À l’époque carolingienne, il n’y a pas de rupture radicale entre le domaine laïc et le domaine religieux ; l’ensemble de la vie est largement dominé par une conception chrétienne, et le principe divin est vu comme ayant part à toutes choses.
Nombreuses sont les controverses au sujet de plusieurs doctrines fondatrices du christianisme, liées à l’interprétation des textes sacrés. Les livres sont alors le moyen, pour les savants et les théologiens, d’exposer leurs conceptions et de les diffuser ; l’ornementation des ouvrages, par les choix esthétiques qu’elle manifeste, se fait aussi l’expression de ces conceptions contradictoires, sources d’exclusions et d’affrontements parfois très virulents.