Broglie, Victor de (1785-1870)

Député libéral sous la Restauration, plusieurs fois ministre sous la monarchie de Juillet, il occupe notamment la présidence du Conseil des ministres en 1835-1836. Au cours de ses mandats successifs, il s’engage particulièrement pour l’abolition de la traite et de l’esclavage. Retiré de la vie politique après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, il compose ses Vues sur le gouvernement de la France qui, publiées en 1870, inspireront les lois constitutionnelles de 1875.

Cormenin, Louis-Marie de Lahaye, vicomte de (1788-1868)

Louis-Marie de la Haye de Cormenin est un historien du droit administratif français. Reçu avocat stagiaire en 1807, il est nommé auditeur au Conseil d’État en 1810 et devient  maître des requêtes en 1814. En 1830, après la proclamation de la nouvelle dynastie, il démissionne et renonce également à son mandat de député. Il se fait alors connaître comme pamphlétaire sous le pseudonyme de Timon. Proche de Louis-Napoléon Bonaparte, il retrouve le Conseil d'Etat en 1852, entre à l'Académie des sciences morales et politiques en 1855, et sera fait commandeur de la Légion d'honneur.

Guizot, François (1787-1874)

Historien et homme d’Etat, il exerce d’importantes responsabilités politiques sous la monarchie de Juillet. Occupant des fonctions de ministre puis de chef du gouvernement, il généralise l’enseignement primaire, crée la Société d’histoire de France et le Service des monuments historiques. Très proche de Louis Philippe, il s’oppose constamment aux demandes d’évolution du suffrage censitaire pour ouvrir plus largement le processus démocratique. Il est renversé par la révolution de 1848. Retiré de la vie politique, il compose à la fin de sa vie les Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps.

Thiers, Adolphe (1797-1877)

Il se fait connaître comme éditorialiste politique de tendance libérale, favorable à la monarchie constitutionnelle, et assume ses premières responsabilités gouvernementales sous la monarchie de Juillet. Favorable à la république, il soutient Louis Napoléon au moment de la révolution de 1848, puis prend ses distances avec la vie politique après le coup d’état du 2 décembre 1851. C’est en 1871 qu’il revient sur la scène politique. Elu chef du gouvernement de la IIIe République, il négocie la paix avec l'Empire allemand et réprime violemment l’insurrection parisienne de la Commune.