Cylindres

Cylindres enregistrés par Léon Azoulay. Léon Azoulay (1962-19**) est un médecin et un anthropologue français. Il devient membre de la Société d’Anthropologie de Paris en 1900. Léon Azoulay œuvre pour la reconnaissance de l’apport de l’enregistrement sonore pour l’étude des langues, des musiques et plus généralement des cultures en ethnographie. De Léon Azoulay, on connaît essentiellement les 400 cylindres enregistrés à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Cylindres confiés au Musée de l'homme en 1943, et maintenant sous la garde du Centre de recherche en ethnomusicologie Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparée (LESC, UMR 7186, CNRS/université Paris Nanterre), et conservés physiquement à la Bibliothèque nationale de France.
Réalisant un inventaire de ses cylindres en 2017, cette dernière a découvert dans ses fonds propres, des cylindres également enregistrés par Léon Azoulay. Si la voix de Léon Azoulay introduisant chaque cylindre ne laisse planer aucun doute quant à leur authenticité, pour autant, ces cylindres ne sont pas documentés. Ont-ils été enregistrés eux aussi pendant l'Exposition universelle ? L'ont-ils été postérieurement ? Léon Azoulay n'a laissé aucun témoignage les concernant. Le mystère reste donc entier.

Mission Henri Labouret (juillet-décembre 1932). Henri Labouret (1878-1959) est un ethnologue africaniste français. De 1931 et 1938, Henri Labouret est administrateur colonial et étudie les civilisations africaines du Cameroun. Professeur à l’Institut des Langues Orientales et à l’École coloniale, il inaugure les méthodes de recherche ethnographique, tout comme Maurice Delafosse. L'essentiel des cylindres enregistrés par Henri Labouret (accompagné d’un élève de l’École coloniale, M. Leca) pendant sa mission en Afrique occidentale (Sénégal, Mali) de 1932 sont conservés au Centre de recherche en ethnomusicologie Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparée (LESC, UMR 7186, CNRS/Université Paris Nanterre). Pourtant, à l'occasion de l'inventaire de ses propres cylindres, la Bibliothèque nationale de France a découvert dans ses fonds d'autres cylindres enregistrés par Henri Labouret pendant cette même mission de 1932.

Allocution sur la future expédition au Groenland du Docteur Charcot. Enregistrement réalisé avant la première expédition de l’explorateur au Groenland, en 1925. Le CYL-430 contient deux enregistrements distincts : dans le premier on entend la voix du docteur Charcot qui parle de sa première expédition au Groenland. Voici la retranscription de la déclaration : « J’espère que l’on pourra faire de beaux disques, là-bas, dans le Groenland. J’espère que les cires ne souffriront pas trop des températures rigoureuses de longs hivers polaires ». Charcot n’est donc pas encore parti et parle de ses futurs enregistrements sur disques. Dans la deuxième partie, un autre homme parle du contexte politique et notamment financier de l’expédition au Groenland de Charcot. Il déplore la maigre participation du Ministère de l’Éducation nationale au voyage et remercie le  Dr Charcot pour sa large contribution, sans laquelle l’expédition n’aurait pu se faire. Il est difficile de déterminer l’identité de cette deuxième personne. Il ne peut pas s’agir de Paul-Emile Victor, trop jeune à cette époque bien qu’il ait été présent sur le navire du docteur Charcot en 1936, peu de temps avant le naufrage du Pourquoi Pas ?, emporté avec son capitaine au large des côtes islandaises.

Allocution : texte de Paul Robin, sociologue néo-malthusien, théoricien de l'éducation libertaire en France, professeur de sciences physiques et naturelles jusqu'en 1865, membre de l'Association internationale des travailleurs fondée en 1864 et directeur de l'orphelinat Prévost à Cempuis, dans l'Oise (de 1880 à 1894).