Christine de Pizan est aujourd’hui parfois qualifiée de préféministe : première femme écrivain à vivre de sa plume, elle utilise sa renommée pour promouvoir une meilleure image des femmes. Certains de ses écrits se contentent de remettre en cause les clichés de l’amour courtois. D’autres, comme les oeuvres produites dans le cadre de la Querelle du Roman de la Rose, se caractérisent par une défense virulente des femmes. Christine valorise leurs nombreuses qualités individuelles, plutôt que d'évoquer une image stéréotypée de la femmme, louée ou décriée par les poètes. Elle réfute une à une les idées misogynes communément admises par nombre de ses contemporains. Dans la Cité des dames, elle propose même de fonder une ville de femmes qui reposerait sur les vertus essentielles à la concorde sociale. Le Livre des Trois vertus est un ouvrage plus pédagogique, destiné aux  femmes de tous les états. Christine y valorise qualités et vertus considérées comme proprement féminines.

Epistres sur le Rommant de la Rose

En réponse à l’éloge du Roman de la Rose de Jean de Meung que fait Jean de Montreuil dans un traité aujourd’hui disparu, Christine de Pizan pointe, des lettres adressées à des hommes de lettres,  toutes les insuffisances morales et esthétiques du roman. En 1401, elle offre à la reine Isabeau de Bavière la correspondance échangée qu’elle a réunie en recueil. Christine de Pizan s'implique ainsi dans la première querelle littéraire française.

Quatre témoins conservés au département des Manuscrits ont été numérisés : manuscrits Français 604, Français 835, Français 12779, Français 1563.

Dit de la Rose

Ce texte poétique, composé en 1401, est le couronnement de la Querelle sur le Roman de la Rose. Christine de Pizan se met en scène, en tant que champion de la cause des femmes, dans une réunion tenue chez le duc Louis d’Orléans. Elle fonde, avec l’allégorie Loyauté, l’Ordre de la Rose, qui récompense les chevaliers défendant l'honneur des femmes.

Deux témoins conservés au département des Manuscrits ont été numérisés : manuscrits Français 604, Français 12779.

Cité des dames

Cet ouvrage, écrit vers 1404-1405 et inspiré de l’oeuvre de Boccace, De claris mulieribus, est une apologie des femmes. Christine décrit une société allégorique, dont les fondements sont la Raison, la Droiture et la Justice. Des vies exemplaires de femmes sont narrées, prouvant leur valeur.
Deux témoins conservés à la Bibliothèque de l'Arsenal et onze témoins conservés au département des Manuscrits ont été numérisés : manuscrits Français 607, Français 608, Français 609, Français 826, Français 1177, Français 1178, Français 1179, Français 1182, Français 24292, Français 24293, Français 24294, Arsenal MS-2686, Arsenal MS-3182.

Livre des trois vertus

Cet ouvrage de 1405  dédié à Marguerite de Bourgogne, est la suite de La Cité des dames. Il est aussi connu sous le titre Trésor de la Cité des dames, en raison des éditions imprimées au XVIe siècle. Christine affirme que la Raison, la Droiture et la Justice l’ont poussée à écrire ce texte, pour contribuer à l’éducation des femmes de tous états.
Un témoin conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal et six témoins conservés au département des Manuscrits ont été numérisés : manuscrits Français 452, Français 1091, Français 1177, Français 1180, Français 25294, NAF 25636, Arsenal MS-3356.

Epistre a la reine de France

Le 5 octobre 1405, Christine de Pizan adresse à la reine Isabeau de Bavière une épître en faveur du rétablissement de la paix civile. Elle veut convaincre la reine de s’opposer à la bataille qui pourrait éclater entre le duc d’Orléans et le duc de Bourgogne. La lettre met en valeur le rôle que les femmes ont à jouer en politique.

Trois témoins conservés au département des Manuscrits ont été numérisés : manuscrits Français 580, Français 604, Français 605.