Les expositions universelles dans Gallica

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Publié par Catherine Brial le 1 janvier 2013 dans Collections, Partenaires

Reflets de l’essor de la révolution industrielle, ces foires internationales se déroulèrent en Europe et aux Etats-Unis à partir du XIXe siècle afin de promouvoir les progrès industriels et les découvertes des ingénieurs dans des domaines très divers (architecture, ingénierie, industries extractives, outillage, beaux-arts, enseignement, agriculture, horticulture, économie sociale).

L'Universelle exposition de 1889 illustrée...
Source: Bibliothèque nationale de France

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5493446r

 

Le département des Sciences et techniques de la Bibliothèque nationale de France, ainsi que le Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), conservent les fonds les plus remarquables sur ces évènements : entre autres les catalogues officiels, les documents préparatoires des expositions, les congrès internationaux ou régionaux, les rapports officiels de jurys internationaux qui présentent les exposants dont les découvertes étaient récompensées par des médailles. Le CNAM possède une collection de plus de 2 000 documents imprimés qui sont en cours de numérisation, dont une partie est accessible via Gallicaet sur sa bibliothèque, le CNUM.

Ces manifestations rendaient compte à un rythme très régulier des progrès techniques, des innovations industrielles, du développement des arts, des échanges commerciaux, des conquêtes coloniales, des évolutions politiques.

Ainsi, cinq expositions universelles eurent lieu à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle, en 1855, en 1867, en 1878, en 1889 et en 1900. Celle de 1889 fut triomphale par l’importance des progrès des techniques architecturales menées en onze ans, notamment visible pour la Galerie des Machines de Contamin et Dutert (détruite en 1910, longue de 420 mètres, d'une portée de 115 mètres, haute de 45 mètres ; elle est le plus grand hall construit jusqu'alors, dont les vingt poutres maîtresses qui soutiennent le toit de verre sont évidées, plus larges qu'épaisses, triplement articulées) ou par la construction de la Tour Eiffel.

En corollaire de ces expositions, Paris connut un essor architectural important en plus des avancées urbanistiques du baron Haussmann : le palais du Trocadéro fut construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1878 et le Pont Alexandre III, célébrant l’amitié franco-russe (suite à la signature de l’alliance conclue entre le tsar Alexandre III et le président Sadi Carnot) fut inauguré à l’occasion de l’exposition universelle de 1900.

On peut également trouver dans Gallica des documents sur les expositions qui se tinrent au début du XXe siècle au niveau international.

Catherine Brial

Publié initialement le 21 octobre 2009.

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