En 1912, âgé de soixante-quinze ans, Pascal cède en effet la place à son adjoint, sans pouvoir achever lui-même ni les travaux du cabinet des Médailles ni ceux de la salle Ovale. Plus jeune d’une génération que Pascal dont il fut l’élève avant d’obtenir en 1894 le premier Grand Prix de Rome, Alfred Recoura reçoit donc la mission d’achever l’œuvre entreprise. Il boucle le programme de modernisation des salles de lecture en installant celle des Estampes au premier étage de la galerie Mazarine et en transformant la galerie Mansart pour y installer la consultation des catalogues, le bureau des recherches et celui de l’Inventaire général. L’ensemble forme ainsi le service de renseignements moderne qui manquait à la Bibliothèque.

Pour les constructions nouvelles en cours, Recoura ne connaît pas les mêmes controverses que Pascal face à l’œuvre de Labrouste : il a été son adjoint plusieurs années et poursuit des travaux dont il est déjà coauteur de fait. En 1912, le gros œuvre et la couverture du bâtiment sur la rue Vivienne sont achevés, mais il reste à exécuter au rez-de-chaussée la décoration en pierre et marbre dans le vestibule et, à tous les étages, les différents mobiliers, peintures et agencements divers. Autour de la salle Ovale, les quatre cours triangulaires sont à couvrir. Le bâtiment sur le jardin est monté à hauteur de la corniche supérieure et, à la fin l’année, la charpente des combles et la couverture sont posées, de sorte que tout le bâtiment est hors d’eau. Reste dans cette partie à réaliser les parements intérieurs, à terminer le grand escalier et à exécuter tous les agencements intérieurs et les peintures. Lorsque le cabinet des Médailles prend possession de ses nouveaux locaux en 1917, les départements de collections sont enfin distribués dans le Quadrilatère selon une répartition qui ne bougera plus qu’à la marge jusqu’à la fin du xxe siècle.