Titre : L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1912-09-15
Contributeur : Desgrange, Henri (1865-1940). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327071375
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 15 septembre 1912 15 septembre 1912
Description : 1912/09/15 (A13,N4353). 1912/09/15 (A13,N4353).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4630624j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-248
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/11/2016
L'Auto
13° 'ANNEE. - 4.353. — QUOTIDIEN
Le Numéro : iM Centimes.
■f
>fcîMANCîffî m SEPTEMBRE I9i2 •
Rédaction, Administration, Publicité :
10, Rue do Fanbourg-Montmartre, Paris (98).
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Directeur-Rédacteur en chef :
HENRI DESGRANGE
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AUTOMOBILE — AÉRONAUTIQUE AERONAUTIQUE- CYCLISME
ATHLÉTISME, YACHTING, ESCRIME, POIDS & HALTÈRES, HIPPISME, GYMNASTIQUE, ALPINISME
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départements et ALSÉRtE 12 » 24 »
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On s'abonne sans frais dans tous 1"
Sureaux de poste.
Paroles sous l'averse
Une pluie lourde qui. clapote .sur la
terre détrempée, enfle les flaques, re-
jaillit au bord des trottoirs creuses de
rigoles, et s'abat soudain par trombes
violentes sur les vitres des bouti-
ques... Chamonix prend un aspect in-
teux et transi, avec ses toits de tuiles
rouges où l'eau ruisselle en cataractes,
son clocher vu au travers d'une va-
peur et qui pointe vers un couvercle
de nuages houleux, une mer flottante
de brumes ouatées - qui se déchirent
aux derniers sapins de ces forêts dé-
clives, dévalant jusqu'aux routes trans-
formées "en rivières boueuses. Les rues
sont désertes. Parfois une voiture d hô-
tel, bossuée par les malles et les vali-
ses. emmitouflée de bâches, passe au
galop de chevaux qu'on dirait vernis
par l'averse, éclabousse quelque tou-
riste égaré là, enfoui sous un capuchon
comme un moine inquisiteur, et dispa-
rait dans, la grisaille rayée de hachures
obliques. Puis ce sont d 'ét.raiigps
silhouettes d'hommes à la démarche
balancée et pesante, qui viennent heur-
ter d'un doigt inquiet le verre d'un ba-
romètre .devant le bureau des gutides,
et s'éloignent avec des allures cünster-
qié,e,s..
Il pleut depuis cinq jours et. derrière
tes fenêtres d'hôtel, combien de visa-
ges anxieux interrogent ce brouillard
floconneux qui comble la. vallée et ne
s'élève par instants que pour montrer,
sur la base vent,rue des cimes, les lon-
gues traînées de .neige nouvelle ....
Nous sommes quelques alponisles
échoués dans un café au bord de l'Arve
qui. gonflée, tumultueuse, gronde et
roule son torrent laiteux d'où monte
une fumée. Mes .compagnons viennent,
les uns d'Italie, les autres des monta-
gnes dauphinoises,. Ils sont, pour la
plupart, tannés, brûlés, crevassés, et
les voisins s'amusent de nos joues rou-
gies, de nos nez déformés par les clo-
ques et de nos yeux cernés du cercle
blanc que laissent les lunettes grillées.
— Rien à faire cette .saison, dlit 1 un,
les Aiguilles sont fichues...
Et nous .nous engageons clans une
',dlS.c;US&1o;n bruyante..pour savoir com-
bien de jours il nous faudrait attendre
encore — en admettant un soleil ines-
péré — avant d'oser escalader les Drus
du le Grépon.
— Rien à tenter, tout est fichu, ré-
pète le pessimiste.
Et vous imagineriez mal les attitudes
défaites, les gestes navrés de ces grim-
peurs, qui échangent des, phrases sin-
gulières : « La neige est folle... la fis-
sure Mummerv est verglassée... les n-,
mmjes sont perfides... » Bref, un pro-
fane comprendrait, que les cimes refu-
sent de recevoir leurs habituels vain-
queurs et il s'étonnerait du désespoir
de ceux-ci. On parla de l'année dernière
qui fut la plus belle période pour l'alpi-
nisme. « Quelle année, hein ! Yourig et
Jones ont pu monter le Grépon depuis
le glacier de Tréla,porte et « faire » la
descente des jorasses sur le col des Hi-
rondelles. Ah ! la montagne prend bien
sa revanche et nous payons cher les
joies de cet été surprenant !
— Oui, J Oilles est mo;rt,, il y a deux
jours, tué avec sa jeune femme par un
bloc écroulé sur l'arête du mont Rouge
de Peuteret,.
Un silence pénible, gêné. Les yeux se
tournent vers le ciel sombre qui s'effi-
loche comme une masse laineuse. La
pluie, redouble et picote l'eau des mares
formées sur la route. Un coup de ton-
nerre retentit, s'éternise en échos
sourds et lointains.
— J,e n'ai vu ça qu'en 1870, dit, une
voix ; .l'orage a duré une semaine.
&
Nous nous retournons. Celui qu
vient de parler est un petit vieux tou
ramassé, qui porte une belle barb(
blanche et, dont le visage est, ridé oom
me une pomme de rainette. Un ancier
guide, sans doute. Un chapeau à large:
bords retombe sur ses yeux qui son
' fins et ombrés de touffes grises.
— Oui, une semaine et je vous pri<
de croire que c'était un bougre d'oragi
qui a. tué bien du monde là-haut.
H désigne un point des nuages oi
nous savons que se dresse le mon
Blanc. La catastrophe dont il évoque 1
souvenir nous est connue. C'est l'un
des plus terribles parmi celles qui en
s-aii,-I,ant,ère ni les annales de l'alpine
me. Onze personnes y périrent. Nou
n'ignoro.ns rien de cette histoire, mai
nous pressons le vie'illard de questions,
— Vous y étiez, mon brave ?
— Si j'y étais 1... Je venais d'être norr
mé porteur et j'avais fait ma premièr
ascension du mont Blanc au début - d
la saison, j'y étais remonté le 5 .aot
avec des camarades pour rechercher ]
corps d'une dame tombée dans une cr><
vasse avec mon pauvre ami Olivier Ga'
Nous avons retrouvé l'endroit où i'
avaient disparu et nous, avons travail
dans un gouffre, suspendus à des co
des, durant plus de. six heures, noi
relayant à tour de rôle, mais sans riE
apercevoir. Ah ! ce jour-là, j'ai cru qi
nous v resterions tous. La tourmen
nous a' attaqués en plein labeur, et, pe
dant que nous glissions sur la nei;
molle, nous jetions devant nous nos b
tons ferrés pour ne pas être foudroyé
Quelque temps après, le 6 septembr
j'étais à Plan-Praz avec des voyageur
quand l'un d'eux qui regardait dans
télescope me signale quelque chose q
remuait sur le Grand Plateau. Je prem
la lunette et je vois d'abord la montag,J
qui fume comme un volcan. Ça -cest rL
signe qui ne nous trompe guère et
savais que la neige devait voler, la-haut,
sous la rafale. Et puis voilà que je dis-
tingue une longue caravane qui descen-
dait., non pas au Grand Plateau, maus
vers les Rochers Rouges. Je compte,
onze personnes. On les voyait tomber et
se relever chaque fois oue le vent soui-
flait et, tout à coup, les nuages s'abats-
sent comme un rideau et s'accumulent
en masses noires. Il était près de trois'
heures. Je calcule que jamais les pau-
vres gens n'auront le temps d-e descen-
dre au refuge et je dis à mes touristes
qu'un malheur allait sûrement arriver.
La pluie se met à tomber et nous liions
sur ChamoDiix. Là, j'apprends que trois
étrangers, 1\1. Randall, le docteur Beau.
et le révérend Corkindale étaient partis
la veille avec trois guides et, cinq por-
teurs. Le lendemain tout le monde com-
menc'e à s'inquiéter. Sylvain Couttet, de
Pierre Pointue, monte jusqu'aux Grands
Mulets et ne voit personne. Les guides
partent en troupe, mais reviennent
chassés par l'orage. Le mauvais temps
dure pendant une semaine et c'est seu-
lement le 17 septembre qu'une ca.rava.ne
parvient au Mur de la Côte. Ah ! mes
enfants ! Quel spectacle 1 Tant que je vi-
vrai, je reverrai le docteur Bean, assis.
dans une position naturelLe, les yeux
ouverts, la tête dans ses mains et _ les
coudes sur ses genoux !' A côté de lui se
tenait le porteur C ach-at, accroupi et. le
regard tourné vers le ciel. Ils étaient
entièrement gelés et avaient dû se lais-
ser mourir de froid, sans bouger. Plus
bas, un autre étranger et les porteurs
Couttet et Tairraz avaient roulé pêle-
mêle le long d'une pente de glace. Des
six autres personnes, aucune trace, si-
non des sacs. des gants, un bâton... ODJ
ne Les a jamais .retrouvés et peut-être
ne les retrouvera-t-on jamais.
é2.
Le docteur Bean avait noté ses rim..
pressions sur un carnet. Il .racontait que
pendant trois jours ils étaient restés
dans une grotte de neige, qu'il sentait
ses membres geler un par un et qu'il
s'abandonnait à la destinée. Sa dernière
phrase était : « Beaucoup d'ennuis avec
les hommes », ce qui prouve que üer-
tains avaient voulu tenter un effort et
que lui s'v était opposé. Bref, nous re-
descendons les cadavres- jusqu'au Grand
Plateau, te premier jour, et à Cha.monix
le lendemain. On a fait de belles funé-
railles aux victimes, et 'e,omme, de nom-
breuses familles étaient en deuil par la
mo'rt des guides et des porteurs, le vous
jure que ce matjn-là la montagne en a
fait verser des larmes !
— J'avais lu l'histoire clans Duriter,
dit l'un de nous. Elle est atroce.
— Ce que vous ne savez pas et ce
que M. DurÚer — je l'ai bien connu ! —
n'a pas pu vous dire, c'est qu'il est ar-
rivé une aventure étrange, inouïe... Fi-
gurez-vous que dans notre rapport aux
guides chefs, le père Balmat et^ Ovide
Devouassoud, nous avons déclaré avoir
'retrouvé les corps du docteur Bean et
de M. John Randall et que, peu de
temps après, nous avons vu au cime-
tière que les tombes portaient les noms
de MM. Bean et Corkhida.Le. ! Pour moi,
il y a eu erreur, les guides ne se sont
pas tous trompés. C'est bien M. Randall
qu'on a 'ramené du glacier et chaque
fois que j'aperçois les héritiers de M.
Corkindale qui viennent mettre des
fleurs isur la tombe, je pense au cada-
vre demeuré là-haut., sous les neiges
éternelles (i). »
A ce moment une espèce de colosse,
traînant ses souliers cloutés, accourut,
la face hilare :
— Mes amis, crÜa-t-il, le baromètre
monte. Demain, temps superbe. Qui
j m'accompagne à lIa cabane du Couver-
cle ? Nous irons dire bonjour à l'AiguilLe
Verte.
— Trop de neige pour la Verte.
—■ Ravanel-le-Rouge m'affirme qu'elle
est possible par la Rocheuse,
i — Alors, nous irons tous !
La gaieté était revenue. Un coin de
> bleu se révélait au-dessus du col de Bal-
. me. Le vieux guide nous regarda, hocha
L la tête et s'en alla, pensif.
GEORGES CASELLA.
AUTOMOBILE CLUB
DE FRANCE
(Communiqué officiel)
COMMISSION SPORTIVE
Le 14 septembre 1912, à six heures du soir,
ont été clos les engagements à droit simple
pour la Coupe de la Commission Sportive
(motocyclettes).
La. liste des engagements est la suivante :
Première catégorie. — Motocyclettes de
250 o.c. de cylindrée.
1. La Française 1.
2., La Française 11.
3. Peugeot I.
Deuxième catégorie. — Motocyclettes de
350 c.c. de cylindrée. :
1. Clément 1.
2. Clément II.
3. Clément 111.
4. Terrot I.
5. Terrot II..
6. Peugeot II.
7. Peugeot III.
8. Griffon I
9. Griffon Il.
(1) M. J. Cusin Berlincourt, directeur-fonda-
teur du Musée historique alpin, de Chamonix,
m'a. confirmé le fait par écrit. Le procès-verbal
qui figure dans les livres de la mairie de Cha-
monix porte bien les noms du docteur J. B.
Bea.n, de Baltimore, et du révérend G. Maire
Corkindale, de Greenock (Ecosse), mais ie re-
gistre des guides porte à la date du 17 septem-
bre 1870, folio 31, numéro d'ordre -445, colonne 9:
« Ont été retrouvés : le docteur Bean et John
C. Randall ; George H, M. Corkindale n'a pas
été retrouvé. » Et plus loin, folio 32, dans la
colonne : Cadavres non retrouvés, figure en-
core le nom de Corkindatè. Erreur d'écriture?...
Troisième catégorie. — Motocyclettes de
500 c.c. de cylindrée.
1. Peugeot IV.
2. Griffon III.
Quatrième catégorie. — Side-cars de 350 c.c.
de cylindrée.
1. Gladiator I.
2. Gladiator II.
Les engagements, accompagnés du droit
d'entrée qui parviendraient à la Commission
Sportive, par lettre mise à la poste le 14 sep-
tembre 1912, avant six heures du soir, seront
ajoutés à cette liste et feront l'objet d'un com-
muniqué spécial. :
Le Secrétaire de la Commission Sportive, J
Ch. FOURREAU.
LA COURSE DE COTE DE GAILLON
Organisée par l'AUTO
Dimanche 6 octobre. — 14e année
Les catégories. — Engagez-vous.
'La course de côte die Gallon sera disputée,
nous le rappelons, en catégories différentes 'àe,%
celles de l'an dernier. Nous avons, en effet, cru
bien faire en adoptant Le règlement des grandes
épreuves de côte de l'année : Sillé-le-Guillaume,
Limonest, le Val-Suzon, Boulogne-sur-Mer et le
Venteux.
Rappelons donc aux intéressés que la liste des
catégories es.ti ainsi établie :
TOITURES
1° Voitures de tourisme
Charge utile
Cylindrée totale qu'elles devront
- transporter
1" catégorie 'Au-dessus de 6 1. 500 520 kil.
t 21 catégorie 5 1. 3 à 6 1. 5 480 kil.
3' catégorie 4 1. 6 à 5 1. 3 440 kil.
4' catégorie 3 1. 750 à 4 1. 6 400 kil.
51 catégorie 3 1. à 3 1. 750 360 kil.
6' catégorie 2 1. 7 à 3 1. 320 kil.
7' catégorie 2 1. 3 à 2 1. 7 280 kil.
8' catégorie 2 1. à 2 1. 3 240 kil.
9' catégorie 1 1. 750 à 2 1. 200 kit.
10, catégorie 1 1. 400 à. 1 1 750 160 kil.
Il' catégorie jusqu'a. 1 1. 400 120 kil.
2* Voitures de course
-
1
1* Voitures répondant aux catégories suivantes mais
avec carrosseries de course et sans charge utile à trans-
porter.
Cylindrée totale
1" catégorie Âu,de'sBus' de 6 1. 500
21 catégorie 5 1. 3 à 6 1. 5
31 catégorie 4 1. 6 à 5 1. 3
4* catégorie 3 1. 750 à 4 1. 6
5" catégorie 3 1. il. 3 1. 750
6* catégorie 2 1. 7 à 3 1.
7' catégorie 2 1. 3 à 2 1. 7
81 catégorie 2 1. il. 2 1. 3
9' catégorie 1 1. 750 à 2 1.
10* catégorie 1 L 400 à 1 1. 750
111 catégorie • jusqu'à 1 1. 400
MOTOCYCLETTES, TRICARS, etc.
"' Première catégorie
Motocyclettes (monocylindriques) d'une cylindrée
maximum de 250 cc. et d'un poids minimum de 40 k.,
sans huile ni essence ; section minimum des pneuma-
tiques 45 m/m.
Deuxième catégorie
Motocyclettes (mono ou policylindriques) d'une cylin-
drée maximum de 350 ce. et d'un poids minimum de
50 kil., sans huile ni essence ; section minimum des
pneumatiques 45 m/m.
Troisième catégorie
Motocyclettes (mono ou policylindriques) d'une cylin-
drée maximum de 500 cc. et d'un poids minimum de
60 kil., sans huile ni essence; section minimum des
pneumatiques 50 m/m.
TRICARS, SIDE-CARS, etc.
Première catégorie
Tricars, side-cars et (mono ou policylindriques) d'une
cylindrée maximum de 350 cc.
Deuxième catégorie
Tricars, side-cars et (mono ou policylindriques) d'une
cylindrée maximum de 500 cc.
Troisième catégorie
Tricars, side-cars et (policylindriques) d'une cylindrée
maximum de 1.000 cc.
Débrayage et changement de vitesse obligatoires pour
tous les véhicules de la seconde classe.
Rappelons que les engagements sont ouverts à
l'Auto et qu'ils doivent être accompagnés de:
10 fr. po'ur les motocyclettes, 20 fr. pour les voi-
tures touristes. 50 Ir. :pour les voitures de .
I eourae.
J. Miral.
Allô ! Allô !
AUJOURD'HUI
Cyclistes, allumez vos lanternes à 6 h. 10.
x
Courses à Lo.ngc.bamp.
Nos pronostics :
Prix de la Prairie. — Science, Momie.
Prix de Sablonville. — Sweetness, Sains le
Sou.
Prix PiOyal-Oak. — Gorgorito, Ilumbug.
Prix de la Celle Saint-Cloud. — 'Bise, Mo-
ralité. *
Omnium. — Better, Kyrielle II.
Prix de matigny. — Rouble, Ulex.
/Trâce au sport.
Un camion, vendredi, pont de Pute aux,
est tombé dans la Seine. Ce fut un fort beau
plongeon. Et le mécanicien eut la chance de
s~en tirer sain et sauf. La chance ? Edouard
Leclère, par un'e intéressante lettre, nous ex-
plique qu'en réalité c'est à la pratique des
sports qu'il dut son salut. Ex-équipier pre-
mier de la J.A.O., il joua du football, -fit de
la bicyclette, de la natation, de la course à
pied, etc.
Sans perdre Utn instant son sang-froid, E,d.
Leclère se vit précipté dans le fleuve et S'ut
mager jusqu'à un bateau qui le sauva. / .
Tous nos compliments. ;».-i
Y"1 erf-s-volants. - ,
^ Si l'on en croit les Chin,ois, ceux-ci
jouent au cerf-volant depuis des miniers
d'années. D'ailleurs, les voyageurs qui ont été
en Chine vous rapporteront qu'enfants ou
grandes personnes jouent au cerf-valant.
^ il sait qu'un propriétaire de voiture Gré-
gaine a eu. l'amusante Idée de participer
au rallye de Sa.int-Séba.stien eIl faisant mon-
ter sur son châssis une causse de roulotte avec
tout le décor indispensable: pots de fleurs,
cage, balai, échelle, petites fenêtres à volets
verfes, etc. Et sur la caisse de la roulotte, il
a fait ' tracer ces mots : « Ménagerie Gré-
goire ».
Et cela a valu à notre excellent confrère
anglais The Car de faire une amusante con-
fusion.
Publiant la photographie de la roulotte
automobile, il écrit en cjutre : « M. Grégoire, ■
le propriétaire d'une di55 plus fameuses mé-
nagenes de Fiance, a adapté à l'une de ses '
vieilles roulottes un châssis automobile, etc. »
Grégoire, l'une des plus fameuses ménage-
ries de France! Mais alors les fauves doivent
être Hinstin, de Marne, Romano, et autres
Grëeioriste.s î
TVT ous avons appris avec regret la mort de
* Gildo Guastalla, qui vient de succomber,
après une courte maladie, à l'âge de trente-
huit ans.
Gildo Guastalla était une des grandes figu-
res du spO)Tt en Italie. Au To'uring Club Ita-
lien, il fut le collaborateur très actif du Co-
mité de direction et demeura die longues an-
nées parmi les dirigeants du spprt automo-
bile. C'est lui que sont dues les organisa-
tion,s des Coupes Flario à Brescia et à Bolo-
gne et de la Coupe d'Or.
Sa perte sera très vivement ressentie em
Italie, où il ne comptait que des amis. Que
sa famille, et en particulier ses cousins Gus-
tavo et Aldo Weillschott, trouvenit ici l'ex-
pression de nos plus vives condoléances.
iman,che dernier, dans les Alpes, a eu lieu
l'inauguration de la table d'orientation J
i de Côte-Rouge au Monestier de Clermont.
M. Auscher, président de la Commission
, du tourisme en montagne du Touring Club,
a remiis cette table d'orientation au Comité
d'initiative du Momestier de Clermont en
la personne de M. Jules Vallier, président.
p our le T.C.F.
** Reçu ce mot
Permettra à un groupe de cyclistes de vous feite re.
m'fljrqTirer l'état d&plo.ro!ble de Ijût route de Vlrseilllles »
ïti&mbouiriet au Maudit « Côte die La. Minière », entre
Sa-tory et Guyancourt, à 5 kilomètres environ de Yor-
eaàlfl^e. La. route y est pa-vée de façon g-roosière et
g&-Ie ; elllie po«s>s&dte fai-en, il est vrati, un trottoir ovel&bl^,
ïnctie, raviné peur les eaux et patteemé de pierres, 00
trottoir, d'it cyclable, est un velritaible oa'sM-e.ou pouir les
touristes n'on prévenus qui, comme cela noua est arrivé
hier, osent s'y afventnp&r.
Ma foi, oui, on pourrait refaire le.. pavé et
refaire le trottoir cyclable. Ce ne serait pas
du luxe, T.C.F., entends-tu ? Comprends-tu?
Le feras-tu ?
T1 enez, encore une preuve.
Une preuve que les idées de culture du
corps sont de jour en jour plus en faveur et
ceci dans les milieux qui peuvent le plus être
utiles à l'œuvre sportive. ^ .
D'eux médecins d-es plus distingués, MM.
les docteurs Mendel et Fradet, viennent ^ de
fonder un intéressant hebdom-a.da.ire, Hygiène
et Santé. Et dans la « manchette » de ce
journal figure, parmi les titres des ruhrjques,
en bonne place, 1' « Education physique ».
Voilà de bon travail, messieurs les docteurs
et chers confrères. Tous nos vœux pour votre
Hygiène et Santé.
A paru hier, à Albi, un nouvel organe
sportif, Midi Sports. Nos très sincères
vœux de pro'spérité. .
Le canot Triton.
Vous avez parlé des succès du Boubou
et de la /eannette, nous écrit un lecteur, mais
vous avez oublié l.e T riton. C'est une petit ca-
not de 6 m. 50 de longueur. Il a pris part,
conduit par son propriétaire, M. Rupert, aux
dernières régates de Cannes et s'y est bril-
Lamment classé wemtex. Il n'a pourtant qu'un
moteur de 6 HP, seulement, voilà, c'est un
de Dion-Bouton.
L a Coupe internationale des motocyclettes
a été encore l'occasion d'un nouveau suc-
cès pour la ffiororette Terrot et succès de bon
aloi. Première des mOinocyclindre>s de 350 c.c.
son pilote a couvert les 376 kilomètres à 72 de
moyenne et ce qu'on a remarqué, c est que ce
dernier pesait quatre-vingt-sept kilos. C'est là
une démonstration à la foi,s du, rendement et
die la sécurité que présente la motocyclette^
Terrot et de l'exoeWence de sa construction.
Le Téléphoniste.
Notre Concours flores Sportives
Rappelons qu'il s'agit de discerner, d'après ce
dessin, quel est le sport que pratique générale-
ment l'homme silhouetté par Mich. Joindre à la
réponse le bon ci-dessous.
Silhouette n° 30
(dernière du Concours).
.......................... à détacher .......................... m~
BON n° 30
Concours d'zéllurQS Sportives
AU PARC DES PRINCES
UN GRAND DUEL INTERNATIONAL
Une magistrale réunion au Parc des Princes. — Le match franco-allemand
fera époque. — Les stayers allemands, si difficiles à battre de l'autre
côté de la frontière, vaincront-ils les nôtres à Paris ? — Sont-ils
réellement des hommes hors pair dès que le règlement français
n'est plus en vigueur. — La bataille sera magnifique entre
Demke, Schipke et Saldow, représentants de l'Allemagne,
et Parent, Sérès et Léon Didier, représentants de la
France. — Les courses de vitesse.
Nous allons vivre cet après-midi, au Parc des
Princes, une grande journée sportive, une
journée comme nous en avions au bon vieux
temps, alors que les matches internationaux
étaient à l'ordre du jour, une jouirnée~ qui
n'aura que de bien lointains rapports avec
celles dont nous avions l'accoutumance depuis
bien longtemps en matière de spectacles vélo-
dmmæqnes.
Que les détracteurs du sport cycliste le veuil-
lent ou non, nous aurons tantôt du nouveau.
En effet, relevant un défi crânement lancé
par le coureur allemand Demke, la direction
du Parc des Princes a profité de la circons-
tance pour mettre sur pied une rencontre sans
précédent pour nous ; une rencontre franco-
allemande, dont l'intérêt n'échappera à per-
sonne, étant donné surtout qu'elle va nous
permettre de voir - nos stayers sous une nou-
velle forme, luttant avec leurs collègues d'ou-
tre.Rhin, derrière des motocyclettes au règle-
1 ment allemand, lequel n'est pas sans entourer
d'un certain mystère les performances accom-
plies en Allemagne hebdomadairement et que
nous n'acceptons jamais — nos meilleurs hom-
mes en étant rarement les héros — sans une
compréhensible stupéfaction.
Comment des hommes comme Demke, comme
Janlke et tant d'autres, qui eurent toutes les
peines du monde à nous prouver, en France,
qu'ils étaient des hommes de valeur, devien-
) nent-ils immédiatement des champions capa-
bles de battre des D-arragon, Walthour, Gui-
gnard, Parent, Sérès, Didier, dès qu ils sont
chez eux, derrière leurs engins d'entraîne-
ment ? Telle est la question que nous nous
posions depuis des années et qui va., aujour-
d'hui enfin, recevoir sa solution.
Est-ce bien seulement au règlement allemand
qu'ils doivent une telle transformation ? N y
a-t-il de leur part, en Allemagne, aucune tole-
rance autre que celles prévues par le fameux
règlement ? Les nôtres, lorsqu'ils font le dé-
placement des Breslau, de Leipzig, de Berlin
ou de Dresde, laissent-ils donc toutes leurs qua-
lités à la douane, au passage_ de la frontière l
-Toutes ces questions seront résolues cet après-
-.midi grâce au match freineo-'ciIiIgid-cITIq le plus
sensationnel qui ait jamais été organisé.
Les hommes
Mais laissons de côté — tout au moins pro-
visoirement — la magistrale bataille que nous
promet le duel international de tantôt, et par-
Ions un peu des hommes qui vont être en
présence sur le ciment d'Auteuil, et, qui. sont
appelés à nous procurer un spectacle d un
transcendant intérêt
Nous avons dernièrememnt. publie quelques
notes biographiques sur les trois coureurs al-
^^emke est très connu en France et jouit
d'une bonne réputation auprès du public pari-
sien qui, depuis ses débuts au Vélodrome d Hi-
ver de la Galerie des Machines, le sait cou-
rageux à l'extrême et doué d'une endurance
merveilleuse. Il fut un rival dangereux pour
les grandes gloires allemandes, Robl et Theile.
Saldow et Schipke courront pour la première
fois à Paris.
• Après avoir fait quelque peu de vitesse, Sal-
! dow, un homme de train incomparable, con-
I quit soudainement la notoriété par d admira-
bles performances dans des courses de longue
haleine par équipes, qu'il disputa en compa-
gnie de Lorenz, un autre athlète que tous les
' sportsmen français ne demandent également j
qu'à connaître.
Il fut l'un des héros des Six Jours de New- I
York. Il gagna deux ans de suite les Six Jours
de Dresde. Il termina au sprint dans les Six
Jours de Berlin ; bref, c'est un. rude gars que
notre nouvel hôte et, véritablement, il nous
tarde de le voir à l'œuvre, surtout après les
remarquables 'séances d'entraînement que no.us
venons de. lui voir accomplir..
* Saldow passe —' à juste titre, selon moi —
pour être le. meilleur du lot allemand de tantôt.
Je suis persuadé qu'il fera impression, aussi
bien par sa belle tenue à bicyclette que par
ses jolies qualités de souplesse....
C'est un champion de race que le coéquipier
de Lorenz ! v
Schipke a, lui ' aussi, une allure plaisante,
bien que moins facile que oelle de Saldow.
C'est un garçon râblé et puissant qui sait aller
vite Il l'a prouvé à maintes reprises au cours
de la saison. Ses succès sur les pistes al1e-
mandes sont nombreux. Il complétera digne-
ment le trio, n'en doutez pas un instant.
Les nôtres
PMais, si les trois représentants allemands
pont de classe, il faut reoonoaîlre également
que la direction du Parc des Princes leur op-
posera tantôt un trio, qui peut nous donner
toute confiance.
Est-il besoin de s'étendre longuement sur la
valeur incontestable des trois démarreurs hors
ligne que sont Sérès, Léon Didier et Parent ï
Est-il besoin de rappeler qu'ils peuvent tous
trois tenir une heure, même après une pre-
mière manche de 10 kilomètres au cours de
laquelle ils entendent démontrer à nos voisins
qu'ils leur sont supérieurs ? Je ne le pense
pas et il sera infiniment plus intéressant de .
conter à nos lecteurs une petite anecdote qui
leur montrera l'état d'âme actuel de Sérès, Pa-
rent et Didier, lesquels, nous pouvons l'affir-
mer hautement, marcheront aujourd'hui comme
ils n'ont jamais mardhé.
Allons-y de notre petite historiette. C'était au
début de la saison. Les coureurs fiançais s'in-
quiétaient de leurs . engagements futurs. Plu-
LE TEAM ALLEMAND
LE TEAM FRANÇAIS
sieurs avaient écrit aux directeurs allemands.
Deux d'entre eux, dont. nous tairons les noms,
mais nous ne dissimulerons pas que "l'un d'eux
s'alignera tantôt au Parc des l'rinces, furent
agrées pour participer à une même réunion.
Ils y prirent part et n'y brillèrent pas. Ils
furent immédiatement considérés comme des
coureurs de second ordre, tant et si bien que
le directeur qui avait eu recours à leurs ser-
vices, ne craignait pas d'écrire quelque ternps
après à l'un de nos meilleurs champions, a
peu près textuellement ce qui suit : « Jamais
plus je n'engagerai pour la même course deux
coureurs français, un seul de ces « tocquards »
me suffira largement. »
LMstoire fut colportée et ne tarda pas à
faire le tour des quartiers de coureurs alle-
mands et' français. Ne vous étonnez donc pas
si les nôtres sont heureux de la grande ba-
taille d'aujourd'hui, qui va leur permettre, ils
l'espèrent bien, du moins, de prouver aux di-
recteurs d'üutre-Rhin : que les meilleurs all'e-
mans ne leur font pas peur.
Quoi qu'il en soit, Sérès, Didier et Parent en
ont gros sur le coeur et vous pouvez tenir pour
certain qu'ils se dépenseront sans compter oej
après-midi. , •
Le match
Revenons-en au duel et rappelons-en rapide-
ment les conditions. Les six hommes se ren-
contreront en jeux manches : 1° sur 10 kilo-
mètres ; 2° sur une heure. Les Allemands ont
leur matériel et Schipke et Saldow leur en,
traîneur habituel. Demke sera entraîné par
Naso, son « pacemaker » d'outre-Rhin, n'ayant
voulu à aucun prix faire connaissance avec
la Butt-e-Memtmartre et la plus belle piste dut
monde.
Le règlement allemand est adopté en ce qui
concerne les motocyclettes des entraîneurs. Il
va donc falloir aux nôtres lutter contre !les Al-
lemands dans les mêmes conditions que s'ils
se trouvaient, à Breslau, Dresde, • Leipzig ou sur
toute autre piste d'outre-Rhin.
Les dix kilomètres
Et j'en arrive maintenant .aux pronostics,
sans vouloir aucunement m'appesantir sur le
brillant spectacle que nous vaudra une course
menée à des allures dont nous n'avons plus
l'accoutumance, sans vouloir me représenter,
par avance, ce que sera . ce duel à plus de
80 à l'heure, entre six hommes jouissant d'une
eg'ale réputation.
Sur 10 kilométires," distance de. la première
manche, j'e suis conva.in.cu' que tes AMemamcLs
seront battus. Les sportsmen d'outre-Rhin, en
sont eux-mêmes convaincus. Ils ne pensent pas
que Saldow, pas plus que Demke ou SchiÎ,pke
pourront résÉsiter au démarrage des trois Fran-
çais. C'est tout à .fait mon avis. Néanmoinis,
nie croyez pas que nos trois voisi.n.s seront
écrasés da.ns cette metnclie. Pour mo'i, au c.on...
traiire, Sa'Mow' notamment trouvera le moyen
de se classer plus qu'honorablement..
L'heure
'La. deuxième manche se disputera 'sur une
l héoure et. sera plus favorable a'ux Allemands
1 qui sorti habitués aux diistanic.es un peu longues.
Je ne dissimule pas que cette manche _ me
donne quelque élJpp¡réhem¡s.j¡oJl. Certes, je. crois à
la victoire finale de Sélrès, certes je suis con-
vaincu que Didi'er et Parent fourniront une
periormain.ee auper-be, mais Demke, Saldow _ et
Scb'i.pk'e. s'ils nous couvrent les 81 ou 82 kilo-
mètres dont ils sont coutumàers en. Allemagne,
ne seront pas lo,«iri dru vainqueur. La bataille
sera passiiiGnjnante, j'en suis sûr et les six
bomm'es me font bien l'effet-de vouloir finie.. .
dans un mouchoir. -
Je penche - toutefois en faveur du clan fremn
çajs ouû aura pris l'avance dans les 10 kito-
mèires, maie voue verrez que le dasseraç^
13° 'ANNEE. - 4.353. — QUOTIDIEN
Le Numéro : iM Centimes.
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>fcîMANCîffî m SEPTEMBRE I9i2 •
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Paroles sous l'averse
Une pluie lourde qui. clapote .sur la
terre détrempée, enfle les flaques, re-
jaillit au bord des trottoirs creuses de
rigoles, et s'abat soudain par trombes
violentes sur les vitres des bouti-
ques... Chamonix prend un aspect in-
teux et transi, avec ses toits de tuiles
rouges où l'eau ruisselle en cataractes,
son clocher vu au travers d'une va-
peur et qui pointe vers un couvercle
de nuages houleux, une mer flottante
de brumes ouatées - qui se déchirent
aux derniers sapins de ces forêts dé-
clives, dévalant jusqu'aux routes trans-
formées "en rivières boueuses. Les rues
sont désertes. Parfois une voiture d hô-
tel, bossuée par les malles et les vali-
ses. emmitouflée de bâches, passe au
galop de chevaux qu'on dirait vernis
par l'averse, éclabousse quelque tou-
riste égaré là, enfoui sous un capuchon
comme un moine inquisiteur, et dispa-
rait dans, la grisaille rayée de hachures
obliques. Puis ce sont d 'ét.raiigps
silhouettes d'hommes à la démarche
balancée et pesante, qui viennent heur-
ter d'un doigt inquiet le verre d'un ba-
romètre .devant le bureau des gutides,
et s'éloignent avec des allures cünster-
qié,e,s..
Il pleut depuis cinq jours et. derrière
tes fenêtres d'hôtel, combien de visa-
ges anxieux interrogent ce brouillard
floconneux qui comble la. vallée et ne
s'élève par instants que pour montrer,
sur la base vent,rue des cimes, les lon-
gues traînées de .neige nouvelle ....
Nous sommes quelques alponisles
échoués dans un café au bord de l'Arve
qui. gonflée, tumultueuse, gronde et
roule son torrent laiteux d'où monte
une fumée. Mes .compagnons viennent,
les uns d'Italie, les autres des monta-
gnes dauphinoises,. Ils sont, pour la
plupart, tannés, brûlés, crevassés, et
les voisins s'amusent de nos joues rou-
gies, de nos nez déformés par les clo-
ques et de nos yeux cernés du cercle
blanc que laissent les lunettes grillées.
— Rien à faire cette .saison, dlit 1 un,
les Aiguilles sont fichues...
Et nous .nous engageons clans une
',dlS.c;US&1o;n bruyante..pour savoir com-
bien de jours il nous faudrait attendre
encore — en admettant un soleil ines-
péré — avant d'oser escalader les Drus
du le Grépon.
— Rien à tenter, tout est fichu, ré-
pète le pessimiste.
Et vous imagineriez mal les attitudes
défaites, les gestes navrés de ces grim-
peurs, qui échangent des, phrases sin-
gulières : « La neige est folle... la fis-
sure Mummerv est verglassée... les n-,
mmjes sont perfides... » Bref, un pro-
fane comprendrait, que les cimes refu-
sent de recevoir leurs habituels vain-
queurs et il s'étonnerait du désespoir
de ceux-ci. On parla de l'année dernière
qui fut la plus belle période pour l'alpi-
nisme. « Quelle année, hein ! Yourig et
Jones ont pu monter le Grépon depuis
le glacier de Tréla,porte et « faire » la
descente des jorasses sur le col des Hi-
rondelles. Ah ! la montagne prend bien
sa revanche et nous payons cher les
joies de cet été surprenant !
— Oui, J Oilles est mo;rt,, il y a deux
jours, tué avec sa jeune femme par un
bloc écroulé sur l'arête du mont Rouge
de Peuteret,.
Un silence pénible, gêné. Les yeux se
tournent vers le ciel sombre qui s'effi-
loche comme une masse laineuse. La
pluie, redouble et picote l'eau des mares
formées sur la route. Un coup de ton-
nerre retentit, s'éternise en échos
sourds et lointains.
— J,e n'ai vu ça qu'en 1870, dit, une
voix ; .l'orage a duré une semaine.
&
Nous nous retournons. Celui qu
vient de parler est un petit vieux tou
ramassé, qui porte une belle barb(
blanche et, dont le visage est, ridé oom
me une pomme de rainette. Un ancier
guide, sans doute. Un chapeau à large:
bords retombe sur ses yeux qui son
' fins et ombrés de touffes grises.
— Oui, une semaine et je vous pri<
de croire que c'était un bougre d'oragi
qui a. tué bien du monde là-haut.
H désigne un point des nuages oi
nous savons que se dresse le mon
Blanc. La catastrophe dont il évoque 1
souvenir nous est connue. C'est l'un
des plus terribles parmi celles qui en
s-aii,-I,ant,ère ni les annales de l'alpine
me. Onze personnes y périrent. Nou
n'ignoro.ns rien de cette histoire, mai
nous pressons le vie'illard de questions,
— Vous y étiez, mon brave ?
— Si j'y étais 1... Je venais d'être norr
mé porteur et j'avais fait ma premièr
ascension du mont Blanc au début - d
la saison, j'y étais remonté le 5 .aot
avec des camarades pour rechercher ]
corps d'une dame tombée dans une cr><
vasse avec mon pauvre ami Olivier Ga'
Nous avons retrouvé l'endroit où i'
avaient disparu et nous, avons travail
dans un gouffre, suspendus à des co
des, durant plus de. six heures, noi
relayant à tour de rôle, mais sans riE
apercevoir. Ah ! ce jour-là, j'ai cru qi
nous v resterions tous. La tourmen
nous a' attaqués en plein labeur, et, pe
dant que nous glissions sur la nei;
molle, nous jetions devant nous nos b
tons ferrés pour ne pas être foudroyé
Quelque temps après, le 6 septembr
j'étais à Plan-Praz avec des voyageur
quand l'un d'eux qui regardait dans
télescope me signale quelque chose q
remuait sur le Grand Plateau. Je prem
la lunette et je vois d'abord la montag,J
qui fume comme un volcan. Ça -cest rL
signe qui ne nous trompe guère et
savais que la neige devait voler, la-haut,
sous la rafale. Et puis voilà que je dis-
tingue une longue caravane qui descen-
dait., non pas au Grand Plateau, maus
vers les Rochers Rouges. Je compte,
onze personnes. On les voyait tomber et
se relever chaque fois oue le vent soui-
flait et, tout à coup, les nuages s'abats-
sent comme un rideau et s'accumulent
en masses noires. Il était près de trois'
heures. Je calcule que jamais les pau-
vres gens n'auront le temps d-e descen-
dre au refuge et je dis à mes touristes
qu'un malheur allait sûrement arriver.
La pluie se met à tomber et nous liions
sur ChamoDiix. Là, j'apprends que trois
étrangers, 1\1. Randall, le docteur Beau.
et le révérend Corkindale étaient partis
la veille avec trois guides et, cinq por-
teurs. Le lendemain tout le monde com-
menc'e à s'inquiéter. Sylvain Couttet, de
Pierre Pointue, monte jusqu'aux Grands
Mulets et ne voit personne. Les guides
partent en troupe, mais reviennent
chassés par l'orage. Le mauvais temps
dure pendant une semaine et c'est seu-
lement le 17 septembre qu'une ca.rava.ne
parvient au Mur de la Côte. Ah ! mes
enfants ! Quel spectacle 1 Tant que je vi-
vrai, je reverrai le docteur Bean, assis.
dans une position naturelLe, les yeux
ouverts, la tête dans ses mains et _ les
coudes sur ses genoux !' A côté de lui se
tenait le porteur C ach-at, accroupi et. le
regard tourné vers le ciel. Ils étaient
entièrement gelés et avaient dû se lais-
ser mourir de froid, sans bouger. Plus
bas, un autre étranger et les porteurs
Couttet et Tairraz avaient roulé pêle-
mêle le long d'une pente de glace. Des
six autres personnes, aucune trace, si-
non des sacs. des gants, un bâton... ODJ
ne Les a jamais .retrouvés et peut-être
ne les retrouvera-t-on jamais.
é2.
Le docteur Bean avait noté ses rim..
pressions sur un carnet. Il .racontait que
pendant trois jours ils étaient restés
dans une grotte de neige, qu'il sentait
ses membres geler un par un et qu'il
s'abandonnait à la destinée. Sa dernière
phrase était : « Beaucoup d'ennuis avec
les hommes », ce qui prouve que üer-
tains avaient voulu tenter un effort et
que lui s'v était opposé. Bref, nous re-
descendons les cadavres- jusqu'au Grand
Plateau, te premier jour, et à Cha.monix
le lendemain. On a fait de belles funé-
railles aux victimes, et 'e,omme, de nom-
breuses familles étaient en deuil par la
mo'rt des guides et des porteurs, le vous
jure que ce matjn-là la montagne en a
fait verser des larmes !
— J'avais lu l'histoire clans Duriter,
dit l'un de nous. Elle est atroce.
— Ce que vous ne savez pas et ce
que M. DurÚer — je l'ai bien connu ! —
n'a pas pu vous dire, c'est qu'il est ar-
rivé une aventure étrange, inouïe... Fi-
gurez-vous que dans notre rapport aux
guides chefs, le père Balmat et^ Ovide
Devouassoud, nous avons déclaré avoir
'retrouvé les corps du docteur Bean et
de M. John Randall et que, peu de
temps après, nous avons vu au cime-
tière que les tombes portaient les noms
de MM. Bean et Corkhida.Le. ! Pour moi,
il y a eu erreur, les guides ne se sont
pas tous trompés. C'est bien M. Randall
qu'on a 'ramené du glacier et chaque
fois que j'aperçois les héritiers de M.
Corkindale qui viennent mettre des
fleurs isur la tombe, je pense au cada-
vre demeuré là-haut., sous les neiges
éternelles (i). »
A ce moment une espèce de colosse,
traînant ses souliers cloutés, accourut,
la face hilare :
— Mes amis, crÜa-t-il, le baromètre
monte. Demain, temps superbe. Qui
j m'accompagne à lIa cabane du Couver-
cle ? Nous irons dire bonjour à l'AiguilLe
Verte.
— Trop de neige pour la Verte.
—■ Ravanel-le-Rouge m'affirme qu'elle
est possible par la Rocheuse,
i — Alors, nous irons tous !
La gaieté était revenue. Un coin de
> bleu se révélait au-dessus du col de Bal-
. me. Le vieux guide nous regarda, hocha
L la tête et s'en alla, pensif.
GEORGES CASELLA.
AUTOMOBILE CLUB
DE FRANCE
(Communiqué officiel)
COMMISSION SPORTIVE
Le 14 septembre 1912, à six heures du soir,
ont été clos les engagements à droit simple
pour la Coupe de la Commission Sportive
(motocyclettes).
La. liste des engagements est la suivante :
Première catégorie. — Motocyclettes de
250 o.c. de cylindrée.
1. La Française 1.
2., La Française 11.
3. Peugeot I.
Deuxième catégorie. — Motocyclettes de
350 c.c. de cylindrée. :
1. Clément 1.
2. Clément II.
3. Clément 111.
4. Terrot I.
5. Terrot II..
6. Peugeot II.
7. Peugeot III.
8. Griffon I
9. Griffon Il.
(1) M. J. Cusin Berlincourt, directeur-fonda-
teur du Musée historique alpin, de Chamonix,
m'a. confirmé le fait par écrit. Le procès-verbal
qui figure dans les livres de la mairie de Cha-
monix porte bien les noms du docteur J. B.
Bea.n, de Baltimore, et du révérend G. Maire
Corkindale, de Greenock (Ecosse), mais ie re-
gistre des guides porte à la date du 17 septem-
bre 1870, folio 31, numéro d'ordre -445, colonne 9:
« Ont été retrouvés : le docteur Bean et John
C. Randall ; George H, M. Corkindale n'a pas
été retrouvé. » Et plus loin, folio 32, dans la
colonne : Cadavres non retrouvés, figure en-
core le nom de Corkindatè. Erreur d'écriture?...
Troisième catégorie. — Motocyclettes de
500 c.c. de cylindrée.
1. Peugeot IV.
2. Griffon III.
Quatrième catégorie. — Side-cars de 350 c.c.
de cylindrée.
1. Gladiator I.
2. Gladiator II.
Les engagements, accompagnés du droit
d'entrée qui parviendraient à la Commission
Sportive, par lettre mise à la poste le 14 sep-
tembre 1912, avant six heures du soir, seront
ajoutés à cette liste et feront l'objet d'un com-
muniqué spécial. :
Le Secrétaire de la Commission Sportive, J
Ch. FOURREAU.
LA COURSE DE COTE DE GAILLON
Organisée par l'AUTO
Dimanche 6 octobre. — 14e année
Les catégories. — Engagez-vous.
'La course de côte die Gallon sera disputée,
nous le rappelons, en catégories différentes 'àe,%
celles de l'an dernier. Nous avons, en effet, cru
bien faire en adoptant Le règlement des grandes
épreuves de côte de l'année : Sillé-le-Guillaume,
Limonest, le Val-Suzon, Boulogne-sur-Mer et le
Venteux.
Rappelons donc aux intéressés que la liste des
catégories es.ti ainsi établie :
TOITURES
1° Voitures de tourisme
Charge utile
Cylindrée totale qu'elles devront
- transporter
1" catégorie 'Au-dessus de 6 1. 500 520 kil.
t 21 catégorie 5 1. 3 à 6 1. 5 480 kil.
3' catégorie 4 1. 6 à 5 1. 3 440 kil.
4' catégorie 3 1. 750 à 4 1. 6 400 kil.
51 catégorie 3 1. à 3 1. 750 360 kil.
6' catégorie 2 1. 7 à 3 1. 320 kil.
7' catégorie 2 1. 3 à 2 1. 7 280 kil.
8' catégorie 2 1. à 2 1. 3 240 kil.
9' catégorie 1 1. 750 à 2 1. 200 kit.
10, catégorie 1 1. 400 à. 1 1 750 160 kil.
Il' catégorie jusqu'a. 1 1. 400 120 kil.
2* Voitures de course
-
1
1* Voitures répondant aux catégories suivantes mais
avec carrosseries de course et sans charge utile à trans-
porter.
Cylindrée totale
1" catégorie Âu,de'sBus' de 6 1. 500
21 catégorie 5 1. 3 à 6 1. 5
31 catégorie 4 1. 6 à 5 1. 3
4* catégorie 3 1. 750 à 4 1. 6
5" catégorie 3 1. il. 3 1. 750
6* catégorie 2 1. 7 à 3 1.
7' catégorie 2 1. 3 à 2 1. 7
81 catégorie 2 1. il. 2 1. 3
9' catégorie 1 1. 750 à 2 1.
10* catégorie 1 L 400 à 1 1. 750
111 catégorie • jusqu'à 1 1. 400
MOTOCYCLETTES, TRICARS, etc.
"' Première catégorie
Motocyclettes (monocylindriques) d'une cylindrée
maximum de 250 cc. et d'un poids minimum de 40 k.,
sans huile ni essence ; section minimum des pneuma-
tiques 45 m/m.
Deuxième catégorie
Motocyclettes (mono ou policylindriques) d'une cylin-
drée maximum de 350 ce. et d'un poids minimum de
50 kil., sans huile ni essence ; section minimum des
pneumatiques 45 m/m.
Troisième catégorie
Motocyclettes (mono ou policylindriques) d'une cylin-
drée maximum de 500 cc. et d'un poids minimum de
60 kil., sans huile ni essence; section minimum des
pneumatiques 50 m/m.
TRICARS, SIDE-CARS, etc.
Première catégorie
Tricars, side-cars et (mono ou policylindriques) d'une
cylindrée maximum de 350 cc.
Deuxième catégorie
Tricars, side-cars et (mono ou policylindriques) d'une
cylindrée maximum de 500 cc.
Troisième catégorie
Tricars, side-cars et (policylindriques) d'une cylindrée
maximum de 1.000 cc.
Débrayage et changement de vitesse obligatoires pour
tous les véhicules de la seconde classe.
Rappelons que les engagements sont ouverts à
l'Auto et qu'ils doivent être accompagnés de:
10 fr. po'ur les motocyclettes, 20 fr. pour les voi-
tures touristes. 50 Ir. :pour les voitures de .
I eourae.
J. Miral.
Allô ! Allô !
AUJOURD'HUI
Cyclistes, allumez vos lanternes à 6 h. 10.
x
Courses à Lo.ngc.bamp.
Nos pronostics :
Prix de la Prairie. — Science, Momie.
Prix de Sablonville. — Sweetness, Sains le
Sou.
Prix PiOyal-Oak. — Gorgorito, Ilumbug.
Prix de la Celle Saint-Cloud. — 'Bise, Mo-
ralité. *
Omnium. — Better, Kyrielle II.
Prix de matigny. — Rouble, Ulex.
/Trâce au sport.
Un camion, vendredi, pont de Pute aux,
est tombé dans la Seine. Ce fut un fort beau
plongeon. Et le mécanicien eut la chance de
s~en tirer sain et sauf. La chance ? Edouard
Leclère, par un'e intéressante lettre, nous ex-
plique qu'en réalité c'est à la pratique des
sports qu'il dut son salut. Ex-équipier pre-
mier de la J.A.O., il joua du football, -fit de
la bicyclette, de la natation, de la course à
pied, etc.
Sans perdre Utn instant son sang-froid, E,d.
Leclère se vit précipté dans le fleuve et S'ut
mager jusqu'à un bateau qui le sauva. / .
Tous nos compliments. ;».-i
Y"1 erf-s-volants. - ,
^ Si l'on en croit les Chin,ois, ceux-ci
jouent au cerf-volant depuis des miniers
d'années. D'ailleurs, les voyageurs qui ont été
en Chine vous rapporteront qu'enfants ou
grandes personnes jouent au cerf-valant.
^ il sait qu'un propriétaire de voiture Gré-
gaine a eu. l'amusante Idée de participer
au rallye de Sa.int-Séba.stien eIl faisant mon-
ter sur son châssis une causse de roulotte avec
tout le décor indispensable: pots de fleurs,
cage, balai, échelle, petites fenêtres à volets
verfes, etc. Et sur la caisse de la roulotte, il
a fait ' tracer ces mots : « Ménagerie Gré-
goire ».
Et cela a valu à notre excellent confrère
anglais The Car de faire une amusante con-
fusion.
Publiant la photographie de la roulotte
automobile, il écrit en cjutre : « M. Grégoire, ■
le propriétaire d'une di55 plus fameuses mé-
nagenes de Fiance, a adapté à l'une de ses '
vieilles roulottes un châssis automobile, etc. »
Grégoire, l'une des plus fameuses ménage-
ries de France! Mais alors les fauves doivent
être Hinstin, de Marne, Romano, et autres
Grëeioriste.s î
TVT ous avons appris avec regret la mort de
* Gildo Guastalla, qui vient de succomber,
après une courte maladie, à l'âge de trente-
huit ans.
Gildo Guastalla était une des grandes figu-
res du spO)Tt en Italie. Au To'uring Club Ita-
lien, il fut le collaborateur très actif du Co-
mité de direction et demeura die longues an-
nées parmi les dirigeants du spprt automo-
bile. C'est lui que sont dues les organisa-
tion,s des Coupes Flario à Brescia et à Bolo-
gne et de la Coupe d'Or.
Sa perte sera très vivement ressentie em
Italie, où il ne comptait que des amis. Que
sa famille, et en particulier ses cousins Gus-
tavo et Aldo Weillschott, trouvenit ici l'ex-
pression de nos plus vives condoléances.
iman,che dernier, dans les Alpes, a eu lieu
l'inauguration de la table d'orientation J
i de Côte-Rouge au Monestier de Clermont.
M. Auscher, président de la Commission
, du tourisme en montagne du Touring Club,
a remiis cette table d'orientation au Comité
d'initiative du Momestier de Clermont en
la personne de M. Jules Vallier, président.
p our le T.C.F.
** Reçu ce mot
Permettra à un groupe de cyclistes de vous feite re.
m'fljrqTirer l'état d&plo.ro!ble de Ijût route de Vlrseilllles »
ïti&mbouiriet au Maudit « Côte die La. Minière », entre
Sa-tory et Guyancourt, à 5 kilomètres environ de Yor-
eaàlfl^e. La. route y est pa-vée de façon g-roosière et
g&-Ie ; elllie po«s>s&dte fai-en, il est vrati, un trottoir ovel&bl^,
ïnctie, raviné peur les eaux et patteemé de pierres, 00
trottoir, d'it cyclable, est un velritaible oa'sM-e.ou pouir les
touristes n'on prévenus qui, comme cela noua est arrivé
hier, osent s'y afventnp&r.
Ma foi, oui, on pourrait refaire le.. pavé et
refaire le trottoir cyclable. Ce ne serait pas
du luxe, T.C.F., entends-tu ? Comprends-tu?
Le feras-tu ?
T1 enez, encore une preuve.
Une preuve que les idées de culture du
corps sont de jour en jour plus en faveur et
ceci dans les milieux qui peuvent le plus être
utiles à l'œuvre sportive. ^ .
D'eux médecins d-es plus distingués, MM.
les docteurs Mendel et Fradet, viennent ^ de
fonder un intéressant hebdom-a.da.ire, Hygiène
et Santé. Et dans la « manchette » de ce
journal figure, parmi les titres des ruhrjques,
en bonne place, 1' « Education physique ».
Voilà de bon travail, messieurs les docteurs
et chers confrères. Tous nos vœux pour votre
Hygiène et Santé.
A paru hier, à Albi, un nouvel organe
sportif, Midi Sports. Nos très sincères
vœux de pro'spérité. .
Le canot Triton.
Vous avez parlé des succès du Boubou
et de la /eannette, nous écrit un lecteur, mais
vous avez oublié l.e T riton. C'est une petit ca-
not de 6 m. 50 de longueur. Il a pris part,
conduit par son propriétaire, M. Rupert, aux
dernières régates de Cannes et s'y est bril-
Lamment classé wemtex. Il n'a pourtant qu'un
moteur de 6 HP, seulement, voilà, c'est un
de Dion-Bouton.
L a Coupe internationale des motocyclettes
a été encore l'occasion d'un nouveau suc-
cès pour la ffiororette Terrot et succès de bon
aloi. Première des mOinocyclindre>s de 350 c.c.
son pilote a couvert les 376 kilomètres à 72 de
moyenne et ce qu'on a remarqué, c est que ce
dernier pesait quatre-vingt-sept kilos. C'est là
une démonstration à la foi,s du, rendement et
die la sécurité que présente la motocyclette^
Terrot et de l'exoeWence de sa construction.
Le Téléphoniste.
Notre Concours flores Sportives
Rappelons qu'il s'agit de discerner, d'après ce
dessin, quel est le sport que pratique générale-
ment l'homme silhouetté par Mich. Joindre à la
réponse le bon ci-dessous.
Silhouette n° 30
(dernière du Concours).
.......................... à détacher .......................... m~
BON n° 30
Concours d'zéllurQS Sportives
AU PARC DES PRINCES
UN GRAND DUEL INTERNATIONAL
Une magistrale réunion au Parc des Princes. — Le match franco-allemand
fera époque. — Les stayers allemands, si difficiles à battre de l'autre
côté de la frontière, vaincront-ils les nôtres à Paris ? — Sont-ils
réellement des hommes hors pair dès que le règlement français
n'est plus en vigueur. — La bataille sera magnifique entre
Demke, Schipke et Saldow, représentants de l'Allemagne,
et Parent, Sérès et Léon Didier, représentants de la
France. — Les courses de vitesse.
Nous allons vivre cet après-midi, au Parc des
Princes, une grande journée sportive, une
journée comme nous en avions au bon vieux
temps, alors que les matches internationaux
étaient à l'ordre du jour, une jouirnée~ qui
n'aura que de bien lointains rapports avec
celles dont nous avions l'accoutumance depuis
bien longtemps en matière de spectacles vélo-
dmmæqnes.
Que les détracteurs du sport cycliste le veuil-
lent ou non, nous aurons tantôt du nouveau.
En effet, relevant un défi crânement lancé
par le coureur allemand Demke, la direction
du Parc des Princes a profité de la circons-
tance pour mettre sur pied une rencontre sans
précédent pour nous ; une rencontre franco-
allemande, dont l'intérêt n'échappera à per-
sonne, étant donné surtout qu'elle va nous
permettre de voir - nos stayers sous une nou-
velle forme, luttant avec leurs collègues d'ou-
tre.Rhin, derrière des motocyclettes au règle-
1 ment allemand, lequel n'est pas sans entourer
d'un certain mystère les performances accom-
plies en Allemagne hebdomadairement et que
nous n'acceptons jamais — nos meilleurs hom-
mes en étant rarement les héros — sans une
compréhensible stupéfaction.
Comment des hommes comme Demke, comme
Janlke et tant d'autres, qui eurent toutes les
peines du monde à nous prouver, en France,
qu'ils étaient des hommes de valeur, devien-
) nent-ils immédiatement des champions capa-
bles de battre des D-arragon, Walthour, Gui-
gnard, Parent, Sérès, Didier, dès qu ils sont
chez eux, derrière leurs engins d'entraîne-
ment ? Telle est la question que nous nous
posions depuis des années et qui va., aujour-
d'hui enfin, recevoir sa solution.
Est-ce bien seulement au règlement allemand
qu'ils doivent une telle transformation ? N y
a-t-il de leur part, en Allemagne, aucune tole-
rance autre que celles prévues par le fameux
règlement ? Les nôtres, lorsqu'ils font le dé-
placement des Breslau, de Leipzig, de Berlin
ou de Dresde, laissent-ils donc toutes leurs qua-
lités à la douane, au passage_ de la frontière l
-Toutes ces questions seront résolues cet après-
-.midi grâce au match freineo-'ciIiIgid-cITIq le plus
sensationnel qui ait jamais été organisé.
Les hommes
Mais laissons de côté — tout au moins pro-
visoirement — la magistrale bataille que nous
promet le duel international de tantôt, et par-
Ions un peu des hommes qui vont être en
présence sur le ciment d'Auteuil, et, qui. sont
appelés à nous procurer un spectacle d un
transcendant intérêt
Nous avons dernièrememnt. publie quelques
notes biographiques sur les trois coureurs al-
^^emke est très connu en France et jouit
d'une bonne réputation auprès du public pari-
sien qui, depuis ses débuts au Vélodrome d Hi-
ver de la Galerie des Machines, le sait cou-
rageux à l'extrême et doué d'une endurance
merveilleuse. Il fut un rival dangereux pour
les grandes gloires allemandes, Robl et Theile.
Saldow et Schipke courront pour la première
fois à Paris.
• Après avoir fait quelque peu de vitesse, Sal-
! dow, un homme de train incomparable, con-
I quit soudainement la notoriété par d admira-
bles performances dans des courses de longue
haleine par équipes, qu'il disputa en compa-
gnie de Lorenz, un autre athlète que tous les
' sportsmen français ne demandent également j
qu'à connaître.
Il fut l'un des héros des Six Jours de New- I
York. Il gagna deux ans de suite les Six Jours
de Dresde. Il termina au sprint dans les Six
Jours de Berlin ; bref, c'est un. rude gars que
notre nouvel hôte et, véritablement, il nous
tarde de le voir à l'œuvre, surtout après les
remarquables 'séances d'entraînement que no.us
venons de. lui voir accomplir..
* Saldow passe —' à juste titre, selon moi —
pour être le. meilleur du lot allemand de tantôt.
Je suis persuadé qu'il fera impression, aussi
bien par sa belle tenue à bicyclette que par
ses jolies qualités de souplesse....
C'est un champion de race que le coéquipier
de Lorenz ! v
Schipke a, lui ' aussi, une allure plaisante,
bien que moins facile que oelle de Saldow.
C'est un garçon râblé et puissant qui sait aller
vite Il l'a prouvé à maintes reprises au cours
de la saison. Ses succès sur les pistes al1e-
mandes sont nombreux. Il complétera digne-
ment le trio, n'en doutez pas un instant.
Les nôtres
PMais, si les trois représentants allemands
pont de classe, il faut reoonoaîlre également
que la direction du Parc des Princes leur op-
posera tantôt un trio, qui peut nous donner
toute confiance.
Est-il besoin de s'étendre longuement sur la
valeur incontestable des trois démarreurs hors
ligne que sont Sérès, Léon Didier et Parent ï
Est-il besoin de rappeler qu'ils peuvent tous
trois tenir une heure, même après une pre-
mière manche de 10 kilomètres au cours de
laquelle ils entendent démontrer à nos voisins
qu'ils leur sont supérieurs ? Je ne le pense
pas et il sera infiniment plus intéressant de .
conter à nos lecteurs une petite anecdote qui
leur montrera l'état d'âme actuel de Sérès, Pa-
rent et Didier, lesquels, nous pouvons l'affir-
mer hautement, marcheront aujourd'hui comme
ils n'ont jamais mardhé.
Allons-y de notre petite historiette. C'était au
début de la saison. Les coureurs fiançais s'in-
quiétaient de leurs . engagements futurs. Plu-
LE TEAM ALLEMAND
LE TEAM FRANÇAIS
sieurs avaient écrit aux directeurs allemands.
Deux d'entre eux, dont. nous tairons les noms,
mais nous ne dissimulerons pas que "l'un d'eux
s'alignera tantôt au Parc des l'rinces, furent
agrées pour participer à une même réunion.
Ils y prirent part et n'y brillèrent pas. Ils
furent immédiatement considérés comme des
coureurs de second ordre, tant et si bien que
le directeur qui avait eu recours à leurs ser-
vices, ne craignait pas d'écrire quelque ternps
après à l'un de nos meilleurs champions, a
peu près textuellement ce qui suit : « Jamais
plus je n'engagerai pour la même course deux
coureurs français, un seul de ces « tocquards »
me suffira largement. »
LMstoire fut colportée et ne tarda pas à
faire le tour des quartiers de coureurs alle-
mands et' français. Ne vous étonnez donc pas
si les nôtres sont heureux de la grande ba-
taille d'aujourd'hui, qui va leur permettre, ils
l'espèrent bien, du moins, de prouver aux di-
recteurs d'üutre-Rhin : que les meilleurs all'e-
mans ne leur font pas peur.
Quoi qu'il en soit, Sérès, Didier et Parent en
ont gros sur le coeur et vous pouvez tenir pour
certain qu'ils se dépenseront sans compter oej
après-midi. , •
Le match
Revenons-en au duel et rappelons-en rapide-
ment les conditions. Les six hommes se ren-
contreront en jeux manches : 1° sur 10 kilo-
mètres ; 2° sur une heure. Les Allemands ont
leur matériel et Schipke et Saldow leur en,
traîneur habituel. Demke sera entraîné par
Naso, son « pacemaker » d'outre-Rhin, n'ayant
voulu à aucun prix faire connaissance avec
la Butt-e-Memtmartre et la plus belle piste dut
monde.
Le règlement allemand est adopté en ce qui
concerne les motocyclettes des entraîneurs. Il
va donc falloir aux nôtres lutter contre !les Al-
lemands dans les mêmes conditions que s'ils
se trouvaient, à Breslau, Dresde, • Leipzig ou sur
toute autre piste d'outre-Rhin.
Les dix kilomètres
Et j'en arrive maintenant .aux pronostics,
sans vouloir aucunement m'appesantir sur le
brillant spectacle que nous vaudra une course
menée à des allures dont nous n'avons plus
l'accoutumance, sans vouloir me représenter,
par avance, ce que sera . ce duel à plus de
80 à l'heure, entre six hommes jouissant d'une
eg'ale réputation.
Sur 10 kilométires," distance de. la première
manche, j'e suis conva.in.cu' que tes AMemamcLs
seront battus. Les sportsmen d'outre-Rhin, en
sont eux-mêmes convaincus. Ils ne pensent pas
que Saldow, pas plus que Demke ou SchiÎ,pke
pourront résÉsiter au démarrage des trois Fran-
çais. C'est tout à .fait mon avis. Néanmoinis,
nie croyez pas que nos trois voisi.n.s seront
écrasés da.ns cette metnclie. Pour mo'i, au c.on...
traiire, Sa'Mow' notamment trouvera le moyen
de se classer plus qu'honorablement..
L'heure
'La. deuxième manche se disputera 'sur une
l héoure et. sera plus favorable a'ux Allemands
1 qui sorti habitués aux diistanic.es un peu longues.
Je ne dissimule pas que cette manche _ me
donne quelque élJpp¡réhem¡s.j¡oJl. Certes, je. crois à
la victoire finale de Sélrès, certes je suis con-
vaincu que Didi'er et Parent fourniront une
periormain.ee auper-be, mais Demke, Saldow _ et
Scb'i.pk'e. s'ils nous couvrent les 81 ou 82 kilo-
mètres dont ils sont coutumàers en. Allemagne,
ne seront pas lo,«iri dru vainqueur. La bataille
sera passiiiGnjnante, j'en suis sûr et les six
bomm'es me font bien l'effet-de vouloir finie.. .
dans un mouchoir. -
Je penche - toutefois en faveur du clan fremn
çajs ouû aura pris l'avance dans les 10 kito-
mèires, maie voue verrez que le dasseraç^
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