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Presse et revues

Si l’on considère La Gazette de Théophraste Renaudot fondée en 1631 comme le premier journal français, c’est avec Le Journal de Paris que s’ouvre en 1777 l’ère de la presse d’information.

1789 instaure la liberté de la presse. Les feuilles éclosent en nombre (Le Père Duchesne, L’Ami du Peuple…) avant d’être à nouveau réprimées. Le combat contre la censure agite tout le XIXe siècle qui s’achève par un « âge d’or de la presse » à la faveur de la Loi sur la liberté de la presse de 1881.

Les principaux quotidiens

L'Action française

Publication disponible de 1906 à 1944.

Fondé par Charles Maurras et Léon Daudet, le journal s'affirme rapidement comme le fleuron de la presse nationaliste et anti-républicaine. Son ton provocateur asseoit son succès. Violemment antisémite et antimaçonnique, il fédère l'ensemble de la droite conservatrice jusqu'en 1926, date à laquelle il est mis à l'index par le pape. Le soutien qu'il apporte à Vichy lui vaut d'être interdit en 1944.

L'Aurore

Publication disponible de 1897 à 1916

Fondé par Ernest Vaughan en 1897, cet organe républicain de tendance socialiste est d'abord animé par Clemenceau. Son départ en 1906 réduit l'audience du journal qui disparaît en 1914.

Le Constitutionnel

Publication disponible de 1819 à 1914

Fondé durant les Cent Jours, le journal paraît sous plusieurs noms jusqu'en 1819. Libéral et anti-clérical sous la Restauration, il devient l'organe de Thiers sous la Monarchie de Juillet. Soutien du Second Empire, il reste cependant un fin analyste de la situation politique sous la IIIe République. Déclinant, il cesse de paraître en 1914.

La Croix

Publication disponible de 1880 à 1944

Mensuel fondé en 1880 par les Assomptionnistes, quotidien dès 1883, La Croix adopte le style et le contenu de la presse populaire. Titre conservateur, le journal est anti-dreyfusard mais aussi antisémite puis modère peu à peu ses positions. Réfugié en zone Sud, le titre refuse de se saborder.

L'Echo d'Alger

Publication disponible de 1912 à 1943

Fondé par Etienne Bailac en 1912, l'Echo d'Alger est l'un des principaux quotidiens français d'Algérie. Il est pendant longtemps le journal de la gauche radicale avant de devenir le défenseur de "l'Algérie française".

L'Écho de Paris

Publication disponible de 1884 à 1938

Lancé par Valentin Simond en 1884, il tarde à rencontrer le succès malgré un contenu varié traité de façon légère. Le journal mène une campagne anti-dreyfusarde : son contenu perd rapidement tout caractère grivois pour exprimer les idées de la droite nationaliste et conservatrice tout en faisant la part belle à l'actualité littéraire et artistique. Fortement patriote, le journal soutient Clemenceau durant la Conférence de paix de Versailles. En 1940, le titre se replie en zone Sud avant de se saborder en 1942.

Le Figaro

Publication disponible de 1826 à 1840 et de 1854 à 1942

Apparu en 1826, Le Figaro renaît en 1854 avec Hippolyte de Villemessant. Le journal se caractérise par ses reportages en France et à l'étranger qui lui assure le succès. Il bénéficie de la collaboration de nombreuses personnalités du monde des lettres. Le journal cesse de paraître en 1942 à la suite de l'occupation allemande de la zone Sud.

Le Figaro. Supplément littéraire

Publication disponible de 1876 à 1929

Supplément hebdomadaire créé en 1876, Le Figaro supplément littéraire ouvre ses colonnes à de nombreux écrivains parmi lesquels Mérimée, Vallès, Ernest Daudet, Ibsen, Henri de Régnier... En 1929, il devient une rubrique du Figaro.

Le Gaulois

Publication disponible de 1868 à 1929

Créé en 1868 par Edmond Tarbé des Sablons et Henri de Pène, le titre est repris en 1882 par le monarchiste Arthur Meyer. Il devient alors un journal mondain influent parmi la noblesse et la haute bourgeoise. Boulangiste et antidreyfusard, le titre voit son influence s'amoindrir malgré quelques nouveautés comme une chronique sur le cinéma. Il disparaît en 1929, un an après son rachat par François Coty.

Gil Blas

Publication disponible de 1879 à 1914, 1921 à 1922, 1931, 1937 à 1938, 1940.

Fondé en 1879 par Auguste Dumont, le Gil Blas invite dans ses colonnes de nombreuses plumes (Maupassant, Catulle Mendès, Armand Sylvestre) qui lui confèrent une tonalité littéraire. Toutefois, son caractère grivois et échotier fait recette non sans susciter le scandale. A partir de 1888, des bouleversements successifs de rédaction affaiblissent fortement son audience.

L'Humanité

Publication disponible de 1904 à 1939 et 1944

Fondé par le socialiste Jean Jaurès en décembre 1904, L'Humanité soutient les revendications ouvrières, marque son hostilité face à l'engagement français au Maroc et affiche son pacifisme. Après la mort de Jaurès, il soutient cependant le gouvernement de guerre. En 1920, à l'issue du Congrès de Tours, le journal rompt avec le réformisme pour rejoindre le communisme révolutionnaire. Le 26 août 1939, le journal est saisi.

L'Intransigeant

Publication disponible de 1880 à 1943 sauf 1910

Lancé en 1880, le journal suit les évolutions politiques de son directeur, Henri Rochefort. Successivement socialiste, boulangiste et nationaliste, le journal est anti-dreyfusard. Passé progressivement sous la direction de Léon Bailby, il maintient sa position jusqu'en 1930 avant de décliner puis de se saborder en 1940.

Le Journal des Débats politiques et littéraires

Publication disponible de 1814 à 1944

Fondé en 1789 par l'imprimeur Baudouin, le journal rend compte des débats de l'Assemblée nationale. Racheté par les frères Bertin en 1799, il devient ensuite Journal de l'Empire puis retrouve son nom. La qualité de la rédaction et la diversité des thèmes traités, de la politique à la littérature, font de ce titre conservateur une référence. Réfugié à Clermont-Ferrand, il cesse de paraître en 1944.

La Justice

Publication disponible de 1880 à 1914, 1916, 1918 à 1931 et de 1939 à 1940

Fondé en 1880 par Georges Clemenceau et Camille Pelletan, le journal sert de tribune aux idées de ses créateurs. Il est ainsi hostile à Gambetta et anticolonialiste. S'il ne déclenche pas de grandes campagnes, les polémiques qu'il suscite sont quotidiennes ce qui lui vaut une grande influence malgré un tirage limité.

La Lanterne

Publication disponible de 1877 à 1928

Journal radical fondé en 1877 par Eugène Mayer, La Lanterne rencontre le succès grâce à ces campagnes de presse sensationnelle et soutient Boulanger. Racheté en 1895, le journal est successivement dirigé par Aristide Briand, Millerand et Viviani. Fortement anticlérical, le journal voit son influence s’éroder dans l’Entre-deux-guerres.

Le Matin

Publication disponible de 1882 à 1944

Lancé en 1884 par Sam Chamberlain, il devient sous la direction de Maurice Bunau-Varilla, rencontre un vif succès grâce à son ton accrocheur et original. Nationaliste et antiparlementaire, il mène de grandes campagnes contre les « affaires », grâce à un ton accrocheur et à de grandes campagnes autour des "affaires". Proche de l'extrême-droite, Le Matin se rallie à l'occupant en 1940 et disparaît à la Libération.

L'Ouest-Eclair

Publication disponible de 1899 à 1944 (suivant les éditions)

Créé par l'abbé Trochu et Emmanuel Desgrées du Lou, le journal se veut une alternative aux titres conservateurs ou anti-cléricaux. Proche du catholicisme social, le titre privilégie les faits régionaux. Le succès permet de multiplier les éditions locales. Sous l'Occupation, le journal adopte un ton maréchaliste. Il est remplacé par Ouest-France à la Libération.

Le Petit Journal

Publication disponible de 1863 à 1944

Lancé par Moïse Millaud en 1863, le titre remporte un rapide succès grâce à son coût modique et son petit format. Plus que sur l'analyse de la vie politique, le journal mise sur le fait divers traité de manière sensationnelle. Son supplément hebdomadaire renforce sa popularité par l'emploi de couvertures illustrées. En 1937, il devient l'organe du Parti social français. Replié à Clermont-Ferrand en 1940, il est supprimé en 1944.

Le Petit Journal illustré

Publication disponible de 1920 à 1937

Créé en 1884 pour concurrencer L'Illustration, le supplément du dimanche du Petit Journal fait la part belle aux faits divers, aux têtes couronnées et aux scandales qui font la Une. Deux illustrations pleine page en couleur ouvrent et ferment chaque numéro. Toutefois, le titre ne rencontre pas le succès espéré. En 1920, il reste pourtant le seul supplément du Petit Journal et change de nom pour devenir Le Petit Journal illustré.

Le Petit Parisien

Publication disponible de 1876 à 1944

Fondé en 1876 par Louis Andrieux, il soutient la République, la laïcisation de la société et la séparation de l'Église et de l'État. Sous la direction de Jean Dupuy, le titre adopte un ton plus modéré. Le journal connaît un fort succès grâce à la qualité et à la variété de ses articles (politique, sports, faist-divers...). En 1940, le titre se replie en zone Sud puis revient à Paris. Collaborationniste, il disparaît en 1944.

Le Petit Parisien. Supplément littéraire illustré

Publication disponible de 1889 à 1912

Créé en 1889, ce supplément, imprimé sur papier de luxe, se veut être une «lecture attrayante, saine et digne du foyer de tous». «Littéraire et illustré», il remporte une adhésion d’autant plus forte que le contenu éditorial est à dessein peu politisé. En 1912, il laisse place au magazine photographique Le Miroir.

La Presse

Publication disponible de 1836 à 1930, 1932, 1934 et 1935

Lancée en 1836 par Emile de Girardin, La Presse marque un tournant. La publicité permet de baisser les coûts et d'attirer un large public, par la qualité des articles du journal auquel Dumas, Gautier et Hugo collaborent. Discrédité par le faux scoop de l'atterrissage de Coli et Nungesser, le titre disparaît en 1932.

Le Rappel

Publication disponible de 1869 à 1933 sauf 1931.

Fondé en 1869 par l’entourage de Victor Hugo, Le Rappel rencontre rapidement un grand succès parmi un public d’étudiants, d’ouvriers et d’artisans. Républicain et fortement anticlérical, le journal se caractérise par son radicalisme et son ton tranché. Dans les années 1880, la concurrence de La Lanterne, La Marseillaise ou La Justice diminue son influence.

Le Siècle

Publication disponible de 1836 à 1927, 1930 et 1932

En 1836, Armand Dutacq lance Le Siècle. Anticlérical, le titre émet des critiques vis-à-vis du régime monarchique. Sous le Second Empire, il fait figure de « Moniteur de l'opposition » et soutient Thiers. De 1874 à 1876, il est animé par Jules Simon ce qui n'empêche pas son net déclin. A partir de 1930, sa parution devient irrégulière. Il cesse de paraître en 1932.

Le Temps

Publication disponible de 1861 à 1942

Lancé en 1861 par le libéral Auguste Neffzer, Le Temps est repris par Adrien Hébrard. Le journal se démarque par son important réseau de correspondants. Sa qualité et son sérieux sont unanimement reconnu. Républicain conservateur, il devient l'organe officieux de la diplomatie française. Il se saborde en 1942.

L'Univers

Publication disponible de 1867 à 1914 et de 1917 à 1919

Créé par l'abbé Migne en 1833, le journal est animé dès 1842 par Louis Veuillot. Conservateur et ultramontain, le journal fustige les républicains comme les catholiques libéraux, jugés trop « tièdes ». Très influent dans le clergé, le journal discrédite par ses excès l'Église aux yeux des républicains. Il est suspendu à plusieurs reprises.

Le XIXe siècle

Publication disponible de 1871 à 1877 et de 1885 à 1887

Fondé en 1871 par Gustave Chadeuil, Le XIXe siècle, républicain et anticlérical, apprécié d’un public universitaire pour son sérieux, s’oppose au coup d’État manqué de Boulanger de 1877. Après 1880, le titre périclite. En succédant à Edmond About, Portalis lance de virulentes campagnes et dénonce maints scandales, ce qui relance le journal. En 1899, ce dernier est couplé avec Le Rappel.