Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1949-08-13
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 13 août 1949 13 août 1949
Description : 1949/08/13 (A123,N1533)-1949/08/14. 1949/08/13 (A123,N1533)-1949/08/14.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : BIPFPIG69 Collection numérique : BIPFPIG69
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t570076n
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/02/2021
En page 5 : LES ÉTUDIANTS
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RENSEIGNEMENTS
TOUTES AGENCES OE VOYAGES
ET COMMISSARIAT AU TOURISME BftOC
14, RUE OU QUATRE SEPTEMBRE PARIS
Le Gaulois
LE FIGARO
8 francs
Cort» at AfH-
qua du Nord
B F R AN C 8
DIRECTEUR : Pierre BRISSON d *
EDITION
taures
La» gens qui ne veulent rien faire de rien
n’avancent rien et ne sont bons à rien.
Beaumarchais.
N° 1.533
SAMEDI
DIMANCHE
1314
AOUT 1949
123* ANNEE
ROYAL LAVENDER
PINAUD
PARFUMEUR DEPUIS 1810
de
res Pi.
Dans une note à Belgrade
LE KREMLIN DÉCLARE
pli ne peut plus considérer
gouvernement yougoslave
un allié de 1U.R.S.S.
et qu’il ne soutiendra plus
les revendications territoriales de Tito
» y lira ci-après le texte de la note que Moscou vient d’adresser à
la Yougoslavie. Dans ce document, le gouvernement soviétique
notifie au gouvernement yougoslave qu’il ne peut plus le consi-
\fter comme un allié de l’U.R.ST>.
la note russe répond à la protestation que le gouvernement de
avait élevée le 3 août der-
ait pour
un sous-
uccombe-
s.
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surface,
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aisonnée.
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prennent
ches de
ant leurs
brunis et
cela est
iitr a propos de l’attitude russe à
conférence des Quatre. On se
invient que M. Vychinshy avait
tnoncé à soutenir les revendica-
ions yougoslaves à l’égard de
jiitriche et que cette volte-face
jait permis au Conseil des minis
cs ffps Affaires étrangères de se
t dire d’accord sur les points prin-
ipimx du traité d'Etat avec l’Au-
iche.
En fait, le document adressé à
'tlgrade ne fait que rendre offi-
clle et définitive la rupture entre
’oscou et Tito.
L’annonce que la Yougoslavie est
dorénavant considérée comme une
innmie est de nature à intensifier
tscourants hostiles à Tito en You-
loslauie même. En somme, le pen
de yougoslave est invité à se « li
vrer » par tous les moyens de
l'homme qui porte la responsabilité
'cia rupture entre la République
fédérative et la grande saur slave.
Il n’est pas question, dans la note
jussf, de rupture des relations di-
iomatiques. La Yougoslavie est
fyietée dans le camp des « impé
rialistes » de l’Ouest, déjà quali-
d’ennemis par la propagande
Moscou. Or l’U.R.S.S. est repré-
inlèe diplomatiquement dans les
||if ;
IX PAGE 6 :
texte de ia note soviétique
capitales de ces pays « impèrialis--
tes ». Tout porte à penser qu’elle
En noir, le théfltre de* opérntlon*
militaire* dan* la région de la
Grèce, adossée aux frontières al
banaise et yougoslave, ce qui
explique son importance capitale.
maintiendra à Belgrade son ambas
sadeur.
Son intérêt est du reste de con
server en Yougoslavie une mission
diplomatique, c’est-à-dire un cer
tain nombre d’agents qui dans les
semaines qui viennent continue
ront, comme par le passé, de sur
veiller étroitement l’évolution des
affaires intérieures yougoslaves et
de favoriser les mouvements de ré
sistance inféodés au Kominform
qui demeurent très actifs, notam
ment dans les zones frontières. •
R. M.
« LE FIGARO » en Allemagne
La “bonne Bavière”
nous réserve-1-elle
un nouvel Hitler ?
(De notre envoyée spéciale Dominique ÂUCLERES)
Munich, 12 août.
O
N voudrait être de ces bons Français qui sourient gentiment en
disant : « Cette bonne Bavière ! » Le pays est si beau, les gens
si complaisamment confortables que ces deux poncifs risquent
de nous aveugler, en France, sur la véritable nature et sur l’esprit de
ce paj's. Il est générateur d’idées hardies et excentriques et d’hommes
monomanes et violents qu’exploi
tent et consomment ensuite les
Prussiens pour faire des idées un
système et des hommes un fléau
mondial.
A la veille des élections, la Ba
vière offre un aspect chaotique du
quel on démêle cependant d’inquié
tants symptômes pour l’avenir.
Aucun pays d’Allemagne n’est aussi
loin de la véritable démocratie,
aussi foncièrement dictatorial que
celui-ci, en dépit et peut-être à
cause de ses tendances autono
mistes.
Le dictateur Loritz sera élu
Commençons par expliquer que
le Landtag, parlement régional de
la Bavière, est actuellement en
grève, grève politique, cela va sans
dire, et motion de méfiance vis-à-vis
des occupants.
Le ministre de la Justice, M. Mul
ler, chef de l’aile gauche du parti
chrétien-démocrate, a, en effet, fait
instruire un procès contre Alfred
Loritz, le chef du parti W. A. V..
dit « parti de la Reconstructions.
Ce dernier, ayant fait de la prison
en Bavière, a accusé le régime pé
nitentiaire de Munich d’excès plus
cruels encore que ceux dont on
usait dans les camps de concentra
tion nazis.
« Offense au gouvernement ! » a
crié la presse à tendance chré-
La dévastation
des forêts par le feu
devient une catastrophe
nationale
(Lire en p. 5 nos informations.)
ISTOTIRIE
piriques,.
les pion-
lieu de
; phvsio-
a, après
ences à
;t un dé-
nous de-
îgées de
lais ont
III.- Le sous-marin
avire de 1 ère nucléaire
un
Dins dan-
ique de
s à terre,
nche du
né sera
nocives,
: produi-
plongée,
ation se-
Les Américains ont commandé
moteur atomique pour submersibles
(De notre envoyé spécial Pierre DUBARD)
armeront
/ront se
intellec-
ermeltre
)mplè1es.
t à leür
mer aux
d même
r v «.:' 7
««*>■
ubard.
I.e sous-marin américain « Cusk »
Toulon,
J AI lancé une bombe dans le carré du C.A.S.M. J’ai dit :
— Faut-il construire des sous-marins ? C'est une arme offensive
et nous ne voulons attaquer personne.
, Ma question, en tombant, fit un trou de silence dans les conversa
is, Le défi fut tout de suite relevé :
j îj~ n f S£ ùt lu guerre que l’on aura à faire, dit l’un. Pour se dé-
avec rampe de lancement pour fusée» téléguidées,
août.
r e, il faut pouvoir attaquer.
Quoi qu’il arrive des missions
17 e la Marine aura à prendre à
^ compte, elle ne peut se passer
e cette arme; elle ne peut son-
j ? er à se priver de l’arme qui sera
1 16 Plus efficace.
, . N nous en faudrait plus
Imu avant guerre et nous en aurons
°ms. Il nous en faudrait plus,
«ce que le sous-marin est appelé
pues tâches nouvelles, diverses et
LE 19 AOUT
DEAUVILLE
IA NUIT
UES ÉTUDIANTS
DE FRANCE
Qu bénéfice des Bourses
^ Etudiants du « Figaro »
/ e cadre du gala
° nn é aux Ambassadeurs au
rn fit des bourses d’étudiants
u , Figaro, nous jappelons
cours eu spectacle le
0, nité culturel international
rp *entera Incantation noire,
P lf née en partie par des
Riants de l’A.E.F., et qui
°lrace des scènes authenti-
de danses sacrées d’Àfri-
jy e ’ Cette représentation a
Pointent obtenu un grand
* Ucce * à Paris.
IhtJ 1 ^ •* su ^ te de la
D , . e * grandes maisons qui
rtlr iperont à la tombola.
pas toutes offensives. Il nous en
faudrait plus aussi, parce qu’il est
plus lent, je veux dire plus lent à
se déplacer d’une zone d’opérations
à pne autre ; la vitesse qu’il a ga
gnée en plongée, il l'a perdue en
surface. Très exactement : il pou
vait faire 8 nœuds en plongée, il
en peut faire 16 ; mais il ne fait
plus que 8 nœuds dans ses dépla
cements au schnorkel, alors qu’il
pouvait filer à 16 nœuds en sur
face.
» Je parle sans parti pris, je ne
suis pas de la « confrérie », ajouta-
t-il en riant et-sa regardant les
sous-mariniers,
— Tu as rf son, reprit un de ses
camarades. L’accroissement de la
menace sous-marine et de l’avia
tion conduiront h confier au sous-
marin toujours plus de missions,
de celles qui étaient dévolues au
trefois aux bâte a de surface.
La guerre atomique accentuera
cette évolution déjà commencée.
Pendant la dernière guerre, des
sous-marins ont été utilisés par les
puissances de l’Axe pour forcer le
blocus des mers et transporter des
produit? essentiels ; notre Casa
blanca a débarqué, en Corse, les
premiers commandos.
— La Méditerranée suppose des
sous-marins coupa un aviateur.
Nous devor. toujours considérer
qu’un ennemi peut contrôler cette
mer étroite. Elle serait intenable
pour des bâtiments de surface,
alors que l’aviation pourrait en
core assurer la liaison entre la
métropole et l’Afrique du Nord.
Mais on a vu les moyens énormes
que nécessite un « pont aérien ».
Des sous - marins seraient fort
utiles en complément.
Pierre Dubard.
(Suite p. 6, col. 7 et 8.)
tienne, qui trouvait, assure-t-on,
commode d’éliminer un candidat
concurrent quelques jours avant les
élections. Mais le fameux Loritz a
refusé de comparaître et le gou
vernement militaire américain a
pris fait et cause pour lui, disant
qu’il était inadmissible d’entraver
son activité durant la période pré
électorale.
Une fois de plus Loritz
a gain
de cause. Les autres chefs de par
ti écument, le Parlement s’est mis
en grève et Loritz continue, lui, à
haranguer les foules.
Dominique AUCLERE8.
(Suite p. 6, col. 5 et 6)
A STRASBOURG
H. CHURCHILL
en faveur
de l’admission
de l’Allemagne
M. Pmi Reynaüd appuie
la thèse de son collègue
britannique maÎ9 avec
de sérieuses réserves
(Lire nos informations en page 3)
L’auteur de « Autant en emporte
le vent » gravement blessée
par une auto
Atlanta, 12 août (U. P.). — On ap
prend que Margaret Mitchell, auteur
du célèbre roman. Autant en emporte
le vent, a été gravement blessée hier
soir par une automobile à Atlanta. *
On ne connaît pas les circonstances
de l’accident, niais on croît savoir
quMl est arrivé alors que la jeune
femme était assise sur un banc dans
une rue d’Atlanta.
A TRAVERS LA FRANCE EN VACANCES
A c Paris- < Plage~sw~Seine
avec les estivants
du 1 er arrondissement
(de notre jerwoyé spécial... Serge BROMBERGER)
N dit : < Toute la France est sur la Côte. î> La Côte, la seule, celle qui tient
les trois autres pour négligeables : 1» Côte d’Azur.
C’est vrai qu’il y a beaucoup de monde sur cette bande de sable ou de
rochers, large de 5 à 20 mètres, qui s’arrondit entre Menton et Bandol. Mais si
I on va au fond des choses, on s aper-
O’
çoit qu’une année exceptionnelle comme
celle-ci, tout ce monde ne fait pas plus
de 80.000 personnes. Même si l’on ad
met qu'elles se renouvellent quatre ou
cinq fais dans la saison, c’est peu de
chose.
Disons donc que si tout Paris est sur
la Côte, le reste est partout ailleurs.
Et notamment en vacances à Paris. Il
y a beaucoup de manières de prendre ses
vacances à Paris. Mes amis, les gosses
de l'île Saint-Louis, en connaissent une,
quand ils passent le pont, leurs souliers
à la main, en criant : < On va à
« Paris-Plage 1 2> C’est-à-dire aux tas
de sable des bas-ports de la Seine.
C’en est une autre que celle du pê
cheur qui chasse le gardon entre les re
flets des clochetons de Notre-Dame et
qui n'interrompt ce rêve étrange de Ca
thédrale engloutie que lorsque sa femme
vient déposer sur le pavé du quai le ca
bas d'un pique-nique au cœur du
1 * r arrondissement.
En descendant encore un peu le fleuve,
on arrive à des plaisirs à peine moins
simples. Ce sont les bains de Seine. Je
pense notamment à celui-ci amarré aux
environs de la Concorde depuis Napo
léon III, et dont les boiseries pseudo
mauresques n’ont jamais perdu depuis la
faveur des Parisiens qui ne peuvent
prendre d'autres vacances. Cette cons
truction nautique est une véritable petite
Une pièce de 20 francs en bronze
d’aluminium va être frappée
Le Journal officiel du 12 août a
annoncé l'ouverture d’un concours à
tous les graveurs français pour l'éta
blissement des « coins » d’une pièce
de 20 francs en bronze d’aluminium.
Cette pièce aura un diamètre de
23 millimètres, qui sera donc égal à
celui des pièces d’un franc actuelle
ment en circulation,
La nouvelle pièce de 20 francs pè
sera 4 grammes et comportera à l’avers
une tête de République tournée vers
la gauche, et l’Inscription : « Répu
blique française » ; au revers figure
ront l’indication de la valeur (20 F.)
en chiffres, et la devise : e Liberté,
Egalité, Fraternité. »
cité flottante, assemblant un nombre im
portant de pontons et de carènes. Seul
le bac constituant la piscine proprement
dite avec son fond carrelé de turquoise
est d'une seule pièce. Tout le reste, les
deux étages de cabines," le restaurant, la
caisse, le logement du patron, la plage
arrière, se désarticule à 1 automne, en
traîné pièce à pièce par les remor
queurs pour descendre la Seine, rejoin
dre les chantiers des calfats.
Serge Bromberger.
(Suite p. 6, col. 2 et 3.)
//
La grande majorité
des ménages
plus d'enfants
qu'avant la guerre
//
D‘
nous déclare M. Pierre SCHXEITER
ministre de la Santé publique
rance a changé de visage. Elle a rajeuni grâce
s les enfants qui sont nés, qui viennent d’assié-
[EPUIS dix ans, la France
aux sourires de tous les eniants qui sont nés, qu
ger les trains de vacances, pour lesquels on réclame des écoles et
des écoles, et qui sont l’image d’un renouveau que l’on est heureux
de constater.
Au mois de mai dernier, dans
la Seine, on a dénombré 8.445
naissances, chiffre de 4 % supé
rieur à celui de 1948.
D’après les travaux de l’Institut
national d’études démographiques,
Paris, au point de vue de la na
talité, suit, à quelques particula
rités près, les mêmes influences
que l’ensemble de la population
française. Il faut donc conclure
que l’augmentation des naissan
ces continue. Va-t-elle se prolon
ger ? A cette question, d’une im
portance capitale pour le pays,
M. Pierre Schneiter, ministre de
la Santé publique et de la Popu
lation, a bien voulu répondre :
— La légère augmentation que
vous venez de constater, nous a-t-
il déclaré, se situe vers la fin d’un
vaste mouvement que les techni
ciens appellent « récupération de
naissances différées ». Dans quel
ques mois, le nombre des naissan
ces va diminuer.
— L’origine de la situation ac
tuelle doit-elle être recherchée
dans les troubles causés par là
guerre ?
— Pas exclusivement. Le phé
nomène est antérieur.
> La crise économique qui s’est
déclenchée en 1929 aux Etats-Unis
a fait ressentir ses effets en
France de 1933 à 1938. Les couples
ont suspendu leur procréation de
un ou plusieurs enfants. Les nais
sances ont alors baissé. A cela
s’est ajouté l’arrivée à l’âge du
mariage des jeunes filles nées
pendant la guerre de 1914: années
creuses, effectifs restreints, dimi
nution des mariages, donc baisse
de la natalité, aggravant celle due
à la crise.
> La « reprise > s’est amorcée
en 1939, en même temps d’ailleurs
qu’arrivaient à l’âge dü mariage
les classes de fort effectif des an
nées 1920. La guerre est survenue,
retardant les célébrations et sépa
rant les couples déjà unis.
» Il ne faut pas s’étonner, dans
ces conditions, que la < récupé
ration » d’après guerre ait pris
une telle amplèur puisqu’il y a
en report sur quelques années
d’une partie des naissances diffé
rées par la guerre et des nais
sances qui proviennent des ma-
LE VOL DES BIJOUX DE LA BEGUM
TOUTES LES POLICES DE FRANCE
sont alertées pour arrêter
un couple suspect voyageant en auto
< Stoppez et fouillez bagages de Roger Sénanéti, 38 ans, et Renée
Rémy, 21 ans, qui voyagent dans 15 CV noire, voleurs probables des
bijoux de la Begum. »
Tel est le télégramme que la police judiciaire de Marseille lançait
la nuit dernière, à l’intention de toutes les polices de France et notam
ment pour les postes-frontière franco-suisses.
Quels sont les deux personnages
dont il est question dans ce télé
gramme ? Pour l’instant, on ne
connaît d’eux que peu de choses :
l’homme, Roger Sénanéti, n’a pas
de profession avouable et il est
recherché par le Parquet de Cler
mont-Ferrand pour trafic de bons
d’essence. Quant à Renée Rémy, on
la dit ancienne agent de la Ges
tapo et on va même jusqu’à pré
tendre qu’elle serait recherchée
pour atteinte à la sûreté de l’Etat.
Voleurs des bijoux de la Be-
gum? La police elle-même n’en pa
raît pas très sûre et semble croire
plutôt qu’il s’agirait de recéleurs
tentant de faire passer en Suisse
les joyaux dérobés.
Quoi qu’il en soit, la piste, cette
fois, paraît très sérieuse, bien qu’à
la Sûreté nationale on prétende
n’être au courant de rien. Malgré
ce démenti officiel, nous sommes
à même d’affirmer que le télé
gramme a bien été lancé et que,
rue des Saussaies, on en a été
averti.
EN PAGE 3 :
Où s’arrêteront
les communistes
chinois ?
par Pierre DENOYER
Il fera beau h 15 août
...ou à peu près
La météorologie nationale com
munique les prqoabH ïtés sur le
temps en France pour les fêtes du
15 août :
De samedi a lundi, le temps sera
généralement beau. Les tempéra
tures diurnes se relèveront pro
gressivement.
Toutefois, de petites pluies pas
sagères sont à craindre, lundi, au
nord de le L^ire,
LES
(Dessin de Sennep.) j
CIGOGNES DE STRASBOURG
N« noua montons pas trop ). cou-, - >
riages retardés des générations de
fort effectif, des années 1920.
» J’ajouterai encore un autre
facteur. La plupart des ménages
désirent au moins un enfant. La
plupart n’en désirent pas beau
coup, pour des motifs extra-éco
nomiques. Entre ces deux limites,
que Ton pouvait fixer à un et
quatre enfants, les prestations fa
miliales jouent un rôle essentiel.
François Mennelet.
(Suite page 6, col. 6 et 7.)
Après l'occupation
par les C. R. S.
de l’école libre
de la Grand’Combe
{Correspondance « Figaro »)
Marseille. 12 août. — L'efferves
cence soulevée à la Grand’Combe par
oe que l’on a qualifié do « ooup de
force gouvernemental » n'est pas en-
oore calmée. Les pères et mères de
famille sont Indignés par l’exéoutlon
brutale, aveo appui de la force pu
blique d’un Jugement contre lequel
ils avalent fait appel.
D’Importants renforts de C.R.8. sont
venus s’ajouter aux forces déjà en
plaoe.
L’arrivée du frère Marcel, directeur
de l’école, a été, à la gare, l’occasion
d’une vibrante manifestation de sym
pathie de la part de la population
On veut espérer qu’une solution
Juste et équitable mettra fin à ce
conflit qui risque de porter atteinte
à l’un des droits les plus sacrés : le
mode d’éducation et le choix des édu
cateurs de nos enfants.
AU PALM BEACH
DE CANNES
LE BAL
DES
Petits Lits Blancs
se termine
par une bagarre
Cannes, 12 août. — Après la
dîner et le spectacle des Petits Lits
Blancs, un souper avait été prévu
pour certains artistes, les organisa
teurs et la presse.
Le spectacle se termina avec una
heure et demie de retard, bien que
le feu d'artifice, mouillé, cit été très
écourté — pas assez mouillé toute
fois — car si les illuminations de
la mer n'eurent pas lieu, leo fusées
du Palm Beach partirent très bien,
mais si près que les flammèches re
tombaient sur les convives.
Plusieurs smokings furent brûlés.
Rien n'avait été fait pendant la
spectacle pour faciliter le travail des
journalistes, en revanche, tout fut
fait pour les exaspérer et, à trois
heures du matin, ils attendaient en
core que l'on voulût bien s'occuper
d'eux. C'est alors que les organisa
teurs eux-mêmes, insultés grossière
ment par un serveur, quittèrent en
semble la salle, accompagnés par
les artistes qui étaient à leur table.
Le directeur du restaurant du
Palm Beach tourna son dépit tardif
contre un maître d'hôtel. Ils en vin
rent à se colleter.
Un photographe qui prenait ur»
cliché de la scène eut une dent cas
sée par un maître d'hôtel. La ba
garre se généralisa entre certains
journalistes protégeant leur confrère
et les serveurs du Palm Beach. La
police arriva et rétablit le calme.
Les principaux journalistes pari
siens témoins de cette scène écœu
rante quittèrent alors le Palm Beach,
fermement décidés à faire un peu
mieux respecter leur corporation.
CHRONIQUE
Le champ de betteraves
par André ROUSSEAUX
I
L a plu. Le champ de mon voisin reverdit. Les betteraves sont
sauvées. Allons, soupire la ménagère, nous aurons du sucre. Ce
n’est pas sûr. C’est de l’alcool que nous aurons le plus certaine
ment. La pluie qui a ruisselé toute cette nuit est tombée sur
un pays merveilleusement organisé pour transmuer cette eau pure en
tord-boyaux.
Je n’entre pas ici dans le problème betterave-sucre-alcool. C’est
un grand problème, bien connu des agronomes, des économistes, des
financiers. On l’a étudié et résolu. Sur un dossier nourri de statisti
ques, de graphiques, de barèmes et de tarifs, l’ordre betteravier est
établi. Il est compliqué dans le détail, mais se laisse ramener à des
conclusions simples et fortes. Si le Persan de Montesquieu ou le
Huron de Voltaire revenait parmi nous, on le lui ferait entendre
aisément.
— Que tirez-vous, dirait cet ingénu, de cette grosse racine que
vous aimez à cultiver ?
— Ses vertus sont doubles et contraires. Cette plante produit
l'aliment le meilleur, le moins cher, le plus doux au goût, le plus
riche en chaleur vitale : c’est le sucre. Elle produit aussi bien, si l’on
veut, le poison le plus redoutable pour un peuple qui le laisse entrer
dans ses veines, c’est-à-dire l’alcool.
— Je ne doute pas que vous ayez choisi de fabriquer le bon
aliment.
— Point du tout. La production du bon aliment est défavorisée
par nos lois, au profit de la distillation du poison. Ne savez-vous pas
que le sucre chez nous est rationné, tandis que la déesse Liberté bénit
la consommation de l’apéritif ?
— Pauvres gens ! J’imagine qu’un affreux tyran vous impose ces
lois stupides et cruelles.
— Vous vous trompez encore. Tout cela se fait pour le bien
de l’Etat. C’est pour que notre Etat puisse vivre que le peuple est
empoisonné.
J’abrège le dialogue et je résume la démonstration. L’essentiel
tient en quelques données et en quelques chiffres. L’Etat ne gagne à
peu près rien sur le sucre. Mais l’alcool lui rapporte beaucoup, à con
dition toutefois que les citoyens l’ingurgitent. Si l’alcool, par exemple,
va dans les moteurs, l’Etat n’y gagne plus, il y perd. Trois chiffres
suffisent à indiquer la fatalité de l’opération. Le prix d’achat de l’al
cool de betterave par le Service des alcools est de 7.500 francs
l’hectolitre. Le prix de vente pour la carburation est de l’ordre de
2.000 à 3.000 francs, et pour la consommation de bouche de l’ordre de
25.000 francs. M. René Courtin a pu écrire à ce sujet ; « La France
est donc systématiquement intoxiquée pour que le Service des alcools
puisse être équilibré. »
Il s’ensuit que la consommation du sucre, aliment de choix, est
plus faible en France que dans la plupart des pays civilisés. La France
en revanche a le honteux privilège d’être le seul pays du monde où
l’on transforme moins de betteraves en sucre qu’en alcool. Tout ceia
est voulu, je le répète, organisé, planifié. A tel point que le plan
Monnet prévoit pour les années à venir une augmentation relative
de la production d’alcool par rapport au sucre.
Or les hommes qui établissent cet « ordre »-là ne sont pas des
malfaiteurs. En un sens, c’est le plus inquiétant : si l’on avait affaire
à des assassins, et qu’on les traitât comme tels, on pourrait dire que
l’ordre est du bon côté. Ce qui est grave, c’ést que l’encouragement
donné au delirium tremens par les finances publiques ressortisse à
l’ordre de la cité, du moment que les considérations économiques en
décident. M. Alfred Sauvy met en lumière cet aspect du problème
dans son excellente revue Population. Il suffit que les intérêts écono
miques et les calculs financiers concluent à la nécessité de fabriquer
de l’alcool et d’en faire boire pour que l’alcool inonde notre pays et
ravage notre peupje. L’argument d’ordre humain n’est même pas
considéré.
Rien n’illustre mieux cette vérité de notre monde, que l’argent
y domine l’humain jusqu’à le détruire. Le matérialisme qui nous régit
nous aveugle si bien qu’il ne nous paraît pas anormal. En fait, la
nature de l’homme — je ne parle même pas de son âme — est
dégradée par lui à un point qu’on ne soupçonne pas. La philosophe
Simone Weil, qui le démontre dans son maître livre de L’Enracine
ment, propose une déclaration des devoirs envers l’être humain. C’est
en effet le premier pas à faire. Mais ce serait aussi le commencement
d’une révolution.
v André ROUSSEAUX.
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RENSEIGNEMENTS
TOUTES AGENCES OE VOYAGES
ET COMMISSARIAT AU TOURISME BftOC
14, RUE OU QUATRE SEPTEMBRE PARIS
Le Gaulois
LE FIGARO
8 francs
Cort» at AfH-
qua du Nord
B F R AN C 8
DIRECTEUR : Pierre BRISSON d *
EDITION
taures
La» gens qui ne veulent rien faire de rien
n’avancent rien et ne sont bons à rien.
Beaumarchais.
N° 1.533
SAMEDI
DIMANCHE
1314
AOUT 1949
123* ANNEE
ROYAL LAVENDER
PINAUD
PARFUMEUR DEPUIS 1810
de
res Pi.
Dans une note à Belgrade
LE KREMLIN DÉCLARE
pli ne peut plus considérer
gouvernement yougoslave
un allié de 1U.R.S.S.
et qu’il ne soutiendra plus
les revendications territoriales de Tito
» y lira ci-après le texte de la note que Moscou vient d’adresser à
la Yougoslavie. Dans ce document, le gouvernement soviétique
notifie au gouvernement yougoslave qu’il ne peut plus le consi-
\fter comme un allié de l’U.R.ST>.
la note russe répond à la protestation que le gouvernement de
avait élevée le 3 août der-
ait pour
un sous-
uccombe-
s.
lue pour
surface,
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aisonnée.
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;n avions
la ligne
prennent
ches de
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brunis et
cela est
iitr a propos de l’attitude russe à
conférence des Quatre. On se
invient que M. Vychinshy avait
tnoncé à soutenir les revendica-
ions yougoslaves à l’égard de
jiitriche et que cette volte-face
jait permis au Conseil des minis
cs ffps Affaires étrangères de se
t dire d’accord sur les points prin-
ipimx du traité d'Etat avec l’Au-
iche.
En fait, le document adressé à
'tlgrade ne fait que rendre offi-
clle et définitive la rupture entre
’oscou et Tito.
L’annonce que la Yougoslavie est
dorénavant considérée comme une
innmie est de nature à intensifier
tscourants hostiles à Tito en You-
loslauie même. En somme, le pen
de yougoslave est invité à se « li
vrer » par tous les moyens de
l'homme qui porte la responsabilité
'cia rupture entre la République
fédérative et la grande saur slave.
Il n’est pas question, dans la note
jussf, de rupture des relations di-
iomatiques. La Yougoslavie est
fyietée dans le camp des « impé
rialistes » de l’Ouest, déjà quali-
d’ennemis par la propagande
Moscou. Or l’U.R.S.S. est repré-
inlèe diplomatiquement dans les
||if ;
IX PAGE 6 :
texte de ia note soviétique
capitales de ces pays « impèrialis--
tes ». Tout porte à penser qu’elle
En noir, le théfltre de* opérntlon*
militaire* dan* la région de la
Grèce, adossée aux frontières al
banaise et yougoslave, ce qui
explique son importance capitale.
maintiendra à Belgrade son ambas
sadeur.
Son intérêt est du reste de con
server en Yougoslavie une mission
diplomatique, c’est-à-dire un cer
tain nombre d’agents qui dans les
semaines qui viennent continue
ront, comme par le passé, de sur
veiller étroitement l’évolution des
affaires intérieures yougoslaves et
de favoriser les mouvements de ré
sistance inféodés au Kominform
qui demeurent très actifs, notam
ment dans les zones frontières. •
R. M.
« LE FIGARO » en Allemagne
La “bonne Bavière”
nous réserve-1-elle
un nouvel Hitler ?
(De notre envoyée spéciale Dominique ÂUCLERES)
Munich, 12 août.
O
N voudrait être de ces bons Français qui sourient gentiment en
disant : « Cette bonne Bavière ! » Le pays est si beau, les gens
si complaisamment confortables que ces deux poncifs risquent
de nous aveugler, en France, sur la véritable nature et sur l’esprit de
ce paj's. Il est générateur d’idées hardies et excentriques et d’hommes
monomanes et violents qu’exploi
tent et consomment ensuite les
Prussiens pour faire des idées un
système et des hommes un fléau
mondial.
A la veille des élections, la Ba
vière offre un aspect chaotique du
quel on démêle cependant d’inquié
tants symptômes pour l’avenir.
Aucun pays d’Allemagne n’est aussi
loin de la véritable démocratie,
aussi foncièrement dictatorial que
celui-ci, en dépit et peut-être à
cause de ses tendances autono
mistes.
Le dictateur Loritz sera élu
Commençons par expliquer que
le Landtag, parlement régional de
la Bavière, est actuellement en
grève, grève politique, cela va sans
dire, et motion de méfiance vis-à-vis
des occupants.
Le ministre de la Justice, M. Mul
ler, chef de l’aile gauche du parti
chrétien-démocrate, a, en effet, fait
instruire un procès contre Alfred
Loritz, le chef du parti W. A. V..
dit « parti de la Reconstructions.
Ce dernier, ayant fait de la prison
en Bavière, a accusé le régime pé
nitentiaire de Munich d’excès plus
cruels encore que ceux dont on
usait dans les camps de concentra
tion nazis.
« Offense au gouvernement ! » a
crié la presse à tendance chré-
La dévastation
des forêts par le feu
devient une catastrophe
nationale
(Lire en p. 5 nos informations.)
ISTOTIRIE
piriques,.
les pion-
lieu de
; phvsio-
a, après
ences à
;t un dé-
nous de-
îgées de
lais ont
III.- Le sous-marin
avire de 1 ère nucléaire
un
Dins dan-
ique de
s à terre,
nche du
né sera
nocives,
: produi-
plongée,
ation se-
Les Américains ont commandé
moteur atomique pour submersibles
(De notre envoyé spécial Pierre DUBARD)
armeront
/ront se
intellec-
ermeltre
)mplè1es.
t à leür
mer aux
d même
r v «.:
««*>■
ubard.
I.e sous-marin américain « Cusk »
Toulon,
J AI lancé une bombe dans le carré du C.A.S.M. J’ai dit :
— Faut-il construire des sous-marins ? C'est une arme offensive
et nous ne voulons attaquer personne.
, Ma question, en tombant, fit un trou de silence dans les conversa
is, Le défi fut tout de suite relevé :
j îj~ n f S£ ùt lu guerre que l’on aura à faire, dit l’un. Pour se dé-
avec rampe de lancement pour fusée» téléguidées,
août.
r e, il faut pouvoir attaquer.
Quoi qu’il arrive des missions
17 e la Marine aura à prendre à
^ compte, elle ne peut se passer
e cette arme; elle ne peut son-
j ? er à se priver de l’arme qui sera
1 16 Plus efficace.
, . N nous en faudrait plus
Imu avant guerre et nous en aurons
°ms. Il nous en faudrait plus,
«ce que le sous-marin est appelé
pues tâches nouvelles, diverses et
LE 19 AOUT
DEAUVILLE
IA NUIT
UES ÉTUDIANTS
DE FRANCE
Qu bénéfice des Bourses
^ Etudiants du « Figaro »
/ e cadre du gala
° nn é aux Ambassadeurs au
rn fit des bourses d’étudiants
u , Figaro, nous jappelons
cours eu spectacle le
0, nité culturel international
rp *entera Incantation noire,
P lf née en partie par des
Riants de l’A.E.F., et qui
°lrace des scènes authenti-
de danses sacrées d’Àfri-
jy e ’ Cette représentation a
Pointent obtenu un grand
* Ucce * à Paris.
IhtJ 1 ^ •* su ^ te de la
D , . e * grandes maisons qui
rtlr iperont à la tombola.
pas toutes offensives. Il nous en
faudrait plus aussi, parce qu’il est
plus lent, je veux dire plus lent à
se déplacer d’une zone d’opérations
à pne autre ; la vitesse qu’il a ga
gnée en plongée, il l'a perdue en
surface. Très exactement : il pou
vait faire 8 nœuds en plongée, il
en peut faire 16 ; mais il ne fait
plus que 8 nœuds dans ses dépla
cements au schnorkel, alors qu’il
pouvait filer à 16 nœuds en sur
face.
» Je parle sans parti pris, je ne
suis pas de la « confrérie », ajouta-
t-il en riant et-sa regardant les
sous-mariniers,
— Tu as rf son, reprit un de ses
camarades. L’accroissement de la
menace sous-marine et de l’avia
tion conduiront h confier au sous-
marin toujours plus de missions,
de celles qui étaient dévolues au
trefois aux bâte a de surface.
La guerre atomique accentuera
cette évolution déjà commencée.
Pendant la dernière guerre, des
sous-marins ont été utilisés par les
puissances de l’Axe pour forcer le
blocus des mers et transporter des
produit? essentiels ; notre Casa
blanca a débarqué, en Corse, les
premiers commandos.
— La Méditerranée suppose des
sous-marins coupa un aviateur.
Nous devor. toujours considérer
qu’un ennemi peut contrôler cette
mer étroite. Elle serait intenable
pour des bâtiments de surface,
alors que l’aviation pourrait en
core assurer la liaison entre la
métropole et l’Afrique du Nord.
Mais on a vu les moyens énormes
que nécessite un « pont aérien ».
Des sous - marins seraient fort
utiles en complément.
Pierre Dubard.
(Suite p. 6, col. 7 et 8.)
tienne, qui trouvait, assure-t-on,
commode d’éliminer un candidat
concurrent quelques jours avant les
élections. Mais le fameux Loritz a
refusé de comparaître et le gou
vernement militaire américain a
pris fait et cause pour lui, disant
qu’il était inadmissible d’entraver
son activité durant la période pré
électorale.
Une fois de plus Loritz
a gain
de cause. Les autres chefs de par
ti écument, le Parlement s’est mis
en grève et Loritz continue, lui, à
haranguer les foules.
Dominique AUCLERE8.
(Suite p. 6, col. 5 et 6)
A STRASBOURG
H. CHURCHILL
en faveur
de l’admission
de l’Allemagne
M. Pmi Reynaüd appuie
la thèse de son collègue
britannique maÎ9 avec
de sérieuses réserves
(Lire nos informations en page 3)
L’auteur de « Autant en emporte
le vent » gravement blessée
par une auto
Atlanta, 12 août (U. P.). — On ap
prend que Margaret Mitchell, auteur
du célèbre roman. Autant en emporte
le vent, a été gravement blessée hier
soir par une automobile à Atlanta. *
On ne connaît pas les circonstances
de l’accident, niais on croît savoir
quMl est arrivé alors que la jeune
femme était assise sur un banc dans
une rue d’Atlanta.
A TRAVERS LA FRANCE EN VACANCES
A c Paris- < Plage~sw~Seine
avec les estivants
du 1 er arrondissement
(de notre jerwoyé spécial... Serge BROMBERGER)
N dit : < Toute la France est sur la Côte. î> La Côte, la seule, celle qui tient
les trois autres pour négligeables : 1» Côte d’Azur.
C’est vrai qu’il y a beaucoup de monde sur cette bande de sable ou de
rochers, large de 5 à 20 mètres, qui s’arrondit entre Menton et Bandol. Mais si
I on va au fond des choses, on s aper-
O’
çoit qu’une année exceptionnelle comme
celle-ci, tout ce monde ne fait pas plus
de 80.000 personnes. Même si l’on ad
met qu'elles se renouvellent quatre ou
cinq fais dans la saison, c’est peu de
chose.
Disons donc que si tout Paris est sur
la Côte, le reste est partout ailleurs.
Et notamment en vacances à Paris. Il
y a beaucoup de manières de prendre ses
vacances à Paris. Mes amis, les gosses
de l'île Saint-Louis, en connaissent une,
quand ils passent le pont, leurs souliers
à la main, en criant : < On va à
« Paris-Plage 1 2> C’est-à-dire aux tas
de sable des bas-ports de la Seine.
C’en est une autre que celle du pê
cheur qui chasse le gardon entre les re
flets des clochetons de Notre-Dame et
qui n'interrompt ce rêve étrange de Ca
thédrale engloutie que lorsque sa femme
vient déposer sur le pavé du quai le ca
bas d'un pique-nique au cœur du
1 * r arrondissement.
En descendant encore un peu le fleuve,
on arrive à des plaisirs à peine moins
simples. Ce sont les bains de Seine. Je
pense notamment à celui-ci amarré aux
environs de la Concorde depuis Napo
léon III, et dont les boiseries pseudo
mauresques n’ont jamais perdu depuis la
faveur des Parisiens qui ne peuvent
prendre d'autres vacances. Cette cons
truction nautique est une véritable petite
Une pièce de 20 francs en bronze
d’aluminium va être frappée
Le Journal officiel du 12 août a
annoncé l'ouverture d’un concours à
tous les graveurs français pour l'éta
blissement des « coins » d’une pièce
de 20 francs en bronze d’aluminium.
Cette pièce aura un diamètre de
23 millimètres, qui sera donc égal à
celui des pièces d’un franc actuelle
ment en circulation,
La nouvelle pièce de 20 francs pè
sera 4 grammes et comportera à l’avers
une tête de République tournée vers
la gauche, et l’Inscription : « Répu
blique française » ; au revers figure
ront l’indication de la valeur (20 F.)
en chiffres, et la devise : e Liberté,
Egalité, Fraternité. »
cité flottante, assemblant un nombre im
portant de pontons et de carènes. Seul
le bac constituant la piscine proprement
dite avec son fond carrelé de turquoise
est d'une seule pièce. Tout le reste, les
deux étages de cabines," le restaurant, la
caisse, le logement du patron, la plage
arrière, se désarticule à 1 automne, en
traîné pièce à pièce par les remor
queurs pour descendre la Seine, rejoin
dre les chantiers des calfats.
Serge Bromberger.
(Suite p. 6, col. 2 et 3.)
//
La grande majorité
des ménages
plus d'enfants
qu'avant la guerre
//
D‘
nous déclare M. Pierre SCHXEITER
ministre de la Santé publique
rance a changé de visage. Elle a rajeuni grâce
s les enfants qui sont nés, qui viennent d’assié-
[EPUIS dix ans, la France
aux sourires de tous les eniants qui sont nés, qu
ger les trains de vacances, pour lesquels on réclame des écoles et
des écoles, et qui sont l’image d’un renouveau que l’on est heureux
de constater.
Au mois de mai dernier, dans
la Seine, on a dénombré 8.445
naissances, chiffre de 4 % supé
rieur à celui de 1948.
D’après les travaux de l’Institut
national d’études démographiques,
Paris, au point de vue de la na
talité, suit, à quelques particula
rités près, les mêmes influences
que l’ensemble de la population
française. Il faut donc conclure
que l’augmentation des naissan
ces continue. Va-t-elle se prolon
ger ? A cette question, d’une im
portance capitale pour le pays,
M. Pierre Schneiter, ministre de
la Santé publique et de la Popu
lation, a bien voulu répondre :
— La légère augmentation que
vous venez de constater, nous a-t-
il déclaré, se situe vers la fin d’un
vaste mouvement que les techni
ciens appellent « récupération de
naissances différées ». Dans quel
ques mois, le nombre des naissan
ces va diminuer.
— L’origine de la situation ac
tuelle doit-elle être recherchée
dans les troubles causés par là
guerre ?
— Pas exclusivement. Le phé
nomène est antérieur.
> La crise économique qui s’est
déclenchée en 1929 aux Etats-Unis
a fait ressentir ses effets en
France de 1933 à 1938. Les couples
ont suspendu leur procréation de
un ou plusieurs enfants. Les nais
sances ont alors baissé. A cela
s’est ajouté l’arrivée à l’âge du
mariage des jeunes filles nées
pendant la guerre de 1914: années
creuses, effectifs restreints, dimi
nution des mariages, donc baisse
de la natalité, aggravant celle due
à la crise.
> La « reprise > s’est amorcée
en 1939, en même temps d’ailleurs
qu’arrivaient à l’âge dü mariage
les classes de fort effectif des an
nées 1920. La guerre est survenue,
retardant les célébrations et sépa
rant les couples déjà unis.
» Il ne faut pas s’étonner, dans
ces conditions, que la < récupé
ration » d’après guerre ait pris
une telle amplèur puisqu’il y a
en report sur quelques années
d’une partie des naissances diffé
rées par la guerre et des nais
sances qui proviennent des ma-
LE VOL DES BIJOUX DE LA BEGUM
TOUTES LES POLICES DE FRANCE
sont alertées pour arrêter
un couple suspect voyageant en auto
< Stoppez et fouillez bagages de Roger Sénanéti, 38 ans, et Renée
Rémy, 21 ans, qui voyagent dans 15 CV noire, voleurs probables des
bijoux de la Begum. »
Tel est le télégramme que la police judiciaire de Marseille lançait
la nuit dernière, à l’intention de toutes les polices de France et notam
ment pour les postes-frontière franco-suisses.
Quels sont les deux personnages
dont il est question dans ce télé
gramme ? Pour l’instant, on ne
connaît d’eux que peu de choses :
l’homme, Roger Sénanéti, n’a pas
de profession avouable et il est
recherché par le Parquet de Cler
mont-Ferrand pour trafic de bons
d’essence. Quant à Renée Rémy, on
la dit ancienne agent de la Ges
tapo et on va même jusqu’à pré
tendre qu’elle serait recherchée
pour atteinte à la sûreté de l’Etat.
Voleurs des bijoux de la Be-
gum? La police elle-même n’en pa
raît pas très sûre et semble croire
plutôt qu’il s’agirait de recéleurs
tentant de faire passer en Suisse
les joyaux dérobés.
Quoi qu’il en soit, la piste, cette
fois, paraît très sérieuse, bien qu’à
la Sûreté nationale on prétende
n’être au courant de rien. Malgré
ce démenti officiel, nous sommes
à même d’affirmer que le télé
gramme a bien été lancé et que,
rue des Saussaies, on en a été
averti.
EN PAGE 3 :
Où s’arrêteront
les communistes
chinois ?
par Pierre DENOYER
Il fera beau h 15 août
...ou à peu près
La météorologie nationale com
munique les prqoabH ïtés sur le
temps en France pour les fêtes du
15 août :
De samedi a lundi, le temps sera
généralement beau. Les tempéra
tures diurnes se relèveront pro
gressivement.
Toutefois, de petites pluies pas
sagères sont à craindre, lundi, au
nord de le L^ire,
LES
(Dessin de Sennep.) j
CIGOGNES DE STRASBOURG
N« noua montons pas trop ). cou-, - >
riages retardés des générations de
fort effectif, des années 1920.
» J’ajouterai encore un autre
facteur. La plupart des ménages
désirent au moins un enfant. La
plupart n’en désirent pas beau
coup, pour des motifs extra-éco
nomiques. Entre ces deux limites,
que Ton pouvait fixer à un et
quatre enfants, les prestations fa
miliales jouent un rôle essentiel.
François Mennelet.
(Suite page 6, col. 6 et 7.)
Après l'occupation
par les C. R. S.
de l’école libre
de la Grand’Combe
{Correspondance « Figaro »)
Marseille. 12 août. — L'efferves
cence soulevée à la Grand’Combe par
oe que l’on a qualifié do « ooup de
force gouvernemental » n'est pas en-
oore calmée. Les pères et mères de
famille sont Indignés par l’exéoutlon
brutale, aveo appui de la force pu
blique d’un Jugement contre lequel
ils avalent fait appel.
D’Importants renforts de C.R.8. sont
venus s’ajouter aux forces déjà en
plaoe.
L’arrivée du frère Marcel, directeur
de l’école, a été, à la gare, l’occasion
d’une vibrante manifestation de sym
pathie de la part de la population
On veut espérer qu’une solution
Juste et équitable mettra fin à ce
conflit qui risque de porter atteinte
à l’un des droits les plus sacrés : le
mode d’éducation et le choix des édu
cateurs de nos enfants.
AU PALM BEACH
DE CANNES
LE BAL
DES
Petits Lits Blancs
se termine
par une bagarre
Cannes, 12 août. — Après la
dîner et le spectacle des Petits Lits
Blancs, un souper avait été prévu
pour certains artistes, les organisa
teurs et la presse.
Le spectacle se termina avec una
heure et demie de retard, bien que
le feu d'artifice, mouillé, cit été très
écourté — pas assez mouillé toute
fois — car si les illuminations de
la mer n'eurent pas lieu, leo fusées
du Palm Beach partirent très bien,
mais si près que les flammèches re
tombaient sur les convives.
Plusieurs smokings furent brûlés.
Rien n'avait été fait pendant la
spectacle pour faciliter le travail des
journalistes, en revanche, tout fut
fait pour les exaspérer et, à trois
heures du matin, ils attendaient en
core que l'on voulût bien s'occuper
d'eux. C'est alors que les organisa
teurs eux-mêmes, insultés grossière
ment par un serveur, quittèrent en
semble la salle, accompagnés par
les artistes qui étaient à leur table.
Le directeur du restaurant du
Palm Beach tourna son dépit tardif
contre un maître d'hôtel. Ils en vin
rent à se colleter.
Un photographe qui prenait ur»
cliché de la scène eut une dent cas
sée par un maître d'hôtel. La ba
garre se généralisa entre certains
journalistes protégeant leur confrère
et les serveurs du Palm Beach. La
police arriva et rétablit le calme.
Les principaux journalistes pari
siens témoins de cette scène écœu
rante quittèrent alors le Palm Beach,
fermement décidés à faire un peu
mieux respecter leur corporation.
CHRONIQUE
Le champ de betteraves
par André ROUSSEAUX
I
L a plu. Le champ de mon voisin reverdit. Les betteraves sont
sauvées. Allons, soupire la ménagère, nous aurons du sucre. Ce
n’est pas sûr. C’est de l’alcool que nous aurons le plus certaine
ment. La pluie qui a ruisselé toute cette nuit est tombée sur
un pays merveilleusement organisé pour transmuer cette eau pure en
tord-boyaux.
Je n’entre pas ici dans le problème betterave-sucre-alcool. C’est
un grand problème, bien connu des agronomes, des économistes, des
financiers. On l’a étudié et résolu. Sur un dossier nourri de statisti
ques, de graphiques, de barèmes et de tarifs, l’ordre betteravier est
établi. Il est compliqué dans le détail, mais se laisse ramener à des
conclusions simples et fortes. Si le Persan de Montesquieu ou le
Huron de Voltaire revenait parmi nous, on le lui ferait entendre
aisément.
— Que tirez-vous, dirait cet ingénu, de cette grosse racine que
vous aimez à cultiver ?
— Ses vertus sont doubles et contraires. Cette plante produit
l'aliment le meilleur, le moins cher, le plus doux au goût, le plus
riche en chaleur vitale : c’est le sucre. Elle produit aussi bien, si l’on
veut, le poison le plus redoutable pour un peuple qui le laisse entrer
dans ses veines, c’est-à-dire l’alcool.
— Je ne doute pas que vous ayez choisi de fabriquer le bon
aliment.
— Point du tout. La production du bon aliment est défavorisée
par nos lois, au profit de la distillation du poison. Ne savez-vous pas
que le sucre chez nous est rationné, tandis que la déesse Liberté bénit
la consommation de l’apéritif ?
— Pauvres gens ! J’imagine qu’un affreux tyran vous impose ces
lois stupides et cruelles.
— Vous vous trompez encore. Tout cela se fait pour le bien
de l’Etat. C’est pour que notre Etat puisse vivre que le peuple est
empoisonné.
J’abrège le dialogue et je résume la démonstration. L’essentiel
tient en quelques données et en quelques chiffres. L’Etat ne gagne à
peu près rien sur le sucre. Mais l’alcool lui rapporte beaucoup, à con
dition toutefois que les citoyens l’ingurgitent. Si l’alcool, par exemple,
va dans les moteurs, l’Etat n’y gagne plus, il y perd. Trois chiffres
suffisent à indiquer la fatalité de l’opération. Le prix d’achat de l’al
cool de betterave par le Service des alcools est de 7.500 francs
l’hectolitre. Le prix de vente pour la carburation est de l’ordre de
2.000 à 3.000 francs, et pour la consommation de bouche de l’ordre de
25.000 francs. M. René Courtin a pu écrire à ce sujet ; « La France
est donc systématiquement intoxiquée pour que le Service des alcools
puisse être équilibré. »
Il s’ensuit que la consommation du sucre, aliment de choix, est
plus faible en France que dans la plupart des pays civilisés. La France
en revanche a le honteux privilège d’être le seul pays du monde où
l’on transforme moins de betteraves en sucre qu’en alcool. Tout ceia
est voulu, je le répète, organisé, planifié. A tel point que le plan
Monnet prévoit pour les années à venir une augmentation relative
de la production d’alcool par rapport au sucre.
Or les hommes qui établissent cet « ordre »-là ne sont pas des
malfaiteurs. En un sens, c’est le plus inquiétant : si l’on avait affaire
à des assassins, et qu’on les traitât comme tels, on pourrait dire que
l’ordre est du bon côté. Ce qui est grave, c’ést que l’encouragement
donné au delirium tremens par les finances publiques ressortisse à
l’ordre de la cité, du moment que les considérations économiques en
décident. M. Alfred Sauvy met en lumière cet aspect du problème
dans son excellente revue Population. Il suffit que les intérêts écono
miques et les calculs financiers concluent à la nécessité de fabriquer
de l’alcool et d’en faire boire pour que l’alcool inonde notre pays et
ravage notre peupje. L’argument d’ordre humain n’est même pas
considéré.
Rien n’illustre mieux cette vérité de notre monde, que l’argent
y domine l’humain jusqu’à le détruire. Le matérialisme qui nous régit
nous aveugle si bien qu’il ne nous paraît pas anormal. En fait, la
nature de l’homme — je ne parle même pas de son âme — est
dégradée par lui à un point qu’on ne soupçonne pas. La philosophe
Simone Weil, qui le démontre dans son maître livre de L’Enracine
ment, propose une déclaration des devoirs envers l’être humain. C’est
en effet le premier pas à faire. Mais ce serait aussi le commencement
d’une révolution.
v André ROUSSEAUX.
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