Hommage à Jean-Baptiste Charcot

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Publié par Marie-Hélène Pépin le 12 octobre 2016 dans Collections, Partenaires

Le 16 septembre 1936, Jean-Baptiste Charcot disparaît lors d’un naufrage au large de l’Islande. Des funérailles nationales sont organisées : l’homme est un explorateur célèbre, qui a su s’entourer de scientifiques de haut niveau pour faire rayonner la science française.

Jean-Baptiste Charcot (1867-1936), explorateur au pôle Sud

Jean-Baptiste Charcot au pôle Sud

Plus de soixante après Dumont d’Urville, Jean-Baptiste Charcot relance les explorations antarctiques françaises en suscitant l’intérêt des politiques et l’enthousiasme du grand public  pour obtenir le financement de deux expéditions vers la péninsule antarctique, au sud de l’Amérique du Sud. Les journaux de bord et les rapports scientifiques qui l’accompagnent sont numérisés dans Gallica.

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Carte de l’expédition du Français en antarctique dédicacée

Les premiers résultats ramenés de la Terre de Graham, lors de la première expédition avec Le Français (1903-1905), sont prometteurs, et Charcot obtient des aides publiques et privées pour affréter un bateau conçu pour les expéditions polaires : le Pourquoi-Pas ?

Le trois-mâts quitte la France au mois d’août 1908, en grande pompe, pour un voyage de deux ans.

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Départ du Pourquoi-Pas ? du Havre. Agence Rol

L’exploration comprend une première campagne d’été dans la baie Marguerite (68°S, 68°W), un hivernage à l’île Péterman (65°S, 64°W) et une seconde campagne d’été pendant laquelle le Pourquoi-Pas ? longe la côte de la Terre Alexandre Ier au-delà du 120°W.

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Carte du trajet du Pourquoi-Pas ? dans le rapport de J.-B. Charcot

Là encore, les résultats scientifiques sont au rendez-vous avec près de 4 000 kilomètres de côtes sondées et des rapports qui font référence. Le retour en France est triomphal.

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L’arrivée de Jean-Baptiste Charcot à Paris en 1910. Agence Meurisse

Pourtant, Charcot ne repartira plus jamais en antarctique. Les conditions météorologiques ont été exécrables et le scorbut a affecté plusieurs membres de l’expédition, dont Charcot lui-même. Son regard se tourne vers l’arctique.

La météorologie et Jean-Baptiste Charcot

La météorologie fait partie des sciences auxquelles Charcot a le plus contribué. Il cosigne avec Pierre Idrac, l’un des pères de la radiosonde, si importante pour connaître l’état de l’atmosphère dans toute son épaisseur, plusieurs articles sur la météorologie. En 1935, il prend la plume pour faire l’éloge de son ami qui vient de décéder.

En 1936, c’est à Charcot que de nombreux scientifiques rendront hommage. Parmi eux, deux météorologues qui ont navigué avec lui : Jules Rouch, le météorologue de la seconde expédition antarctique, et Louis Gain, qui en était le naturaliste, qui est devenu météorologue et qui a, à nouveau, embarqué sur le Pourquoi-Pas ? afin de préparer l’année polaire internationale 1932-1933.

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Obsèques de J.-B. Charcot et de ses compagnons. Agence Meurisse

Pour en savoir plus :

- sur Jean-Baptiste Charcot au pôle sud : http://mal217.org/fr/expositions/quand-charcot-gagnait-le-sud

- sur la météorologie dans les expéditions antarctiques : http://www.meteofrance.fr/actualites/41033861--laventureantarctique-avec-charcot-a-bord-du-pourquoi-pas

Marie-Hélène Pépin, chef du département Documentation de Météo-France

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