ni le titre de Berceuse, ni les deux premières mesures de l'œuvre telle que nous la connaissons (MS-115) : on en déduit qu'ils furent ajoutés par Chopin in extremis.

En dehors des autographes, Gallica propose une autre source chopinienne de première importance : un ensemble de premières éditions d'œuvres du maître, ayant appartenu à son élève et admiratrice écossaise Jane Stirling (1804-1859) et dont beaucoup portent des annotations manuscrites, soit de l'élève, soit de Chopin lui-même. Ces annotations sont de toutes natures : indications de doigtés, de nuances ou de dynamiques, de pédalisation, variations ornementales, etc. On trouve même des passages entiers réécrits dans une version alternative, comme le récitatif du Larghetto du Concerto en fa mineur op. 21, adapté par Chopin avec une main gauche en harmonies brisées à la manière d'un Nocturne.
 

Concerto pour piano n°2, première édition (M. Schlesinger, 1836). Annotations manuscrites de Chopin

Une présentation détaillée des partitions de Chopin disponibles dans Gallica est à retrouver dans la nouvelle rubrique qui leur est consacrée.
 

 

 

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