Titre : L'Indépendant des Basses-Pyrénées : paraissant les lundi, mercredi et vendredi ["puis" paraissant tous les jours excepté le dimanche "puis" journal républicain quotidien "puis" le mieux informé des journaux de la région]
Éditeur : [s.n.] (Pau)
Date d'édition : 1925-05-19
Contributeur : Garet, Émile (1829-1912). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34416250c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 mai 1925 19 mai 1925
Description : 1925/05/19 (A58,N17564). 1925/05/19 (A58,N17564).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5278300x
Source : Bibliothèque patrimoniale de Pau, Ee 3218
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 03/05/2020
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■ INDEPENDANT
DES BASSES PYRÉNÉES
JOURNAL RÉPUBLICAIN
la cent.
Entlte CARET, Fondateur.
La DiiMiaii» - .
Rédacteurs en chef j 0ctave AUBEB
( J. A. CATALA
-i- : R Agence Havas, 34, Rue du Lycée, à BORDEAUX, Aflcnce H^,Pér„tyle du Grand Théâtre â PAR,S, Agence Havas. 62. Ru. de R.cheUei
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<■' Les Opérations du Maroc
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AMn«irr°b< Cs c'onilî,cncen| à être châtiés.
«îîff *°nS"nous’ quoi qu’on cn dise> à une
Vf MÏÎix” U,n pC,U ,on8ut'« °n annonce que
mi«.lnny.CSiiilTt. 1 en EsP{»«ne chargé d’une
ration nn« w d?iÜ Se raPP?rler « ia coopé-
,a,,°n possible de nos voisins.
La situation doit être prise au sérieux
A,™ rt,r<;'. '*«liftü ! ï î.es qUc‘ Ies Espagnols eurent dé-
nie de battre en retraite vers les côtes et
les présidés, avec des cris de triomphe. A
fewm^n ’ noUs.avons exprimé des crain-
I vu?, .US !ayion,s fondées. Le maréchal
i^autej, dont les energumènes du Cartel
ont demandé souvent le départ, n’a pas pu
nw nias •aVA1,ser, ïe Gouvernement des événe-
menls inéluctables que préparaient la re-
>«.a,teIIM 5 .E^agnoU et l’abandon d’une
/one diihejle a garder au milieu de tribus
rebelles.
Nous avons eu l’occasion de le dire, les
MM fai ns en contact depuis si longtemps
avec les seuls Espagnols, s’étaient convain-
cus que la civilisation européenne sc ré-
duisait a construire des monastères, des J
casernes et des bagnes. I>e là, la haine des ]
Berbères, qui n’allait ipas .sans quelque mé-
pris. Apres la retraite onéreuse des Espa-
gnols qui a rempli d'orgueil les Riffains, |
les excitations des etrangers et des coin- !
munistes ont pu leur faire croire que les \
français n’opposeraient au fanatisme des I
•ils de Mahomet qu’une résistance brève et <
inutile. <
Mais de nombreux Berbères sont venu
en P rance et ont vu les manifestations d
notre puissance ; beaucoup se renden
compte aussi du soin que nous avons tou
jours pris de ne pas diminuer l’autoriti
religieuse du Maghzcn et de respecter le
coutumes et les traditions des musulmans
Malgré cela, comme on le disait ici au moi:
de septembre de l’an dernier, les excita
lions du dehors et la griserie des facile;
victoires remportées contre les chrétien!
espagnols pouvaient, d’une minute à l’au
tre, déchaîner la guerre sainte et aussi h
guerre nationaliste prêchéc par le bolche-
visme de Lénine et de Cachin.
Le mouvement redouté s’est produit
quand Abd-cJ-Krim a pu, avec le concours
d’Allemands, de Russes et d’autres étran-
gers encore, armer scs troupes à l’euro-
péenne et disposer de moyens d’attaque et
de défense répondant à notre puissance.
On ne doit pas douter un instant que les
espoirs de nos ennemis ont été entretenus
par la pensée que le Cartel n’hésiterait pas
à remplacer le maréchal Lyautcy, le modèle
admirable des administrateurs soldats, par
quelque subtil gouverneur civil qui cher-
cherait à briser les rebellions avec des pa-
roles de miel. On pouvait croire aussi dans
les tribus parcourues par les officiers dé-
serteurs de notre légion étrangère et par
les marchands d’armes que le gouverne-
ment du Cartel n’oserait pas indisposer les
internationalistes et les bolchevistes en en-
voyant, pour soutenir les droits de la Fran-
ce, les forces nécessaires. Telle était sans
doute l’idée, que provoquait dans le camp
d’Abd-cl-Krim l’attitude du ministère Her-
riot-NoIlet. Nous devons reconnaître que
M. Painlevé, ministre de la Guerre, a parlé
et agi sans se soucier des répercussions
que ses actes nécessaires et décisifs pour-
raient avoir sur la politique intérieure.
Il a loué le maréchal Lyautcy, il a mis en
son pouvoir les forces nécessaires pour ré-
tablir la paix, car là aussi nous travaillons
pour la paix compromise par la défaillance
«le l’Espagne.
L’orgueil froissé de l’Espagne peut com-
pliquer les choses. Il y a cn Europe des
gouvernements qui cherchent la vérité
dans la bouche de ceux qui sont humiliés
et perdent le sentiment rie l’équité. Qu’ils
n’écoutent pas les doléances amères de
l’Espagne sans regarder avec sang-froid le
sens des opérations purement défensives
que nous devons entreprendre et dont l’am-
plitude dépend uniquement de l’attaque
que nous avons à repousser.
11 faut se persuader qu’en aucun cas nous
ne recherchons la succession de l’Espagne;
nous ne voulons aucunement nous substi-
tuer à elle, même quami nous jouons le
rôle qu’elle n’a pas pu remplir. Si l’Espa-
gne, malgré ses déchirements intérieurs
oui viennent pour beaucoup de la blessure
de l’amour-propre marocain, a le moindre
esprit politique, le moindre sens de la con-
servation, elle n’hésitera pas à prendre une
attitude qui en fera notre collaboratrice et
qui lui permettra de reprendre la plus
grande partie du prestige qu’elle a perdu.
Il ne faut pas croire aux fanfaronnades
d’Abd-el-Krim marchant sur Fez par la val-
lée de l’Ouergha, qui offre d’ailleurs un
chemin assez facile, mais il est bien cer-
tain que les desseins du chef sont ambi-
tieux, parce que les armements sont puis-
sants et modernes. Dans ces conditions,
l’Espagne doit se repentir do n’avoir pas
fait appel à la France alors que les rebelles
étaient moins armés et avaient moins de
sujets de fierté. Va-t-elle assister à notre ef-
fort vigoureux et victorieux sans l’abréger
par un concours dont elle aurait le bénéfice
matériel et moral.
L’Espagne a encore au Maroc une armée
de cent mille hommes qui peut diviser l’ef-
fort de l’ennemi et permettre au maréchal
Lyautey et à ses lieutenants de porter le
coup décisif aux rebelles. C’est pour elle
qu’elle travaillera en abrégeant la lutte uue
nous soutenons contre Albd-el-Krim. En
n’intervenant pas, en prêtant l’oreille aux
voix de l’orgueil froisse ou de l’intrigue in-
ternationale, l’Espagne perdra tout.
OCTAVE AUBERT.
«—X—»
Com ment la petite garnison d’Aoulay
résista héroïquement pendant dix jours
aux assauts réitérés des Rifains
Fez. — A quelque vingt lieues au nord
de Fez, un peu- au-dessus de l’Ouergha et
de ses laines fertiles, si ardemment cou
\ citées par les maigres guerriers d’Abd-
el-Krim, existe au creux îles premiers
contreforts du Riff un couloir que l’on
appelle la trouée d’Aoulay.
Espérant aller jusqu’à la ville sainte di
Magureb, dissidents et Riffains tentèrent
de descendre ce couloir. Us trouvèrent
sur leur route trente-huit hommes, pas ua
de plus : la garnison du poste d’Aoulay
C’est elle qui retint pendant deux semai
i es les assauts renouvelés des fanatiques
et le bombardement de quatre canons
. contre ses faibles murs de pierre,
i Plus encore que par son importance
> stratégique, Ja. victorieuse résistance du I
1 este d’Aoulay a une valeur d’exemple
sur le moral essentiellement influençable
de ceux qui l’attaquèrent.
La garnison d’Aoulay comptait trente-
six tirailleurs du 1er régiment sénégalais
commandés par le capitaine Duboin et le
lieutenant (.atperielle. Le poste compre- I
nuit nn fortin principal entouré d’un mur
de pierre de 1 ni. 50 de haut et deux bloc-1
l.liauss. Pas un seul canon, quelques mi- I
♦railleuses, trente-six fusils et des grenu- J
Dans les derniers jours d’avril, tandis
que I exode des Béni Zeroual témoignait I
pour les avertir de la rébellion proche, le I
capitaine Duboin constituait dans son for- I
im une importante provision d’eau. Il I
doublait les sentinelles, accentuait la sur-1
vaillance. Et il attendit... Il n’attendit pas
longtemps. Le l,,r et le 2 mai, des groupes I
hostiles sont signalés ; le 3 l’étreinte se
resserre ; le 4 nu blockhauss est bombardé I,
par deux canons rifains et tombe aux ,
mains de l’ennemi. I (
Le 5 mai, par panneaux dans Ja journée, 11
par signaux lumineux la. nuit, le poste in-1
tonne t’av iatkm que sa situation est. de-1 ,
\onue très grave. Trois pièces tirent sur I
lm, les murs s’écroulent comme un jeu I ï
• le cartes sous les obus. Le capitaine fait .
creuser des tranchées autour du fortin et [
la garnison s’y réfugie avec ses provisions ,
i l ses amies. I
Et les assauts commencent furieux,
bondissant de roche en roche, les Rifains
s approchent tout près du fortin et les dé-
fenseurs doivent, faire usage de leurs gre-
nades. Quatre canons tirent maintenant
Mir Aoulay. Soudain, ils se taisent. Quel
sisl-il passé ? Des ronflements de mo-1
leur ébranlent, le ciel calme. Ce sont nos
avions de bombardement qui arrivent. |
C est pour ne pas laisser repérer leurs |
pièces que les leçons de la guerre euro-
péenne sont parfaitement sues dans le Rif.
La vernie de l’escadrille française a eu |
un autre avantage que celuii de réduire!
I ïovisoirenient au silence la batterie en-1
neinie. Elle a dispersé un fort contingent
qui se préparait à monter à l’assaut.
Le H mai se passe sans amener de elian-l
goment. Aoulay tient toujours et l’avia-1
non empêche encore les canons rifains de
tirer. Le 9 mai, ils reprennent, le boni bar-1
démon! grâce à la brume. Cette fois l’ar-
tillerie compte une pièce de plus et les
ce tonnes françaises ne peuvent encore |
atteindre Aoulay. Le capitaine Duboin |
perd non pas courage, mais espoir Ôans
sa délivrance.
— Si vous ne venez pas nous dégager, I
!<'légraphie-t-il par signaux Morse, comi> |
tez sur nous pour défendre la route de
Fez. »
Quand le général en chef eut connais-
sance de ce message, il demanda la ro-
sette d oifflcier de Ja Légion d’honneui i
pour le capitaine Duboin, la croix pour le
lieutenant Charpenellc, des médailles mi-
litaires et des croix de guerre pour toute '
la garnison.
Tandis que la colonne du général C'olom-
lmt poursuit, sa marche vers Aoulay, en se 1
frayant un passage à travers les tribus (
dissidentes, le poste subit de nouveaux 1
assauts. Les prisonniers faits hier décla- 1
u lit que la, meliulla rifainc avait reçu or- I
di'o de s’emparer coûte que coûte d’Aou- 1
luy le 10. Favorisés par un brouillard qui ‘
empêche l’ficacité de l’aviation, les Rif- 1
tains attaquent le fortin à la grenade. Le 1
capitaine Duboin est blessé par deux fois ^
dans la même nuit, le lieutenant Cliarpe- *
• elle, grièvement atteint au ventre, plu- 1
sieurs tirailleurs sont mis hors de combat. :
Le lendemain, la brunie s’est dissipée, J
nos aviateurs réussissent à repérer et à dé-
truire un des canons.
— Nous n'avons plus de grenades, si- .i
gliale le capitaine Duboin. Ùn avion va j
chercher ces munitions et les jette sur Je
fortin. Bien entendu, sous peine de faire
du remède un poison, il a fallu prendre
des précautions : passant, une première 1
fois sur les blockhaus, l’avion laisse tom- -
ber le corps de grenades. TI revient une
seconde fois et lâche par-dessus la car- *
lingtuc les détonateurs. Le lendemain 12, 1
l’avion revient avec, cette fois, la rosette, L
les croix, des décorations. 1
— Merci. Je demande deux scies à mé- 1
taux, répond le capitaine Duboin et des 1
désinfectants. i
Le moral, Je cran, le sang-froid de la -
garnison, tout n’est-il pas dans cette de-
mande ? Ce n’est plus du secours que ré- (
clame l’héroïque organisateur mais du 1
matériel. 1
Maintenant, l’ennemi lassé n’attaque
plus d’aussi près. Vaincu à la grenade, il ‘
se contente de lâcher ses coups de mauser 1
de deux cents mètres et il profite de la 1
nuit pour venir enlever les corps qu’il
faut ensevelir en terre sainte, la tête tour- 1
bée vers la Mecque. 1
Cependant .dans la nuit du 12 au 13, il
te nte un suprême effort. Le canon reprend,
puis se tait, et 250 dissidents, toujours so- <
hdoment encadrés par des Rifains, mon- -
font à l’attaque du fortin. I
Aoulay ne compte alors guère plus de
vingt défenseurs valides. A la mitrailleuse, 1
au lebel et à la grenade, ils réussirent à <
an ôter un ennemi dix fois plus nombreux.
Le 13 à midi, on lé sait, le général Co-
h mbat emportait le massif de Bibanc. 1
L’étreinte alors se desserra autour d’Aou-
lav.
Le 14, le groupe mobile occupe les hau-
teurs d’Ourtzacb, à trois kilomètres .au
sud-ouest d’Aoulay, et, pour saluer et re-
mercier ceux qui viennent ainsi le déli- 1
vrer, le capitaine Duboin emploie tout
bonnement le signal qui signifie : nous
n’avons plus besoin de vous.
Le 15, à midi, le général Coiombat en-
trait dans ce qui restait d’Aoulay, et cet
après-midi le capitaine Duboin venait pai-
siblement se reposer un peu dans ce Fez
dont il avait — comme il l’avait promis —
barré lu roule.
Nouvelles Diverses
Paris. — Le ministre de l’agriculture a
visité ce matin la Foire de Paris et parti-
culièrement les machines agricoles.
Reval. — L’Esthonie a conclu avec la
. Tchéco-Slovaquie un arrangement concer-
nant le commerce de son bétail vivant ou
> abattu.
| CHEMIN FAISAN'
| ••IIMMMIIIMIHIIIUIHIHMIIIHIIIIIHNIHIII
Une source béarnaise
de " Chantecler "
I Vers 1880, il y avait à Orthez un ban
j quier, nommé Eugène Larroque, qui s’oe
cupait de politique et de littérature autan
que de finances. Passionné pour Je dia
lecte de sa province, il prenait soin de re
cueillir, de la bouche des paysans qui si
pi esentaient à ses bureaux, les mots ot
•es tours les plus pittoresques, et il le«
faisait entrer très habilement dans les
lettres, écrites en béarnais, qu’il publiai;
dans Je Courrier d’Orthez sous le pseudo-
nyme du Caddet de Hourcadut. Ces lettres,
les unes politiques, les autres littéraires,
'•ut été publiées l’année dernière en deux
volumes, .chez Marimpouey, à Pau. M.
J ierre Lasserre, compatriote du banquier
orthézien et bon juge en la matière, esti-
me qu elles sont pleines d’esprit, de verve
et de talent.
En les lisant, M. Jean Bourciez, profes-
seur au lycée de Toulouse, a fait une cu-
rieuse trouvaille, qu’il a récemment ra-
contée dans une revue de Bordeaux, la
RMéridionale. 11 a découvert chez le
'..atdet de Hourcadut un passage ou Ed-
mond Rostand paraît avoir pris l’idée et
quelques expressions de la scène des Noc-
turnes de Chantecler.
Dans sa lettre du 26 juillet 1879, Larro-
i|iic disait avoir fait un rêve ëtra«nire.
Après s’être égaré dans un bois, il assis-
ait. du haut d’i.n chêne, à l’assemblée des
in unaux des ténèbres réunis pour cons-
nrer contre les coqs. Un vieux hibou pro-
.onçait un réquisitoire contre ces oiseaux
.ont le chant sonore annonce la venue du
our, et, il terminait par le cri de : « Mort
tiix coqs : », ce quisc dit, en béarnais :
\tourt aus hasds / Tous les autres nhïtur-
ies, vipères, corbeaux et crapauds, répè-
tent le cri du vieux hibou, et chacun
eux lançait contre les coqs une atcusa-
KMI nouvelle, en réclamant leur exécution
lem supplice. On voit quelle analogie
Rite scène présente, dans son ensemble,
\ ce celle des Nocturnes de Rostand,
niant aux ressemblances de détail, elles
e sont pas nombreuses, mais une on deux
mt trop frappantes pour qu’on puisse v
□ir le résultat d’un simple hasard. « Un
•une corbeau, dit Larroque, suggéra
lavant d’elrangler les coqs, il fallait les
:rêter, se partager leurs crêtes. » Or, un
;s Nocturnes de Clianteclev propose ceci :
., Et sa crfile,
ui semblait sur sou. J roui de : Vaurore i
f concrète.
...nous las prendrons...
Les différences, M. Bourciez le recon-
naît volontiers, son très sensibles 'entre la
lettre de Larroque et la pièce de Rostand
t our le prosateur d’Orthez. les Noctimfb,
représentent ses adversaires politiques
vaincus ; pour le poète de Cainbo, ils sym-
bolisent les ennemis de l’héroïsme et de la
générosité, vertus propres do Chantecler.
Larroque est plus satirique et Rostand
puis lyrique. Le premier caractérise scs
personnages par quelques traits vigou-
îeux, le second se laisse aller au plaisir
du développement verbal, de la rime opu-
lente ou imprévue, du mot spirituel.
On ie saurait donc accuser Edmond Ros-
tand d’avoir imité de trop près le Catdet
ce Hourcadut. Qu’il ait connu la lettre
d Eugene Larroque sur les animaux de
oint et qu il en ait retenu le dessin géné-
îul avec quelques touches, cela, ne paraît
pas douteux. Mais, sur ces emprunts, il a
mis idubitablement et fortement sa griffe,
et, si on les lui avait reprochés de son
vivant, il aurait eu le droit de so défendre
omme fit jadis un autre poète français,
plus grand peintre d’animaux et le plus
irand « imitateur » que nous ayons dans
ouïe notre littérature. 11 aurait, pu dire en
ourlant, comme La Fontaine :
Feu lis gui sont du Nord, et gui sont du
\Midi...
H. M.
ÉCHOS & NOUVELLES
JE PASSAGE A PAU.
M. et Mme Marius Latour, M. Sieutat Lacaze,
M. et Van Ingen, Famille Henri Warmer, M. et
Mme Story, Mmes Luisa Chopitea, M. et Mme
ferbert Milnes, Comtesse Vieilli Chighizola, Vi-
îomte et vicomtesse Champeaux, M. Alex Lau-
riston, M. Jules Pecas, M. Paul LambeH, M.
ilancliot, M. René Briend.
Au NOM DU GOUVERNEMENT.
Certains journaux ont fait grand bruit parce
que Mary Garden, la célèbre artiste, vient de
décerner, au nom du gouvernement français, la
médaille militaire à un soldat mutilé.
La cérémonie s’est déroulé sur la Côte d’Azur
.■t a été, paraît-il, l’objet de commentaires plus
m moins bienveillants de la part des hiver-
nants.
— Où allons-nous, ont déclaré certains, si
une artiste est autorisée à représenter le gou-
vernement ?
Que ceux-là se rassurent.
Ils oublient sans doute, en effet, que Mary
[iarden est la marraine d’une petite cité des
Alpes-Maritimes qu’elle a comblée de ses bien-
faits.
En outre, elle reçut elle-même, pour son dé-
vouement à notre cause pendant la guerre, la
croix de la Légion d'honneur.
Il était donc tout à fait naturel qu’elle ait
été choisie pour décorer un de ses vaillants
iilleuls et elle était même 'pour cela, nous sem-
ble-t-H, parfaitement qualifiée.
PllOTOCOLE.
Comment se tient, à ln main, le chapeau"
haut de forme lorsqu’on reste tête une au cours
d’une présentation, d’une cérémonie ? 11 ne
semble pas que le protocole français soit à ce
sujet d’accord avec le protocole britannique.
Ey effet, quand George V, à son récent pas-
sage à Paris, alla déposer une couronne sur la
tombe du Soldat inconnu, on put remarquer
que le souverain tenait son haut de forme'com-
plètement retourné, le haut en bas, montrant
ainsi l’intérieur du chapeau. 1
Or, à côté du monarque, notre chef du pro-
tocole, également tète nue, tenait, lui, son haut
de forme dans su position naturelle, légère-
ment inoliné toutefois et reposant en partie,
par le rebord, sur la paume de la main ren-
versée.
Il n’y eut pas d’incident. Mais ce fonction-
naire français aurait dû, incontestablement,
adopter la « manière » de Georges V qui don-
nait le ton.
SOLUTION DE L’ANAGRAMME D’HIER :
Allumettes.
DERNIÈRE HEURE
La campagne contre les Rifains
Nous soutenons une véritable guerre européenne ”
dit le Maréchal LYAUTEY
* Paris, Le correspondant du Journal
au Maroc fait savoir que dans la journée
. d hier il a vu le maréchal Lyautey. Celui-ci
lui a déclare que les opérations se dérou- j
laient dans de bonnes conditions mais que
Albd-el-Krim dispose d’un état-major bien
organisé et d un service de renseignements i
bien assure. Il lui a déclaré en outre que
toutes les coupures de presse relatives aux
operations au Maroc sont remises réguliè-
rement à Abd-el-Krim. Le maréchal invite
donc la presse française à donner peu de
renseignements sur les déplacements des
colonnes françaises.
« C’est une véritable guerre à l’euro-
peenne que nous soutenons ici, a dit le ma-
I rechal, et sur les opératiôns de laquelle la
presse doit observer la plus grande dis-
crétion. »
s .
ABO EL KRIM REÇOIT DU SEOOURS
Taner. — On confirme qu’une harka for.
niée par des contingents de Djedalas et de
Ghomaras, se dirigent vers l’Ouergha afin
de porter secours aux troupes d’Abd-el-
Krim qui commencent à être démoralisées ;
par leurs insuccès. i
LA PROGRESSION FRANÇAISE (
Fez. — Le groupement Freydenberg a
débloqué le poste de Bou-Toumeur après
un combat assez vif au cours duquel l’en-
nemi s’est servi de deux canons dont le tir
était d’ailleurs assez mal réglé. 'I
A l’est, la propagande ennemie s’inten-
si fie sur le front des iBrancs et des Ghes- 0
naia. Un renfort de sept cents fusils serait v
arrive chez ces derniers. Il n’y a rien à si- a
gnaler cn ce qui concerne le groupe Cam- l!
bais. u
A ] ouest, les organisations défensives en-
i nemies en pays Beni-Berk-Aoual se pour-
| suivent. Le calme renaît chez les Béni Nes-
gui'lda. Le groupement Coiombat s’est por-
r/flUr £e,aîî des S,ess» fi0’' 1 a éteint «ans
diincultes. Les troupes qui composent ce
groupe ont fourni un admirable effort, exé-
cutant des manoeuvres difficiles dans un
pays chaotique en présence d’un ennemi
nombreux et bien armé. Au centre, l’en-
nemi renforce ses convois.
A FEZ, LE CALME REGNE
Fez. — La métropole musulmane du nord
j n-rroc consc>rvc, malgré les événements
du Rrff, sa physionomie habituelle de gran-
de ville commerçante. Les nouvelles du
front et les communiqués officiels font l'ob.
jet des conversations sans interrompre l’ac-
tivité habituelle, augmentée des mouve-
ments de troupes, du départ du ravitaille-
ment et des convois arrivant aux quartiers
militaires. Les groupes mobiles se renfor-
cent de divers éléments et de nombreux
groupes de partisans parfaitement équipés
et montés. Hier, pour la première fois, l’en-
nemi a utilise le canon en rase campagne
-n réglant très imparfaitement son tir.
LES PERTES RIFFAINES J
Londres. — D’après le correspondant
I un journal anglais à Tanger, les pertes '
es Riffains dans la vallée ni fortement, impressionné les tribus ré-
oltees. Le « New-York Herald » dit qu’on
de bonnes raisons de croire (pu* les Rif- *
uns sur le front de l’Ouergha sont com- (
iandés par des Européens. t
t
La réponse de la France à l'Allemagne
i Paris. — Le Petit Parisien dit que l’im-
pression produite par le projet de réponse
de la France à l’Allemagne relativement à
*la question de sécurité est excellente. Tous
les diplomates alliés qui ont eu connais-
sance de la note du Quai d’Orsay la quali-
fient de « remarquable document » dont
l’ordonnance impeccable met en valeur la
netteté et la vigueur du plan d’ensemble
auquel la France espère voir aboutir la
suggestion allemande.
LA REMISE DE LA NOTE
Palis. — Le rédacteur diplomatique d’un
journal anglais dit que suivant le gouver-
nement anglais la Note des alliés sur le
désarmement' sera remise aux Allemands
mercredi on jeudi.
L’opinion d’un journal anglais.
Londres. — Nous attachons, dit la il/or-
ning Post, le plus d’importance à la Note
sur le désarmement qui sera prochaine-
ment envoyée au Reich. Laissons l’Allema-
gne regarder vers le Nord, le Sud, l’Est et
'Ouest, tant qu’elle n’aura pas désarmé.
Laissons-la chanter les louanges et la force
d’Hindenburg, tant que le maréchal ne veut
pas conduire à nouveau la lutte. Mais nous
n’avons pas confiance dans la bonne vo-
lonté des nationalistes allemands. Seuls les
alliés peuvent sauver la mère-patrie, les
Hohenzollern et le reste de l’Europe d’une
guerre de revanche.
—.
En Allemagne
UN NOUVEAU PARTI POLITIQUE
Berlin. — Il est question dans les milieux
politiques de la formation d’un nouveau
parti modéré qui s’intitulerait « national,
libéral et républicain ». Ses fondateurs se-
raient certains députés populistes et dé-
mocrates entre autres MM. Von Kardorff.
von Richter, professeur Kahl et Wieland.
APRES LA CATASTROPHE
f DE DORSTFELD
Dortmund. — La dernière victime de
l’accident de la mine Dorstfeld a été reti-
rée du puits dimanche soir, à 20 heures.
Le total des morts s’élève à 41. Celui des
plessés à 27 dont 4 grièvement.
L'EX-KRONPRINZ ACCLAME A BREME
Brême. — L’ex-kronprinz s’est rendu à
Blême où sa femme et ses enfants reve- ;
liant de voyage sont arrivés. Un banquet I
a été offert en son honneur par le Club
Nautique impérial. Sur le parcours de son
hôtel au Club, le kronprinz a été l’objet
des ovations de la foule. 11 a remercié en
sc montrant au balcon du Club. Le public,
a alors'entonné le « Deutsehland uber ai-
les ». i T
M. HINDENBURG EST AUGMENTE
Berlin. — Le Reichstag a adopté un
projet ayant pour but de relever, très sen-
siblement, les indemnités allouées au nou-
veau président, le feld-maréchul von Hin-
drnburg.
La motion émanant de la droite a été
vivement combattue par les sociaux-dé-
irocrâtes. «Elle a été soutenue par les dé-
l |no*èratefs. ,
i
UNE USINE DE MUNITIONS
EN ROUMANIE
Bucarest. — Les journaux annoncent que
les travaux de construction d’une fabrique
de munitions à Médiath sont en train. L’en-
treprise, qui est du plus grand style, est
exécutée* par l’Etat et les usines de Res-
chitza; avec le concours de capitaux an-
glais. Cette fabrique de munitions puisera
sa force motrice dans les grandes usines
de pétrole qui se trouvent dans le voisi-
nage. On prévoit encore, dans le courant
de cette année, l’installation d’autres fa-
briques de matériel de guerre.
M. DURAFOUR A*SAINT-ETIENNE
Saint-Etienne. — M. Durafour, ministre
du travail, préside aujourd’hui l’ouverture
du Conseil général de la Loire. Il recevra
mardi, les délégations ouvrières.
♦
La canfirtnca dts évêques
yougoslaves
Belgrade. — Sous lai présidence de Mgr
Bauer, évêque de Zaghreb, les évêques
yougoslaves ont tenu, une importante
conférence durant laquelle a été examinée
la situation politique et religieuse du
pays. Les évêques ont décidé de présenter
une vive protestation au ministre des
cultes et de l’instruction publique. Cette
protestation s’occupe des nombreuses per-
sécutions dont sont victimes les prêtes
des rites latin et oriental dans les dis-
tiicts de Ktvschnko, Balgulaka, Samboro
et Palanka et des faites de rapines com-
mis dans diverses églises et monastères
par ordre de certaines autorités locales.
Dans cette Note, il attirent l’attention du
ministre des cultes sur lu nécessité abso-
lue de régler définitivement au moyen
d’.un Concordat les relations politico-reli-
gieuses entre l’Etat et l’Eglise afin d’évi-
ter de nombreux incidents qui, à cause de
la situation provisoire actuelle, s'élève
fréquemment entre les autorités laïques et
ecclésiastiques. La Conférence des évêques
se déclare opposée au décret ministériel*
du 2 janvier 1925 ordonnant, que toutes
les institution humanitaires et religieuses
seraient dorénavant soumises au contrôle
des inspecteurs scolaires et que les dites
institutions doivent (renoncer pour tou-
jours non seulement à leur caractère ca
tiiolique.. et national, mais encore à leurs
titres. La conférence a décidé d’adresser
au ministre des cultes et au Président du
C'uiscil une protestation vibrante contre
ces dispositions offensantes pour les ca-
tholiques de tout ie pays. Dans cette pro-
testations il est dit que les instructions
données constituent une provocation ou
M rte et ne répondent, aucunement à l es-
prit de la Constitution, (ies mesures veu-
lent provoquer un Kulturkamp.
^ ——
LE CONGRES DES SOVIETS
EST SATISFAIT DE SA POLITIQUE
Moscou. — L’Agence Rosa annonce que
le Congrès des Soviets a adopté à l’unani-
mité une résolution «ppouvant entière-
ment la politique extérieure et intérieure
du gouvernement de l’Union.
La résolution adoptée déclare notam-
ment que le capitalisme a prouvé qu’ii
était incapable de créer un ordre de choses
durable, qu’il ne pouvait que favoriser le
'développement des divergences internatio-
nales et orienter les puissances vers un ac-
croissement intense des armements, que
toutes les attaques portées contre l’Union
sint basées sur des documents falsifiés, que
pour toutes ces raisons, la situation ac-
tuelle inspire à l’Union des craintes et des
inquiétudes en ce qui concerne le maintien
de la paix, le développement des rapports
économiques internationaux et la défense
des frontières de 1a. Russie.
La résolution relève ensuite l’importance
des progrès économiques réalisés par l’U-
nion, progrès qui ont permis de rétablir
un budget, sans déficit. Elle insiste sur la
nécesité d’une restauration de l’industrie
sur une base technique, de l’intensifica
tio/n de l’économie, le renforcement de l’as-
sistance économique aux paysans comme
étant actuellement les problèmes économi-
ques les plus importants.
• - * ♦ ■■
LE RAPPROOHEMENT
AUSTRO-ALLEMAND
Vienne. — Le docteur Dinghoser, prési-
dent de la Chambre autrichienne et chef
du parti pangermaniste, s’est occupé, hier,
au cours d’une réunion du parti, de la ques-
tion de l’union de l’Autriche à rAllémagne
ét de l’attitude de la Petite Entente envers
l’Autriche. M. Dinghoser proteste vivement
contre toutes les tentatives faites pour ter-
roriser l’Autriche et spécialement contre la
politique tchéco-slovaque qui veut empê-
cher l’annexion de l’Autriche par l’Allema-
gne. Le président du parti pangermaniste
qéclare solennellement que rien ne corres-
pond moins à la vérité que l’opinion pro-
pagée à l’étranger au sujet de la recrudes-
cence de la propagande pour un rappro-
chement avec l’Allemagne, causée, dit-on,
par l’intention prêtée à l’Allemagne natio-
naliste d'annexer l’Autriche.
~~ - y*
» La Bulgarie
en effervescence
Londres. — On mande de Sofia au Daily
Express •' De graves incidents se sont pro-
duits, au cours des dernières 24 heures,
dans différentes parties de la Bulgarie.
2.000 hommes de troupe ont passé la plus
grande partie de la journée d’hier â repri-
mer 1 activité de nombreuses bandes ar-
mées opérant à l’Est de Sofia.
Un plan audacieux pour attaquer le Sim-
plon-Express. en faisant sauter un pont en-
tre Sofia et Philippopoli, a été découvert
juste à temps, hier. On a envoyé plusieurs
contingents pour garder la voie ferrée et
les ponts.
LES COMMUNISTES AGRARIENS
NE DESARMENT PAS
Londres. — D’après la Reich Post, les
communistes bulgares déclarent que mai-
gre les condamnations des lanceurs de
bombes de Sofia, ils continuent la lutte
contre le gouvernement. Le gouvernement
Zankoxv est, en effet, décidé a rester à son
poste, mais il serait disposé à procéder à
quelques remaniements.
A travers le Monde
L’OPPOSITION EN ROUMANIE
Bucarest — Les partis de l’opposition
avaient convoqué pour iiier, dimanche,
leurs adhérents, ainsi que les autres partis
a une grande manifestation contre le gou-
vernement. Des détachements de soldats
Mit cm péché les manifestants de se réunir.
LE CINEMA EST EN VOGUE
Londres. — D’après les statistiques, plus
ie 20 initiions de spectateurs assistent,
’haque semaine, en Angleterre, aux repré
'dilutions cinématographiques et les recet-
; s annuelles des cinémas dépassent 33 miU
ions de livres sterling. 95 % des films sont
le provenance étrangère.
CHEZ LES MUTILES ET ANCIENS
COMBATTANTS
Paris- — Le 9e Congrès national de
l'Union fédérale des associations françai-
ses des mutilés et anciens combattants,
se tiendra à Bordeaux, du 3 Ornai au 2 juin
pi ochai n.
Plus de 75 départements seront repré-
sentés à cette grande manifestation an-
nuelle des associations françaises. D’ores
et déjà. 500 délégués, tant de France que
d’Algérie et. ayant n# total près de 350.000 (
mandats, se sont fait inscrire pour parii- j
ci per aux débats ?
Le ministre des pensions présidera le
banquet de clôture le 2 juin.
LES ORAGES . j
Montpellier. — De violents orages ont, |
éclaté sur toute une contrée du départe- I
ment do l’Hérault.
La grêle est tombée en abondance, eau- f
sant de sérieux dégâts aux vignobles. (
>mr certains points, les raisins sont com- ' fl
pîètement détachés des feu il les, et les ceps 1
sont hachés.
Dans les communes de Montpcyrous, I
Saint-Audi e-de-Sangonis, Saint-Pargoire, I
Saint-FJéix-de l’Odex, les plus sérieuse- ‘ I
ment atteintes, les propriétaires sulfatent j
pour éviter le mildiou.
Le temps reste orageux.
LE COURS DES CHANGES [
A NEW-YORK (
Paris .— Voici la parité des changes au- H
lourd’hui à la Bourse de New-York : f‘
Londres 92,88. — New-ork 19,19. !
L’ESCADRE DE LA MEDITERRANEE I
EN MANOEUVRES j
Toulon. — L escadre de la Méditerranée, fl
toit se rendre en partie au début du mois ■
Je juin à Naples. Une partie de cette me- |
me escadre se rendra en même temps à fl
>tte. Les deux fractions de l'escadre doi- fl
'eut se rendre à üran quelques jours plus 1
ard. La dépense totale de ces manoeuvres j
s’élèvera à 25 millions de francs en ce qui i
MH ii'TM'iio lr< nlim lwm ;
L’ETAT Dr CM 'RRE EST LEVE
EN ESPAGNE j
Madrid. — La « Gazette Officielle » a pu- j
blié, hier, un décret du Directoire levant j
l’état de guerre dans toute l'spague et ré- |
tablissaut les garanties constitutionnelles I
suspendues depuis le 13 septembre 1923. f
Toutefois, la censure préalable continue- J
ra à être appliquée à la presse le Dircc- 1
toire jugeant que le moment n’est pas op- I
portun pour la supprimer.
M. CHAUMET A LONDRES
Paris. — M. Chaumet, ministre du com- I
merce, a quitté Paris ce matin pour Lon- fl
dres où il va assister au banquet annuel de I
la Chambre de Commerce française. J
L’ANNIVERSAIRE D’ALPHONSE XIII I
Paris. — A l’occasion de l’anniversaire ■
de la naissance du roi d’Espagne, M. Dou-fl
mergue, président de la République, lui al
adressé un télégramme en l'assurant de sal
sympathie.
Le roi a répondu par un télégramme de®
remerciements. fl
LES GRANDES MANOEUVRES
POLONAISES
^fl
Londres. — On mande de Varsovie quefl
les grandes manoeuvres polonaises se. dé-fl
rouleront cette année dans la Galicie orienfl
talc. Le maréchal Pétain représentera lifl
France.
UN MATADOR TUE D’UN COUP
DE CORNE EN PLEIN C&Uffl
Marseille. — Hier avait lieu aux arène!
de Marseille une course .simulacre en préfl
sence d’un nombreux public. Tout a£IH
bien jusqu’au sixième taureau. Dans cettfl
dernière course, la bête, franche et püqfl
santé .donna beaucoup de difficultés afl
torero. Le matador Basatri, dit Pedrofl
clio 11, âgé de 20 ans, dont c'était la pffl
mière course, voulut placer une paire
banderolles, mais s’y étant pris maladnifl
tentent., il reçut un coup de corne en pjefl
coeur. Transporté à l’infirmerie des arfl
nos, le blessé ne tarda pas à expirer, nufl
gré les soins empressés de. deux docteur!
Rot du Cordalitr» ■ PIB \
tlLflPHONI l o-a* |
TitlaiiAMMia i |
| INDflFESU^ANT * PAU 1
CNIQUU POSTAUX M* IT,MI S
BOXPXAUX ï
I PUBLICITÉ : I
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B4clt»ex(6 colonne»), | 50 _ |
Ë *«M»
s Chronique locale..... 4 • 5
| Schoe et Wourell#»... 5 * _ 5
■ INDEPENDANT
DES BASSES PYRÉNÉES
JOURNAL RÉPUBLICAIN
la cent.
Entlte CARET, Fondateur.
La DiiMiaii» - .
Rédacteurs en chef j 0ctave AUBEB
( J. A. CATALA
-i- : R Agence Havas, 34, Rue du Lycée, à BORDEAUX, Aflcnce H^,Pér„tyle du Grand Théâtre â PAR,S, Agence Havas. 62. Ru. de R.cheUei
W* ANWÉB ■» W* 17. Wl |
MARDI I
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Autre» Départ. 9 56 l« » 33 >1
« »2a»M»|
immnniimiHinumuiniuniwi«HMWtw«*
<■' Les Opérations du Maroc
^*a France et l’Espagm
AMn«irr°b< Cs c'onilî,cncen| à être châtiés.
«îîff *°nS"nous’ quoi qu’on cn dise> à une
Vf MÏÎix” U,n pC,U ,on8ut'« °n annonce que
mi«.lnny.CSiiilTt. 1 en EsP{»«ne chargé d’une
ration nn« w d?iÜ Se raPP?rler « ia coopé-
,a,,°n possible de nos voisins.
La situation doit être prise au sérieux
A,™ rt,r<;'. '*«
nie de battre en retraite vers les côtes et
les présidés, avec des cris de triomphe. A
fewm^n ’ noUs.avons exprimé des crain-
I vu?, .US !ayion,s fondées. Le maréchal
i^autej, dont les energumènes du Cartel
ont demandé souvent le départ, n’a pas pu
nw nias •aVA1,ser, ïe Gouvernement des événe-
menls inéluctables que préparaient la re-
>«.a,teIIM 5 .E^agnoU et l’abandon d’une
/one diihejle a garder au milieu de tribus
rebelles.
Nous avons eu l’occasion de le dire, les
MM fai ns en contact depuis si longtemps
avec les seuls Espagnols, s’étaient convain-
cus que la civilisation européenne sc ré-
duisait a construire des monastères, des J
casernes et des bagnes. I>e là, la haine des ]
Berbères, qui n’allait ipas .sans quelque mé-
pris. Apres la retraite onéreuse des Espa-
gnols qui a rempli d'orgueil les Riffains, |
les excitations des etrangers et des coin- !
munistes ont pu leur faire croire que les \
français n’opposeraient au fanatisme des I
•ils de Mahomet qu’une résistance brève et <
inutile. <
Mais de nombreux Berbères sont venu
en P rance et ont vu les manifestations d
notre puissance ; beaucoup se renden
compte aussi du soin que nous avons tou
jours pris de ne pas diminuer l’autoriti
religieuse du Maghzcn et de respecter le
coutumes et les traditions des musulmans
Malgré cela, comme on le disait ici au moi:
de septembre de l’an dernier, les excita
lions du dehors et la griserie des facile;
victoires remportées contre les chrétien!
espagnols pouvaient, d’une minute à l’au
tre, déchaîner la guerre sainte et aussi h
guerre nationaliste prêchéc par le bolche-
visme de Lénine et de Cachin.
Le mouvement redouté s’est produit
quand Abd-cJ-Krim a pu, avec le concours
d’Allemands, de Russes et d’autres étran-
gers encore, armer scs troupes à l’euro-
péenne et disposer de moyens d’attaque et
de défense répondant à notre puissance.
On ne doit pas douter un instant que les
espoirs de nos ennemis ont été entretenus
par la pensée que le Cartel n’hésiterait pas
à remplacer le maréchal Lyautcy, le modèle
admirable des administrateurs soldats, par
quelque subtil gouverneur civil qui cher-
cherait à briser les rebellions avec des pa-
roles de miel. On pouvait croire aussi dans
les tribus parcourues par les officiers dé-
serteurs de notre légion étrangère et par
les marchands d’armes que le gouverne-
ment du Cartel n’oserait pas indisposer les
internationalistes et les bolchevistes en en-
voyant, pour soutenir les droits de la Fran-
ce, les forces nécessaires. Telle était sans
doute l’idée, que provoquait dans le camp
d’Abd-cl-Krim l’attitude du ministère Her-
riot-NoIlet. Nous devons reconnaître que
M. Painlevé, ministre de la Guerre, a parlé
et agi sans se soucier des répercussions
que ses actes nécessaires et décisifs pour-
raient avoir sur la politique intérieure.
Il a loué le maréchal Lyautcy, il a mis en
son pouvoir les forces nécessaires pour ré-
tablir la paix, car là aussi nous travaillons
pour la paix compromise par la défaillance
«le l’Espagne.
L’orgueil froissé de l’Espagne peut com-
pliquer les choses. Il y a cn Europe des
gouvernements qui cherchent la vérité
dans la bouche de ceux qui sont humiliés
et perdent le sentiment rie l’équité. Qu’ils
n’écoutent pas les doléances amères de
l’Espagne sans regarder avec sang-froid le
sens des opérations purement défensives
que nous devons entreprendre et dont l’am-
plitude dépend uniquement de l’attaque
que nous avons à repousser.
11 faut se persuader qu’en aucun cas nous
ne recherchons la succession de l’Espagne;
nous ne voulons aucunement nous substi-
tuer à elle, même quami nous jouons le
rôle qu’elle n’a pas pu remplir. Si l’Espa-
gne, malgré ses déchirements intérieurs
oui viennent pour beaucoup de la blessure
de l’amour-propre marocain, a le moindre
esprit politique, le moindre sens de la con-
servation, elle n’hésitera pas à prendre une
attitude qui en fera notre collaboratrice et
qui lui permettra de reprendre la plus
grande partie du prestige qu’elle a perdu.
Il ne faut pas croire aux fanfaronnades
d’Abd-el-Krim marchant sur Fez par la val-
lée de l’Ouergha, qui offre d’ailleurs un
chemin assez facile, mais il est bien cer-
tain que les desseins du chef sont ambi-
tieux, parce que les armements sont puis-
sants et modernes. Dans ces conditions,
l’Espagne doit se repentir do n’avoir pas
fait appel à la France alors que les rebelles
étaient moins armés et avaient moins de
sujets de fierté. Va-t-elle assister à notre ef-
fort vigoureux et victorieux sans l’abréger
par un concours dont elle aurait le bénéfice
matériel et moral.
L’Espagne a encore au Maroc une armée
de cent mille hommes qui peut diviser l’ef-
fort de l’ennemi et permettre au maréchal
Lyautey et à ses lieutenants de porter le
coup décisif aux rebelles. C’est pour elle
qu’elle travaillera en abrégeant la lutte uue
nous soutenons contre Albd-el-Krim. En
n’intervenant pas, en prêtant l’oreille aux
voix de l’orgueil froisse ou de l’intrigue in-
ternationale, l’Espagne perdra tout.
OCTAVE AUBERT.
«—X—»
Com ment la petite garnison d’Aoulay
résista héroïquement pendant dix jours
aux assauts réitérés des Rifains
Fez. — A quelque vingt lieues au nord
de Fez, un peu- au-dessus de l’Ouergha et
de ses laines fertiles, si ardemment cou
\ citées par les maigres guerriers d’Abd-
el-Krim, existe au creux îles premiers
contreforts du Riff un couloir que l’on
appelle la trouée d’Aoulay.
Espérant aller jusqu’à la ville sainte di
Magureb, dissidents et Riffains tentèrent
de descendre ce couloir. Us trouvèrent
sur leur route trente-huit hommes, pas ua
de plus : la garnison du poste d’Aoulay
C’est elle qui retint pendant deux semai
i es les assauts renouvelés des fanatiques
et le bombardement de quatre canons
. contre ses faibles murs de pierre,
i Plus encore que par son importance
> stratégique, Ja. victorieuse résistance du I
1 este d’Aoulay a une valeur d’exemple
sur le moral essentiellement influençable
de ceux qui l’attaquèrent.
La garnison d’Aoulay comptait trente-
six tirailleurs du 1er régiment sénégalais
commandés par le capitaine Duboin et le
lieutenant (.atperielle. Le poste compre- I
nuit nn fortin principal entouré d’un mur
de pierre de 1 ni. 50 de haut et deux bloc-1
l.liauss. Pas un seul canon, quelques mi- I
♦railleuses, trente-six fusils et des grenu- J
Dans les derniers jours d’avril, tandis
que I exode des Béni Zeroual témoignait I
pour les avertir de la rébellion proche, le I
capitaine Duboin constituait dans son for- I
im une importante provision d’eau. Il I
doublait les sentinelles, accentuait la sur-1
vaillance. Et il attendit... Il n’attendit pas
longtemps. Le l,,r et le 2 mai, des groupes I
hostiles sont signalés ; le 3 l’étreinte se
resserre ; le 4 nu blockhauss est bombardé I,
par deux canons rifains et tombe aux ,
mains de l’ennemi. I (
Le 5 mai, par panneaux dans Ja journée, 11
par signaux lumineux la. nuit, le poste in-1
tonne t’av iatkm que sa situation est. de-1 ,
\onue très grave. Trois pièces tirent sur I
lm, les murs s’écroulent comme un jeu I ï
• le cartes sous les obus. Le capitaine fait .
creuser des tranchées autour du fortin et [
la garnison s’y réfugie avec ses provisions ,
i l ses amies. I
Et les assauts commencent furieux,
bondissant de roche en roche, les Rifains
s approchent tout près du fortin et les dé-
fenseurs doivent, faire usage de leurs gre-
nades. Quatre canons tirent maintenant
Mir Aoulay. Soudain, ils se taisent. Quel
sisl-il passé ? Des ronflements de mo-1
leur ébranlent, le ciel calme. Ce sont nos
avions de bombardement qui arrivent. |
C est pour ne pas laisser repérer leurs |
pièces que les leçons de la guerre euro-
péenne sont parfaitement sues dans le Rif.
La vernie de l’escadrille française a eu |
un autre avantage que celuii de réduire!
I ïovisoirenient au silence la batterie en-1
neinie. Elle a dispersé un fort contingent
qui se préparait à monter à l’assaut.
Le H mai se passe sans amener de elian-l
goment. Aoulay tient toujours et l’avia-1
non empêche encore les canons rifains de
tirer. Le 9 mai, ils reprennent, le boni bar-1
démon! grâce à la brume. Cette fois l’ar-
tillerie compte une pièce de plus et les
ce tonnes françaises ne peuvent encore |
atteindre Aoulay. Le capitaine Duboin |
perd non pas courage, mais espoir Ôans
sa délivrance.
— Si vous ne venez pas nous dégager, I
!<'légraphie-t-il par signaux Morse, comi> |
tez sur nous pour défendre la route de
Fez. »
Quand le général en chef eut connais-
sance de ce message, il demanda la ro-
sette d oifflcier de Ja Légion d’honneui i
pour le capitaine Duboin, la croix pour le
lieutenant Charpenellc, des médailles mi-
litaires et des croix de guerre pour toute '
la garnison.
Tandis que la colonne du général C'olom-
lmt poursuit, sa marche vers Aoulay, en se 1
frayant un passage à travers les tribus (
dissidentes, le poste subit de nouveaux 1
assauts. Les prisonniers faits hier décla- 1
u lit que la, meliulla rifainc avait reçu or- I
di'o de s’emparer coûte que coûte d’Aou- 1
luy le 10. Favorisés par un brouillard qui ‘
empêche l’ficacité de l’aviation, les Rif- 1
tains attaquent le fortin à la grenade. Le 1
capitaine Duboin est blessé par deux fois ^
dans la même nuit, le lieutenant Cliarpe- *
• elle, grièvement atteint au ventre, plu- 1
sieurs tirailleurs sont mis hors de combat. :
Le lendemain, la brunie s’est dissipée, J
nos aviateurs réussissent à repérer et à dé-
truire un des canons.
— Nous n'avons plus de grenades, si- .i
gliale le capitaine Duboin. Ùn avion va j
chercher ces munitions et les jette sur Je
fortin. Bien entendu, sous peine de faire
du remède un poison, il a fallu prendre
des précautions : passant, une première 1
fois sur les blockhaus, l’avion laisse tom- -
ber le corps de grenades. TI revient une
seconde fois et lâche par-dessus la car- *
lingtuc les détonateurs. Le lendemain 12, 1
l’avion revient avec, cette fois, la rosette, L
les croix, des décorations. 1
— Merci. Je demande deux scies à mé- 1
taux, répond le capitaine Duboin et des 1
désinfectants. i
Le moral, Je cran, le sang-froid de la -
garnison, tout n’est-il pas dans cette de-
mande ? Ce n’est plus du secours que ré- (
clame l’héroïque organisateur mais du 1
matériel. 1
Maintenant, l’ennemi lassé n’attaque
plus d’aussi près. Vaincu à la grenade, il ‘
se contente de lâcher ses coups de mauser 1
de deux cents mètres et il profite de la 1
nuit pour venir enlever les corps qu’il
faut ensevelir en terre sainte, la tête tour- 1
bée vers la Mecque. 1
Cependant .dans la nuit du 12 au 13, il
te nte un suprême effort. Le canon reprend,
puis se tait, et 250 dissidents, toujours so- <
hdoment encadrés par des Rifains, mon- -
font à l’attaque du fortin. I
Aoulay ne compte alors guère plus de
vingt défenseurs valides. A la mitrailleuse, 1
au lebel et à la grenade, ils réussirent à <
an ôter un ennemi dix fois plus nombreux.
Le 13 à midi, on lé sait, le général Co-
h mbat emportait le massif de Bibanc. 1
L’étreinte alors se desserra autour d’Aou-
lav.
Le 14, le groupe mobile occupe les hau-
teurs d’Ourtzacb, à trois kilomètres .au
sud-ouest d’Aoulay, et, pour saluer et re-
mercier ceux qui viennent ainsi le déli- 1
vrer, le capitaine Duboin emploie tout
bonnement le signal qui signifie : nous
n’avons plus besoin de vous.
Le 15, à midi, le général Coiombat en-
trait dans ce qui restait d’Aoulay, et cet
après-midi le capitaine Duboin venait pai-
siblement se reposer un peu dans ce Fez
dont il avait — comme il l’avait promis —
barré lu roule.
Nouvelles Diverses
Paris. — Le ministre de l’agriculture a
visité ce matin la Foire de Paris et parti-
culièrement les machines agricoles.
Reval. — L’Esthonie a conclu avec la
. Tchéco-Slovaquie un arrangement concer-
nant le commerce de son bétail vivant ou
> abattu.
| CHEMIN FAISAN'
| ••IIMMMIIIMIHIIIUIHIHMIIIHIIIIIHNIHIII
Une source béarnaise
de " Chantecler "
I Vers 1880, il y avait à Orthez un ban
j quier, nommé Eugène Larroque, qui s’oe
cupait de politique et de littérature autan
que de finances. Passionné pour Je dia
lecte de sa province, il prenait soin de re
cueillir, de la bouche des paysans qui si
pi esentaient à ses bureaux, les mots ot
•es tours les plus pittoresques, et il le«
faisait entrer très habilement dans les
lettres, écrites en béarnais, qu’il publiai;
dans Je Courrier d’Orthez sous le pseudo-
nyme du Caddet de Hourcadut. Ces lettres,
les unes politiques, les autres littéraires,
'•ut été publiées l’année dernière en deux
volumes, .chez Marimpouey, à Pau. M.
J ierre Lasserre, compatriote du banquier
orthézien et bon juge en la matière, esti-
me qu elles sont pleines d’esprit, de verve
et de talent.
En les lisant, M. Jean Bourciez, profes-
seur au lycée de Toulouse, a fait une cu-
rieuse trouvaille, qu’il a récemment ra-
contée dans une revue de Bordeaux, la
RMéridionale. 11 a découvert chez le
'..atdet de Hourcadut un passage ou Ed-
mond Rostand paraît avoir pris l’idée et
quelques expressions de la scène des Noc-
turnes de Chantecler.
Dans sa lettre du 26 juillet 1879, Larro-
i|iic disait avoir fait un rêve ëtra«nire.
Après s’être égaré dans un bois, il assis-
ait. du haut d’i.n chêne, à l’assemblée des
in unaux des ténèbres réunis pour cons-
nrer contre les coqs. Un vieux hibou pro-
.onçait un réquisitoire contre ces oiseaux
.ont le chant sonore annonce la venue du
our, et, il terminait par le cri de : « Mort
tiix coqs : », ce quisc dit, en béarnais :
\tourt aus hasds / Tous les autres nhïtur-
ies, vipères, corbeaux et crapauds, répè-
tent le cri du vieux hibou, et chacun
eux lançait contre les coqs une atcusa-
KMI nouvelle, en réclamant leur exécution
lem supplice. On voit quelle analogie
Rite scène présente, dans son ensemble,
\ ce celle des Nocturnes de Rostand,
niant aux ressemblances de détail, elles
e sont pas nombreuses, mais une on deux
mt trop frappantes pour qu’on puisse v
□ir le résultat d’un simple hasard. « Un
•une corbeau, dit Larroque, suggéra
lavant d’elrangler les coqs, il fallait les
:rêter, se partager leurs crêtes. » Or, un
;s Nocturnes de Clianteclev propose ceci :
., Et sa crfile,
ui semblait sur sou. J roui de : Vaurore i
f concrète.
...nous las prendrons...
Les différences, M. Bourciez le recon-
naît volontiers, son très sensibles 'entre la
lettre de Larroque et la pièce de Rostand
t our le prosateur d’Orthez. les Noctimfb,
représentent ses adversaires politiques
vaincus ; pour le poète de Cainbo, ils sym-
bolisent les ennemis de l’héroïsme et de la
générosité, vertus propres do Chantecler.
Larroque est plus satirique et Rostand
puis lyrique. Le premier caractérise scs
personnages par quelques traits vigou-
îeux, le second se laisse aller au plaisir
du développement verbal, de la rime opu-
lente ou imprévue, du mot spirituel.
On ie saurait donc accuser Edmond Ros-
tand d’avoir imité de trop près le Catdet
ce Hourcadut. Qu’il ait connu la lettre
d Eugene Larroque sur les animaux de
oint et qu il en ait retenu le dessin géné-
îul avec quelques touches, cela, ne paraît
pas douteux. Mais, sur ces emprunts, il a
mis idubitablement et fortement sa griffe,
et, si on les lui avait reprochés de son
vivant, il aurait eu le droit de so défendre
omme fit jadis un autre poète français,
plus grand peintre d’animaux et le plus
irand « imitateur » que nous ayons dans
ouïe notre littérature. 11 aurait, pu dire en
ourlant, comme La Fontaine :
Feu lis gui sont du Nord, et gui sont du
\Midi...
H. M.
ÉCHOS & NOUVELLES
JE PASSAGE A PAU.
M. et Mme Marius Latour, M. Sieutat Lacaze,
M. et Van Ingen, Famille Henri Warmer, M. et
Mme Story, Mmes Luisa Chopitea, M. et Mme
ferbert Milnes, Comtesse Vieilli Chighizola, Vi-
îomte et vicomtesse Champeaux, M. Alex Lau-
riston, M. Jules Pecas, M. Paul LambeH, M.
ilancliot, M. René Briend.
Au NOM DU GOUVERNEMENT.
Certains journaux ont fait grand bruit parce
que Mary Garden, la célèbre artiste, vient de
décerner, au nom du gouvernement français, la
médaille militaire à un soldat mutilé.
La cérémonie s’est déroulé sur la Côte d’Azur
.■t a été, paraît-il, l’objet de commentaires plus
m moins bienveillants de la part des hiver-
nants.
— Où allons-nous, ont déclaré certains, si
une artiste est autorisée à représenter le gou-
vernement ?
Que ceux-là se rassurent.
Ils oublient sans doute, en effet, que Mary
[iarden est la marraine d’une petite cité des
Alpes-Maritimes qu’elle a comblée de ses bien-
faits.
En outre, elle reçut elle-même, pour son dé-
vouement à notre cause pendant la guerre, la
croix de la Légion d'honneur.
Il était donc tout à fait naturel qu’elle ait
été choisie pour décorer un de ses vaillants
iilleuls et elle était même 'pour cela, nous sem-
ble-t-H, parfaitement qualifiée.
PllOTOCOLE.
Comment se tient, à ln main, le chapeau"
haut de forme lorsqu’on reste tête une au cours
d’une présentation, d’une cérémonie ? 11 ne
semble pas que le protocole français soit à ce
sujet d’accord avec le protocole britannique.
Ey effet, quand George V, à son récent pas-
sage à Paris, alla déposer une couronne sur la
tombe du Soldat inconnu, on put remarquer
que le souverain tenait son haut de forme'com-
plètement retourné, le haut en bas, montrant
ainsi l’intérieur du chapeau. 1
Or, à côté du monarque, notre chef du pro-
tocole, également tète nue, tenait, lui, son haut
de forme dans su position naturelle, légère-
ment inoliné toutefois et reposant en partie,
par le rebord, sur la paume de la main ren-
versée.
Il n’y eut pas d’incident. Mais ce fonction-
naire français aurait dû, incontestablement,
adopter la « manière » de Georges V qui don-
nait le ton.
SOLUTION DE L’ANAGRAMME D’HIER :
Allumettes.
DERNIÈRE HEURE
La campagne contre les Rifains
Nous soutenons une véritable guerre européenne ”
dit le Maréchal LYAUTEY
* Paris, Le correspondant du Journal
au Maroc fait savoir que dans la journée
. d hier il a vu le maréchal Lyautey. Celui-ci
lui a déclare que les opérations se dérou- j
laient dans de bonnes conditions mais que
Albd-el-Krim dispose d’un état-major bien
organisé et d un service de renseignements i
bien assure. Il lui a déclaré en outre que
toutes les coupures de presse relatives aux
operations au Maroc sont remises réguliè-
rement à Abd-el-Krim. Le maréchal invite
donc la presse française à donner peu de
renseignements sur les déplacements des
colonnes françaises.
« C’est une véritable guerre à l’euro-
peenne que nous soutenons ici, a dit le ma-
I rechal, et sur les opératiôns de laquelle la
presse doit observer la plus grande dis-
crétion. »
s .
ABO EL KRIM REÇOIT DU SEOOURS
Taner. — On confirme qu’une harka for.
niée par des contingents de Djedalas et de
Ghomaras, se dirigent vers l’Ouergha afin
de porter secours aux troupes d’Abd-el-
Krim qui commencent à être démoralisées ;
par leurs insuccès. i
LA PROGRESSION FRANÇAISE (
Fez. — Le groupement Freydenberg a
débloqué le poste de Bou-Toumeur après
un combat assez vif au cours duquel l’en-
nemi s’est servi de deux canons dont le tir
était d’ailleurs assez mal réglé. 'I
A l’est, la propagande ennemie s’inten-
si fie sur le front des iBrancs et des Ghes- 0
naia. Un renfort de sept cents fusils serait v
arrive chez ces derniers. Il n’y a rien à si- a
gnaler cn ce qui concerne le groupe Cam- l!
bais. u
A ] ouest, les organisations défensives en-
i nemies en pays Beni-Berk-Aoual se pour-
| suivent. Le calme renaît chez les Béni Nes-
gui'lda. Le groupement Coiombat s’est por-
r/flUr £e,aîî des S,ess» fi0’' 1 a éteint «ans
diincultes. Les troupes qui composent ce
groupe ont fourni un admirable effort, exé-
cutant des manoeuvres difficiles dans un
pays chaotique en présence d’un ennemi
nombreux et bien armé. Au centre, l’en-
nemi renforce ses convois.
A FEZ, LE CALME REGNE
Fez. — La métropole musulmane du nord
j n-rroc consc>rvc, malgré les événements
du Rrff, sa physionomie habituelle de gran-
de ville commerçante. Les nouvelles du
front et les communiqués officiels font l'ob.
jet des conversations sans interrompre l’ac-
tivité habituelle, augmentée des mouve-
ments de troupes, du départ du ravitaille-
ment et des convois arrivant aux quartiers
militaires. Les groupes mobiles se renfor-
cent de divers éléments et de nombreux
groupes de partisans parfaitement équipés
et montés. Hier, pour la première fois, l’en-
nemi a utilise le canon en rase campagne
-n réglant très imparfaitement son tir.
LES PERTES RIFFAINES J
Londres. — D’après le correspondant
I un journal anglais à Tanger, les pertes '
es Riffains dans la vallée
oltees. Le « New-York Herald » dit qu’on
de bonnes raisons de croire (pu* les Rif- *
uns sur le front de l’Ouergha sont com- (
iandés par des Européens. t
t
La réponse de la France à l'Allemagne
i Paris. — Le Petit Parisien dit que l’im-
pression produite par le projet de réponse
de la France à l’Allemagne relativement à
*la question de sécurité est excellente. Tous
les diplomates alliés qui ont eu connais-
sance de la note du Quai d’Orsay la quali-
fient de « remarquable document » dont
l’ordonnance impeccable met en valeur la
netteté et la vigueur du plan d’ensemble
auquel la France espère voir aboutir la
suggestion allemande.
LA REMISE DE LA NOTE
Palis. — Le rédacteur diplomatique d’un
journal anglais dit que suivant le gouver-
nement anglais la Note des alliés sur le
désarmement' sera remise aux Allemands
mercredi on jeudi.
L’opinion d’un journal anglais.
Londres. — Nous attachons, dit la il/or-
ning Post, le plus d’importance à la Note
sur le désarmement qui sera prochaine-
ment envoyée au Reich. Laissons l’Allema-
gne regarder vers le Nord, le Sud, l’Est et
'Ouest, tant qu’elle n’aura pas désarmé.
Laissons-la chanter les louanges et la force
d’Hindenburg, tant que le maréchal ne veut
pas conduire à nouveau la lutte. Mais nous
n’avons pas confiance dans la bonne vo-
lonté des nationalistes allemands. Seuls les
alliés peuvent sauver la mère-patrie, les
Hohenzollern et le reste de l’Europe d’une
guerre de revanche.
—.
En Allemagne
UN NOUVEAU PARTI POLITIQUE
Berlin. — Il est question dans les milieux
politiques de la formation d’un nouveau
parti modéré qui s’intitulerait « national,
libéral et républicain ». Ses fondateurs se-
raient certains députés populistes et dé-
mocrates entre autres MM. Von Kardorff.
von Richter, professeur Kahl et Wieland.
APRES LA CATASTROPHE
f DE DORSTFELD
Dortmund. — La dernière victime de
l’accident de la mine Dorstfeld a été reti-
rée du puits dimanche soir, à 20 heures.
Le total des morts s’élève à 41. Celui des
plessés à 27 dont 4 grièvement.
L'EX-KRONPRINZ ACCLAME A BREME
Brême. — L’ex-kronprinz s’est rendu à
Blême où sa femme et ses enfants reve- ;
liant de voyage sont arrivés. Un banquet I
a été offert en son honneur par le Club
Nautique impérial. Sur le parcours de son
hôtel au Club, le kronprinz a été l’objet
des ovations de la foule. 11 a remercié en
sc montrant au balcon du Club. Le public,
a alors'entonné le « Deutsehland uber ai-
les ». i T
M. HINDENBURG EST AUGMENTE
Berlin. — Le Reichstag a adopté un
projet ayant pour but de relever, très sen-
siblement, les indemnités allouées au nou-
veau président, le feld-maréchul von Hin-
drnburg.
La motion émanant de la droite a été
vivement combattue par les sociaux-dé-
irocrâtes. «Elle a été soutenue par les dé-
l |no*èratefs. ,
i
UNE USINE DE MUNITIONS
EN ROUMANIE
Bucarest. — Les journaux annoncent que
les travaux de construction d’une fabrique
de munitions à Médiath sont en train. L’en-
treprise, qui est du plus grand style, est
exécutée* par l’Etat et les usines de Res-
chitza; avec le concours de capitaux an-
glais. Cette fabrique de munitions puisera
sa force motrice dans les grandes usines
de pétrole qui se trouvent dans le voisi-
nage. On prévoit encore, dans le courant
de cette année, l’installation d’autres fa-
briques de matériel de guerre.
M. DURAFOUR A*SAINT-ETIENNE
Saint-Etienne. — M. Durafour, ministre
du travail, préside aujourd’hui l’ouverture
du Conseil général de la Loire. Il recevra
mardi, les délégations ouvrières.
♦
La canfirtnca dts évêques
yougoslaves
Belgrade. — Sous lai présidence de Mgr
Bauer, évêque de Zaghreb, les évêques
yougoslaves ont tenu, une importante
conférence durant laquelle a été examinée
la situation politique et religieuse du
pays. Les évêques ont décidé de présenter
une vive protestation au ministre des
cultes et de l’instruction publique. Cette
protestation s’occupe des nombreuses per-
sécutions dont sont victimes les prêtes
des rites latin et oriental dans les dis-
tiicts de Ktvschnko, Balgulaka, Samboro
et Palanka et des faites de rapines com-
mis dans diverses églises et monastères
par ordre de certaines autorités locales.
Dans cette Note, il attirent l’attention du
ministre des cultes sur lu nécessité abso-
lue de régler définitivement au moyen
d’.un Concordat les relations politico-reli-
gieuses entre l’Etat et l’Eglise afin d’évi-
ter de nombreux incidents qui, à cause de
la situation provisoire actuelle, s'élève
fréquemment entre les autorités laïques et
ecclésiastiques. La Conférence des évêques
se déclare opposée au décret ministériel*
du 2 janvier 1925 ordonnant, que toutes
les institution humanitaires et religieuses
seraient dorénavant soumises au contrôle
des inspecteurs scolaires et que les dites
institutions doivent (renoncer pour tou-
jours non seulement à leur caractère ca
tiiolique.. et national, mais encore à leurs
titres. La conférence a décidé d’adresser
au ministre des cultes et au Président du
C'uiscil une protestation vibrante contre
ces dispositions offensantes pour les ca-
tholiques de tout ie pays. Dans cette pro-
testations il est dit que les instructions
données constituent une provocation ou
M rte et ne répondent, aucunement à l es-
prit de la Constitution, (ies mesures veu-
lent provoquer un Kulturkamp.
^ ——
LE CONGRES DES SOVIETS
EST SATISFAIT DE SA POLITIQUE
Moscou. — L’Agence Rosa annonce que
le Congrès des Soviets a adopté à l’unani-
mité une résolution «ppouvant entière-
ment la politique extérieure et intérieure
du gouvernement de l’Union.
La résolution adoptée déclare notam-
ment que le capitalisme a prouvé qu’ii
était incapable de créer un ordre de choses
durable, qu’il ne pouvait que favoriser le
'développement des divergences internatio-
nales et orienter les puissances vers un ac-
croissement intense des armements, que
toutes les attaques portées contre l’Union
sint basées sur des documents falsifiés, que
pour toutes ces raisons, la situation ac-
tuelle inspire à l’Union des craintes et des
inquiétudes en ce qui concerne le maintien
de la paix, le développement des rapports
économiques internationaux et la défense
des frontières de 1a. Russie.
La résolution relève ensuite l’importance
des progrès économiques réalisés par l’U-
nion, progrès qui ont permis de rétablir
un budget, sans déficit. Elle insiste sur la
nécesité d’une restauration de l’industrie
sur une base technique, de l’intensifica
tio/n de l’économie, le renforcement de l’as-
sistance économique aux paysans comme
étant actuellement les problèmes économi-
ques les plus importants.
• - * ♦ ■■
LE RAPPROOHEMENT
AUSTRO-ALLEMAND
Vienne. — Le docteur Dinghoser, prési-
dent de la Chambre autrichienne et chef
du parti pangermaniste, s’est occupé, hier,
au cours d’une réunion du parti, de la ques-
tion de l’union de l’Autriche à rAllémagne
ét de l’attitude de la Petite Entente envers
l’Autriche. M. Dinghoser proteste vivement
contre toutes les tentatives faites pour ter-
roriser l’Autriche et spécialement contre la
politique tchéco-slovaque qui veut empê-
cher l’annexion de l’Autriche par l’Allema-
gne. Le président du parti pangermaniste
qéclare solennellement que rien ne corres-
pond moins à la vérité que l’opinion pro-
pagée à l’étranger au sujet de la recrudes-
cence de la propagande pour un rappro-
chement avec l’Allemagne, causée, dit-on,
par l’intention prêtée à l’Allemagne natio-
naliste d'annexer l’Autriche.
~~ - y*
» La Bulgarie
en effervescence
Londres. — On mande de Sofia au Daily
Express •' De graves incidents se sont pro-
duits, au cours des dernières 24 heures,
dans différentes parties de la Bulgarie.
2.000 hommes de troupe ont passé la plus
grande partie de la journée d’hier â repri-
mer 1 activité de nombreuses bandes ar-
mées opérant à l’Est de Sofia.
Un plan audacieux pour attaquer le Sim-
plon-Express. en faisant sauter un pont en-
tre Sofia et Philippopoli, a été découvert
juste à temps, hier. On a envoyé plusieurs
contingents pour garder la voie ferrée et
les ponts.
LES COMMUNISTES AGRARIENS
NE DESARMENT PAS
Londres. — D’après la Reich Post, les
communistes bulgares déclarent que mai-
gre les condamnations des lanceurs de
bombes de Sofia, ils continuent la lutte
contre le gouvernement. Le gouvernement
Zankoxv est, en effet, décidé a rester à son
poste, mais il serait disposé à procéder à
quelques remaniements.
A travers le Monde
L’OPPOSITION EN ROUMANIE
Bucarest — Les partis de l’opposition
avaient convoqué pour iiier, dimanche,
leurs adhérents, ainsi que les autres partis
a une grande manifestation contre le gou-
vernement. Des détachements de soldats
Mit cm péché les manifestants de se réunir.
LE CINEMA EST EN VOGUE
Londres. — D’après les statistiques, plus
ie 20 initiions de spectateurs assistent,
’haque semaine, en Angleterre, aux repré
'dilutions cinématographiques et les recet-
; s annuelles des cinémas dépassent 33 miU
ions de livres sterling. 95 % des films sont
le provenance étrangère.
CHEZ LES MUTILES ET ANCIENS
COMBATTANTS
Paris- — Le 9e Congrès national de
l'Union fédérale des associations françai-
ses des mutilés et anciens combattants,
se tiendra à Bordeaux, du 3 Ornai au 2 juin
pi ochai n.
Plus de 75 départements seront repré-
sentés à cette grande manifestation an-
nuelle des associations françaises. D’ores
et déjà. 500 délégués, tant de France que
d’Algérie et. ayant n# total près de 350.000 (
mandats, se sont fait inscrire pour parii- j
ci per aux débats ?
Le ministre des pensions présidera le
banquet de clôture le 2 juin.
LES ORAGES . j
Montpellier. — De violents orages ont, |
éclaté sur toute une contrée du départe- I
ment do l’Hérault.
La grêle est tombée en abondance, eau- f
sant de sérieux dégâts aux vignobles. (
>mr certains points, les raisins sont com- ' fl
pîètement détachés des feu il les, et les ceps 1
sont hachés.
Dans les communes de Montpcyrous, I
Saint-Audi e-de-Sangonis, Saint-Pargoire, I
Saint-FJéix-de l’Odex, les plus sérieuse- ‘ I
ment atteintes, les propriétaires sulfatent j
pour éviter le mildiou.
Le temps reste orageux.
LE COURS DES CHANGES [
A NEW-YORK (
Paris .— Voici la parité des changes au- H
lourd’hui à la Bourse de New-York : f‘
Londres 92,88. — New-ork 19,19. !
L’ESCADRE DE LA MEDITERRANEE I
EN MANOEUVRES j
Toulon. — L escadre de la Méditerranée, fl
toit se rendre en partie au début du mois ■
Je juin à Naples. Une partie de cette me- |
me escadre se rendra en même temps à fl
>tte. Les deux fractions de l'escadre doi- fl
'eut se rendre à üran quelques jours plus 1
ard. La dépense totale de ces manoeuvres j
s’élèvera à 25 millions de francs en ce qui i
MH ii'TM'iio lr< nlim lwm ;
L’ETAT Dr CM 'RRE EST LEVE
EN ESPAGNE j
Madrid. — La « Gazette Officielle » a pu- j
blié, hier, un décret du Directoire levant j
l’état de guerre dans toute l'spague et ré- |
tablissaut les garanties constitutionnelles I
suspendues depuis le 13 septembre 1923. f
Toutefois, la censure préalable continue- J
ra à être appliquée à la presse le Dircc- 1
toire jugeant que le moment n’est pas op- I
portun pour la supprimer.
M. CHAUMET A LONDRES
Paris. — M. Chaumet, ministre du com- I
merce, a quitté Paris ce matin pour Lon- fl
dres où il va assister au banquet annuel de I
la Chambre de Commerce française. J
L’ANNIVERSAIRE D’ALPHONSE XIII I
Paris. — A l’occasion de l’anniversaire ■
de la naissance du roi d’Espagne, M. Dou-fl
mergue, président de la République, lui al
adressé un télégramme en l'assurant de sal
sympathie.
Le roi a répondu par un télégramme de®
remerciements. fl
LES GRANDES MANOEUVRES
POLONAISES
^fl
Londres. — On mande de Varsovie quefl
les grandes manoeuvres polonaises se. dé-fl
rouleront cette année dans la Galicie orienfl
talc. Le maréchal Pétain représentera lifl
France.
UN MATADOR TUE D’UN COUP
DE CORNE EN PLEIN C&Uffl
Marseille. — Hier avait lieu aux arène!
de Marseille une course .simulacre en préfl
sence d’un nombreux public. Tout a£IH
bien jusqu’au sixième taureau. Dans cettfl
dernière course, la bête, franche et püqfl
santé .donna beaucoup de difficultés afl
torero. Le matador Basatri, dit Pedrofl
clio 11, âgé de 20 ans, dont c'était la pffl
mière course, voulut placer une paire
banderolles, mais s’y étant pris maladnifl
tentent., il reçut un coup de corne en pjefl
coeur. Transporté à l’infirmerie des arfl
nos, le blessé ne tarda pas à expirer, nufl
gré les soins empressés de. deux docteur!
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