Titre : Le Temps
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-02-05
Contributeur : Nefftzer, Auguste (1820-1876). Fondateur de la publication. Directeur de publication
Contributeur : Hébrard, Adrien (1833-1914). Directeur de publication
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Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 05 février 1919 05 février 1919
Description : 1919/02/05 (Numéro 21032). 1919/02/05 (Numéro 21032).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG33 Collection numérique : BIPFPIG33
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
.S,'s=« (LE TEMPS f=* © «éwïerr 1919.
En passant
Pon ami Bourrasse
g~n m t~
Bourrasse appartient à l'une des plus vieil-
dés classes des R. A. T. (.Réserve de l'armée
territoriale, pour ceu:. qui, après quatre ans de
guerre ne connaissent pas encore la significa-
tion de ces trois initiales.) Depuis 1017, il est
̃affecté à la surveillance de « l'ouvrage d'art
n° 38, sur la ligne d'intérêt local en langage
courant cela s'apiselle un « tortillard » qui
joint B.-sur-€. à Pont-de-1'Arche. Je croirais
manquer à mes habitudes de probité littéraire
et scientifique, si je ne reconnaissais que l'ou-
vrage d'art n° 38 est un simple caniveau, une
rigole voûtée qui, passant sous l'étroit chemin
de fer, conduit à la Seine toute proche les eaux
d'une petite source .qui ruisselle à la base de la
falaise crayeuse. D'ailleurs, dès la première
victoire de la Marne, il n'y avait plus aucun
risque de voir les Boches se ruer sur la fertile
Normandie. Et maintenant nous sommes sur
le Rhin; pourtanl le soldat Bourrasse est tou-
jours là. Il faut croire qu'on l'a oublié.
Je dois dire que Bourrasse fait tout ce qu'il
peut pour ça. Seul, peut-être, parmi nos millions
de guerriers, il ne se soucie en aucune façon
d'être démobilisé. Tous les soirs, il retourne
bien paisiblement se coucher dans sa propre
demeure, à B.-sur-C, où il retrouve • « sa vieil-
le », qui lui a trempé la soupe. Sur le tortil-
lard il ne passe que deux trains par jour. Au
moment où ces trains franchissent l'ouvrage
d'art », (Bourrasse empoigne son vieux flingot,
modèle 74, et porte scrupuleusement les armes
à la locomotive. Ce geste n'est pas exigé, mais
ce sont les seuls moments où cet excellent
R. A» T. a, militairement, quelque chose à faire,
et il tient à faire preuve de zèle. Le reste du
temps, il a découvert une occupation lucrative
des heures.
D'abord, comme il y a des terriers de lapins
dans la falaise, Bourrasse a creusé, creusé pa-
tiemment, les garennes avec sa pioche et sa
pelle et ravi une douzaine et demie ou deux de
jeunes lapereaux à l'affection de leurs géni-
ttnces. Il les élève dans des clapiers indus-
itrieusement construits par ses mains le long
de la voie, il les nourrit avec l'herbe qui croît
sur les talus de la compagnie; il encourage
leur reproduction. Et quand les lapereaux sont
devenus des lapins, « sa vieille » les vend au
marché, tant que la chasse est ouverte, en qua-
lité de lapins de garenne, puisqu'ils sont les
descendants parfaitement légitimes de libres
et sauvages lapins, qu'ils en ont le poil, les
oreilles, la queue, la taille et tout ce qu'il faut;
et après la fermeture de la chasse, comme la-
pins domestiques, puisqu'ils ont été élevés dans
un clapier.
M'ais, ne bornant pas là son ingéniosité,
Bourrasse a mis en culture une partie de ces
talus dont la compagnie ne fait rien; il les a
même irrigués, détournant les eaux qui de-
vraient régulièrement passer par le fameux ca-
niveau, et il fait croître des pommes de terre,
des choux et même des petits pois qui contri-
buent à l'alimentation nationale en lui laissant,
à lui, Bourrasse, des bénéfices appréciables.
Voilà pourquoi il ne tient, en aucune façon,
à. être démobilisé. Il juge que les choses vont
très bien comme ça, et que son député, qui har-
cèle perpétuellement le ministre pour obtenir
la libération des vieilles classes, se mêle de ce
qui ne le regarde pas. Telle est, pour l'instant,
pon opinion politique. Il ne manque jamais de
me l'exprimer dans les conversations assez fré-
quentes que nous avons ensemble. C'est par
^intermédiaire des lapins, si j'ose dire, que
nous nous sommes liés; j'aime tout ce qui est
en vie, j'aime à guetter les mères restées sau-
vages et qui viennent parfois regarder triste-
ment, à travers les grillages, leur progéniture
captive, et puis foncent comme des boulets dans
l'herbe si je fais'le moindre geste, si j'essaye
seulement de remuer la tête.
Me démobiliser, me dit Bourrasse, ça se-
rai^m'«xproprier. C'est-il just^çft, .de m'expro-
prier? J'ai mis en valeur une partie du sol de
la patrie et j'apprivoise, dans un but d'utilité,
des animaux sauvages. On. ruinerait mon œu-
:we.
Un jour, il a ajouté:
> J'ai envié d'en parler à Poincaré.
Je contemplai avec quelque inquiétude cet
humble guerrier de 2* classe. Allait-il sombrer
dans la folie des grandeurs, unie quelquefois à
la manie de la persécution? Allait-il devenir un
de ces malheureux aliénés, dont la garde qui
veille aux portes de l'Elysée doit protéger si
souvent le premier magistrat de la République?
Bourrasse, comme ces infortunés, se croyait-
il 'Dieu le Père, ou simplement l'empereur des
Français voulant sommer un usurpateur de lui
rendre sa place? Mais il poursuivit d'un air pai-
isible- 1
~Me:
Tel que vous me voyez, j'ignore s'il se sou-
tiendrait de moi. M'ais, moi, il me semble que je
le reconnaîtrais. 11 a l'air d'un brave homme.
» 11 faut vous dire, continua-t-il, qu'aux pre-
jmiers jours de la mobilisation, ce n'est pas ici
que les autorités militaires m'avaient envoyé
garder un caniveau. A cette époque-là, on nous
faisait valser, nous autres, pauvres R. A. T.,
d'un bout ù l'autre du territoire. Et c'est comme
ça que, vers la fin d'août 1OM, je me trouvais
là une vingtaine de kilomètres de Poitiers, sur-
veillant une route nationale.
» Vous vous souvenez peut-être comment on
les surveillait, les routes nationales ? Avec une
benne solive, reposant de chaque côté sur des
tréteaux posés en X, autant que possible devant
«ae ferme, un caboulot, une maison quelcon-
que, qui servait de poste. Un factionnaire, en
«vant de cette barricade, les autres hommes
dans le poste, dormant ou jouant à la manille.
Devoir du factionnaire: demander à toute per-
sonne circulant en voiture, à cheval ou à pied,
son passeport ou sauf-conduit, ses papiers, en-
fin, roses, verts, blancs ou bleus- il y en avait
ifle toutes les couleurs.
» L'adjudant Bouchut dans le civil, il est
tonnelier à Poitiers prenait sa mission au sé-
ïieux. C'était un homme qui lisait les jour-
maux; il avait lu dans les journaux que la
IEpance fourmillait d'espions, que les Boches y
couraient du nord au sud, de l'est à l'ouest,
çpour faire sauter tout ce qu'on pouvait faire
sauter les viaducs, les ponts, les aiguillages
ides gares. Et c'est tout de même vrai qu'ils
-Font fait, les Boches, jusqu'en Normandie, du
«côté de Pont-de-1'Arche. Mais moi, je n'ai pas
Id'imagïnatîon ça me paraissait peu probable
qu'ils vinssent jusqu'à Poitiers exercer leur
jooupable industrie. C'est loin, Poitiers, c'est pas
«n pays pour une invasion. Bouchut était d'un
autre avis. Il disait qu'un Boche, ça ne recule
Seivant rien quand il s'agit d'un mauvais coup,
et qu'enfin la consigne est la consigne. En ça
Sa avait raison, y avait rien à répondre.
» Donc, voilà qu'un matin, c'était moi qui
«étais de garde, et je vois s'amener une file d'au-
ttos, mais une file! Il y en avait bien une dou-
zaine. Dans la première, un artilleur avec un,
(mousqueton, sur le siège, à côté du chauffeur, ¡
qui était également habillé en militaire, et un-
Civil et. un militaire dans l'intérieur. Je croise
la 'baïonnette devant la barricade, comme faire
se doit, et je dis
,» Halte! Vos papiers!
» L'artilleur me tend un carton que je re-
garde; je le regarde d'un air d'autant plus Sé-
vère que je né sais pas lire; mais c'était un
carton rose, comme tous les cartons roses que
j'avais vus, avec des cachets. Je dis
» C'est bon. Passez! e
» Et j'enlève moi-même la solive pour faire
place à l'auto. Elle passe. Et toute la douzaine
̃d'autos passent à 1; suite, sans s'arrêter, sans
'dire bonjour ni bonsoir. Ou plutôt je me
Jrompe dans la seconde auto, il y avait un
icivi! coi'ffé d'une casquette de voyage, la fi-
igure rosé dans une barbe blonde, l'air bien ai-
mabie, qui m'a salué poliment. Et puis toute
la bande fiche le camp.
» L'adjudant Bouchut regardait ça par la fe-
toêtre. Il vient à moi et m'eng. comme du pois-
son pourri.
» C'est comme ça. que vous faites vot' mé-
tier? qu'il dit.demandez leurs cahiers, aux wituces automo-
*M,es-2
» J'essaye de lui expliquer que j'avais de- f
mandé les papiers à la première voiture, et 'que
les autres avaient profité de ce que la barrière
était ouverte pour se c&valer, que ce n'était pas t
ma faute.
» Et qu'est-ce qu'il y avait sur ce papier?
qu'il demande, l'adjudant Bouchut.
» Je ne sais pas, que je réponds, je û©
sais pas lire. Mais il était rose, mon adju*-
dant
» Vous ne savez pas lire? Vous ne savez
pas lire! Et c'est des andouilles comme ça
qu'on me donne pour garder les voies et com-
munications Il fallait fiche un coup de fu-
sil c'est la consigne à l'auto qui venait der-
rièfe! t
» J'y ai pas pensé! que je dis. Le mon-
sieur qui était dedans avait une f i'gure trop ai-
mable. Mon adjudant, je vous assure qu'il
avait une figure trop aimable.
» Vous verrez si ça ne vous coûte pas
quinze jours avec le motif, de faire le physio-
ûoîniste! Qu'on téléphone tout de suite à Poi-
tiers qu'il est passé douze autos contenant des
gens qu'on ne sait pas ce que c'est, par suite
de la négligence d'un homme.
» Bon, on téléphone à Poitiers; de Poitiers
on répond qu'on va faire attention. Et dix mi-
nutes après, le téléphone recommence à son-
ner. On demande l'adjudant Bouchut.
» C'est vous, l'adjudant Bouchut?. Vous
êtes donc complètement idiot? C'était le pré-
sident de la République, avec toute sa suite
» Si vous aviez vu la tête qu'il a faite, l'ad-
judant Bouchut. Il n'a plus parlé de me L
quinze jours. Mais c'est égal voyez-vous le
coup, si j'avais envoyé une balle dans l'auto,
comme il voulait? Je lui ai sauvé quelque
chose, à Bouchut et j'ai aussi sauvé la Ré-
publique, isans que ça paraisse. »
Et Bourrasse se remit à couper d© ÏTierfoe
pour ses lapins. PipRan -MILLE.»~
PIERRE Mille.
NOUVELLES OT JOUR
Légion d'honneur
Ministère de l'intérieur `
Sont promus ou nommés dans la 'Légion d'hon*
neur
Comtnandeurè
M. Autrand, préfet de la Seine.
M. Ohaproo, préfet de la Marne.
Officiers
M. Le Bourdon, préfet du département -d'ïndre-et-
Loire Brisac, directeur de J'assistaîhoe au ministère
de l'intérieur; Delesseux, conseiller général; Perrier,
commissaire divisionnaire & Aîïrecteur de la police rouni-oipail-e: Berthetemy, professeur
à l'Ecole de droit.
MM. le docteur Dagonçt, médecin chef de l'asile cli-
nique de Sainte^Artne, à. Paris; le docteur ÎWery, chi-
rurgien de la Pitié; le docteur batobé, médecin chef de
service de la «Charité; le docteur Dufour, médecin, chef
à l'hôpital Brouseais; le docteur Fnriquez, chef de
service à la Pitié; le docteur Barit, médecin honoraire
des hôpitaux de Paris.
MM. Dausset, conseiller municipal d-e Paris; Prot,
secrétaire général de l'Œuvre de l'hôtel Baron: Ber-
gaud, publioiste; Vidal-Naquet, Vice-président de la
commission administrative des hospices civils de Mar-
seille Poulain, maire de Montmédy (Meuse) Terquem,
maire de Dunkerque (Nord): Battle, conseiller e?én4rel
des Pyrénées-Orientales..
Chevaliers
MM. "Rlaulmoint, 'préfet de la Charente-Inférieure
Bonhoure, préfet du Lot; Martin, secrétaire général de
Meurthe^et-Moselle Canal, directeur au ministère de
l'intérieur; Laimssiere, directeur de Ja Sûreté générale;
Imbert, inspecteur général au ministère de l'intérieur;
Winter, inspecteur général au ministère de l'intérieur.
MM. Sohnerb, Monsarrat, Ardouin, chefs de bureau
au ministère de l'intérieur; Mareséaux, chef de service
au ministère do l'intérieur; Caron, membre de la com-
mission des réfugiés; Borolli, commissaire de police
spéciale à Marseille; Garnier, directeur du personnel
à la préfecture de la Semé; Girardon, chef de service
au cabinet du préfet de la Seine Barbuzet, Inspecteur
principal des Enfants assistés de la Seine; Soulière,
commissaire divisionnaire à la préfecture de police..
MM. Moulinet, directeur régisseur de la Maison de
Villers-Cotterets; Louis Peucii, président du conseil
généràl de la Seine; Deslandres, conseiller municipal
de la ville de P^ris; Marin, maire da SalntTMaur;'0JȐ-*
rest, conseiller général du département de ia Seine;
le docteur Lucas, président du syndicat des médecins
français! le docteur Bozonet, conseiller général de l'Ain,
maire de Montreval (Ain).
MM. Ermant, maire de Laon; Gibert, premier adjoint
au maire de Saint-Quentin (Aisne); Massot, conseiller
général des Basses-Alpes; Simt, conseiller général des
Basses-Alpes; Staplot, chef de division à la préfec-
ture des Hautes-Alpes; le docteur Qasiglla ohirurgien
en chef des hospices civils.
MM. Pourrageas, publioiste à Marseille; Gautier,
conseiller général du Calvados; Babinot, premier ad-
joint au maire de Saintes (Charente-Inférieure); Cuneo
d'Ornaao, conseiller général de la Corse; le docteur
Baylac, médecin en chef de l'Hôtol-Dieu de Toulouse;
Duran, conseiller général de la Haute-Garonne, maire
de Saint-Alartory; Clerjaud, maire de Libourne; Soyer,
chef de division; Courtin, maire de Châteauroux; lo
docteur La/fargue, conseiller général des Landes; Mer-
cier, publiciste à Nancy; Gibant, maire d'Hénnebont.
MM. BoulangaTi maire do Gutnes; Moriéux, maire de
Calais; Jouanneaux, chef de division; Puon, maire du
Mans; Blanc, maire d'Anneoy; Chasseloup, maire de
Blaye; Marois, inspecteur de l'Assistance publique de
Seine-et-Oiso; jolibois, secrétaire intérimaire du Tarn.
La plupart des propositions concernant les ré-
gions libérées feroilt l'objet d'un examen spécial
pour une promotion ultérieure.
Il en est de même des propositions concernant
l'Algérie.
Nous relevons avec plaisir, dans la liste des
nouveaux chevaliers de la Légion d'honneur, le
nom do M. René Mercier, directeur de l'Est répu-
blicain, de Nancy, qui. fut réc-enraient l'objet d'une
citation.
Pendant toute la guerre, avec l'aide d'un per-
sonnel courageux et dévoué, notre confrère fit
son journal sous des bofiibard-ements incessants
par torpilles d'avions et projectiles de 380 de piè-
ces à longue portée. L'hôtel de l'Est républicain
fut en partie démoli, dans la nuit du 24 au 2-5 fé-
vrier 1918. par une torpille de 150 kilos; le len-
demain- matin, te journal paraissait quand même.
Ministère des colonies
Chevaliers (au titre civil)
MM. Rimaud, président du conseil colonial de la
Coohinchine; Rimbaud, président de la chambre de
commerce de Fort-de-France; Garriguano, président de
la chambre de commerce de Saigon Aohille, prolesseur
au lycée Scfooelcher, à Fort-de-France.
Le bombardement de Carlsruheen 1916
L'atebé Mirabail, lieutenant aviateur, titulaire
de plusieurs citations et de la croix de >la Légion
d'honneur, publie à son retour de captivité en Al-
lemagne une lettre de protestation contre la lé-
gende selon laquelle, le 22 juin i9i6, jour de la
Fête-Dieu, il aurait bombardé une procession du
Saint-Sacrement qui se déroulait dans les rues de
Carl'sruhe.
Ce ne sont pas, dit-il, les fidèles en prière qui péri-
rent sous les bombes françaises le 22 juin 1916 à
Ca-rteruhe, mais de simples curieux qui se pressait
on feule sut la Grand'Place -de la ville pour assis-
ter à. une représentation du cirque « Hagenbeck »,
bien connu en France par les tournées qu'il y or-
ganisa avant îa guerre.
s~ M~NÏC~PAM~
C~~f~~11>!i G~~i)~I~ DE LA SEINE
SÉANCE DU 3 FÉVRIER
Fonds de ch6nutpe. Lo Conseil générât, réuni
en session, extraordinaire, sous la .présidence de
M. Louis Peuch, adopte les conclusions du rapport
de -MM, Henri Sellier et Deslandres, sur la contri-
bution du département à la constitution d'un fonds
de chômage par les communes..
Une commission sera réunie d'urgence pour exa-
miner, d'accord avec les syndicats ouvriers inté-
ressés et les concessionnaires de services publics,
les conditions dans lesquelles, pour réduire au mi-
nimum les congédiements de main-d'œuvre fémi-
nine, les femmes pourront être employées à demi-
temps et à parité de salaire avec le personnel mas-
culin, dans les diverses entreprises concédées.
Cette commission aura à déterminer égale.ment
l'ordre dans lequel il devra être procédé aux con-
gédieraents indispensables, en tenant compte de la
nécessité de conserver leur emploi aux veuves de
la -guerre chargées de famille et aux femmes ayant
qualité de soutien de famille.
LAI. Henri Selier souligne l'importance sociale de
cette question du travail des femmes. L'emploi de
la main-d'œuvre féminine aura une influence con-
sidérable sur la natalité et la vie de famille. En
cette matière, l'intérêt national doit l'emporter sur
les intérêts corporatifs, et si les femmes employées
«par les administrations n'étaient astreintes qu'à
une demi-journée de travail, elles Bourraient con-
tinuer à tenir utitenreni leur place âu foyer do-
mestique.
En ce qui concerne le personnel masculin, M.
ffenri SeWier fait inviter l'administration à met-
tre en demeure les fonctionnaires mobilisés d'avoir
à reprendre leurs fonctions aussitôt après la dé-
mobilisation de 'leur classe, faute de quoi, tous les
avantages qui leur sont attribués seront suppri-
més.
D'autre part, afin de permettre à la -commission
du personnel de poursuivre utilement son travail
de réorganisation, le recrutement du personnel
sera, sur la proposition de M. Lem&rcbaod. pro-
visoirement suspendu.
La vie chère
Immédiatement après la séance du Conseil gé-
néral, le Oôftseil municipal devait tenir une session
•extraordinaire pour discuter toutes les questions
qui se rattachent au problème de la vie chère.
Mais en raison des mesures déjà prises par le
gouvernement et de celles qui sont encore en pré-
paration, le débat à été ajourné.
Elégies c!'5ionnet!r
Nous relevons avec plaisir, parmi les nomina-
tions dans la Légion d'honneur, la promotion au
grade de commandeur de M. Autrand, préfet de la
Seine; celle de M. Louis Dausset, conseiller mu-
nicipal, au grade d'officier, et celles de MM. Louis
Peuch, président du Conseil général de la Seine;
Deslandres, ancien président du Conseil général,
conseiller municipal, membre du comité de dé-
fense de Paris; Marin et Cherest, conseillers g-é-
néraux, au grade de chevalier..
f. .e
MTMBES MÎUYAmMM
ARMÉE
£«es sorsis
îDa ûhambre, dans sa séance du 28 janvier, avait
comme on le sait, rétabli les sursis à accorder aux
mobilisés. Le sous-secrétaire d'Etat à la démobili-
sation vient de préciser les règles d'après les-
quelles ces sursis pourront être délivrés.
Les sursis no seront aocowlés qu'a titre tout à fait
exceptionnel et uniquement quand un intérêt général
évident l'exigera. Aucun sursis ne sera con-oédé aux
militaires appartenant à. l'armée active. Il ne pourra
ea être accordé que dans des cas très rares aux hom-
mes appartenant aux classes 1911 et plus jeunes.
Pour les autres classes, les sursis accordés auront
essentiellement pour but de rendre aux régions libérées
les hommes indispeosiaisl-es pour y assurer ta. reprise
SR-la vie- administrative et de raotivité économique. lis
ne seront concédés, pour le reste de la France, que
dans des proportions plus faibles.
i. En ce qui concerne les commerçants et lès indus-
triels, la procédure à suivre pour les demandes de
sursis est la suivante
a) Les demandes seront adressées aux généraux
commandant les régions, sous le timbre des inspections
régionales des sursis.
b) Les inspecteurs régionaux les instruiront et les
soumettront ensuite pour avis à des commissions mixtes
composées de patrons et d'ouvriers instituées auprès
de chaque inspection régionale.
c) S'il y a accord entre la commission mixte et l'ins-
pecteur régional, ce dernier fera prendre par le général
commandant la région ooe décision de concession ou
de refus, qu'il notifiera Immédiatement.
d) En cas de désaocord entre ces différents organes,
le dossier Sera soumis au sous-secrétaire d'Etat à Ja
démobilisation, qui l'examinera d'accord avec les dépar-
tements ministériels compétents et statuera en dernier
ressort.
e) Toute demande de sursis devra en principe être
.résolue dans un délai de dix jours.
H. En ce qui concerne l'agricultur-e, il pourra être
accordé des sursis
1° Aux industries travaillant pour l'agriculture
(construction de machines agricoles, fabrication des
engrais, «te);
2° Aux spécialistes agricoles (maréchaux, ferrants,
bourreliers, etc.);
3° Aux professions agricoles saisonnières (étalon-
niers, vachers, fromagers, etc.);
4* Aux militaires dont la présence à la terre est né-
cessaire à l'exploitation a.grtoole et qui appartiennent
à l'aine des catégories suivantes s
0) Fils aîné d'une veuve exploitant elle-même et dont
les autres fils sont mobilisés, ont été tués à la guerre,
ou ne participent pas à. l'exploitation.
b) Veuf ayant au moins trofe enfants à sa charge.
c) Agriculteur ayant ea deux frères tués à la guerre
et reconnu soutien indispensable de famille.
d) Fils aîné d'un agriculteur, qui par suite de son
état de santé dûment- constaté par -certificats -médi-
caux eet'dans l'incapacité absolue de, travailler, et dont;
les autres fils sont mobilisés, ont été tués à. la guerre,
ou ne participent pas à l'exploitation.
Toutes Ces demandes devront être adressées aux
commissions départementales de la main-d'œuvre agri-
cole.
III. Les demandes concernant les Français établis
à l'étranger ou aux colonies, et désireux d'y «revente, se-
ront adressées à l'état-major général de l'armée (bu-
reàu des sursis), 258, boulevard Saint-Germain.
Il doit être ibien spécifié que môme s'ils appartiennent
h l'une des catégories susvisées, les intéressés n'ont
pas méoessairement un droit à l'obtention d'un sursis.
Chaque demande sera, en effet, examinée' par les orga-
nismes compétents qui prendront la décision en s'ins-
plrarot uoîquciment de l'intérêt général du pays.
MARINE
Ia PERTE DU « FLORÉAL »* Le conseil de guerre
maritime de Toulon s'est réuni hier pour statuer sur
la perte du sous-marin Floréal, commandé par le lieu-
tenant Féraud, perte qui se produisit le 2 août 1918, au
large de Salonique.
Le commandant étant fatigué avait, dans la nuit où
eut lieu la catastrophe, confié le quart au second maître
électricien Colon, qui avait déjà rempli cette mission.
Une heure après, le Floréal, que convoyait le contre-
torpilleur Baliste, rencontra deux bâtiments anglais,
dont le second fut abordé par le sous-marin qui, gra-
vement atteint, coulait une heure après toutefois tous
ses hommes, furent recueillis par la BaListe.
Les débats ont porto. sur la responsabilité du second
maitre.
Le capitaine de frégate Çastex a présenté avec cha^
leur la défense du commandant dix Floréal; puis le
conseil de guerre maritime a prononcé l'acquittement
du lieutenant de vaisseau. Féraud..
~S "v.n,~wasosm.~pini~~iwar~e~mwvsi ee~mbr~
ACADEMIES, UNIVERSITES, ECOLES
Académie des sciences
Un nouveau canon de tranchée. M. Mauriec
Leblanc a présenté, hier, à l'Académie des scien-
ces, un nouveau canon de tranchée imaginé par
M. Georges Claude. Cet engin, très léger, d'instal-
lation très rapide, permettant le lancement précis
et répété, sans recul et sans dépointage, de pro-
jecMtas puissants, a pu être réalisé grâce à une
application nouvelle de la viscosité.
Les idées qui ont présidé en 191(5 à la conoep-
tion de cet engin étant devenues sans objet dès
1918 par suite des modifications profondes des
moyens de combat, il n'y a pas d'inconvénienit à
indiquer les services que peut rendre la viscosité.
La viscosité, employée déjà en artillerie pour
ralentir ou uniformiser des mouvements, est uti-
lisée dans des conditions telles que, permettant à,
un effort prolongé de déplacer des corps immergés
dans le milieu visqueux, elle s'oppose au contraire
avec assez de puissance à des efforts énormes,
mais de durée très courte, exercés sur ces corps
pour bloquer ces derniers presque rigoureuse-
ment. Ainsi, si on pose l'index à la surface d'une
masse de poix, le doigt enfonce lentement et eans
effort; qu on assène sur la masse un coup de mar-
teau, le. plus brutal possible, c'est tout au plus
s'il peut la mordre de son empreinte.'
Le canon de tranchée est donc placé dans un
trou creusé dans le sol et qui a été rempli de
quelques seaux de brai de goudron. Le canon
pourra subir tous les déplacements lents voulus
par le pointage. Arrêté en bonno place par un sup-
port approprié, il n'en bougera plus de tout le tir,
grâce à l'énorme résistance du brai au choc du ca-
non, choc brusque s'il en fut. ,n
Le canon de tranchée a un poids total de 400
kilos, contre 3,500 pour l'engin correspondant en
uaà#e sur le front, lequel, il est vrai, lance à. 2,100
mètres au lieu de 1,200, les mêmes projectiles de
90 kilos. Le canon a de grandes qualités de pré-
cision.
La prévision du temps. M. Bigourdan analyse
un intéressant travail de M. Nodon sur la prévi-
sion du temps trois ou quatre jours à l'avance, par
l'observation combinée des -tac-lies solaires et des
perturbations électriques et magnétiques. M. No-
don a recueilli des observations curieuses depuis
une dizaine d'années. Cette méthode a été appli-
qués dans une certaine mesure pendant la guerre
par le Bureau météorologique du ministère de la
guerre.
Elect-ioi} d'un membre titulaire. ̃ En fin de
séance, l'Académie a procédé à l'élection d'un
membre dans la section d'économie rùrale, en
remplacement de M. Muntz, décédé. Avaient été
-présentés en première ligne, M. Gabriel Ber-
trand en seconde ligne, ex-saqu'o et par ordre
alphabétique, MM. Gustave André, lyéon Lindet et
Pierre "Viala.
Deux tours de scrutin furent nécessaires. Au
premier tour. M. Gabriel Bertrand recueillit
22 suffrages, M. Lindet 8 et M. Viala 20. Au se-
cond tour, M. Pierre Viala fut proclamé élu par 1
26 suffrages sur 80 votants. M. Gabriel Bertrand c
réunit 22 voix et M. Lindet 2. 1
[Le nouvel académicien est un de nos plus éminents f
viticulteurs. H a contribué grandement à la reoonstita-
tiori du vignoble français ravagé par le phylloxéra. On
lui doit de nombr-euses recherches sur l'adaptation des
divers plants amèrioalns aux difïèpettts eols, ainsi que
des études sur la résistance de la vigne à lu Chlorose, au
mildiou, au blaok-rot, etc.
M. Piecre Viaila est inspecteur général de ï-a vitioui- c
tare, ineiri>re de l'Académie d'agraoiilture, professeur 1
a l'Institut agrottomique et directeur do la Revue de viti-
culture.] v -1
La médaille d'or de la Royal Society 1
Dans sa dernière réunion, la Royal Astronomical
Society de Londres a attribué sa grande médaille «
d'or à M. Bigourdan, astrononme à l'Observatoire I
dfe Paris, membre de l'Académie des sciences.
La cérémonie de la remise" de cette médaille <
aura. lieu a. Londres lé 14 février prochain.
If.. Bigourdan est un des .rares savants français
à qui cette récompense honorifique a été décer-
née. Parmi les détenteurs de la médaille d'or de
ia Société royale astronomique de Londres, citons:
Le Verrier, Delaunay, Henri Poincaré et M Des-
landres. directeur do l'observatoire de Meudon,
vice-président de l'Académie des soien-ces.
la Société des gens de lettres .I
Le comité de la Société des gens de lettres, réuni
nous la présidence de M. Georges Lecomte, a, dans
sa séance d'hier, voté des remerciements à M.
Léon Bé-rard. auteur de la proposition de loi, ré-
cemment votée par la Chambre, qui prolonge la
propriété littéraire d'une durée égale à celle de >a
guerre et' d'une, année de ulus, à dater de la si-
gnature de la paix, et à M. Maurice Faure, rappor-
teur de la loi au -Sénat.
̃ !Le comité a voté également des remerciements
à son. président, M. Georges Lecomte, et à M. Ju-
les Clère, président de la commission du domaine
public payant, pour la part qu'ils ont prise .per-
sonnellement à la préparation du projet dont la-
deption présente une très grande importance pour
tous les écrivains.
'lj Cours et conférences
Société des conférences, boulevard Saint-Ger-
main, 184. Demain meror-edi 5 février, 'à 2 h. 1/2,
coBférenœ d-e M. Alfred Capu-s, de l'Académie înan-
çaise, sur « Georges Clemon-oeau ».
ART ET CURIOSITE
L'affaire des faux Rodin
HÉUNION DE L'ASSOCIATION SYNDICALE DES ARTISTES
•LîAssociation syndicale des artistes peintres,
sculpteurs, architectes, graveurs, etc., réunie dans
l'après-midi d'hier au Grand-Palais, a décidé, a
l'unanimité, de faire sienne la déposition de M.
Barbholomé devant M. Bonin, juge d'instruction,
d'ans l'affaire des faux Rodin. Nous avons .donné
le texte intégral de cette déposition dans notre
numéro du 31 janvier.
L'ENQUÊTE
L'enquête poursuivie par le juge a donné de
nouveaux résultats. Un amateur d'art, M. Galli-
mard, a été mis on cause, ainsi que Mlle Dieterle,
l'actrice des Variétés, par une dénonciation ano-
nyme. Ils ont été entendus hier, l'un et l'autre,
par le juge d'instruction. M. Gallimard a déclaré
qu'il avait toujours acheté tous les bronzes du
îrfàttre qui lui étaient proposés. C'est ainsi qu'il
s'est rendu acquéreur, chez Montagutelli, d'une
centaine de pièces et qu'il en a revendu à ses amis j
une quarantaine. Il avait toujours cru ces bronzes
authentiques, rien ne les faisant différer, à ses
yeux, des autres épreuves tirées d'après les ori-,
ginaux de Rodin. Il a mis à la disposition du juge
les soixante pièces environ qui lui restent, et qui
comprennent un Victor Hugo, des Bourgeois de
Calais, un Lion, la 'J'erre, une Main crispée, etc.
Montagutelli, d'autre part, interrogé à nouveau,
s'est renfermé dans le système de défense qu'il a
adopté dès le début « II n"a pas exécuté de
faux. Il a fondu d'abord, pour Fidi, et d'après j
des modèles fournis par ce dernier, un certain
nombre de pièces, vers la fin de 1917. Il lui en
a livré d'autres, a une date ultérieure, qui avaient
été fondues d'après des modèles en sa posses-
sion. Toutes celles qu'il à coulées par la suite l'ont
été d'après des modèles qu'il a tenus soit de Fidi,
soit de M. Viaud, ou encore d'après ses modèles
à lui. Toutes ces pièces, sauf une, ne portaient
pas la signature du maître. Par qui ont-elles été
^igti&es? II' Tîgnore, ». qu;à
̃ il ii'a. d'aîlleufs vendu tous 'ces' bronzes qu'a
des prix très modiques, représentant le prix du
métal et celui de la main-d'œuvre. Il s'est renfer-
mé, en un mot, dans ses attributions de fondeur,
elle commerce des faux, aveo les bénéfices que
certaines personnes ont pu en tirer, lui est tou-
jours resté étranger.
EQHEBCE meOSTBlE ET âGRICOLTUBE
La fabrication de la confiserie
Le Journal officiel publie Je décret suivant
Sont abrogées tes dispositions de l'article 8 du
décret du 12 février lfî'lS, modifié par l'article 13
eu décret du 2 avril suivant, en tant qu'elles in-
terdisent la fabrication, la vente ou la mise en
veate des fruits confits et de la conilîserie prépa-
rés avec les matières suivantes sucres, cassona-
des et. mélasses, sucres intervertis, glucoses ou su-
erss do fécule, miols, sucres de raisin ou de tous
autres fruits.
Aux HaJles
Les arrivages de beurres pendant le mois de janvier
aWi été que de 6,100 mottes, soit environ 00,000 kilos,
ce qui représente, en temps normal, l'arrivage moyen
d'un -samedi, jour de grand marché. Or, seu-lu J'sbon-
dance do l'approvisionnement « visible » peut mettre
un frein à la hausse. On icroit que la taxe va Être sup-
primée, la plu-part des 'producteurs et des expéditeurs
pressentis acceptant d'envoyer à Paris 30 0/0 des quan-
tités dont ils disposent. En sera-t-il de 'môme pour les
fromages tax-ésî En tout cas, oa ne reçoit plus de
gruyère, .presque plus de camemberts, très peu de bries.
La suppression ùs la taxe dos œufs remonte au
G janvier. Il est intéressant de constater quelle a été
depuis lors la -progression des arrivages du G su
11 4sMVi-er ou a reçu 285 colis, 1,582 du 13 au 1.8,
1,13a du 20 au 25 (c'est la période' pendant laquelle
ia neige entravait lo ramassage), 2,168 du 27 janvier
au l" février. -Le' ii-bre jou de l'offre et de la donuando
a provoqué à la fois cette augmentation et la baisse
des prix.- On-eote les beaux oeufs de Tourainc, Poitou
et Normandie, de 480 à 500 francs le mille; du Midi, de
,450 à 500; de Bretagne, de -100 à 450; les œufs maro-
cains, de 340 à 360 francs. Rappelons que les prix
s'étaient élevés jusqu'à 680 francs.
Jamais, de mémoire d'homme, on n'avait vu autant
et de si beaux harengs à cette ëpo Encor-a la pfiohe avait-elle été moins bonne da semaine
dernière, les bancs s'étant sans doute déplacés et éloi-
gnés. Elle est de nouveau meilleure pour ce poisson et
pour le merlan, ainsi que pour la sole, dont on reçoit
chaque jour maintenant de 2,000 à 3,000 kilos, au lieu
de 8001 à 500 il y a quelques jours, et qui ne vaut
phis que do 7 à 10 fr. te kilo, au lieu de 15, prix
maximum. Il y a très peu de poisson fin bars, sau-
mons, truites, langoustes, -homards, crevettes, peu de
carrelets et de limandes, peu de dorades d'Espagne,
mais beaucoup de petits mulets, que lo froid ramène
au bord de la mer et qu'on prend facilement à. coups
de senne. Les arrivages totaux d'hier et aujourd'hui
ont été de 175,000 kilos environ. Le merlan vaut de
2 50 à 3 îi: le kilo, le -haroag de 1 50 à 2, la raie de
1 25 à 1 50, le congre de 2 à 2 50, soit des pris sensi-
blement inférieurs aux maxima établis; ceux-ci vont
peut-être d'ailleurs être supprimés.
Les gelées avaient, pendant quelques jours, arrêté j
l'arrachage des produits maraîchers, et c'est surtout
en légumes de resserre que le marché, était approvi- j
sienne. L'arrachage a repris et les apports sont abon-
dants; toutefois la tendance reste soutenue, la demande
étant active. On trouve toujours difficilement des
pommes de terre à chair jaune; la région parisienne
ne fournit presque plus rien. Tendance également sou-
tenue au pavillon des fruits..
Xi#. pavillon des viandes foraines est médiocrement
approvisionné, surtout en viande do mouton et de veau, j
Le poro est moins abondant. La taxe municipale vient
d'être relevée de 20 à 25 fr. par 100 kilos; on ne sait
trop pourquoi; du reste, car les prix avaient beaucoup
baissé il y a quelques jours; il est vrai que les arrivages
ont diminué.
Peu d'arrivages au pavillon de la volaille. Nous som-
mes à une époque de transition, la vieille volaille
s'épuisant, la jeune n'étant pas encore « .au point ».
Les poulets ordinaires valent de 10 à 10 25 le lalo, les
poulets de Bresse 12 50, les oies de 6 à 7 60; le lapm,
rare, se vend de 7 40 à 7 50 le îcilo. On trouve quelques
bécasses de 8 & 12 fr. la pièce.
~'TRiBUNAUX
T.RI BUN'A~UX
L0 trafic des wagons.– Le lieutenant Jcannin-
gros achèvera aujourd'hui son réquisitoire. Dans
une argumentation vigoureuse, il s'est attaché à
démontrer que Grandjean et Lavinaud étaient tous
deux fonctionnaires publics, au sens où, l'entend
l'articlc 177 du Code pénal; Grandjean, qui appa-
raît comme un faible, s'est laisser mener; Lavi-
naud, au r.nntraire. serait l'aine do tonta la combi-
naison. •
Le commissaire du gouvernement passe ensuite
aux faits reprochés à chacun des accusés, dont il
démontre la culpabilité. Aujourd'hui, commence-
ront les plaidoiries.
FAITS DIVERS
FAIT,S DIVE:JlS
Bulletin du Bureau central météorologique
Mardi 4 février. La ^pression diminue sur le nord-
ouest de l'Europe. Les fortes pressions apparaissent sur
la France et l'Kspagne (Madrid 767 mm.).
Quelques pluies sont tombées eu le nord-ouest de
l'Europe.
La température a monté ûms nos régions, eauf dans
le sud.
En Fraiice, la température va se relever généraiemenl
et se rapprocher de 1a normale; quelques pluies sont
probables, princlpale-m'ent dans le nord et l'ouest.
iA.u. Pane-Saittt-Maaïr, la température moyenne, -–ti',
a été inférieure de 3°9 à la normale.
li'aSSfaÊï1® ii«îi5ieaîa7i-S8œf(imiKiïBii. Le
parquet du gouvernement militaire de Paris a ren-
voyé au 3° conseil de guerre de Paris le dossier
concernant les deux défaitistes Guilbeaux et Hart-
mann, réfugiés en Suisse et inculpés d'intelligences
avec l'ennemi.
Ce ne sera qu'à l'expiration du délai légal de dix
jours qu'ont les inculpés pour se présenter devant
le parquet du 3° conseil de guerre que le président
do ce tribunal fixera la date de mise en jugement,
par contumace de Guilbeaux et Hartmann.
lAtsevié pï-wvîsœSiMî. Le capitaine Roussel
de Courcy, rapporteur près le 1" conseil de guerre
de Paris, a signé hier une ordonnance de mise en
liberté provisoire en faveur d'Henri Dothée, an-
cien homme d'affaires de Turmel, et de Marius
Astruc. ancien notaire, arrêtés en juillet 1918 et
inculpés de complicité de corruption de fonction-
naire.
Trois iffiiécanicleng aBBemantis aarr&iés à
Paris. On se rappelle la fugue que firent der-
nièrement à Versailles deux mécaniciens alle-
mands qui avaient amené leurs locomotives en
France. Ils furent arrêtés au cours de leur pro-
menade.
Trois de leurs camarades ont éprouvé, à leur
tour, le besoin de visiter Paris. Ils étaient hier sur
les boulevards, curieux mais un peu décontenan-
cés, lorque des agents leur demandèrent leurs pa-
piers. Ils prétendirent avoir voulu se ravitailler à
Paris avant de prendre un train direct pour Co-
blentz.Tous trois, Ferdinand Kotkc, Glaser, Ri-
chard Weiss, ont été mis à la disposition de l'au-
torité militaire.
©jpéirjatienas «le poïiac »ï JViec. La présence
de près de dix mille permissionnaires américains
semble avoir attiré dans cette ville une nuée d'ai-
grefins et do gens sans aveu pour lesquels les mili-
taires alliés semblent une proie facile. Une des
nombreuses plaintes que la police recevait depuis
quelques jours a fait procéder hier à une rafle dans
les lieux de plaisir et certains cafés de Nice. Dans
un établissement de l'avenue de là Gare, on a
arrêté, dans l'après-midi, quatorze individus parmi
lesquels plusieurs déserteurs et interdits de séjour.
Le soir, entre dix heures et minuit. la même opéra-
tion fut organisée dans les jardins Albert I" et
dans les rues avoisinantes bordées d'hôtels meu-
blés. Des policemen américains renforçaient les
agents municipaux. Quatre-vingt-trois personnes
furent appréhendées et l'on retint un certain nom-
bre d'entre elles dont la plupart sont des Interdits
de séjour; les déserteurs ont été remis à l'autorité
militaire. INFORMATIONS DIVERSES
INFORMATIONS DIVERSES
M. G. Louis-Jaray, directeur du comité France-
Amérique, et des deux revues du comité, France-
Amérique et Fmnce-Elals-Unis, auditeur au Conseil
d'Etat, vient d'être nommé maître des requêtes.
LA CRISE DU LAIT
&wsff% ^s# En& 1 T£$ Isa ms?\& 1bs#%B i
Une intéressante initiative
Le lait est un aliment indispensable aux enfants,
aux vieillards, aux convalescents et à toutes les
| personnes éprouvées par la guerre, c'est-à-dire à
la presque totalité de la vaillante population fran-
çaise.
Il contient en effet les albuminoïdes et le suore
qui fournissent les matériaux nécessaires au bon
équilibre de lasanté.Nou3 rappelons,pour mémoire,
la composition moyenne d'un litre de lait de va-
che
880 grammes d'eau environ
$k- ;i'-rn^ *dc graisse ̃•;̃
5#<< < <4*- .>dasïKJre'. ̃ ̃ ï;-l **̃ -;̃̃"̃"
36 d'albuminoïdes ou caséine
Ce sont ces deux derniers éléments, sucre et ca-
séine, qui constituent la majeure partie de la va-
leur nutritive de ce précieux aliment.
La crise du lait résulte, en réalité, do la crise des
transports, dont souffre l'Europe entière. Se basant
sur ce fait, qu'il est inutile de transporter 90 0/0
d'eau et que le lait ne contient guère que 10 0/0
d'éléments iudispenable's à la nutrition, une maison
française a pris l'initiative de présenter au publio
un aliment complot appelé le « Boncao », bien
connu do toutes les ménagères de notre pays.
Le « Boncao » est composé de sucre et do ca-
séine en proportions équivalentes à celles conte-
nues dans le lait, et de cacao solubilisé, stimulant
énergique des fonctions digestivos.
L'utilisation de 'la caséine fut d'ailleurs encou-
ragée par les pouvoirs publics et par la presse
française tout entière. Des études sérieuses et do-
cumentées, signées des noms les plus illustres,
firent rapidement apprécier la caséine par le grand
public.
Ce fut le mérite du « Boncao » d'avoir utilisé la
caséine avant sa consécration officielle.
Les consommateurs ont adopté définitivement ce
déjeuner, qui fournit, sous un petit volume, tous
les matériaux nécessaires la vie azote, carbone,
phosphore. Plus léger, plus agréable au goût, plus
nourrissant que le chocolat, il est bien supporté
par les estomacs les plus délicats.
Nous sommes, heureux de constater ici les bril-
lants résultats obtenus par cette initiative toute
française. Le « Boncao », qui vient de créer une
,nouvelle usine à Nantes, se voit maintenant obligé,
pour répondre aux demandes toujours croissantes
de ses clients, d'agrandir considérablement son
usine do Paris et d'installer, à Strasbourg, une troi-
sième usine uniquement dq-stinée au ravitaillement
de l'Alsace et do la Lorraine.
ts:('7' -L~
E &%e%o H %e%j~L â%O âeu% 1 E--
Le médecin de i™ classe de la marine Guierre,
piédecki-majôr du centre de Varna, est mort, il
y a quelques jours, victime de son dévouement;
en so'ignant des prisonniers albanais atteints de
typhus.
Le docteur Guiei're est le dixième à figurer
sur le tabteau d'honneur des médecins de la mar
rine morts en soignant des contagieux.
Nous apprenons le décès du chef d'escadron
d'artillerie P-ertenne, officier de la Légion d'hon-
neur, décoré de la Croix de guerre. Ce décès met en
deuil les familles Pertenno et Couten, do Verdun,
et Ninet, de Reims.
On annonce la mort de M. Lucien Petitjean,
décédé le 27 janvier à Monte-Cario, dans sa
soixante-douzième année. De la part de Mme Lu-
cien Petitjean, sa veuve, de M. -et Mme Louis Pe-
titjean, du lieutenant Léo Petitjean, décoré de la
Croix de guerre, de Mme Léo Petitjean et leurs
enfants, de -M. et Mme Charles Sagiio, de Mme Pis-
tolle et ses -enfants, de Mlle Emilie P-etitjean, ses
fils, filles, belle-fille, gendre et petits-en-faots.
L'inhumation provisoire a eu lieu à Monte-Carlo.
Les obsèques de Mme veuve Eugène Soulens,
née -Clarisse Simon-Cahen, auront lieu le :mer-
credi 5 février 1919, à 3 heures précises. L'inhu-
mation aura lieu au cimetière- du Père-Laohaise,
vers 4 h. 1/2. Réunion à la porte principale du
cimetière. Le présent avis tiendra lieu d'invitation.
~ü~
Informations financières
A Genève, 100 francs français cotent 90 35;
100' marks, -57- 10; 100 couronnes austro-hongroi--
ses, 28 60; 100 lire, 70 50; 100 roubles, 48 75;
100 pesetas, 99 25.'
llecctlcs comparées du canaC été Suez. Du 21
nu 31 janvier 1919 3,500,000 fr., contre 2,570,000
francs en 1918.
Récapitulation- du 1er janvier au 31 janvier
8,400^000 fr., contre 0,630,000 ir, en 1918. En
plus 1,830,000 fr. en 1911'.
Les recettes de la Compagnie des doc&s de
•Sah-tos --s'élèvent, pour. le mois de décembre, à
1,783 contos, contre, en décembre 1916, 1,860 con-
tos, et décembre 1917, 1,547 contos.
Un lecteur nous pose la question suivante
«- Une grande partie de mes titres avait été lais-
sée par moi en pays envahi. Si je les retrouve,
j'aurai quatre années, de coupons accumulés à
toucher.
» Devrai-je, dans ce cas, subir l'impôt sur Je
revenu constitué par cette accumulation de cou-
pons, alors 'que si je les avais touchés leurs
échéances régulières, en raison des taux antérieurs
de l'impôt saur le l'-eveaiu, j'aurais eu moins à payer
au 'fise? al
Tl est certain que là perception fiscale au tatuc
actuel de l'impôt sur des revenus retenus contre
le gré du propriétaire, pendant ce8 quatre aflnéfes
et .plus de guerre, serait absolument injuste; Cela
ne veut pas dire, toutefois, que l'togttëtioe «te sera
pas commise.
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THEA.TRES
Ce soir t »,
A la Comédie-Française, qui donne VAmt. Pritz,
le prince Alexandre de Serbie assistera à la repré-
sontation.
A l'Opéra.
Les répétitions d'ensemble du Èarbiet de Sétiille,
dont la première représentation est annoncée pour
vendredi, sont activement poussées sous la direc-
tion de M. Arturo Vigna. o
Les répétitions de travail de la Tragédie de Sa-
lamé, de M. Florent Schmitt, ont commencé.
A l'Opéra-Comique.
Mercredi soir, M. Maurice Renaud interprétera
pour la première fois Bcarpia, de la Tosca (avec
Mlle Andrée Vally et M. Jean Marny).
Vendredi soir, Mlle Marthe Chenal reprendra
Aphrodite; M. Léon Beyle jouera lé rôle dé Démé-
trios. Dimanche soir, Mlle Chenal reparaîtra dans
Sapho, avec M. Jean Slarny.
̃ Aux Variétés.
La FoUe escapade, tel est le titre de l'opéreUô
nouvelle de MIM. de Marsan et Giçnoux, musique
de M. Octave Crémieux, sera prochainement.
La Gaité-Lyrique va remettre à la scènfe
l'Attaque du moulin, de M. Alfred Bruneau, qui
dirige les répétitions. L'interprétation sera de pre-
mier ordre avec Mme Detea dans le rôle de 'Marcel
line, qu'elle a créé.
En même temps, on répète activement Miss Mil-
lion, opéra comique de "MM. Fernand Béissier ét
A. Ganarey, musique de M. Perpignan.
Notre confrère Charles Méré", démobilisé, a
repris à Excelsior la direction du courrier des
théâtres il annonce ce matin que M. Dessonnes
quitterait, de son plein gré, la Cotûédie-Française,
Aux Concerts Colonne-Lamoureux.
Dimanche prochain salle Gaveau, 17* concert
Colonno-Lamoureux. Au programme Namouna,
suite d'orchestre, d'Ed. Lalo; Fantasietta, de Th.
Dubois; Typhaon, poème symphonique {1" audi-
tion), de Cl. Delvincourt; l'Etranger, do V. d'Iîi-
dy, introduction du 2e acte; Symphonie pastorale,
do Beethoven.
Le concert sera dirigé par M. Camille Ghe--
villard.
M. Victor Basoh, professeur d'esthétique- 'et
do science de l'art, à la Sorbônne, inaugurera à
l'Ecole des hautes études, rue de la Sorbonne, 16,
une chronique dramatique parlée sous le titre
« le Théâtre et la vie ». M. Victor Bastth eefâ
assisté de notre confrère Henry-Marx.
Ce cours aura lieu tous les lundis, à 5 heu.
res 1/2. La première séance, fixée au 10 février,
sera consacrée à l'étude de l'Esope de Théodore;
de Banville, avec le concours de MM. de Max, Es-
cande, et Mlle Colonna Romano.
Rappelons que detraas» mercredi, à VOÛéeb, m &èa
une très belle matinée au proflt des infirmières visi-
tcuses du G* arron-dissemant, aveo une pièce d'ombres
du dessinateur Barrera et le concours dés première
artlstes parisiens.
A l'Université des « Annales », demain meroredi,;S e
4 heures, « l'Ame américaine h. travers les romans de
Bret Harte et de Jack London »; «miéreOèe par JE.
Jcm Rîcheipin.
'lieSRR~YEIa®11Y1®~71lIb'H
L'UIiySÂTfl DE LA VICTOIRE
jM.SÎaïïrïce. Dénis n'est pas seulement un âéaP
artistes les plus originaux de notre époque, il se
découvre souvent un théoricien aux idées précises,
et nous faisions cette constatation une fois de plus
à la salle de Géographie cet après-midi où M. Mau-
rice Denis lui-môme, dans la série des conférences
de la Mevue des jeunes, nous entretenait dos Nou-
velles directions de l'art chrétien; sous la présidence
de M. Henry Cochin. M. Maurice Denis est catho-
lique et il croit à un renouveau artistique au sein,
du catholicisme même, mais ses raisons d'espérer
ne l'empochent pas d'établir une critique très serrés t,,
des préjugés ennemis do l'art roliiricux.
Tableau commèmoratif
de la Guerre de 191 4-1918
de la Guei-re de 94 9
AUX MORTS
FOUE LA PATRIE
Splendide reproduction en photogravure du haut-
relief de RUDE (Arc de Triompha de l'Etoile &
Paris). Avec emplacement réservé P*>ur l'inscription
dei morts glorieux dont le souvenir doit être cousette.
Format en hauteur 65 x 95 cm. Ce superbe tableau
commémoratif convient spécialement. comme souvenir
collectif, aux administrations. sociétés, mairies, cercles,
écoles. usines, meisons de commerce, etc.
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Chicago, 3 février. Maïs f6v. 128 1/8; mars 125-7/8.
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Le Havre, 3 lévrier: fév. 223 •»; mars 2là«»; avril
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Bœufs. 2.01G; »»|4 SÔJ4 50 4 10 3 S0à4 80J1 95à2 88
VaC". 1.539' ». U 80Î4 30 4 »» 3 70 4 80 t 85 2 88
Taur* 248 »• 4 C0J4 30 4 »» 3 80 4 00 I 90 2 76
Veaux. 1.203. ».» 6 10 5 60 5 »- 4 80 6 10 2 40 3 66
Mou10»» 12.740- »»» 7 tK) 7 •» 6 40 G 20 7 002 97- 3 64
Porcs. 2.S73 »»»I7 28!? 14 6 8Ci6 14 7 U i 30 5 »»
Prix sans changement, sauf ceux des porcs, en
hausse de 50 kilos.
Le marché des soies à Lyon
L'hésilation et le -recueillement restent la note carac-
téristique -du marchô, «omine d'ailtours dans toutes les
branches d« la production ind'Ustr«iellc. La confiance est
toujours envisagée, mais elle ne renaîtra que lorsqu'on
sentira le terrain plus solide, c'est-à-dire que l'offre n'ex-
cédera plus la demande sous la pression des Nécessites. ̃'
Su présence de l'irrégularité et de la faiblesse plutôt
accentuées des cours, la soierie n'achète que contrainte ci
.forcée, p-ar petites parties. Marohé de Mitan mil; des.
marchés .d'Extrême-Orient, on signale une faiblesse
tft'ès aocentuée, surtout en ce qui concerne Yolcoliainâ.
De la -cote, on extrait les prix suivants grèges Cévennes
i" ordre il/13, 149 fr.; Piémont et Messine i" ordre
12/1G, 120 fr.Japon fil. 1 à 1/2 0/lf, 102 fr., disponi-
ble; 1 à 1 1/2 10/12, 100 tr., disponible; i à 1/2 13/15,
92 fr., disponible; Chine fl!. petit extra 9/11, 115fr.,d-fe-
poniblc; best 1 11/13, 111 fr., dispowble; 1 13/15, 100-
101.fr., disponible; 2 13/15, 97-98 fr., disponible; Canton
fil. best 1 18/22, 75 îr:, di«pon'i>i6 orgaîSsins Cévcnnes
1" ordre 20/22, 133 fr.; extra 20/30, 134 fr.; Italie 1er or-
dre 20/22, 130-132 fr.; Chine fil. blanche* 1er ordre 19/21,
127 fr.; 3° ordre 26/30, 108 fr.; Japon fil. 1" ordre 19/21,
128-130 fr.; 1er ordre 2G/32, 110-112 fr.; trames Chine
fil. bkuictes 1" ordre 20/22, 125 fr.; Canton fll. 2 boute
2' ordre, 26/30, 92 fr. Japon fil. 0. t. e. 1" ordre 26/30,
110 fr.; t. c. i" ordre 22/24, 116 fr.
Nulle amélioràtWn ne s'est produite su-r le marché de
l'étoffe, non cartes que les commandes manquent, mais
des acheteurs hésitent à passer de gros ordres. Le flotte.
ment des cours et aussi la crise dos transports rendent
les a-oheteurs par trop prudents parfois. Nôanmoios, la
fabrique de soieries n'est pas sans occupations, beaucoup
de co.rnmîssions restant on-oore à livrer. La. situation du
marché robanier à Saint-El:3nne est i-noh-aiïgée, -mais
l'avenir peut être envisagé aveo confiance, malgré des
ooncuTreuees étraneères qui se^^trent à d'horizon.
En passant
Pon ami Bourrasse
g~n m t~
Bourrasse appartient à l'une des plus vieil-
dés classes des R. A. T. (.Réserve de l'armée
territoriale, pour ceu:. qui, après quatre ans de
guerre ne connaissent pas encore la significa-
tion de ces trois initiales.) Depuis 1017, il est
̃affecté à la surveillance de « l'ouvrage d'art
n° 38, sur la ligne d'intérêt local en langage
courant cela s'apiselle un « tortillard » qui
joint B.-sur-€. à Pont-de-1'Arche. Je croirais
manquer à mes habitudes de probité littéraire
et scientifique, si je ne reconnaissais que l'ou-
vrage d'art n° 38 est un simple caniveau, une
rigole voûtée qui, passant sous l'étroit chemin
de fer, conduit à la Seine toute proche les eaux
d'une petite source .qui ruisselle à la base de la
falaise crayeuse. D'ailleurs, dès la première
victoire de la Marne, il n'y avait plus aucun
risque de voir les Boches se ruer sur la fertile
Normandie. Et maintenant nous sommes sur
le Rhin; pourtanl le soldat Bourrasse est tou-
jours là. Il faut croire qu'on l'a oublié.
Je dois dire que Bourrasse fait tout ce qu'il
peut pour ça. Seul, peut-être, parmi nos millions
de guerriers, il ne se soucie en aucune façon
d'être démobilisé. Tous les soirs, il retourne
bien paisiblement se coucher dans sa propre
demeure, à B.-sur-C, où il retrouve • « sa vieil-
le », qui lui a trempé la soupe. Sur le tortil-
lard il ne passe que deux trains par jour. Au
moment où ces trains franchissent l'ouvrage
d'art », (Bourrasse empoigne son vieux flingot,
modèle 74, et porte scrupuleusement les armes
à la locomotive. Ce geste n'est pas exigé, mais
ce sont les seuls moments où cet excellent
R. A» T. a, militairement, quelque chose à faire,
et il tient à faire preuve de zèle. Le reste du
temps, il a découvert une occupation lucrative
des heures.
D'abord, comme il y a des terriers de lapins
dans la falaise, Bourrasse a creusé, creusé pa-
tiemment, les garennes avec sa pioche et sa
pelle et ravi une douzaine et demie ou deux de
jeunes lapereaux à l'affection de leurs géni-
ttnces. Il les élève dans des clapiers indus-
itrieusement construits par ses mains le long
de la voie, il les nourrit avec l'herbe qui croît
sur les talus de la compagnie; il encourage
leur reproduction. Et quand les lapereaux sont
devenus des lapins, « sa vieille » les vend au
marché, tant que la chasse est ouverte, en qua-
lité de lapins de garenne, puisqu'ils sont les
descendants parfaitement légitimes de libres
et sauvages lapins, qu'ils en ont le poil, les
oreilles, la queue, la taille et tout ce qu'il faut;
et après la fermeture de la chasse, comme la-
pins domestiques, puisqu'ils ont été élevés dans
un clapier.
M'ais, ne bornant pas là son ingéniosité,
Bourrasse a mis en culture une partie de ces
talus dont la compagnie ne fait rien; il les a
même irrigués, détournant les eaux qui de-
vraient régulièrement passer par le fameux ca-
niveau, et il fait croître des pommes de terre,
des choux et même des petits pois qui contri-
buent à l'alimentation nationale en lui laissant,
à lui, Bourrasse, des bénéfices appréciables.
Voilà pourquoi il ne tient, en aucune façon,
à. être démobilisé. Il juge que les choses vont
très bien comme ça, et que son député, qui har-
cèle perpétuellement le ministre pour obtenir
la libération des vieilles classes, se mêle de ce
qui ne le regarde pas. Telle est, pour l'instant,
pon opinion politique. Il ne manque jamais de
me l'exprimer dans les conversations assez fré-
quentes que nous avons ensemble. C'est par
^intermédiaire des lapins, si j'ose dire, que
nous nous sommes liés; j'aime tout ce qui est
en vie, j'aime à guetter les mères restées sau-
vages et qui viennent parfois regarder triste-
ment, à travers les grillages, leur progéniture
captive, et puis foncent comme des boulets dans
l'herbe si je fais'le moindre geste, si j'essaye
seulement de remuer la tête.
Me démobiliser, me dit Bourrasse, ça se-
rai^m'«xproprier. C'est-il just^çft, .de m'expro-
prier? J'ai mis en valeur une partie du sol de
la patrie et j'apprivoise, dans un but d'utilité,
des animaux sauvages. On. ruinerait mon œu-
:we.
Un jour, il a ajouté:
> J'ai envié d'en parler à Poincaré.
Je contemplai avec quelque inquiétude cet
humble guerrier de 2* classe. Allait-il sombrer
dans la folie des grandeurs, unie quelquefois à
la manie de la persécution? Allait-il devenir un
de ces malheureux aliénés, dont la garde qui
veille aux portes de l'Elysée doit protéger si
souvent le premier magistrat de la République?
Bourrasse, comme ces infortunés, se croyait-
il 'Dieu le Père, ou simplement l'empereur des
Français voulant sommer un usurpateur de lui
rendre sa place? Mais il poursuivit d'un air pai-
isible- 1
~Me:
Tel que vous me voyez, j'ignore s'il se sou-
tiendrait de moi. M'ais, moi, il me semble que je
le reconnaîtrais. 11 a l'air d'un brave homme.
» 11 faut vous dire, continua-t-il, qu'aux pre-
jmiers jours de la mobilisation, ce n'est pas ici
que les autorités militaires m'avaient envoyé
garder un caniveau. A cette époque-là, on nous
faisait valser, nous autres, pauvres R. A. T.,
d'un bout ù l'autre du territoire. Et c'est comme
ça que, vers la fin d'août 1OM, je me trouvais
là une vingtaine de kilomètres de Poitiers, sur-
veillant une route nationale.
» Vous vous souvenez peut-être comment on
les surveillait, les routes nationales ? Avec une
benne solive, reposant de chaque côté sur des
tréteaux posés en X, autant que possible devant
«ae ferme, un caboulot, une maison quelcon-
que, qui servait de poste. Un factionnaire, en
«vant de cette barricade, les autres hommes
dans le poste, dormant ou jouant à la manille.
Devoir du factionnaire: demander à toute per-
sonne circulant en voiture, à cheval ou à pied,
son passeport ou sauf-conduit, ses papiers, en-
fin, roses, verts, blancs ou bleus- il y en avait
ifle toutes les couleurs.
» L'adjudant Bouchut dans le civil, il est
tonnelier à Poitiers prenait sa mission au sé-
ïieux. C'était un homme qui lisait les jour-
maux; il avait lu dans les journaux que la
IEpance fourmillait d'espions, que les Boches y
couraient du nord au sud, de l'est à l'ouest,
çpour faire sauter tout ce qu'on pouvait faire
sauter les viaducs, les ponts, les aiguillages
ides gares. Et c'est tout de même vrai qu'ils
-Font fait, les Boches, jusqu'en Normandie, du
«côté de Pont-de-1'Arche. Mais moi, je n'ai pas
Id'imagïnatîon ça me paraissait peu probable
qu'ils vinssent jusqu'à Poitiers exercer leur
jooupable industrie. C'est loin, Poitiers, c'est pas
«n pays pour une invasion. Bouchut était d'un
autre avis. Il disait qu'un Boche, ça ne recule
Seivant rien quand il s'agit d'un mauvais coup,
et qu'enfin la consigne est la consigne. En ça
Sa avait raison, y avait rien à répondre.
» Donc, voilà qu'un matin, c'était moi qui
«étais de garde, et je vois s'amener une file d'au-
ttos, mais une file! Il y en avait bien une dou-
zaine. Dans la première, un artilleur avec un,
(mousqueton, sur le siège, à côté du chauffeur, ¡
qui était également habillé en militaire, et un-
Civil et. un militaire dans l'intérieur. Je croise
la 'baïonnette devant la barricade, comme faire
se doit, et je dis
,» Halte! Vos papiers!
» L'artilleur me tend un carton que je re-
garde; je le regarde d'un air d'autant plus Sé-
vère que je né sais pas lire; mais c'était un
carton rose, comme tous les cartons roses que
j'avais vus, avec des cachets. Je dis
» C'est bon. Passez! e
» Et j'enlève moi-même la solive pour faire
place à l'auto. Elle passe. Et toute la douzaine
̃d'autos passent à 1; suite, sans s'arrêter, sans
'dire bonjour ni bonsoir. Ou plutôt je me
Jrompe dans la seconde auto, il y avait un
icivi! coi'ffé d'une casquette de voyage, la fi-
igure rosé dans une barbe blonde, l'air bien ai-
mabie, qui m'a salué poliment. Et puis toute
la bande fiche le camp.
» L'adjudant Bouchut regardait ça par la fe-
toêtre. Il vient à moi et m'eng. comme du pois-
son pourri.
» C'est comme ça. que vous faites vot' mé-
tier? qu'il dit.
*M,es-2
» J'essaye de lui expliquer que j'avais de- f
mandé les papiers à la première voiture, et 'que
les autres avaient profité de ce que la barrière
était ouverte pour se c&valer, que ce n'était pas t
ma faute.
» Et qu'est-ce qu'il y avait sur ce papier?
qu'il demande, l'adjudant Bouchut.
» Je ne sais pas, que je réponds, je û©
sais pas lire. Mais il était rose, mon adju*-
dant
» Vous ne savez pas lire? Vous ne savez
pas lire! Et c'est des andouilles comme ça
qu'on me donne pour garder les voies et com-
munications Il fallait fiche un coup de fu-
sil c'est la consigne à l'auto qui venait der-
rièfe! t
» J'y ai pas pensé! que je dis. Le mon-
sieur qui était dedans avait une f i'gure trop ai-
mable. Mon adjudant, je vous assure qu'il
avait une figure trop aimable.
» Vous verrez si ça ne vous coûte pas
quinze jours avec le motif, de faire le physio-
ûoîniste! Qu'on téléphone tout de suite à Poi-
tiers qu'il est passé douze autos contenant des
gens qu'on ne sait pas ce que c'est, par suite
de la négligence d'un homme.
» Bon, on téléphone à Poitiers; de Poitiers
on répond qu'on va faire attention. Et dix mi-
nutes après, le téléphone recommence à son-
ner. On demande l'adjudant Bouchut.
» C'est vous, l'adjudant Bouchut?. Vous
êtes donc complètement idiot? C'était le pré-
sident de la République, avec toute sa suite
» Si vous aviez vu la tête qu'il a faite, l'ad-
judant Bouchut. Il n'a plus parlé de me L
quinze jours. Mais c'est égal voyez-vous le
coup, si j'avais envoyé une balle dans l'auto,
comme il voulait? Je lui ai sauvé quelque
chose, à Bouchut et j'ai aussi sauvé la Ré-
publique, isans que ça paraisse. »
Et Bourrasse se remit à couper d© ÏTierfoe
pour ses lapins. PipRan -MILLE.»~
PIERRE Mille.
NOUVELLES OT JOUR
Légion d'honneur
Ministère de l'intérieur `
Sont promus ou nommés dans la 'Légion d'hon*
neur
Comtnandeurè
M. Autrand, préfet de la Seine.
M. Ohaproo, préfet de la Marne.
Officiers
M. Le Bourdon, préfet du département -d'ïndre-et-
Loire Brisac, directeur de J'assistaîhoe au ministère
de l'intérieur; Delesseux, conseiller général; Perrier,
commissaire divisionnaire & Aîï
à l'Ecole de droit.
MM. le docteur Dagonçt, médecin chef de l'asile cli-
nique de Sainte^Artne, à. Paris; le docteur ÎWery, chi-
rurgien de la Pitié; le docteur batobé, médecin chef de
service de la «Charité; le docteur Dufour, médecin, chef
à l'hôpital Brouseais; le docteur Fnriquez, chef de
service à la Pitié; le docteur Barit, médecin honoraire
des hôpitaux de Paris.
MM. Dausset, conseiller municipal d-e Paris; Prot,
secrétaire général de l'Œuvre de l'hôtel Baron: Ber-
gaud, publioiste; Vidal-Naquet, Vice-président de la
commission administrative des hospices civils de Mar-
seille Poulain, maire de Montmédy (Meuse) Terquem,
maire de Dunkerque (Nord): Battle, conseiller e?én4rel
des Pyrénées-Orientales..
Chevaliers
MM. "Rlaulmoint, 'préfet de la Charente-Inférieure
Bonhoure, préfet du Lot; Martin, secrétaire général de
Meurthe^et-Moselle Canal, directeur au ministère de
l'intérieur; Laimssiere, directeur de Ja Sûreté générale;
Imbert, inspecteur général au ministère de l'intérieur;
Winter, inspecteur général au ministère de l'intérieur.
MM. Sohnerb, Monsarrat, Ardouin, chefs de bureau
au ministère de l'intérieur; Mareséaux, chef de service
au ministère do l'intérieur; Caron, membre de la com-
mission des réfugiés; Borolli, commissaire de police
spéciale à Marseille; Garnier, directeur du personnel
à la préfecture de la Semé; Girardon, chef de service
au cabinet du préfet de la Seine Barbuzet, Inspecteur
principal des Enfants assistés de la Seine; Soulière,
commissaire divisionnaire à la préfecture de police..
MM. Moulinet, directeur régisseur de la Maison de
Villers-Cotterets; Louis Peucii, président du conseil
généràl de la Seine; Deslandres, conseiller municipal
de la ville de P^ris; Marin, maire da SalntTMaur;'0JȐ-*
rest, conseiller général du département de ia Seine;
le docteur Lucas, président du syndicat des médecins
français! le docteur Bozonet, conseiller général de l'Ain,
maire de Montreval (Ain).
MM. Ermant, maire de Laon; Gibert, premier adjoint
au maire de Saint-Quentin (Aisne); Massot, conseiller
général des Basses-Alpes; Simt, conseiller général des
Basses-Alpes; Staplot, chef de division à la préfec-
ture des Hautes-Alpes; le docteur Qasiglla ohirurgien
en chef des hospices civils.
MM. Pourrageas, publioiste à Marseille; Gautier,
conseiller général du Calvados; Babinot, premier ad-
joint au maire de Saintes (Charente-Inférieure); Cuneo
d'Ornaao, conseiller général de la Corse; le docteur
Baylac, médecin en chef de l'Hôtol-Dieu de Toulouse;
Duran, conseiller général de la Haute-Garonne, maire
de Saint-Alartory; Clerjaud, maire de Libourne; Soyer,
chef de division; Courtin, maire de Châteauroux; lo
docteur La/fargue, conseiller général des Landes; Mer-
cier, publiciste à Nancy; Gibant, maire d'Hénnebont.
MM. BoulangaTi maire do Gutnes; Moriéux, maire de
Calais; Jouanneaux, chef de division; Puon, maire du
Mans; Blanc, maire d'Anneoy; Chasseloup, maire de
Blaye; Marois, inspecteur de l'Assistance publique de
Seine-et-Oiso; jolibois, secrétaire intérimaire du Tarn.
La plupart des propositions concernant les ré-
gions libérées feroilt l'objet d'un examen spécial
pour une promotion ultérieure.
Il en est de même des propositions concernant
l'Algérie.
Nous relevons avec plaisir, dans la liste des
nouveaux chevaliers de la Légion d'honneur, le
nom do M. René Mercier, directeur de l'Est répu-
blicain, de Nancy, qui. fut réc-enraient l'objet d'une
citation.
Pendant toute la guerre, avec l'aide d'un per-
sonnel courageux et dévoué, notre confrère fit
son journal sous des bofiibard-ements incessants
par torpilles d'avions et projectiles de 380 de piè-
ces à longue portée. L'hôtel de l'Est républicain
fut en partie démoli, dans la nuit du 24 au 2-5 fé-
vrier 1918. par une torpille de 150 kilos; le len-
demain- matin, te journal paraissait quand même.
Ministère des colonies
Chevaliers (au titre civil)
MM. Rimaud, président du conseil colonial de la
Coohinchine; Rimbaud, président de la chambre de
commerce de Fort-de-France; Garriguano, président de
la chambre de commerce de Saigon Aohille, prolesseur
au lycée Scfooelcher, à Fort-de-France.
Le bombardement de Carlsruheen 1916
L'atebé Mirabail, lieutenant aviateur, titulaire
de plusieurs citations et de la croix de >la Légion
d'honneur, publie à son retour de captivité en Al-
lemagne une lettre de protestation contre la lé-
gende selon laquelle, le 22 juin i9i6, jour de la
Fête-Dieu, il aurait bombardé une procession du
Saint-Sacrement qui se déroulait dans les rues de
Carl'sruhe.
Ce ne sont pas, dit-il, les fidèles en prière qui péri-
rent sous les bombes françaises le 22 juin 1916 à
Ca-rteruhe, mais de simples curieux qui se pressait
on feule sut la Grand'Place -de la ville pour assis-
ter à. une représentation du cirque « Hagenbeck »,
bien connu en France par les tournées qu'il y or-
ganisa avant îa guerre.
s~ M~NÏC~PAM~
C~~f~~11>!i G~~i)~I~ DE LA SEINE
SÉANCE DU 3 FÉVRIER
Fonds de ch6nutpe. Lo Conseil générât, réuni
en session, extraordinaire, sous la .présidence de
M. Louis Peuch, adopte les conclusions du rapport
de -MM, Henri Sellier et Deslandres, sur la contri-
bution du département à la constitution d'un fonds
de chômage par les communes..
Une commission sera réunie d'urgence pour exa-
miner, d'accord avec les syndicats ouvriers inté-
ressés et les concessionnaires de services publics,
les conditions dans lesquelles, pour réduire au mi-
nimum les congédiements de main-d'œuvre fémi-
nine, les femmes pourront être employées à demi-
temps et à parité de salaire avec le personnel mas-
culin, dans les diverses entreprises concédées.
Cette commission aura à déterminer égale.ment
l'ordre dans lequel il devra être procédé aux con-
gédieraents indispensables, en tenant compte de la
nécessité de conserver leur emploi aux veuves de
la -guerre chargées de famille et aux femmes ayant
qualité de soutien de famille.
LAI. Henri Selier souligne l'importance sociale de
cette question du travail des femmes. L'emploi de
la main-d'œuvre féminine aura une influence con-
sidérable sur la natalité et la vie de famille. En
cette matière, l'intérêt national doit l'emporter sur
les intérêts corporatifs, et si les femmes employées
«par les administrations n'étaient astreintes qu'à
une demi-journée de travail, elles Bourraient con-
tinuer à tenir utitenreni leur place âu foyer do-
mestique.
En ce qui concerne le personnel masculin, M.
ffenri SeWier fait inviter l'administration à met-
tre en demeure les fonctionnaires mobilisés d'avoir
à reprendre leurs fonctions aussitôt après la dé-
mobilisation de 'leur classe, faute de quoi, tous les
avantages qui leur sont attribués seront suppri-
més.
D'autre part, afin de permettre à la -commission
du personnel de poursuivre utilement son travail
de réorganisation, le recrutement du personnel
sera, sur la proposition de M. Lem&rcbaod. pro-
visoirement suspendu.
La vie chère
Immédiatement après la séance du Conseil gé-
néral, le Oôftseil municipal devait tenir une session
•extraordinaire pour discuter toutes les questions
qui se rattachent au problème de la vie chère.
Mais en raison des mesures déjà prises par le
gouvernement et de celles qui sont encore en pré-
paration, le débat à été ajourné.
Elégies c!'5ionnet!r
Nous relevons avec plaisir, parmi les nomina-
tions dans la Légion d'honneur, la promotion au
grade de commandeur de M. Autrand, préfet de la
Seine; celle de M. Louis Dausset, conseiller mu-
nicipal, au grade d'officier, et celles de MM. Louis
Peuch, président du Conseil général de la Seine;
Deslandres, ancien président du Conseil général,
conseiller municipal, membre du comité de dé-
fense de Paris; Marin et Cherest, conseillers g-é-
néraux, au grade de chevalier..
f. .e
MTMBES MÎUYAmMM
ARMÉE
£«es sorsis
îDa ûhambre, dans sa séance du 28 janvier, avait
comme on le sait, rétabli les sursis à accorder aux
mobilisés. Le sous-secrétaire d'Etat à la démobili-
sation vient de préciser les règles d'après les-
quelles ces sursis pourront être délivrés.
Les sursis no seront aocowlés qu'a titre tout à fait
exceptionnel et uniquement quand un intérêt général
évident l'exigera. Aucun sursis ne sera con-oédé aux
militaires appartenant à. l'armée active. Il ne pourra
ea être accordé que dans des cas très rares aux hom-
mes appartenant aux classes 1911 et plus jeunes.
Pour les autres classes, les sursis accordés auront
essentiellement pour but de rendre aux régions libérées
les hommes indispeosiaisl-es pour y assurer ta. reprise
SR-la vie- administrative et de raotivité économique. lis
ne seront concédés, pour le reste de la France, que
dans des proportions plus faibles.
i. En ce qui concerne les commerçants et lès indus-
triels, la procédure à suivre pour les demandes de
sursis est la suivante
a) Les demandes seront adressées aux généraux
commandant les régions, sous le timbre des inspections
régionales des sursis.
b) Les inspecteurs régionaux les instruiront et les
soumettront ensuite pour avis à des commissions mixtes
composées de patrons et d'ouvriers instituées auprès
de chaque inspection régionale.
c) S'il y a accord entre la commission mixte et l'ins-
pecteur régional, ce dernier fera prendre par le général
commandant la région ooe décision de concession ou
de refus, qu'il notifiera Immédiatement.
d) En cas de désaocord entre ces différents organes,
le dossier Sera soumis au sous-secrétaire d'Etat à Ja
démobilisation, qui l'examinera d'accord avec les dépar-
tements ministériels compétents et statuera en dernier
ressort.
e) Toute demande de sursis devra en principe être
.résolue dans un délai de dix jours.
H. En ce qui concerne l'agricultur-e, il pourra être
accordé des sursis
1° Aux industries travaillant pour l'agriculture
(construction de machines agricoles, fabrication des
engrais, «te);
2° Aux spécialistes agricoles (maréchaux, ferrants,
bourreliers, etc.);
3° Aux professions agricoles saisonnières (étalon-
niers, vachers, fromagers, etc.);
4* Aux militaires dont la présence à la terre est né-
cessaire à l'exploitation a.grtoole et qui appartiennent
à l'aine des catégories suivantes s
0) Fils aîné d'une veuve exploitant elle-même et dont
les autres fils sont mobilisés, ont été tués à la guerre,
ou ne participent pas à. l'exploitation.
b) Veuf ayant au moins trofe enfants à sa charge.
c) Agriculteur ayant ea deux frères tués à la guerre
et reconnu soutien indispensable de famille.
d) Fils aîné d'un agriculteur, qui par suite de son
état de santé dûment- constaté par -certificats -médi-
caux eet'dans l'incapacité absolue de, travailler, et dont;
les autres fils sont mobilisés, ont été tués à. la guerre,
ou ne participent pas à l'exploitation.
Toutes Ces demandes devront être adressées aux
commissions départementales de la main-d'œuvre agri-
cole.
III. Les demandes concernant les Français établis
à l'étranger ou aux colonies, et désireux d'y «revente, se-
ront adressées à l'état-major général de l'armée (bu-
reàu des sursis), 258, boulevard Saint-Germain.
Il doit être ibien spécifié que môme s'ils appartiennent
h l'une des catégories susvisées, les intéressés n'ont
pas méoessairement un droit à l'obtention d'un sursis.
Chaque demande sera, en effet, examinée' par les orga-
nismes compétents qui prendront la décision en s'ins-
plrarot uoîquciment de l'intérêt général du pays.
MARINE
Ia PERTE DU « FLORÉAL »* Le conseil de guerre
maritime de Toulon s'est réuni hier pour statuer sur
la perte du sous-marin Floréal, commandé par le lieu-
tenant Féraud, perte qui se produisit le 2 août 1918, au
large de Salonique.
Le commandant étant fatigué avait, dans la nuit où
eut lieu la catastrophe, confié le quart au second maître
électricien Colon, qui avait déjà rempli cette mission.
Une heure après, le Floréal, que convoyait le contre-
torpilleur Baliste, rencontra deux bâtiments anglais,
dont le second fut abordé par le sous-marin qui, gra-
vement atteint, coulait une heure après toutefois tous
ses hommes, furent recueillis par la BaListe.
Les débats ont porto. sur la responsabilité du second
maitre.
Le capitaine de frégate Çastex a présenté avec cha^
leur la défense du commandant dix Floréal; puis le
conseil de guerre maritime a prononcé l'acquittement
du lieutenant de vaisseau. Féraud..
~S "v.n,~wasosm.~pini~~iwar~e~mwvsi ee~mbr~
ACADEMIES, UNIVERSITES, ECOLES
Académie des sciences
Un nouveau canon de tranchée. M. Mauriec
Leblanc a présenté, hier, à l'Académie des scien-
ces, un nouveau canon de tranchée imaginé par
M. Georges Claude. Cet engin, très léger, d'instal-
lation très rapide, permettant le lancement précis
et répété, sans recul et sans dépointage, de pro-
jecMtas puissants, a pu être réalisé grâce à une
application nouvelle de la viscosité.
Les idées qui ont présidé en 191(5 à la conoep-
tion de cet engin étant devenues sans objet dès
1918 par suite des modifications profondes des
moyens de combat, il n'y a pas d'inconvénienit à
indiquer les services que peut rendre la viscosité.
La viscosité, employée déjà en artillerie pour
ralentir ou uniformiser des mouvements, est uti-
lisée dans des conditions telles que, permettant à,
un effort prolongé de déplacer des corps immergés
dans le milieu visqueux, elle s'oppose au contraire
avec assez de puissance à des efforts énormes,
mais de durée très courte, exercés sur ces corps
pour bloquer ces derniers presque rigoureuse-
ment. Ainsi, si on pose l'index à la surface d'une
masse de poix, le doigt enfonce lentement et eans
effort; qu on assène sur la masse un coup de mar-
teau, le. plus brutal possible, c'est tout au plus
s'il peut la mordre de son empreinte.'
Le canon de tranchée est donc placé dans un
trou creusé dans le sol et qui a été rempli de
quelques seaux de brai de goudron. Le canon
pourra subir tous les déplacements lents voulus
par le pointage. Arrêté en bonno place par un sup-
port approprié, il n'en bougera plus de tout le tir,
grâce à l'énorme résistance du brai au choc du ca-
non, choc brusque s'il en fut. ,n
Le canon de tranchée a un poids total de 400
kilos, contre 3,500 pour l'engin correspondant en
uaà#e sur le front, lequel, il est vrai, lance à. 2,100
mètres au lieu de 1,200, les mêmes projectiles de
90 kilos. Le canon a de grandes qualités de pré-
cision.
La prévision du temps. M. Bigourdan analyse
un intéressant travail de M. Nodon sur la prévi-
sion du temps trois ou quatre jours à l'avance, par
l'observation combinée des -tac-lies solaires et des
perturbations électriques et magnétiques. M. No-
don a recueilli des observations curieuses depuis
une dizaine d'années. Cette méthode a été appli-
qués dans une certaine mesure pendant la guerre
par le Bureau météorologique du ministère de la
guerre.
Elect-ioi} d'un membre titulaire. ̃ En fin de
séance, l'Académie a procédé à l'élection d'un
membre dans la section d'économie rùrale, en
remplacement de M. Muntz, décédé. Avaient été
-présentés en première ligne, M. Gabriel Ber-
trand en seconde ligne, ex-saqu'o et par ordre
alphabétique, MM. Gustave André, lyéon Lindet et
Pierre "Viala.
Deux tours de scrutin furent nécessaires. Au
premier tour. M. Gabriel Bertrand recueillit
22 suffrages, M. Lindet 8 et M. Viala 20. Au se-
cond tour, M. Pierre Viala fut proclamé élu par 1
26 suffrages sur 80 votants. M. Gabriel Bertrand c
réunit 22 voix et M. Lindet 2. 1
[Le nouvel académicien est un de nos plus éminents f
viticulteurs. H a contribué grandement à la reoonstita-
tiori du vignoble français ravagé par le phylloxéra. On
lui doit de nombr-euses recherches sur l'adaptation des
divers plants amèrioalns aux difïèpettts eols, ainsi que
des études sur la résistance de la vigne à lu Chlorose, au
mildiou, au blaok-rot, etc.
M. Piecre Viaila est inspecteur général de ï-a vitioui- c
tare, ineiri>re de l'Académie d'agraoiilture, professeur 1
a l'Institut agrottomique et directeur do la Revue de viti-
culture.] v -1
La médaille d'or de la Royal Society 1
Dans sa dernière réunion, la Royal Astronomical
Society de Londres a attribué sa grande médaille «
d'or à M. Bigourdan, astrononme à l'Observatoire I
dfe Paris, membre de l'Académie des sciences.
La cérémonie de la remise" de cette médaille <
aura. lieu a. Londres lé 14 février prochain.
If.. Bigourdan est un des .rares savants français
à qui cette récompense honorifique a été décer-
née. Parmi les détenteurs de la médaille d'or de
ia Société royale astronomique de Londres, citons:
Le Verrier, Delaunay, Henri Poincaré et M Des-
landres. directeur do l'observatoire de Meudon,
vice-président de l'Académie des soien-ces.
la Société des gens de lettres .I
Le comité de la Société des gens de lettres, réuni
nous la présidence de M. Georges Lecomte, a, dans
sa séance d'hier, voté des remerciements à M.
Léon Bé-rard. auteur de la proposition de loi, ré-
cemment votée par la Chambre, qui prolonge la
propriété littéraire d'une durée égale à celle de >a
guerre et' d'une, année de ulus, à dater de la si-
gnature de la paix, et à M. Maurice Faure, rappor-
teur de la loi au -Sénat.
̃ !Le comité a voté également des remerciements
à son. président, M. Georges Lecomte, et à M. Ju-
les Clère, président de la commission du domaine
public payant, pour la part qu'ils ont prise .per-
sonnellement à la préparation du projet dont la-
deption présente une très grande importance pour
tous les écrivains.
'lj Cours et conférences
Société des conférences, boulevard Saint-Ger-
main, 184. Demain meror-edi 5 février, 'à 2 h. 1/2,
coBférenœ d-e M. Alfred Capu-s, de l'Académie înan-
çaise, sur « Georges Clemon-oeau ».
ART ET CURIOSITE
L'affaire des faux Rodin
HÉUNION DE L'ASSOCIATION SYNDICALE DES ARTISTES
•LîAssociation syndicale des artistes peintres,
sculpteurs, architectes, graveurs, etc., réunie dans
l'après-midi d'hier au Grand-Palais, a décidé, a
l'unanimité, de faire sienne la déposition de M.
Barbholomé devant M. Bonin, juge d'instruction,
d'ans l'affaire des faux Rodin. Nous avons .donné
le texte intégral de cette déposition dans notre
numéro du 31 janvier.
L'ENQUÊTE
L'enquête poursuivie par le juge a donné de
nouveaux résultats. Un amateur d'art, M. Galli-
mard, a été mis on cause, ainsi que Mlle Dieterle,
l'actrice des Variétés, par une dénonciation ano-
nyme. Ils ont été entendus hier, l'un et l'autre,
par le juge d'instruction. M. Gallimard a déclaré
qu'il avait toujours acheté tous les bronzes du
îrfàttre qui lui étaient proposés. C'est ainsi qu'il
s'est rendu acquéreur, chez Montagutelli, d'une
centaine de pièces et qu'il en a revendu à ses amis j
une quarantaine. Il avait toujours cru ces bronzes
authentiques, rien ne les faisant différer, à ses
yeux, des autres épreuves tirées d'après les ori-,
ginaux de Rodin. Il a mis à la disposition du juge
les soixante pièces environ qui lui restent, et qui
comprennent un Victor Hugo, des Bourgeois de
Calais, un Lion, la 'J'erre, une Main crispée, etc.
Montagutelli, d'autre part, interrogé à nouveau,
s'est renfermé dans le système de défense qu'il a
adopté dès le début « II n"a pas exécuté de
faux. Il a fondu d'abord, pour Fidi, et d'après j
des modèles fournis par ce dernier, un certain
nombre de pièces, vers la fin de 1917. Il lui en
a livré d'autres, a une date ultérieure, qui avaient
été fondues d'après des modèles en sa posses-
sion. Toutes celles qu'il à coulées par la suite l'ont
été d'après des modèles qu'il a tenus soit de Fidi,
soit de M. Viaud, ou encore d'après ses modèles
à lui. Toutes ces pièces, sauf une, ne portaient
pas la signature du maître. Par qui ont-elles été
^igti&es? II' Tîgnore, ». qu;à
̃ il ii'a. d'aîlleufs vendu tous 'ces' bronzes qu'a
des prix très modiques, représentant le prix du
métal et celui de la main-d'œuvre. Il s'est renfer-
mé, en un mot, dans ses attributions de fondeur,
elle commerce des faux, aveo les bénéfices que
certaines personnes ont pu en tirer, lui est tou-
jours resté étranger.
EQHEBCE meOSTBlE ET âGRICOLTUBE
La fabrication de la confiserie
Le Journal officiel publie Je décret suivant
Sont abrogées tes dispositions de l'article 8 du
décret du 12 février lfî'lS, modifié par l'article 13
eu décret du 2 avril suivant, en tant qu'elles in-
terdisent la fabrication, la vente ou la mise en
veate des fruits confits et de la conilîserie prépa-
rés avec les matières suivantes sucres, cassona-
des et. mélasses, sucres intervertis, glucoses ou su-
erss do fécule, miols, sucres de raisin ou de tous
autres fruits.
Aux HaJles
Les arrivages de beurres pendant le mois de janvier
aWi été que de 6,100 mottes, soit environ 00,000 kilos,
ce qui représente, en temps normal, l'arrivage moyen
d'un -samedi, jour de grand marché. Or, seu-lu J'sbon-
dance do l'approvisionnement « visible » peut mettre
un frein à la hausse. On icroit que la taxe va Être sup-
primée, la plu-part des 'producteurs et des expéditeurs
pressentis acceptant d'envoyer à Paris 30 0/0 des quan-
tités dont ils disposent. En sera-t-il de 'môme pour les
fromages tax-ésî En tout cas, oa ne reçoit plus de
gruyère, .presque plus de camemberts, très peu de bries.
La suppression ùs la taxe dos œufs remonte au
G janvier. Il est intéressant de constater quelle a été
depuis lors la -progression des arrivages du G su
11 4sMVi-er ou a reçu 285 colis, 1,582 du 13 au 1.8,
1,13a du 20 au 25 (c'est la période' pendant laquelle
ia neige entravait lo ramassage), 2,168 du 27 janvier
au l" février. -Le' ii-bre jou de l'offre et de la donuando
a provoqué à la fois cette augmentation et la baisse
des prix.- On-eote les beaux oeufs de Tourainc, Poitou
et Normandie, de 480 à 500 francs le mille; du Midi, de
,450 à 500; de Bretagne, de -100 à 450; les œufs maro-
cains, de 340 à 360 francs. Rappelons que les prix
s'étaient élevés jusqu'à 680 francs.
Jamais, de mémoire d'homme, on n'avait vu autant
et de si beaux harengs à cette ëpo
dernière, les bancs s'étant sans doute déplacés et éloi-
gnés. Elle est de nouveau meilleure pour ce poisson et
pour le merlan, ainsi que pour la sole, dont on reçoit
chaque jour maintenant de 2,000 à 3,000 kilos, au lieu
de 8001 à 500 il y a quelques jours, et qui ne vaut
phis que do 7 à 10 fr. te kilo, au lieu de 15, prix
maximum. Il y a très peu de poisson fin bars, sau-
mons, truites, langoustes, -homards, crevettes, peu de
carrelets et de limandes, peu de dorades d'Espagne,
mais beaucoup de petits mulets, que lo froid ramène
au bord de la mer et qu'on prend facilement à. coups
de senne. Les arrivages totaux d'hier et aujourd'hui
ont été de 175,000 kilos environ. Le merlan vaut de
2 50 à 3 îi: le kilo, le -haroag de 1 50 à 2, la raie de
1 25 à 1 50, le congre de 2 à 2 50, soit des pris sensi-
blement inférieurs aux maxima établis; ceux-ci vont
peut-être d'ailleurs être supprimés.
Les gelées avaient, pendant quelques jours, arrêté j
l'arrachage des produits maraîchers, et c'est surtout
en légumes de resserre que le marché, était approvi- j
sienne. L'arrachage a repris et les apports sont abon-
dants; toutefois la tendance reste soutenue, la demande
étant active. On trouve toujours difficilement des
pommes de terre à chair jaune; la région parisienne
ne fournit presque plus rien. Tendance également sou-
tenue au pavillon des fruits..
Xi#. pavillon des viandes foraines est médiocrement
approvisionné, surtout en viande do mouton et de veau, j
Le poro est moins abondant. La taxe municipale vient
d'être relevée de 20 à 25 fr. par 100 kilos; on ne sait
trop pourquoi; du reste, car les prix avaient beaucoup
baissé il y a quelques jours; il est vrai que les arrivages
ont diminué.
Peu d'arrivages au pavillon de la volaille. Nous som-
mes à une époque de transition, la vieille volaille
s'épuisant, la jeune n'étant pas encore « .au point ».
Les poulets ordinaires valent de 10 à 10 25 le lalo, les
poulets de Bresse 12 50, les oies de 6 à 7 60; le lapm,
rare, se vend de 7 40 à 7 50 le îcilo. On trouve quelques
bécasses de 8 & 12 fr. la pièce.
~'TRiBUNAUX
T.RI BUN'A~UX
L0 trafic des wagons.– Le lieutenant Jcannin-
gros achèvera aujourd'hui son réquisitoire. Dans
une argumentation vigoureuse, il s'est attaché à
démontrer que Grandjean et Lavinaud étaient tous
deux fonctionnaires publics, au sens où, l'entend
l'articlc 177 du Code pénal; Grandjean, qui appa-
raît comme un faible, s'est laisser mener; Lavi-
naud, au r.nntraire. serait l'aine do tonta la combi-
naison. •
Le commissaire du gouvernement passe ensuite
aux faits reprochés à chacun des accusés, dont il
démontre la culpabilité. Aujourd'hui, commence-
ront les plaidoiries.
FAITS DIVERS
FAIT,S DIVE:JlS
Bulletin du Bureau central météorologique
Mardi 4 février. La ^pression diminue sur le nord-
ouest de l'Europe. Les fortes pressions apparaissent sur
la France et l'Kspagne (Madrid 767 mm.).
Quelques pluies sont tombées eu le nord-ouest de
l'Europe.
La température a monté ûms nos régions, eauf dans
le sud.
En Fraiice, la température va se relever généraiemenl
et se rapprocher de 1a normale; quelques pluies sont
probables, princlpale-m'ent dans le nord et l'ouest.
iA.u. Pane-Saittt-Maaïr, la température moyenne, -–ti',
a été inférieure de 3°9 à la normale.
li'aSSfaÊï1® ii«îi5ieaîa7i-S8œf(imiKiïBii. Le
parquet du gouvernement militaire de Paris a ren-
voyé au 3° conseil de guerre de Paris le dossier
concernant les deux défaitistes Guilbeaux et Hart-
mann, réfugiés en Suisse et inculpés d'intelligences
avec l'ennemi.
Ce ne sera qu'à l'expiration du délai légal de dix
jours qu'ont les inculpés pour se présenter devant
le parquet du 3° conseil de guerre que le président
do ce tribunal fixera la date de mise en jugement,
par contumace de Guilbeaux et Hartmann.
lAtsevié pï-wvîsœSiMî. Le capitaine Roussel
de Courcy, rapporteur près le 1" conseil de guerre
de Paris, a signé hier une ordonnance de mise en
liberté provisoire en faveur d'Henri Dothée, an-
cien homme d'affaires de Turmel, et de Marius
Astruc. ancien notaire, arrêtés en juillet 1918 et
inculpés de complicité de corruption de fonction-
naire.
Trois iffiiécanicleng aBBemantis aarr&iés à
Paris. On se rappelle la fugue que firent der-
nièrement à Versailles deux mécaniciens alle-
mands qui avaient amené leurs locomotives en
France. Ils furent arrêtés au cours de leur pro-
menade.
Trois de leurs camarades ont éprouvé, à leur
tour, le besoin de visiter Paris. Ils étaient hier sur
les boulevards, curieux mais un peu décontenan-
cés, lorque des agents leur demandèrent leurs pa-
piers. Ils prétendirent avoir voulu se ravitailler à
Paris avant de prendre un train direct pour Co-
blentz.Tous trois, Ferdinand Kotkc, Glaser, Ri-
chard Weiss, ont été mis à la disposition de l'au-
torité militaire.
©jpéirjatienas «le poïiac »ï JViec. La présence
de près de dix mille permissionnaires américains
semble avoir attiré dans cette ville une nuée d'ai-
grefins et do gens sans aveu pour lesquels les mili-
taires alliés semblent une proie facile. Une des
nombreuses plaintes que la police recevait depuis
quelques jours a fait procéder hier à une rafle dans
les lieux de plaisir et certains cafés de Nice. Dans
un établissement de l'avenue de là Gare, on a
arrêté, dans l'après-midi, quatorze individus parmi
lesquels plusieurs déserteurs et interdits de séjour.
Le soir, entre dix heures et minuit. la même opéra-
tion fut organisée dans les jardins Albert I" et
dans les rues avoisinantes bordées d'hôtels meu-
blés. Des policemen américains renforçaient les
agents municipaux. Quatre-vingt-trois personnes
furent appréhendées et l'on retint un certain nom-
bre d'entre elles dont la plupart sont des Interdits
de séjour; les déserteurs ont été remis à l'autorité
militaire. INFORMATIONS DIVERSES
INFORMATIONS DIVERSES
M. G. Louis-Jaray, directeur du comité France-
Amérique, et des deux revues du comité, France-
Amérique et Fmnce-Elals-Unis, auditeur au Conseil
d'Etat, vient d'être nommé maître des requêtes.
LA CRISE DU LAIT
&wsff% ^s# En& 1 T£$ Isa ms?\& 1bs#%B i
Une intéressante initiative
Le lait est un aliment indispensable aux enfants,
aux vieillards, aux convalescents et à toutes les
| personnes éprouvées par la guerre, c'est-à-dire à
la presque totalité de la vaillante population fran-
çaise.
Il contient en effet les albuminoïdes et le suore
qui fournissent les matériaux nécessaires au bon
équilibre de lasanté.Nou3 rappelons,pour mémoire,
la composition moyenne d'un litre de lait de va-
che
880 grammes d'eau environ
$k- ;i'-rn^ *dc graisse ̃•;̃
5#<< < <4*- .>dasïKJre'. ̃ ̃ ï;-l **̃ -;̃̃"̃"
36 d'albuminoïdes ou caséine
Ce sont ces deux derniers éléments, sucre et ca-
séine, qui constituent la majeure partie de la va-
leur nutritive de ce précieux aliment.
La crise du lait résulte, en réalité, do la crise des
transports, dont souffre l'Europe entière. Se basant
sur ce fait, qu'il est inutile de transporter 90 0/0
d'eau et que le lait ne contient guère que 10 0/0
d'éléments iudispenable's à la nutrition, une maison
française a pris l'initiative de présenter au publio
un aliment complot appelé le « Boncao », bien
connu do toutes les ménagères de notre pays.
Le « Boncao » est composé de sucre et do ca-
séine en proportions équivalentes à celles conte-
nues dans le lait, et de cacao solubilisé, stimulant
énergique des fonctions digestivos.
L'utilisation de 'la caséine fut d'ailleurs encou-
ragée par les pouvoirs publics et par la presse
française tout entière. Des études sérieuses et do-
cumentées, signées des noms les plus illustres,
firent rapidement apprécier la caséine par le grand
public.
Ce fut le mérite du « Boncao » d'avoir utilisé la
caséine avant sa consécration officielle.
Les consommateurs ont adopté définitivement ce
déjeuner, qui fournit, sous un petit volume, tous
les matériaux nécessaires la vie azote, carbone,
phosphore. Plus léger, plus agréable au goût, plus
nourrissant que le chocolat, il est bien supporté
par les estomacs les plus délicats.
Nous sommes, heureux de constater ici les bril-
lants résultats obtenus par cette initiative toute
française. Le « Boncao », qui vient de créer une
,nouvelle usine à Nantes, se voit maintenant obligé,
pour répondre aux demandes toujours croissantes
de ses clients, d'agrandir considérablement son
usine do Paris et d'installer, à Strasbourg, une troi-
sième usine uniquement dq-stinée au ravitaillement
de l'Alsace et do la Lorraine.
ts:('7' -L~
E &%e%o H %e%j~L â%O âeu% 1 E--
Le médecin de i™ classe de la marine Guierre,
piédecki-majôr du centre de Varna, est mort, il
y a quelques jours, victime de son dévouement;
en so'ignant des prisonniers albanais atteints de
typhus.
Le docteur Guiei're est le dixième à figurer
sur le tabteau d'honneur des médecins de la mar
rine morts en soignant des contagieux.
Nous apprenons le décès du chef d'escadron
d'artillerie P-ertenne, officier de la Légion d'hon-
neur, décoré de la Croix de guerre. Ce décès met en
deuil les familles Pertenno et Couten, do Verdun,
et Ninet, de Reims.
On annonce la mort de M. Lucien Petitjean,
décédé le 27 janvier à Monte-Cario, dans sa
soixante-douzième année. De la part de Mme Lu-
cien Petitjean, sa veuve, de M. -et Mme Louis Pe-
titjean, du lieutenant Léo Petitjean, décoré de la
Croix de guerre, de Mme Léo Petitjean et leurs
enfants, de -M. et Mme Charles Sagiio, de Mme Pis-
tolle et ses -enfants, de Mlle Emilie P-etitjean, ses
fils, filles, belle-fille, gendre et petits-en-faots.
L'inhumation provisoire a eu lieu à Monte-Carlo.
Les obsèques de Mme veuve Eugène Soulens,
née -Clarisse Simon-Cahen, auront lieu le :mer-
credi 5 février 1919, à 3 heures précises. L'inhu-
mation aura lieu au cimetière- du Père-Laohaise,
vers 4 h. 1/2. Réunion à la porte principale du
cimetière. Le présent avis tiendra lieu d'invitation.
~ü~
Informations financières
A Genève, 100 francs français cotent 90 35;
100' marks, -57- 10; 100 couronnes austro-hongroi--
ses, 28 60; 100 lire, 70 50; 100 roubles, 48 75;
100 pesetas, 99 25.'
llecctlcs comparées du canaC été Suez. Du 21
nu 31 janvier 1919 3,500,000 fr., contre 2,570,000
francs en 1918.
Récapitulation- du 1er janvier au 31 janvier
8,400^000 fr., contre 0,630,000 ir, en 1918. En
plus 1,830,000 fr. en 1911'.
Les recettes de la Compagnie des doc&s de
•Sah-tos --s'élèvent, pour. le mois de décembre, à
1,783 contos, contre, en décembre 1916, 1,860 con-
tos, et décembre 1917, 1,547 contos.
Un lecteur nous pose la question suivante
«- Une grande partie de mes titres avait été lais-
sée par moi en pays envahi. Si je les retrouve,
j'aurai quatre années, de coupons accumulés à
toucher.
» Devrai-je, dans ce cas, subir l'impôt sur Je
revenu constitué par cette accumulation de cou-
pons, alors 'que si je les avais touchés leurs
échéances régulières, en raison des taux antérieurs
de l'impôt saur le l'-eveaiu, j'aurais eu moins à payer
au 'fise? al
Tl est certain que là perception fiscale au tatuc
actuel de l'impôt sur des revenus retenus contre
le gré du propriétaire, pendant ce8 quatre aflnéfes
et .plus de guerre, serait absolument injuste; Cela
ne veut pas dire, toutefois, que l'togttëtioe «te sera
pas commise.
ï~m~ruume~r~ra
A VI~ 131~~1~~
p~p~g~peg.1~A1®p ,~PII~Ci6~
AUTOS MILITAIRES RÉFORMÉES
Vente et exposition permanentes de camions,
tourisme, motocyclettes, pièces détachées, à
VINCENNES {champ de coui'fSoë) et à PARIS
(Champ-de-Mars). (Métro ficoie-Muitaife.-)
Tous les jours au Champ-de-Mars, vente de gré
à gré de piece.s.détachées. ,c..i.
IKËRCSERôFRÈRES
MERCIERôfRfJŒ$
1^©op9 tes plus élégants moWfiers t< *̃
lr~Q: Fp OMTO!M6
THEATRES
THEA.TRES
Ce soir t »,
A la Comédie-Française, qui donne VAmt. Pritz,
le prince Alexandre de Serbie assistera à la repré-
sontation.
A l'Opéra.
Les répétitions d'ensemble du Èarbiet de Sétiille,
dont la première représentation est annoncée pour
vendredi, sont activement poussées sous la direc-
tion de M. Arturo Vigna. o
Les répétitions de travail de la Tragédie de Sa-
lamé, de M. Florent Schmitt, ont commencé.
A l'Opéra-Comique.
Mercredi soir, M. Maurice Renaud interprétera
pour la première fois Bcarpia, de la Tosca (avec
Mlle Andrée Vally et M. Jean Marny).
Vendredi soir, Mlle Marthe Chenal reprendra
Aphrodite; M. Léon Beyle jouera lé rôle dé Démé-
trios. Dimanche soir, Mlle Chenal reparaîtra dans
Sapho, avec M. Jean Slarny.
̃ Aux Variétés.
La FoUe escapade, tel est le titre de l'opéreUô
nouvelle de MIM. de Marsan et Giçnoux, musique
de M. Octave Crémieux,
La Gaité-Lyrique va remettre à la scènfe
l'Attaque du moulin, de M. Alfred Bruneau, qui
dirige les répétitions. L'interprétation sera de pre-
mier ordre avec Mme Detea dans le rôle de 'Marcel
line, qu'elle a créé.
En même temps, on répète activement Miss Mil-
lion, opéra comique de "MM. Fernand Béissier ét
A. Ganarey, musique de M. Perpignan.
Notre confrère Charles Méré", démobilisé, a
repris à Excelsior la direction du courrier des
théâtres il annonce ce matin que M. Dessonnes
quitterait, de son plein gré, la Cotûédie-Française,
Aux Concerts Colonne-Lamoureux.
Dimanche prochain salle Gaveau, 17* concert
Colonno-Lamoureux. Au programme Namouna,
suite d'orchestre, d'Ed. Lalo; Fantasietta, de Th.
Dubois; Typhaon, poème symphonique {1" audi-
tion), de Cl. Delvincourt; l'Etranger, do V. d'Iîi-
dy, introduction du 2e acte; Symphonie pastorale,
do Beethoven.
Le concert sera dirigé par M. Camille Ghe--
villard.
M. Victor Basoh, professeur d'esthétique- 'et
do science de l'art, à la Sorbônne, inaugurera à
l'Ecole des hautes études, rue de la Sorbonne, 16,
une chronique dramatique parlée sous le titre
« le Théâtre et la vie ». M. Victor Bastth eefâ
assisté de notre confrère Henry-Marx.
Ce cours aura lieu tous les lundis, à 5 heu.
res 1/2. La première séance, fixée au 10 février,
sera consacrée à l'étude de l'Esope de Théodore;
de Banville, avec le concours de MM. de Max, Es-
cande, et Mlle Colonna Romano.
Rappelons que detraas» mercredi, à VOÛéeb, m &èa
une très belle matinée au proflt des infirmières visi-
tcuses du G* arron-dissemant, aveo une pièce d'ombres
du dessinateur Barrera et le concours dés première
artlstes parisiens.
A l'Université des « Annales », demain meroredi,;S e
4 heures, « l'Ame américaine h. travers les romans de
Bret Harte et de Jack London »; «miéreOèe par JE.
Jcm Rîcheipin.
'lieSRR~YEIa®11Y1®~71lIb'H
L'UIiySÂTfl DE LA VICTOIRE
jM.SÎaïïrïce. Dénis n'est pas seulement un âéaP
artistes les plus originaux de notre époque, il se
découvre souvent un théoricien aux idées précises,
et nous faisions cette constatation une fois de plus
à la salle de Géographie cet après-midi où M. Mau-
rice Denis lui-môme, dans la série des conférences
de la Mevue des jeunes, nous entretenait dos Nou-
velles directions de l'art chrétien; sous la présidence
de M. Henry Cochin. M. Maurice Denis est catho-
lique et il croit à un renouveau artistique au sein,
du catholicisme même, mais ses raisons d'espérer
ne l'empochent pas d'établir une critique très serrés t,,
des préjugés ennemis do l'art roliiricux.
Tableau commèmoratif
de la Guerre de 191 4-1918
de la Guei-re de 94 9
AUX MORTS
FOUE LA PATRIE
Splendide reproduction en photogravure du haut-
relief de RUDE (Arc de Triompha de l'Etoile &
Paris). Avec emplacement réservé P*>ur l'inscription
dei morts glorieux dont le souvenir doit être cousette.
Format en hauteur 65 x 95 cm. Ce superbe tableau
commémoratif convient spécialement. comme souvenir
collectif, aux administrations. sociétés, mairies, cercles,
écoles. usines, meisons de commerce, etc.
Prix 6 francs.
DIPLÔME
de cïîaHora individuelle
(Croix de Guerre)
Composition originale de M. de CASIHACKER.
Tirage en deux tonl (format 28 X 38 cent.)
Prix O fr. -*O
LIBEÂIEIS LAROUSSE
13-17, rue Montparnasse, P A BIS (6«)
et chez tous les libraires.
GRAINS. iNew-York, 3 fév.: Ulérouxdlnvorciisp.
dur 237 1/2.
Chicago, 3 février. Maïs f6v. 128 1/8; mars 125-7/8.
COTONS. New-York, 3 îêv.: fév. 23 90; mars 23 84.
Le Havre, 3 lévrier: fév. 223 •»; mars 2là«»; avril
208 »»; mai 205; juin 202 »».
LA VILLBTTK, 3 février (Cours officiels)
i7ot,,wi Amo- fnven 1" 2« 3" ^JPfJj extrêmes
CsPèce nés dus qté qté gtél"
Bœufs. 2.01G; »»|4 SÔJ4 50 4 10 3 S0à4 80J1 95à2 88
VaC". 1.539' ». U 80Î4 30 4 »» 3 70 4 80 t 85 2 88
Taur* 248 »• 4 C0J4 30 4 »» 3 80 4 00 I 90 2 76
Veaux. 1.203. ».» 6 10 5 60 5 »- 4 80 6 10 2 40 3 66
Mou10»» 12.740- »»» 7 tK) 7 •» 6 40 G 20 7 002 97- 3 64
Porcs. 2.S73 »»»I7 28!? 14 6 8Ci6 14 7 U i 30 5 »»
Prix sans changement, sauf ceux des porcs, en
hausse de 50 kilos.
Le marché des soies à Lyon
L'hésilation et le -recueillement restent la note carac-
téristique -du marchô, «omine d'ailtours dans toutes les
branches d« la production ind'Ustr«iellc. La confiance est
toujours envisagée, mais elle ne renaîtra que lorsqu'on
sentira le terrain plus solide, c'est-à-dire que l'offre n'ex-
cédera plus la demande sous la pression des Nécessites. ̃'
Su présence de l'irrégularité et de la faiblesse plutôt
accentuées des cours, la soierie n'achète que contrainte ci
.forcée, p-ar petites parties. Marohé de Mitan mil; des.
marchés .d'Extrême-Orient, on signale une faiblesse
tft'ès aocentuée, surtout en ce qui concerne Yolcoliainâ.
De la -cote, on extrait les prix suivants grèges Cévennes
i" ordre il/13, 149 fr.; Piémont et Messine i" ordre
12/1G, 120 fr.Japon fil. 1 à 1/2 0/lf, 102 fr., disponi-
ble; 1 à 1 1/2 10/12, 100 tr., disponible; i à 1/2 13/15,
92 fr., disponible; Chine fl!. petit extra 9/11, 115fr.,d-fe-
poniblc; best 1 11/13, 111 fr., dispowble; 1 13/15, 100-
101.fr., disponible; 2 13/15, 97-98 fr., disponible; Canton
fil. best 1 18/22, 75 îr:, di«pon'i>i6 orgaîSsins Cévcnnes
1" ordre 20/22, 133 fr.; extra 20/30, 134 fr.; Italie 1er or-
dre 20/22, 130-132 fr.; Chine fil. blanche* 1er ordre 19/21,
127 fr.; 3° ordre 26/30, 108 fr.; Japon fil. 1" ordre 19/21,
128-130 fr.; 1er ordre 2G/32, 110-112 fr.; trames Chine
fil. bkuictes 1" ordre 20/22, 125 fr.; Canton fll. 2 boute
2' ordre, 26/30, 92 fr. Japon fil. 0. t. e. 1" ordre 26/30,
110 fr.; t. c. i" ordre 22/24, 116 fr.
Nulle amélioràtWn ne s'est produite su-r le marché de
l'étoffe, non cartes que les commandes manquent, mais
des acheteurs hésitent à passer de gros ordres. Le flotte.
ment des cours et aussi la crise dos transports rendent
les a-oheteurs par trop prudents parfois. Nôanmoios, la
fabrique de soieries n'est pas sans occupations, beaucoup
de co.rnmîssions restant on-oore à livrer. La. situation du
marché robanier à Saint-El:3nne est i-noh-aiïgée, -mais
l'avenir peut être envisagé aveo confiance, malgré des
ooncuTreuees étraneères qui se^^trent à d'horizon.
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