Au cours du XVIIIe siècle, à l'imitation de l'Académie française, sont nées des académies provinciales, à caractère surtout littéraire. Parallèlement apparaissent des sociétés savantes dans le domaine des sciences, de l'agriculture, de la médecine. Interdites à la Révolution, elles réapparaissent progressivement sous l'Empire, la plus célèbre fondation est peut-être celle d'une Académie celtique, devenue Société des Antiquaires de France. De nouvelles sociétés correspondant à des curiosités historiques et scientifiques et à une forme de sociabilité partiellement inspirée des modèles anglo-saxons naissent alors. Elles étaient organisées sur le modèle des quatre classes de l'Institut, agriculture, sciences, lettres et art.

Entre la Restauration et la fin du Second Empire sont nées une centaine de sociétés savantes à curiosités multiples. Guizot, ministre de l'Instruction publique de la Monarchie de Juillet souhaitant réconcilier l'ancienne société et la Révolution fonde les grandes institutions de mémoire, Comité des Travaux historiques et scientifiques, Commission des Monuments historiques, Société de l'Histoire de France etc. Pour réaliser l'inventaire des monuments, des archives, il invite les chercheurs à utiliser des méthodes communes et des vocabulaires descriptifs normalisés.Il favorisa la publication des résultats dans de grandes collections nationales comme la collection des documents inédits pour servir à l'Histoire de France. Parallèlement à ces entreprises de l'Etat, l'érudit normand Arcisse de Caumont instaurait un réseau d'archéologues dans toute la France et créait l'ancêtre de la Société française d'archéologie, qui existe encore.

Françoise Bercé, Inspecteur général du Patrimoine

Académie des sciences et des lettres de Montpellier

Publications disponibles de 1803 à 1942
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Fondée en 1706 sous le titre de Société royale des sciences de Montpellier, cette Académie fut d'abord rattachée à l'Académie des sciences de Paris dont elle se considérait comme une section.

Société archéologique de Montpellier

Publications disponibles de 1835 à 1940
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La Société archéologique de Montpellier fut fondée le 22 septembre 1833.

Société pour l'étude des langues romanes (Montpellier)

Publications disponibles de 1870 à 1939
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Fondée en janvier 1869 et autorisée le 24 mai 1870, cette société publie la Revue des langues romanes, qui forme un volume par an de 1870 à 1874, et deux volumes depuis celte époque. (Lasteyrie, Bibliographie, t.2)

Société languedocienne de géographie (Montpellier)

Publications disponibles de 1878 à 1942
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Cette Société, fondée en 1878, et reconnue comme établissement d'utilité publique par décret du 25 novembre 1889, a publié à partir de 1878. Le Bulletin de la Société languedocienne de géographie contient, en plus grand nombre que les autres recueils publiés par des sociétés similaires, des travaux à proprement parler historiques. (Lasteyrie V)

Société des bibliophiles languedociens (Montpellier)

Publications disponibles de 1872 à 1882

S'il faut en croire des renseignements que nous tenons de bonne source, cette Société n'aurait jamais existé que de nom. Ce serait une simple entreprise de librairie, dont un éditeur aurait fait tous les frais en s'aidant d'une seule personne qui a publié la plupart des volumes sous des pseudonymes tels que Devars, Sainctyon, Fraisse, etc. Cette prétendue société fondée en concurrence avec celle des Bibliophiles de Montpellier a réimprimé plusieurs des ouvrages publiés par cette dernière. (Lasteyrie, Bibliographie, t.2)

Société de médecine pratique de Montpellier

Publications disponibles de 1818 à 1843

Société archéologique de Béziers

Publications disponibles de 1836 à 2004
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Une société archéologique fut fondée à Béziers le 28 octobre 1836, elle fut autorisée par arrêté ministériel du 6 avril 1835 et prit en 1859 le titre de Société archéologique, scientifique et littéraire. Elle a été reconnue d'utilité publique par décret du 16 octobre 1876. Elle a publié un Bulletin depuis 1836. (Lasteyrie, Bibliographie, t.2)