Titre : Le Matin : derniers télégrammes de la nuit
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1911-01-01
Contributeur : Edwards, Alfred (1856-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 01 janvier 1911 01 janvier 1911
Description : 1911/01/01 (Numéro 980). 1911/01/01 (Numéro 980).
Description : Note : numérotation incomplète. Note : numérotation incomplète.
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2008
JOURNAL FRANÇAIS RELIANT PAR SES FILS SPÉCIAUX LES QUATRE PREMIÈRES CAPITALES DU GLOBB
LES DERNIERS TRIOMPHES DE 1910
lrs vainqueurs des épreuves qui prenaient fin .6ier soir se
soi Heri de iolis cadeaux* en se repu- lissant 280.000 francs
dè'irix et de coupa;.
ÙiiUH) francs de l'Automobile Club reviennent à l'avititeur
hoUmdai,<; Wtjnmalen pour avoir ̃' franchi le parcours Paris-
et retour on 27 heures f>0 initiâtes.
00 000 francs également sertrrat vrsés par le baron de Foresl
d 'aviateur anglais Sopwitk 'a ni effectua, it tj trois semaines,
W.lriiel era ligne droite d'Easlchurch (tir- de Shippey) à Beau-
Mnl {Belgique), soit une dittancb. le 287 kilomètres.
25.000 [fanes du prii Lazare W'etler sont dûment gagnés par
Iclie/ilcnanl Camerman, en m me ayant cowert le plus long- Ira-
it- aller et retour avec un .pussoyer le capitaine Hugoni
il y a quinze fours, ce trajet ayan'' été de 237 diamètres, vo-
le en i- ¡/.Cures 5 minutes.
120.000 francs iront de; la main de M. Michelin dans une des
nains de naurice Tabaleau. l'autre recevant ta coupe du
â&me donateur. Par 581 kilomètres Ô00. Tabuleau a jrunchi .la
lus lonnue distance en circutt terme
La Coupe De-perdus: in, d'une valeur de 25.000 francs, sera
fimist à Laurens. uyant réalisé -avec un appareil n'ayant ia-
imis 'jagnS un prix de r.éme valeur la meilleure vitesse sur
00 kilomètres, sni{ 1 heure 17 minute.
PU/$ Mlle Hélène hutrieu seia mise en possession de la
joupe Feviina, d'une valeur de 10.000 francs, pour avoir accom-
Ui la. ptus longue distance féminine en Un vol sans escale.
Ce :}tit 167 kilomètres en 2 heures 33 minutes:
Ce palmarès en dit
png sur les efforts
lue les aviateurs et
les constructeurs fi-
rent ces jours- der-'
ni ers.
De toutes ces
épreuves, la Coupe
Michelin fut la olus
courue, c'est-à-dire
la nlus volée. Hier
encore, on a bataillé
furt autour d'elle. si
fort même aue dans
cette seule journée,
cina concurrents, par
des distances addi-
tionnées, s'offrirent
le luxe de 1.789 kilo-
mètres.
Le tempe calme et
doux se prêtait d'ail-
leurs aux ultimes
tentatives. L'un de
ces hommes de l'air
faillit bien se fau-
filer jusqu'au record
et norter le dôses-
uoir dans le,cmur de
Tabuteau.. arrêté sur
son vol d'avant- hier.
Pierre-Marie, sur
son monoplan Rep,
se mit en piste j
dans la matinée.
vers huit heures,!
à l'aérodrome de
Bue. Aussitôt la gui-
gne commença de le
poursuivre. La ma-
ynélo sauta. La ré-
puraiiqp exigea plus
d'une heure de soins.
PieVro^Marie repartit
l\ï h. 45 et se mit
ment, parfaitement,
sous l'œil paternel
de Ni., Gaudichart.
le chronométreur of-
ficiel, qui depuis
quinze jours ne quit-
tes olus l'aérodro-
me. L'aviateur s'oc-
Irov'a d'abord un re-
cord. celui des 10 ki-
lomètres. Une heure.
deux heures se pas-
sèrent. Les 200 kilo-
mètres furent at.
teints en 2 h. 27 m.
55 secondes.
Tout en abattant
des kilomètres. Pier-
re-Marie broyait doo
records de distance
et de temps. Il dé-
buta dans cet ex-
nloit au 2500 kilomè-
tre. réussi en 3 h.
12 ni, 1 s. Puis il
continua par les 300
kilomètres en 'i h.
40 ni. 55 s. 2/5 350
kilomètres en 4 h.
17 m. 2G s. 1/5 400
kilomètres en h,
M m G s, iC 450 kilomètres en 5 h. 30 m.
1 "ù • 500 kilomètres en 6 h. 7 m. 7 s.
jmùtres 305 en 5- heure; -iû7 kilomè-
en .6 heures, 490 kilomètres..
Il était é ce moment là près de cinq heu-
rns de l 'après "midi et la nuit venait peu à
3u, Il avait été entendu avec Ta violeur que
cJs qu'on commencerait à ne plus le voir,nn
allumerait de grand', feux près des pytô-
nes de virage et l'on braquerait des phares
sur son appareil.
Mais tout à coup, vola qu'à l'un des pylô-
nes on allume un feu de bengale.A ce ?i|Çnal,
Pierre-Marie pense qu'il a battu les records,
car il se rappelait peu combien de fois il avit
volé un cercle; complet. Alors il nt;erri?.
On juge de son dôsespo'r lorsqu'il apprit que
la lueur n'était pas un feu de joie, mais seu-
lement, un encouragement à continuer.
Croyez-vous, quelle guigne nous; dit
n\ors .Lnnrens qui savait ce f)<>o ;on w ma-
ràde Pierre-Marie était capable de Il
avait suffisamment d'essence pour volex $n-
c©re deux heures
La 'distancé totale couverte par le chnro-
pion du nep fut de 5°.O kilomètres. volé;, "n
6 h. 29 min: 19 sec. à IL movenne de Si ki-
Idiriètrfs 750 é l'heure.
A quelque cinquante kîlorotîres de l.'i
Henry Farman tournait an-dessus de
rodrome d'Fiompes. Avant-hier, il ,'svait
reçu un moteur de 70 chevaux, et pendant
.la nuit. ses mécaniciens l'avaient mis au
point et l'avaient monté sur l'appareil A
7 heures 25 du matin, l'aviateur prit le de
part sous If contrôle de d'Orrval, dé.ë
pué de l'Aéro Club de Frrncs. En 1 h. 26,
il avait franchi 100 kilomètres en 2 heu-
res, 144- kilomètres.
Ces chiffres étaient indiqués sur un fort
b«au tableau et Farman n'en croyait pas
ses veux. Mais peu à peu l'allure ta fit. le moteur encore trop neuf ne donnant
pas toute sa puissance.
Cependant, comme tout allait bien, Far-
mon mangea et but, levant son vitro au
passade devant le contrôle.
Mais vers deux heures et demie, on le
vit *;e remuer sur la machine, se baisser.
roenrdi; r droite et à gauche. Il semblait
préoccupé. Quelques minutes après il aile:
rissnit. Lt tuyau d'huile venait de se r >n,
pré sous l'effet des vibrations du moteur
-le ne me suis rien cassé, dit Fartu'
La distance couverte était alors de -i'
kilomètres en 7 heures 10 minutes, v^ »
68 kilomètres 900 de moyenne h l urBel exploit de Louis Brépet
JDou.u, 31 décembre. Dépêche parti -u-\
Aiëré du « Matin H. –-L'ingénieur Louis
Br$gueî est perti ce matin, par un temps
assez favorable, pour disputer la Coupe Mi-
chelin. Il a quitté l'aérodrome de la
Brayelle, sur un biplan de sa construction,
il 10 heures 16 minutes 29 -secondes. La
piste est de 7 kilomètres 200 mètres 20 cen-
timètres et comporte six virages. L'avia-
teur marche à une vitesse moyenne de
82 kilomètres 700 à l'heure. Il boucle un
circuit en 5 minutes 19 secondes. En 3 heu-
res 25 secondes 1/5, il avait accompli 237 ki-
lomètres 66.
Bréguel a atterri à 3 heures 19 minutes
10 secondes, après avoir effectué 390 kilo-
mètres i20 eo 5 heures 2 minutes 41 secon-
des 2/5. Il est descendu très frais de son
appareil, nullement fatigué.
Ce qui l'obligea d'atterrir, c'est que deux
soupapes de son moteur avaient sauté.
A sa descente. l'ingénieur a été acclamé
avec frénésie par les personnes présentes.
M. Tiberghien, au nom de la Ligue aérien-
ne du Nord, lui a offert un bouquet et lui a
épinglé à la boutonnière le ruban de che-
valier de la Légion d'honneur.
Je m'étais engagé, nous a dit le cou-
rageux et sympathique aviateur, pour h.
Coupe Michelin, à peu .Jiès certain de ne
pouvoir, physiquement du moins, ter.ir
l'air le temps qu'il fallait. J'ai été très sur-
pris de ne pris me fatiguer du tout. Au bout
de la troisième heure, mon moteur étant
déréglé m'obligea s>\ marcher avec le car-
burateur à moitié fermé. Un ouart d'heure
avant mon atterrissage, le culbuteur d'un
des cinq cvlindr* de mon moteur a sauté.
Il J'aurais pu tourner encore cinq heures
durant. Il
Brôguet n'a pas gagné la Coupe mais il
est content tout de méme, car il sait qu'il
pourra faire avec son appareil, muni d'un
moteur d'endurance, tout ce qu'il voudra
La vitesse moyenne à l'heure 'a été de
77 kil. 900, "̃̃̃̃
Legagneux abandonne
Fa»;. 31 decemeré. particulière
ctu « Matin Legagneux avait mis hier
son appareil au point pour repartir au .cas
où son record de la Coupe Michelin serait
battu. Apprenant la victoire de Tabuteau,
il est rarti ce matin par un temps doux et
beau. Le soleil était assez chaud, mais le
vent soufflait en rafales.
Dès les premiers virages, on s'aperçut
que l'appareil était gêné par des remous.
Au 1*15" kilomètre, Legagneux fit signe
de la main qu'il renonçait Pourtant, il
continua jusqu'au, 200°, et il était 10 h. 40
quand il atterrit. Sa moyenne à l'heure fut
de 86 kil. 900.
Le vainqueur de la Coupe
Ainsi la Coupe Michelin revient à Tabu-
teau, sur biplan Maurice Farman. Le& vain-
queurs de cette épreuve sont, depuis sa fon-
dation
En 1908. Wilbur Wright, par 123 kilomè-
tres 100 mètres, en 2 h. 18 m. 33 s. 3F>, snit
à la vitesse moyenne de 53 kil. 500 à l'heure;
En 1909. Henry Far'mnn, par 231 Kil. 200.
en 4 h. 17 m. 53 sec. (51 kil. 600 à l'heure)
En 1910, Maurice' TnlMitcnu, par 581 kil.
500,-en 7 h. -12 m. (75 kil. 850 il. meure).
On remarquera que ces trois coupes ont
été remportées par des biplans, et il faut
observer aussi les progrès accomplis dans
la, vitesse moyenne du l"r janvier au 31 dé-
cembra 1910.
la peine de mort j
en 7 ans de réclusion
ET '"KAIKTEKANf, A LA REVISION
Le président de la République a, hier soir, j
signé la grAce de Durand.-
Il avait reçu dans l'après-midi, à quatre
heures, la visite de M. Genestal, maire _du' Ih
Havre, venu pour remettre en ses mains
l'adresse votée par le conseil municipal du
Havre, adresse que le Mutin a publir hier.
Aussitôt après oue M. Genestal se fut retira,
le chef de l'Etai donnait audience à Me Cdt-
ty, défenseur de Durand Cette audience du-
ra trois quarts d'heure. A 6 heures'45. Me
Cotty se rendait au ministère de la justice.
Le garde des sceaux, qui entre temps avait
reçu de l'Elysée la dossier de Durund, ap-
prenait alors à l'avocat que le président de
la République avait commué en sept années
de réclusion la peine de mort pr6noncée par
la cour d'ass:ses de Rouen.
Ainsi le président de la République conci-
liait son souci de ta vérité avec le respect dû
aux décisions de ta justice.
Mais M Fallières a en même temps
clairement indiqué par cette énorme réduc-
tion le peine qu'il croyait à l'innocence de
Durand. Ce sentiment du chef de l'Etat ré-
pond au sentiment de tous. Après la grâce,
ta révision s'impose.
Pas. de manifestation
D'autre part, l'Union des syndicats de la
Seine a fait distribuer hier soir. dans les
rues de Paris, la note suivante
DURAND EST SAUVE
iL NE SERA PAS ic.UJIXOTINÉ
IL N'IRA PAS AU BAGNE
Voilà ce vient de décider le président
de la. République.
CESSONS LA MANIFESTATION
Et maintenant préparons-nous à la
GRÈVE GÉNÉRALE
pour obtenir la ravision du procès.
UNION DES syndicats.
Hélas l deux morts encore
ont attriste
cette journée de victoires
MOISANTj- ROXLEY
Lire en Dernière Heure les dépêches par-
ticulières du Me tin
RAID HIPPIQUE DES 0FFC1ERS DE RÉSERVE
débutera vers le 10 mars 1911
pour finir au Concours hipp:que
DES PRIX
Le 31 juillet de cette année, le Matin pu-
bliait une deltre de M. Marc Doussfud, dé-
fraie de ta Corrèze et capitaine de réserte,
dans laquelle était, exposée l'idée d'un raid
réservé nux officiers dé seconde ligne de tou-
tes armes.
Le Matin devait, pour répondre au désir
du député eapitaine, lui apporter son con-^
cours, afin de faciliter l'organisation du raid'
et de centraliser tous les engagements.
Dès la publication de cette lettre qui indi-
quait que le Matin était heuréux de mettre
sa publicité au service d'une idée nouvelle et
vraiment patriotique, nombreuses, au delà
de ce qu'on etit pu supposer, ont été les ad-
hésions de princi.pe que nous ont envoyées
des officiers de toutes armes, prêts à se met-
tre en selle au premier appel.
Nous dûmes demander taos correspon-,
dants de prendre patience. La préparation
d'une épreuve il la lois militaire et sportive
comme celle dont il s'agit demande de longs
jours, et l'époque à taguette l'idée était lan-
cée ne permettait pas qur les difficultés de
tout ordre auxquelles doit donner lieu sa
mise en œuvre fussent solutionnées en temps
opportun pour que le raid fût disputé en
Aussi bien le printemps est la saison sur-
toii! ,'u> arable aux randonnées sur les gran-
des routes, et de l'av's général, le raid doit
i se terminer au Concurs hippique. Les offi-
dure i-treuve à tctquctde ils se soumettent
v -• merveilleux entrain ont oten arou
première récompense aux applaudis-
de leurs pairs et aussi à ceux du
sportif que réunit, au printemps
'̃̃c année, ait Grarul-Palais, la So-
r. ̃: • v>pinue française.
•>'̃ be-'An de dire que cette société, pre-
i sid'ca par le baron du TeU, également
préiidUmt r'e la France Hippique, et qui a
1 déjà. U, ;• fait pour développer le goût de
I réqtâyii: •̃<, en France, se devait de prêter
aue stra te rcid des otficiers de seconde li-
gne. La présentation des concurrents, le len-
demain de leur arrivée à Paris, leur classe-
ment et la proclamation des récompenses se
feront au Grand-Palais.
Les données principales du' raid ont été
déjà publiées. lïappelons-leis toutefois en at-
tendant que le règlement définitif, soumis
actuellement à l'approbation d'un comité
composé de hautes' personnatilés militaires
et hippiques, paraisse dans le Matin.
Parcours de Cinq cents kilomètres environ
sur quatre itinéraires différeras comportant
tes mêmes difficultés. Durée du raid huit
jours. Le départ aura lieu vers le 10 mars
1911. Et déjà nous pourons presque dire aux
futurs concurrents En selle la période de
préparation commence.
Maintenant, deniattder à des propriétai-
res de cheraaux susceptibles d'être réquisi-
tionnés en cas de mobilisation de tes mettre
à la disposition d'officiers désirant partici-
per au raid, gracieusement et par simple
déoouement à la cause de la défense natio-
nale, serait réclamer beaucoup peut-être de
leur patriotisme. Nous convions ces preprié^
taires à un concours dont le résultat doit
prourer quels sont ceux d'entre eux qui,
possédant des chevaux destinés à être mobi-
lisés en cas de guerre, tes préparent le mieux
au service qu'on peut alors exiger d'éux
et comme tout concours doit se terminer
par une. distribution de primes, le Nlatin
met quinze mille francs à la disposition du
romilfl du raid pour tes répartir entre les
propriétaires des vingt chevaux .classés pre-
miers, des objets d'art étant, bien entendu,
attribués aux cavaliers.
Rappelons enfin que par décision minis-
térielle, le temps consacré par les officiers
l'exécution du raid leur sera compté coin.
me période d'instruction et qu'ils auront
droit, pendant ce temps, à la solde de leur
grade.
Ils auront droit aussi aux félicita-.
lions de leurs chefs et de leurs camarades,
car ils auront montré quels services pré-
cieux ils pourraient rendre en cas de mobi-
lisation et comment leur endurance est
ta hauteur de leur tète tnUUatm
Revue extrêmement pressée de Tannée 1910
Scène 1
ON SABOTE 1
{Un Paysage fccustre et désolé.' De leau,,
de l'eau et encore- de l'eau. Quelques clochers
pointus,. quelques toits et deux oti trois cha-
peaux cime s alpestres de dames probable-
rnent très élégantes émergent de cette immen-
sité.
Sur un mince radeau de fortune, un étrange
guin, se tient Il semble en proie à
t§ie violente payeur.)
L'individu. Je me demande un peu
où j'ai bien pu échouer ? C'est peut-être,
la. région des Grands-Lacs ? C'est peut-
être la mer, Baltique ? S: seulement
c'était le pôle Nord. Mais non ce serait
gelé et plein de monde.
UNE dame (qui passe dans un élégant
petit pac)U aux armes de, « Fluctuai et
Mcrqitur »). Vous demandez, mon-
sieur, où vous êtes ?. Ne reconnaissez-
vor- donc pas noire .beau Paris?. -x
L'individu. Paris'?. Où ca, Paris?
LA dame. Mais ici môme. Tenez,
rendez-vous compte voici le paquebot
Batiynalles-Glichy-Odéon qui passe au
large de l'île de l'Opéra. Et là, regar-
déz le torpilleur de haute mer Pan-
thëon-Courceiles double le cap du Pa-
lais-Bourbon. Il vient même de renver-
ser un taxi-yacht.
L'individu. Etrange Etrange
Je dois dire qu'il y a quarante ans que
j'ai quitté la capitate mais tout de
même, un changement pareil me paraît
excessif
La dame. Qui êtes-vous donc, mon^
sieur ?.
L'individu. Je suis, madame, le jeu
coupé en morceau, autrement dit le
puzzle. Après avoir fait fortune en Amé-
rique, je reviens en France, théâtre de
mes premiers exploits, 'du temps où je
ne m'appelais que jeu de patience.
LA damb (avec émotion). Ah cher
monsieur, comme je suis heureuse de
vous voir Vous êtes tellement l'hom-
me du jour, cher puzzle de mon cteur
Car tout. maintenant, est coupé en mor-
ceaux les villes, les voyageurs de
l'Ouest-Et&t, les tableaux célèbres, les
gens qu'on assassine. Le puzzle, c'est
du sabotage de salon, et la mode est au
réussi, mon petit sabotage de Paris?.
Le puzzle. Prisii ce serait là vo-
tre oeuvre ? A qui donc ai-je l'hon-
neur ?.
LA DAME. A la Seine, monsieur.
LE puzzle (s'inclinant). Madame
Quoi c'est donc vous la Seine. la jolie
Seine, qui arrosez des près fleuris ?.
LA Seine. Moi-même. Mais ie n'ar-
rose plus de prés fleuris. C'était bon du
temps de Mme Deshoulieres, cette his-
toire-là Je suis devenue fonctionnaire.
comme,tout le monde. Je suis directrice
des services administratifs de sabotage
de la Ville de Paris.
LE puzzle. Vous devez avoir beau-
coup à faire ?
LA SEINE. Ne. m'en parlez pas Je
suis débordée. Je dois reconnaître tou-
tefois que je suis admirablement secon-
dée par un personnel d'élite. Mes ingé-
nieurs sont d'une adresse incomparable.
Ah les braves gens Sans leur con-
cours si intelligent et si dévoué, je n'au-
rais jamais pu venir à bout de mon tra-
vail. Mais ils sont si inarénieux Ils ont
des trouvaillés si drôles Par exemple,
leur système de percement intensif.
LES DEVOUES INGENIEURS DE LA VILLE DE
PARIS
Le puzzle. • En quoi consiste ce sys-
tème ?.
LA Seine. A faire des rues bien.
percées. On creuse, de vingt en vingt
mètres, des trous profonds. Devant cha-
cun de ces trous, on met une pancarte
«Travaux du Métro ». On relie ces trous
les uns aux autres car une canalisation
'souterraine. Quand tout est prêt, mon
ami et mon maître, l'excellent M. Bo-
rftux, me fait signe. J'arrive comme une
trombe et je démolis tout,
Le puzzle. C'est superbe 1
LA SEINE. Certes, nous faisons
grandement les choses. Tenez, cher
Puzzle, vou.lez-vous que je vous livre la
recette pour faire une place publique ?
LE puzzLE. Volontiers.
La Seine. Vous prenez une grue à
vapeur. Vous la placez bieqfeau milieu
de l'espace que vous avez deubre. Près
de cette grue, vous creusez un puits
profond que vous encadrez de quatre
jolis petits tas de sable. Autour de ces
petits tas de sable, vous disposez de
larges plates-bandes bien retournées et
fumées avec soin. Vous y plantez de la
romaine et des petits polis. Vous proté-
gez ces précieuses semailles par d'é-
paisses palissades. Vous saupoudrez le
tout d'une couche de cambouis d'auto-
bus, et vous obtenez une magnifique
place de l'Opéra, susceptible de rivali-
ser avec le plus pittoresque, maquis.
LE PUZZLE. La recette me paraît ex-
cellente. Mais dites-moi, chère ma-
dame, vous devez être bien fatiguée à
la fin ? N'avez-vous pas envie de vous
glisser un peu dans votre lit ?
LA Seine. Dans mon lit ? Impossi-
ble. Nous avons, cette année, une for-
midable invasion de puces. et mon lit.
en est infesté. C'est un peu pour cela
LE puzzLE. -–Tiens! Quel est cet
étrange bateau qui passe ?.
LA Seine. C'est le plus grand bateau
de l'année, l'arche de Canibo, où se sont
réfugiés tous les animaux de Chante-
cler, menacés par mon inondation.
C'est le radeau de la Méduse, en ce sens
que les spectateurs de Claantecler sont
joliment médusé?
Le PUZZLE. Que dites-vous de cette
LA Seine. -Peuh c'est assez rococo-
rico, mais ce n'est pas trop mal pondu.
LE PUZZLE. Quel est donc cet étrange
animal qui se tient à l'avant (le l'an ho?
LA SEINE. Vous ne le reconnaissez
pas ?. C'est Chantecler, pardi 1
LE PUZZLE. Mais il a des oreilles
d'âne ?.
LA Skine. Forcément. Ne savez-vous
pas que le coq de M. Rostand est un
coq-à-l*àne ?. 6
LE puzzle. Bravo C'est un mot
LA Seine. Aux grands mots, les
grands remèdes Ne parlons plus.de ce
Chantecler, qui n'est réellement pas un
sabotage à la hauteur. Cher Puzzle, je
vais, si cela vous intéresse, pouvoir
vous conduire au palais du Sabotage,
à la C. G. T.
Scène Ii
LE RENARDODROME
role, on sonne un hallali
LA Seine. Pas encore. Ce n'est aue`
le laisser-courre. Nous avons de la
chance nous tombons iuste sur une
chasse aux renards.
(Le renardodrome de la C. G. T. Messieurs
les délégués ont l'habit rouge ef la longue
botte. Une compagnie de terrassiers habillés
en fiqueux de grand équipage, maïntientieni
avec peine une meute le chiens synd'tcaiist-'t
littéralement enragés. Au lond de la salle, trois
renards-charcutiers, coupables d avoir fabriqtiû
du boudin en temps de grève, vont trc livrés
aux fauves. Ils ortt été passés au préalable a
la machine à bosseler.)
LA SEINE. Encore du puzzle, cher
ami. Voyez comme vous êtes populaire.
dans toutes les classes de la société on
va couper en morceaux trois misérable
renégats. C'est le puzzle de la solidariU.
ouvrière, celui-là
LE PUZZLE,- C'est bien. Mais cette
chasse aux renards m'a donné mal a m
morceau de tête. Je prendrais volonté!
un cachet de pyramidon.
LA SEUE. Très facile 1
Scène III
LES ENTRAVEES
(A la pharmacie Parat. La Seine et le Pazzl*
sont reçus par l'aimable M. Parât en' fet
sonne.)
LE PUZZLE. Un cachet de pyraini
don, je vous prie.
M. PARAT. Où est la personne er
question ?
LE puzzLE. Vous dites ? Jetons de
mande du pyramidon.
M. Parât. Que dites-vous Qu'ai
je entendu Vous me demandez, du py
famidon ? Vous osez me demander d,.
pvramidon 1 Ah ça, est-ce que vous mn
prenez pour un potard ?.
Le; puzzLE. Vous n'êtes pas pharma-
cien ?
M. PARAT. Jamais de la vie. mon
sieur Mon métier est autrement noblt
et délicat je suis le serrurier di
l'amour Voulez- vous des cadenas, de;
chaînettes, des « cuîssottes » (c'est ur
système analogue celui des menot-
tes) ?. Voulez-vous le jupon à secret.
le corset explosif ? Je vous recommande
le corset explosif toute personne au
tre que le mari qui tente de le dégrafer
fait éclater une petite cartouche de dy-
namite cachée entre deux baleines. Les
coupables sont réduits en miettes.
LA Seine. Du puzzle Toujours dr
puzzle
M. PARAT. -Les femmes, voyez-vous
monsieur, ont besoin d'être élroitemen-.
liées à l'être qui leur est cher Il fau'
les attacher solidement à nous. Je rm
permettrar même, à cette, occasion. de
vous recommander la cordelette que
voici, d'une résistance à toute épreuve.
Les nœuds sacrés du mariage, voilà.
monsieur, comment je les comprends!
(Il montre de fortes cerdes nouées avec vi-
gueur.)
Le puzzle. C'est parfait
M. PARAT. Et souverain. Notez, di
reste, que j'ai fait école et que je suif
le précurseur des robes actuelles
Qu'est-ce, en somme, que les robes en.
travées ? Des jupes ficelées C'est ut,
grand pas vers le cadenas final.
La SEINE. -Ce sont des jupes. Pa.
UNE CHASSE AU RENARD EN i9n
LES DERNIERS TRIOMPHES DE 1910
lrs vainqueurs des épreuves qui prenaient fin .6ier soir se
soi Heri de iolis cadeaux* en se repu- lissant 280.000 francs
dè'irix et de coupa;.
ÙiiUH) francs de l'Automobile Club reviennent à l'avititeur
hoUmdai,<; Wtjnmalen pour avoir ̃' franchi le parcours Paris-
et retour on 27 heures f>0 initiâtes.
00 000 francs également sertrrat vrsés par le baron de Foresl
d 'aviateur anglais Sopwitk 'a ni effectua, it tj trois semaines,
W.lriiel era ligne droite d'Easlchurch (tir- de Shippey) à Beau-
Mnl {Belgique), soit une dittancb. le 287 kilomètres.
25.000 [fanes du prii Lazare W'etler sont dûment gagnés par
Iclie/ilcnanl Camerman, en m me ayant cowert le plus long- Ira-
it- aller et retour avec un .pussoyer le capitaine Hugoni
il y a quinze fours, ce trajet ayan'' été de 237 diamètres, vo-
le en i- ¡/.Cures 5 minutes.
120.000 francs iront de; la main de M. Michelin dans une des
nains de naurice Tabaleau. l'autre recevant ta coupe du
â&me donateur. Par 581 kilomètres Ô00. Tabuleau a jrunchi .la
lus lonnue distance en circutt terme
La Coupe De-perdus: in, d'une valeur de 25.000 francs, sera
fimist à Laurens. uyant réalisé -avec un appareil n'ayant ia-
imis 'jagnS un prix de r.éme valeur la meilleure vitesse sur
00 kilomètres, sni{ 1 heure 17 minute.
PU/$ Mlle Hélène hutrieu seia mise en possession de la
joupe Feviina, d'une valeur de 10.000 francs, pour avoir accom-
Ui la. ptus longue distance féminine en Un vol sans escale.
Ce :}tit 167 kilomètres en 2 heures 33 minutes:
Ce palmarès en dit
png sur les efforts
lue les aviateurs et
les constructeurs fi-
rent ces jours- der-'
ni ers.
De toutes ces
épreuves, la Coupe
Michelin fut la olus
courue, c'est-à-dire
la nlus volée. Hier
encore, on a bataillé
furt autour d'elle. si
fort même aue dans
cette seule journée,
cina concurrents, par
des distances addi-
tionnées, s'offrirent
le luxe de 1.789 kilo-
mètres.
Le tempe calme et
doux se prêtait d'ail-
leurs aux ultimes
tentatives. L'un de
ces hommes de l'air
faillit bien se fau-
filer jusqu'au record
et norter le dôses-
uoir dans le,cmur de
Tabuteau.. arrêté sur
son vol d'avant- hier.
Pierre-Marie, sur
son monoplan Rep,
se mit en piste j
dans la matinée.
vers huit heures,!
à l'aérodrome de
Bue. Aussitôt la gui-
gne commença de le
poursuivre. La ma-
ynélo sauta. La ré-
puraiiqp exigea plus
d'une heure de soins.
PieVro^Marie repartit
l\ï h. 45 et se mit
ment, parfaitement,
sous l'œil paternel
de Ni., Gaudichart.
le chronométreur of-
ficiel, qui depuis
quinze jours ne quit-
tes olus l'aérodro-
me. L'aviateur s'oc-
Irov'a d'abord un re-
cord. celui des 10 ki-
lomètres. Une heure.
deux heures se pas-
sèrent. Les 200 kilo-
mètres furent at.
teints en 2 h. 27 m.
55 secondes.
Tout en abattant
des kilomètres. Pier-
re-Marie broyait doo
records de distance
et de temps. Il dé-
buta dans cet ex-
nloit au 2500 kilomè-
tre. réussi en 3 h.
12 ni, 1 s. Puis il
continua par les 300
kilomètres en 'i h.
40 ni. 55 s. 2/5 350
kilomètres en 4 h.
17 m. 2G s. 1/5 400
kilomètres en h,
M m G s, iC 450 kilomètres en 5 h. 30 m.
1 "ù • 500 kilomètres en 6 h. 7 m. 7 s.
jmùtres 305 en 5- heure; -iû7 kilomè-
en .6 heures, 490 kilomètres..
Il était é ce moment là près de cinq heu-
rns de l 'après "midi et la nuit venait peu à
3u, Il avait été entendu avec Ta violeur que
cJs qu'on commencerait à ne plus le voir,nn
allumerait de grand', feux près des pytô-
nes de virage et l'on braquerait des phares
sur son appareil.
Mais tout à coup, vola qu'à l'un des pylô-
nes on allume un feu de bengale.A ce ?i|Çnal,
Pierre-Marie pense qu'il a battu les records,
car il se rappelait peu combien de fois il avit
volé un cercle; complet. Alors il nt;erri?.
On juge de son dôsespo'r lorsqu'il apprit que
la lueur n'était pas un feu de joie, mais seu-
lement, un encouragement à continuer.
Croyez-vous, quelle guigne nous; dit
n\ors .Lnnrens qui savait ce f)<>o ;on w ma-
ràde Pierre-Marie était capable de Il
avait suffisamment d'essence pour volex $n-
c©re deux heures
La 'distancé totale couverte par le chnro-
pion du nep fut de 5°.O kilomètres. volé;, "n
6 h. 29 min: 19 sec. à IL movenne de Si ki-
Idiriètrfs 750 é l'heure.
A quelque cinquante kîlorotîres de l.'i
Henry Farman tournait an-dessus de
rodrome d'Fiompes. Avant-hier, il ,'svait
reçu un moteur de 70 chevaux, et pendant
.la nuit. ses mécaniciens l'avaient mis au
point et l'avaient monté sur l'appareil A
7 heures 25 du matin, l'aviateur prit le de
part sous If contrôle de d'Orrval, dé.ë
pué de l'Aéro Club de Frrncs. En 1 h. 26,
il avait franchi 100 kilomètres en 2 heu-
res, 144- kilomètres.
Ces chiffres étaient indiqués sur un fort
b«au tableau et Farman n'en croyait pas
ses veux. Mais peu à peu l'allure ta
pas toute sa puissance.
Cependant, comme tout allait bien, Far-
mon mangea et but, levant son vitro au
passade devant le contrôle.
Mais vers deux heures et demie, on le
vit *;e remuer sur la machine, se baisser.
roenrdi; r droite et à gauche. Il semblait
préoccupé. Quelques minutes après il aile:
rissnit. Lt tuyau d'huile venait de se r >n,
pré sous l'effet des vibrations du moteur
-le ne me suis rien cassé, dit Fartu'
La distance couverte était alors de -i'
kilomètres en 7 heures 10 minutes, v^ »
68 kilomètres 900 de moyenne h l ur
JDou.u, 31 décembre. Dépêche parti -u-\
Aiëré du « Matin H. –-L'ingénieur Louis
Br$gueî est perti ce matin, par un temps
assez favorable, pour disputer la Coupe Mi-
chelin. Il a quitté l'aérodrome de la
Brayelle, sur un biplan de sa construction,
il 10 heures 16 minutes 29 -secondes. La
piste est de 7 kilomètres 200 mètres 20 cen-
timètres et comporte six virages. L'avia-
teur marche à une vitesse moyenne de
82 kilomètres 700 à l'heure. Il boucle un
circuit en 5 minutes 19 secondes. En 3 heu-
res 25 secondes 1/5, il avait accompli 237 ki-
lomètres 66.
Bréguel a atterri à 3 heures 19 minutes
10 secondes, après avoir effectué 390 kilo-
mètres i20 eo 5 heures 2 minutes 41 secon-
des 2/5. Il est descendu très frais de son
appareil, nullement fatigué.
Ce qui l'obligea d'atterrir, c'est que deux
soupapes de son moteur avaient sauté.
A sa descente. l'ingénieur a été acclamé
avec frénésie par les personnes présentes.
M. Tiberghien, au nom de la Ligue aérien-
ne du Nord, lui a offert un bouquet et lui a
épinglé à la boutonnière le ruban de che-
valier de la Légion d'honneur.
Je m'étais engagé, nous a dit le cou-
rageux et sympathique aviateur, pour h.
Coupe Michelin, à peu .Jiès certain de ne
pouvoir, physiquement du moins, ter.ir
l'air le temps qu'il fallait. J'ai été très sur-
pris de ne pris me fatiguer du tout. Au bout
de la troisième heure, mon moteur étant
déréglé m'obligea s>\ marcher avec le car-
burateur à moitié fermé. Un ouart d'heure
avant mon atterrissage, le culbuteur d'un
des cinq cvlindr* de mon moteur a sauté.
Il J'aurais pu tourner encore cinq heures
durant. Il
Brôguet n'a pas gagné la Coupe mais il
est content tout de méme, car il sait qu'il
pourra faire avec son appareil, muni d'un
moteur d'endurance, tout ce qu'il voudra
La vitesse moyenne à l'heure 'a été de
77 kil. 900, "̃̃̃̃
Legagneux abandonne
Fa»;. 31 decemeré. particulière
ctu « Matin Legagneux avait mis hier
son appareil au point pour repartir au .cas
où son record de la Coupe Michelin serait
battu. Apprenant la victoire de Tabuteau,
il est rarti ce matin par un temps doux et
beau. Le soleil était assez chaud, mais le
vent soufflait en rafales.
Dès les premiers virages, on s'aperçut
que l'appareil était gêné par des remous.
Au 1*15" kilomètre, Legagneux fit signe
de la main qu'il renonçait Pourtant, il
continua jusqu'au, 200°, et il était 10 h. 40
quand il atterrit. Sa moyenne à l'heure fut
de 86 kil. 900.
Le vainqueur de la Coupe
Ainsi la Coupe Michelin revient à Tabu-
teau, sur biplan Maurice Farman. Le& vain-
queurs de cette épreuve sont, depuis sa fon-
dation
En 1908. Wilbur Wright, par 123 kilomè-
tres 100 mètres, en 2 h. 18 m. 33 s. 3F>, snit
à la vitesse moyenne de 53 kil. 500 à l'heure;
En 1909. Henry Far'mnn, par 231 Kil. 200.
en 4 h. 17 m. 53 sec. (51 kil. 600 à l'heure)
En 1910, Maurice' TnlMitcnu, par 581 kil.
500,-en 7 h. -12 m. (75 kil. 850 il. meure).
On remarquera que ces trois coupes ont
été remportées par des biplans, et il faut
observer aussi les progrès accomplis dans
la, vitesse moyenne du l"r janvier au 31 dé-
cembra 1910.
la peine de mort j
en 7 ans de réclusion
ET '"KAIKTEKANf, A LA REVISION
Le président de la République a, hier soir, j
signé la grAce de Durand.-
Il avait reçu dans l'après-midi, à quatre
heures, la visite de M. Genestal, maire _du' Ih
Havre, venu pour remettre en ses mains
l'adresse votée par le conseil municipal du
Havre, adresse que le Mutin a publir hier.
Aussitôt après oue M. Genestal se fut retira,
le chef de l'Etai donnait audience à Me Cdt-
ty, défenseur de Durand Cette audience du-
ra trois quarts d'heure. A 6 heures'45. Me
Cotty se rendait au ministère de la justice.
Le garde des sceaux, qui entre temps avait
reçu de l'Elysée la dossier de Durund, ap-
prenait alors à l'avocat que le président de
la République avait commué en sept années
de réclusion la peine de mort pr6noncée par
la cour d'ass:ses de Rouen.
Ainsi le président de la République conci-
liait son souci de ta vérité avec le respect dû
aux décisions de ta justice.
Mais M Fallières a en même temps
clairement indiqué par cette énorme réduc-
tion le peine qu'il croyait à l'innocence de
Durand. Ce sentiment du chef de l'Etat ré-
pond au sentiment de tous. Après la grâce,
ta révision s'impose.
Pas. de manifestation
D'autre part, l'Union des syndicats de la
Seine a fait distribuer hier soir. dans les
rues de Paris, la note suivante
DURAND EST SAUVE
iL NE SERA PAS ic.UJIXOTINÉ
IL N'IRA PAS AU BAGNE
Voilà ce vient de décider le président
de la. République.
CESSONS LA MANIFESTATION
Et maintenant préparons-nous à la
GRÈVE GÉNÉRALE
pour obtenir la ravision du procès.
UNION DES syndicats.
Hélas l deux morts encore
ont attriste
cette journée de victoires
MOISANTj- ROXLEY
Lire en Dernière Heure les dépêches par-
ticulières du Me tin
RAID HIPPIQUE DES 0FFC1ERS DE RÉSERVE
débutera vers le 10 mars 1911
pour finir au Concours hipp:que
DES PRIX
Le 31 juillet de cette année, le Matin pu-
bliait une deltre de M. Marc Doussfud, dé-
fraie de ta Corrèze et capitaine de réserte,
dans laquelle était, exposée l'idée d'un raid
réservé nux officiers dé seconde ligne de tou-
tes armes.
Le Matin devait, pour répondre au désir
du député eapitaine, lui apporter son con-^
cours, afin de faciliter l'organisation du raid'
et de centraliser tous les engagements.
Dès la publication de cette lettre qui indi-
quait que le Matin était heuréux de mettre
sa publicité au service d'une idée nouvelle et
vraiment patriotique, nombreuses, au delà
de ce qu'on etit pu supposer, ont été les ad-
hésions de princi.pe que nous ont envoyées
des officiers de toutes armes, prêts à se met-
tre en selle au premier appel.
Nous dûmes demander taos correspon-,
dants de prendre patience. La préparation
d'une épreuve il la lois militaire et sportive
comme celle dont il s'agit demande de longs
jours, et l'époque à taguette l'idée était lan-
cée ne permettait pas qur les difficultés de
tout ordre auxquelles doit donner lieu sa
mise en œuvre fussent solutionnées en temps
opportun pour que le raid fût disputé en
Aussi bien le printemps est la saison sur-
toii! ,'u> arable aux randonnées sur les gran-
des routes, et de l'av's général, le raid doit
i se terminer au Concurs hippique. Les offi-
dure i-treuve à tctquctde ils se soumettent
v -• merveilleux entrain ont oten arou
première récompense aux applaudis-
de leurs pairs et aussi à ceux du
sportif que réunit, au printemps
'̃̃c année, ait Grarul-Palais, la So-
r. ̃: • v>pinue française.
•>'̃ be-'An de dire que cette société, pre-
i sid'ca par le baron du TeU, également
préiidUmt r'e la France Hippique, et qui a
1 déjà. U, ;• fait pour développer le goût de
I réqtâyii: •̃<, en France, se devait de prêter
aue stra te rcid des otficiers de seconde li-
gne. La présentation des concurrents, le len-
demain de leur arrivée à Paris, leur classe-
ment et la proclamation des récompenses se
feront au Grand-Palais.
Les données principales du' raid ont été
déjà publiées. lïappelons-leis toutefois en at-
tendant que le règlement définitif, soumis
actuellement à l'approbation d'un comité
composé de hautes' personnatilés militaires
et hippiques, paraisse dans le Matin.
Parcours de Cinq cents kilomètres environ
sur quatre itinéraires différeras comportant
tes mêmes difficultés. Durée du raid huit
jours. Le départ aura lieu vers le 10 mars
1911. Et déjà nous pourons presque dire aux
futurs concurrents En selle la période de
préparation commence.
Maintenant, deniattder à des propriétai-
res de cheraaux susceptibles d'être réquisi-
tionnés en cas de mobilisation de tes mettre
à la disposition d'officiers désirant partici-
per au raid, gracieusement et par simple
déoouement à la cause de la défense natio-
nale, serait réclamer beaucoup peut-être de
leur patriotisme. Nous convions ces preprié^
taires à un concours dont le résultat doit
prourer quels sont ceux d'entre eux qui,
possédant des chevaux destinés à être mobi-
lisés en cas de guerre, tes préparent le mieux
au service qu'on peut alors exiger d'éux
et comme tout concours doit se terminer
par une. distribution de primes, le Nlatin
met quinze mille francs à la disposition du
romilfl du raid pour tes répartir entre les
propriétaires des vingt chevaux .classés pre-
miers, des objets d'art étant, bien entendu,
attribués aux cavaliers.
Rappelons enfin que par décision minis-
térielle, le temps consacré par les officiers
l'exécution du raid leur sera compté coin.
me période d'instruction et qu'ils auront
droit, pendant ce temps, à la solde de leur
grade.
Ils auront droit aussi aux félicita-.
lions de leurs chefs et de leurs camarades,
car ils auront montré quels services pré-
cieux ils pourraient rendre en cas de mobi-
lisation et comment leur endurance est
ta hauteur de leur tète tnUUatm
Revue extrêmement pressée de Tannée 1910
Scène 1
ON SABOTE 1
{Un Paysage fccustre et désolé.' De leau,,
de l'eau et encore- de l'eau. Quelques clochers
pointus,. quelques toits et deux oti trois cha-
peaux cime s alpestres de dames probable-
rnent très élégantes émergent de cette immen-
sité.
Sur un mince radeau de fortune, un étrange
guin, se tient Il semble en proie à
t§ie violente payeur.)
L'individu. Je me demande un peu
où j'ai bien pu échouer ? C'est peut-être,
la. région des Grands-Lacs ? C'est peut-
être la mer, Baltique ? S: seulement
c'était le pôle Nord. Mais non ce serait
gelé et plein de monde.
UNE dame (qui passe dans un élégant
petit pac)U aux armes de, « Fluctuai et
Mcrqitur »). Vous demandez, mon-
sieur, où vous êtes ?. Ne reconnaissez-
vor- donc pas noire .beau Paris?. -x
L'individu. Paris'?. Où ca, Paris?
LA dame. Mais ici môme. Tenez,
rendez-vous compte voici le paquebot
Batiynalles-Glichy-Odéon qui passe au
large de l'île de l'Opéra. Et là, regar-
déz le torpilleur de haute mer Pan-
thëon-Courceiles double le cap du Pa-
lais-Bourbon. Il vient même de renver-
ser un taxi-yacht.
L'individu. Etrange Etrange
Je dois dire qu'il y a quarante ans que
j'ai quitté la capitate mais tout de
même, un changement pareil me paraît
excessif
La dame. Qui êtes-vous donc, mon^
sieur ?.
L'individu. Je suis, madame, le jeu
coupé en morceau, autrement dit le
puzzle. Après avoir fait fortune en Amé-
rique, je reviens en France, théâtre de
mes premiers exploits, 'du temps où je
ne m'appelais que jeu de patience.
LA damb (avec émotion). Ah cher
monsieur, comme je suis heureuse de
vous voir Vous êtes tellement l'hom-
me du jour, cher puzzle de mon cteur
Car tout. maintenant, est coupé en mor-
ceaux les villes, les voyageurs de
l'Ouest-Et&t, les tableaux célèbres, les
gens qu'on assassine. Le puzzle, c'est
du sabotage de salon, et la mode est au
réussi, mon petit sabotage de Paris?.
Le puzzle. Prisii ce serait là vo-
tre oeuvre ? A qui donc ai-je l'hon-
neur ?.
LA DAME. A la Seine, monsieur.
LE puzzle (s'inclinant). Madame
Quoi c'est donc vous la Seine. la jolie
Seine, qui arrosez des près fleuris ?.
LA Seine. Moi-même. Mais ie n'ar-
rose plus de prés fleuris. C'était bon du
temps de Mme Deshoulieres, cette his-
toire-là Je suis devenue fonctionnaire.
comme,tout le monde. Je suis directrice
des services administratifs de sabotage
de la Ville de Paris.
LE puzzle. Vous devez avoir beau-
coup à faire ?
LA SEINE. Ne. m'en parlez pas Je
suis débordée. Je dois reconnaître tou-
tefois que je suis admirablement secon-
dée par un personnel d'élite. Mes ingé-
nieurs sont d'une adresse incomparable.
Ah les braves gens Sans leur con-
cours si intelligent et si dévoué, je n'au-
rais jamais pu venir à bout de mon tra-
vail. Mais ils sont si inarénieux Ils ont
des trouvaillés si drôles Par exemple,
leur système de percement intensif.
LES DEVOUES INGENIEURS DE LA VILLE DE
PARIS
Le puzzle. • En quoi consiste ce sys-
tème ?.
LA Seine. A faire des rues bien.
percées. On creuse, de vingt en vingt
mètres, des trous profonds. Devant cha-
cun de ces trous, on met une pancarte
«Travaux du Métro ». On relie ces trous
les uns aux autres car une canalisation
'souterraine. Quand tout est prêt, mon
ami et mon maître, l'excellent M. Bo-
rftux, me fait signe. J'arrive comme une
trombe et je démolis tout,
Le puzzle. C'est superbe 1
LA SEINE. Certes, nous faisons
grandement les choses. Tenez, cher
Puzzle, vou.lez-vous que je vous livre la
recette pour faire une place publique ?
LE puzzLE. Volontiers.
La Seine. Vous prenez une grue à
vapeur. Vous la placez bieqfeau milieu
de l'espace que vous avez deubre. Près
de cette grue, vous creusez un puits
profond que vous encadrez de quatre
jolis petits tas de sable. Autour de ces
petits tas de sable, vous disposez de
larges plates-bandes bien retournées et
fumées avec soin. Vous y plantez de la
romaine et des petits polis. Vous proté-
gez ces précieuses semailles par d'é-
paisses palissades. Vous saupoudrez le
tout d'une couche de cambouis d'auto-
bus, et vous obtenez une magnifique
place de l'Opéra, susceptible de rivali-
ser avec le plus pittoresque, maquis.
LE PUZZLE. La recette me paraît ex-
cellente. Mais dites-moi, chère ma-
dame, vous devez être bien fatiguée à
la fin ? N'avez-vous pas envie de vous
glisser un peu dans votre lit ?
LA Seine. Dans mon lit ? Impossi-
ble. Nous avons, cette année, une for-
midable invasion de puces. et mon lit.
en est infesté. C'est un peu pour cela
LE puzzLE. -–Tiens! Quel est cet
étrange bateau qui passe ?.
LA Seine. C'est le plus grand bateau
de l'année, l'arche de Canibo, où se sont
réfugiés tous les animaux de Chante-
cler, menacés par mon inondation.
C'est le radeau de la Méduse, en ce sens
que les spectateurs de Claantecler sont
joliment médusé?
Le PUZZLE. Que dites-vous de cette
LA Seine. -Peuh c'est assez rococo-
rico, mais ce n'est pas trop mal pondu.
LE PUZZLE. Quel est donc cet étrange
animal qui se tient à l'avant (le l'an ho?
LA SEINE. Vous ne le reconnaissez
pas ?. C'est Chantecler, pardi 1
LE PUZZLE. Mais il a des oreilles
d'âne ?.
LA Skine. Forcément. Ne savez-vous
pas que le coq de M. Rostand est un
coq-à-l*àne ?. 6
LE puzzle. Bravo C'est un mot
LA Seine. Aux grands mots, les
grands remèdes Ne parlons plus.de ce
Chantecler, qui n'est réellement pas un
sabotage à la hauteur. Cher Puzzle, je
vais, si cela vous intéresse, pouvoir
vous conduire au palais du Sabotage,
à la C. G. T.
Scène Ii
LE RENARDODROME
role, on sonne un hallali
LA Seine. Pas encore. Ce n'est aue`
le laisser-courre. Nous avons de la
chance nous tombons iuste sur une
chasse aux renards.
(Le renardodrome de la C. G. T. Messieurs
les délégués ont l'habit rouge ef la longue
botte. Une compagnie de terrassiers habillés
en fiqueux de grand équipage, maïntientieni
avec peine une meute le chiens synd'tcaiist-'t
littéralement enragés. Au lond de la salle, trois
renards-charcutiers, coupables d avoir fabriqtiû
du boudin en temps de grève, vont trc livrés
aux fauves. Ils ortt été passés au préalable a
la machine à bosseler.)
LA SEINE. Encore du puzzle, cher
ami. Voyez comme vous êtes populaire.
dans toutes les classes de la société on
va couper en morceaux trois misérable
renégats. C'est le puzzle de la solidariU.
ouvrière, celui-là
LE PUZZLE,- C'est bien. Mais cette
chasse aux renards m'a donné mal a m
morceau de tête. Je prendrais volonté!
un cachet de pyramidon.
LA SEUE. Très facile 1
Scène III
LES ENTRAVEES
(A la pharmacie Parat. La Seine et le Pazzl*
sont reçus par l'aimable M. Parât en' fet
sonne.)
LE PUZZLE. Un cachet de pyraini
don, je vous prie.
M. PARAT. Où est la personne er
question ?
LE puzzLE. Vous dites ? Jetons de
mande du pyramidon.
M. Parât. Que dites-vous Qu'ai
je entendu Vous me demandez, du py
famidon ? Vous osez me demander d,.
pvramidon 1 Ah ça, est-ce que vous mn
prenez pour un potard ?.
Le; puzzLE. Vous n'êtes pas pharma-
cien ?
M. PARAT. Jamais de la vie. mon
sieur Mon métier est autrement noblt
et délicat je suis le serrurier di
l'amour Voulez- vous des cadenas, de;
chaînettes, des « cuîssottes » (c'est ur
système analogue celui des menot-
tes) ?. Voulez-vous le jupon à secret.
le corset explosif ? Je vous recommande
le corset explosif toute personne au
tre que le mari qui tente de le dégrafer
fait éclater une petite cartouche de dy-
namite cachée entre deux baleines. Les
coupables sont réduits en miettes.
LA Seine. Du puzzle Toujours dr
puzzle
M. PARAT. -Les femmes, voyez-vous
monsieur, ont besoin d'être élroitemen-.
liées à l'être qui leur est cher Il fau'
les attacher solidement à nous. Je rm
permettrar même, à cette, occasion. de
vous recommander la cordelette que
voici, d'une résistance à toute épreuve.
Les nœuds sacrés du mariage, voilà.
monsieur, comment je les comprends!
(Il montre de fortes cerdes nouées avec vi-
gueur.)
Le puzzle. C'est parfait
M. PARAT. Et souverain. Notez, di
reste, que j'ai fait école et que je suif
le précurseur des robes actuelles
Qu'est-ce, en somme, que les robes en.
travées ? Des jupes ficelées C'est ut,
grand pas vers le cadenas final.
La SEINE. -Ce sont des jupes. Pa.
UNE CHASSE AU RENARD EN i9n
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