Chansons et musiques de la Première Guerre mondiale. Chansons revanchardes.

Depuis la défaite de Sedan (1870), les chansons imprègnent les Français d’un esprit de revanche envers la Prusse en s’appuyant sur deux éléments essentiels : la nostalgie de l’Alsace-Lorraine et la haine du « boche ». Ainsi lorsqu’en août 1914 l’Europe entre en guerre, la société française est moralement prête à prendre part aux combats.

C'est un oiseau qui vient de France .- Les Cuirassiers de Reichshoffen .- L'Enfant chantait la Marseillaise .- Marche lorraine .- Souvenirs d'Alsace .- Le Violon brisé.

C'est un oiseau qui vient de France

Chanson de 1880 composée par Frédéric Boissière (18..-1889) et écrite par Camille Soubise (1833-1901).

"Il venait de la plaine en fleur et tous les yeux suivaient sa trace car il portait nos trois couleurs qui flottaient gaiement dans l'espace."

(2 versions)

Les Cuirassiers de Reichshoffen

Chant de 1871, composé par Francisque Chassaigne (1847-1922) et écrit par Germain Girard (1847-1892) et Hippolyte Nazet (1839-1878).

La bataille de Reichshoffen se déroula en Alsace au début de la guerre franco-prussienne, le 6 août 1870.

L'enfant chantait la Marseillaise

Musique de Lucien Collin (1849-1919), paroles de Gaston Villemer (1840?-1892).

"En l'entendant ainsi chanter notre ancien hymne de guerre : Tais toi ! lui crie un officier. Mais répondant d'une voix fière l'enfant lui dit : Je suis française !"

Marche lorraine

La Marche lorraine est composée en 1892 par Louis Ganne (1862-1923), les paroles sont d'Octave Pradels (1842-1930) et Jules Jouy (1855-1897).

"Vieux Gaulois à tête ronde, nous bravons tout à la ronde. Si là-bas l'orage gronde, c'est nous qui gardons l'accès du sol français !"

Souvenir d'Alsace

Chant de 1909, musique d'Henri Dickson (1872-1938) et paroles de Charles-Henri Mordacq (1861-1934).

"Sur ce clocher, que vous voyez là-bas, il flottera le drapeau tricolore ! Un jour, enfants, quand vous serez soldats, oui vous le reverrez encore !"

Le violon brisé

Air composé en 1885 par Victor Herpin (1846-1888) sur des paroles de René de Saint Prest (18..-1905).

"Ils ont brisé mon violon parce que j'ai l'âme française et que, sans peur, aux échos du vallon, j'ai fait chanter la Marseillaise !" J'ai voulu savoir cette histoire, il me l'a contée en pleurant...