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Le lierre terrestre

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31 octobre 2022

Le lierre terrestre, contrairement au lierre proprement dit, n’escalade par les murs. Longtemps considéré comme une panacée, il se reconnaît à ses petites fleurs violettes appréciées des abeilles.

Emile Gadeceau, Les fleurs des moissons, des cultures, du bord des routes et des décombres (plantes envahissantes), Paris, 1914

Il ne faut pas faut pas confondre le lierre terrestre (Glechoma hederacea) et le lierre (Hedera helix). Le premier appartient à la famille des Lamiacées comme la grande ortie, la lavande ou la mélisse. Hederacea signifie qu’il ressemble au lierre, tandis que le terme glechoma se rapportait à la menthe pouliot (glêkhôn) durant l’Antiquité. Il est aussi appelé couronne de terre, faux-lierre, lierret, cataire, drienne, courroie de Saint-Jean…

Leonhart Fuchs, De historia stirpium commentarii insignes, Bâle, 1542

Plante vivace,  le lierre terrestre rampe au sol sur plus d’un mètre. Sa tige quadrangulaire s’accroche fortement au sol par ses racines adventices et se marcotte facilement. Elle porte des feuilles vert foncé, rondes et dentées. Ses fleurs bleu-violacé se regroupent sous l’aisselle des feuilles. Fleurissant de mars à mai, elles sont toutes tournées du même côté ; elles répandent un parfum suave et attirent abeilles, bourdons et papillons avides de leur nectar. En début de floraison, le lierre terrestre ressemble à la ficaire ou à la véronique de Perse.

Il est très commun en Europe sauf dans les zones trop sèches. Présent jusqu’au Japon, et introduit en Amérique du Nord, il pousse sur des sols richement azotés et forme des colonies sur les talus, le bord de chemins, plaines et bois jusqu’ à 1600 mètres d’altitude.

Otto Frederik Müller, Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae et Norvegiae et in ducatibus Slesvici, Holsatiae et Oldenburgi, Copenhague, 1782

Les propriétés du lierre terrestre lui ont valu d’être longtemps considéré comme une panacée. Hildegarde de Bingen le déclare pectoral et vulnéraire. En effet, il agit sur les voies respiratoires encombrées : toux grasses, rhume ou asthme. Il lutte aussi contre l’acidité de l’estomac et traite les plaies. Ses feuilles ont été fumées comme le tabac. Les feuilles jeunes sont comestibles et agrémentent les salades et les soupes ; elles ont aussi servi à aromatiser et à conserver la bière avant d’être remplacé par le houblon. Le lierre terrestre peut aussi constituer une plante ornementale couvre-sol. Il peut se révéler envahissant mais forme de beaux tapis de petites fleurs violettes.

Amédée Masclef, Atlas des plantes de France utiles, nuisibles et ornementales : 400 planches coloriées, Paris, 1891

Pour aller plus loin

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