Au milieu du XIXe siècle, les avancées de l'alphabétisation ainsi que la loi du 25 juin 1856, qui dispense du droit de timbre les journaux non politiques et autorise leur vente au numéro, vont favoriser le développement d'une presse populaire distractive. Les périodiques de lecture romanesque connaissent un grand succès (Les soirées en famille, Lecture pour tous). Se développent également, à l'image de La lecture de la famille, des titres généralistes destinés à cette dernière, parfois sous forme de suppléments, qui réunissent au choix romans feuilletons, récits de voyages, articles pédagogiques et de vulgarisation des connaissances, rubriques récréatives ou conseils domestiques. D'autres titres quant à eux, se spécialisent dans la pratique de violons d'Ingres tels le jeu, qu'elle le décrive ou le dénonce (Le Palamède, L'espion des jeux) ou la photographie (Les annales photographiques, Le Petit photographe). La presse de loisirs couvre également de nouvelles habitudes de vie, comme le tourisme qui se développe grâce à l'apparition du chemin de fer vers 1850 (LeTouriste français, L'Excursionniste) ou la nature et les loisirs de plein air avec l'enrichissement de nouvelles couches de la société qui partent dorénavant en villégiature à la campagne, (La Vie au grand air, Rustica).
Bien que traitant également de détente et de passe-temps, la presse sportive et celle spécialisée dans les spectacles sont présentées dans les rubriques spécifiques qui leurs sont consacrées.