Aujourd'hui bien installées dans notre société saturée d'informations, les petites annonces ont pourtant cette particularité de trouver difficilement leur place dans le paysage de la presse française jusqu'à la fin du XIXe siècle. Séparées de l'information dite "noble" à ses débuts, elles vont la rejoindre vers 1745. Avec le développement considérable des journaux sous la Monarchie de juillet apparaît un rubriquage thématique des articles diversifié et plus précis qui, couplé à l'augmentation du tarif du port des journaux en 1827, contraint les éditeurs à trouver de nouvelles sources de revenus. Les conditions sont alors réunies pour que se développe un secteur des petites annonces, conçues comme des informations publiques et générales.

En 1848, La Presse propose une classification avec un ordre précis dans le texte en fonction de sa typologie (vente d'immeubles, réunions publiques, entreprises, "carnet" regroupant les avis de faire-part de naissances, mariages, décès…) et une tarification unique de la publicité. Mais elle ne sera pas suivie. En 1878, une nouvelle tentative importante avec Le Figaro, qui tente de mélanger petites annonces, faits divers et chronique mondaine, se solde par un nouvel échec. Toutefois, quels qu'en soient la place et le succès, la quasi-totalité des journaux possède dès lors des rubriques de petites annonces, plus ou moins détaillées, facilement repérables dans les autres rubriques de journaux présentés sur Gallica. Aussi l'objet de cette page est-il de présenter une sélection de titres ou suppléments uniquement spécialisés dans ce genre, qu'ils soient généralistes (L'Annonce-Viguier, L'Indicateur perpétuel) ou thématiques (Office gratuit, L'Immobilier), des origines à la fin de la IIIe République.