Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1885-11-19
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 novembre 1885 19 novembre 1885
Description : 1885/11/19 (A1,N126). 1885/11/19 (A1,N126).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t543260x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/04/2021
Première année.
PREFECTURE D'ALGER
DEPOT LEGAL
_ ' / ^ ;
Le jnn3m.&i*o 15 centimes. Jeudi, 1*9 noverab** I SSU.
fl  L
AxetâRIB,
F&&NGK..
ABONNEMENTS :
Trois mois Six moi*
41.50 »
O 48*
Un an
18
*4
ADMINISTRATIF ET RÉDACTION T
Rue de la Marine» n® 9. ancien hôtel Basin.
Toates le* eomamaicationa relatim as* aasaaam al mrnt- srr:
Algérie,être adressée* A l'AGKNCM BAVAS, Imiewd d* l'ÿftî ,
b Frtuiae, le* test regoas-
A SliisKui, ehei 3t. Gostat* ALLA Ms, jae A Pari*, ehe* MM’. AÜDBOtIRG et Cf*, pîs'îa de 1* Bom&. O r
Bt par leart smeapossdRut*,
La DÉPBCH3 ALG-HRIBNNÏS est désignée pour l'insertion de» léssà.** judiciaires! ot autre» exiâroes pour la validité des procédures et oontr&ts
SERVICE TÉLÉOR
DÉPÊCHE
Paris, 16 novembre, 4 h. 20, soir.
IE DISCOURS PE I. FLOOS ET
Le président Floquet prononce une
courtenlloeution.il déclare qu'il n’ap
portera ni programme, ni discours poli
tique. C'est là la tâche du gouvernement;
pour lui il se bornera à assurer à tous
l'exercice complet des libertés parlemen
taires.
M. Floquet remercie ensuite ses collè
gues ; il les invite à répondre au vœu de
leurs commettants qui prescrit à tous les
républicains, l'union ' pour l'affermisse
ment de la République.
La Déclaration Ministérielle
M. Brisson lit la déclaration ministé
rielle : elle dit que la majorité républi
caine aura à faire des sacrifices à runion
üe■ tom les républicains.
La question financière.
Les questions financière, coloniale,
religieuse et administrative sont les
principaux soucis du pays : il faut un
budget solidement établi. Malheureuse
ment la crise a atteint certaines bran
ches de revenus publics. Les dépenses ont
été augmentées par les frais de plusieurs
expéditions militaires et par les sommes
inscrites pour les amortissements.
Le gouvernement n'hésitera pas si cela
est nécessaire à demander des ressources
aux impôts les moins lourds possibles.
Paris, 16 novembre, 4 h. 35 soir.
Voici le texte exact des passages de la
déclaration du gouvernement, relatifsàla
politique coloniale, aux rapports des
Eglises et de l'Etat et à l'épuration des
fonctionnaires:
Politique coloniale.
Parmi les causes qui ont le plus pesé
et qui pèsent encore le plus sur notre si
tuation financière, figurent nos expédi
tions militaires et principalement celles
entreprises en Extrême-Orient et à Ma
dagascar.
Nous vous avons dit, Messieurs, en en
trant aux affaires, que nous ne saurions
nous prêter à une politique d'abandon ;
mais nos entreprises coloniales ont pris
un développement qui les rend trop oné-
: il importe donc de rompre avec
ce système. quanV-aux exp;ff*:\oéi: pas*
sées, il faut prendre, pour en ümftAr les
charges, les mesures compatibles avec
l'honneur national et les intérêts de la
patrie. V
Bien avant la formation du cabinet
actuel, tous les incidents de l'expédition
du Tonkin avaient déjà montre que la
plupart de nos difficultés venaient des
dispositions et deffactes du gouvernement
de l'^nnapn.
Notre plan a donc été, d'établir à Eué
un 'prùtectorat qui 'rayonnât sur l’An-
..nam et le Tqnkin, évitant avec soin tout
ce qui pourrait nous amener dans les
'voies de T&nnexion.
•' ActvellemeTit'îâ Situation militaire est
celle-ci ; ’
Laps l’Annam. nous ayons occupé sans
.coup férir un certain nombre de points
du littoral.
La,pacification des provinces du Sud
dxigàü’entioi de garnisüns dans Jtecitej
Dans les'’provinces du Nord, tout est
en bonne voie.
Le couronnement du nouveau roi d'Annam
s'étant fait, il y a quelques semaines, les
résultats qu'on peut atteindre de l'éta
blissement du protectorat n'ont pas en
core eu le temps de se produire partout ;
mais il est permis d'espérer qu'ils ne
tarderont pas à se manifester et que le
corps d'ocGupation de l'Annam pourra
être notablement réduit au printemps
prochain.
En ce qui concerne le Tonkin, notre
dessein est de compléter la formation des
troupes destinées à fournir les garnisons
des frontières.
Voici d'ailleurs quelle est, suivant nous,
la solution du problème délicat posé et
qui consiste à résoudre honorablement et
le plus énergiquement possible la ques
tion Indo-Chinoise :
Un résident général civil serait instal
lé à Eué ; il dépendrait d'un seul dépar
tement ministeriel et aurait sous ses or
dres les fonctionnaires détachés soit au
Tonkin, soit dans l'Annam, en vertu des
GOnventione de l'annexe du trs,iié dû JhiÀt
conventions qui permettent d'assimiler
l’Annam et le Tonkin au point de vue du
régime du protectorat.
L'exercice de ce protectorat aurait lieu
dans des conditions analogues à celles du
protectorat qui fonctionne à Tunis ; le
roi d'Annam administrerait tout le pays
par ses moyens propres, sauf en ce qui
concerne les exceptions mentionnées dans
le traité, qui est d'ailleurs révisable, ce
qui nous permettra de réduire le nombre
des fonctionnaires français.
L'armée indigène serait organisée et
composée pour le moment de troupes
annamites payées par le roi et de trou
pes tonkinoises, provisoirement payées
par la France ; ces troupes formeraient
dans l'avenir, l'armée unique d'occupa
tion, toute entière à la solde de T An-
nam.
Tel est, suivant nous, le seul moyen
qui puisse permettre de réduire successi
vement, dans l'Extrême-Orient, l'effectif
de nos troupes européennes et assurer la-
marche du protectorat en Indo-Chine,
sans demander à la France des sacrifices
excessifs.
Pour Madagascar, nous reconnaissons
que la situation actuelle ne saurait du
rer .■ Aussi proposerons-nous, dans ui
avenir très prochain, des résolutions dt
nature à sauvegarder les droits et lei
intérêts île la France.
-> Au surplusdes romandes, de crédits,
nous aurons Aifsnmüer éwtsqmi de
nous offriront d'occasion de donner d<
plus amples explications sur èe% affaires
La séparation ües Eglises et d»
P Etat. '
’ i - ti* Jfr «j
Une autre difficulté de l’heure présenté
est née des ràpports de l'Etat et de
l'Eglise.
L’Etat laïque et neutre en matière
religieuse, doit respecter la liberté de
conscience et assurer le libre exercice des
cultes..
Il ne saurait y avoir de désaccord sur cà
porte un pareil état de choses n'a pas peu
contribue à aggraver le mal.
La question delà séparation de l'Eglise
et de l'Etat a été souvent agitée d'une
façon incidente dans le Parlement. Elle
s'est posée devant le suffrage universel et
il parait certain que la majorité des fran
çais n'est pas actuellement favorable à
cette solution. La question n'a d'ailleurs
été posée que confusément et sans être
accompagnée d'un exposé des mesure de
détail, qui devaient — même dans la
pensée de ses partisans les plus con
vaincus — accompagner cette sépara
tion.
Il est donc nécessaire qu'un débat ap
profondi soit ouvert à ce sujet dans la
prochaine session.
Si, comme nous le pensons, la majorité
se décide contre la séparation de l'Eglise
et de l’Etat, notre devoir sera de défen
dre énergiquement les droits de la société
civile et d'user sans passion, mais avec
fermeté, des moyens que les lois nous
donnent pour ramener à l'accomplisse
ment de leurs devoirs envers le gouverne-
Æüxi et le vays, ceux des membres du
clergé qui s'en écarteraient.
La loi sur le recrutement, que la Cham
bre précédente a votée, soumet tous les
citoyens, sans exception, au service mi
litaire, y compris les membres du clergé.
Tous nos efforts tendront à en hâter l'a
doption.
Nous reprendrons devant vous le pro
jet précédemment déposé sur la législa
tion des fabriques, et en présenterons un
sur l'organisation des caisses diocésaines
de secours.
Telle est sur ee point, la politique de
justice et de légalité que nous vous pro
posons d'adopter.
S/Épuration des fonctionnaires.
Certains fonctionnaires ont poussé
l’oubli de leurs devoirs jusqu'à combattre
ou à desservir la République. Déjà plu
sieurs d'entre eux ont été frappés.
Nous sommes résolus à faire les exem
ples nécessaires pour que de tels écarts
soient désormais impossibles. Nous ne
nous dissimulons pas cependant que ce
n'est pas là, la tâche d'un jour. Elle de
mande une application constante, une
longue suite dans l'esprit, une série d'ef
forts persévérants et sans violence, qui
ramèneront au devoir les moins bien in
tentionnés.
déliés des chefs-lieux.
gouvernement de la République. Màlheu-
reusement l'hostilité non déguisée à la*
Paris 16 novembre, 5 h 30, soir.
d’accueil fait à ia déclaration
4 : ’T ••
1 Le passage de la déclaration parlant de
ta nécessité de l'union des républicains a
été a peine applaudi par les gauches. La
droite l’a souligné de sesrires.
Le passage relatif à la nécessité de nou
veaux impôts soulève quelques protesta
tions.
Celui relatif à la politique coloniale
également.
L’allusion relative à l'ingérence du
blergé dans les élections a été vigoureu
sement applaudie.
. ^ T1 , A , , Lorsque M. Brisson ajoute que le pays
poin^.ll n eut tenu qu a toutesles Gommu*i^ e & > es t p as prononcé en faveur de la sé
rions religieuses de vivre en paix avec le potion de L'Eglise et de l’Etat, l’extrè-
AU SÉNAT
Paris, T6 novembre, 5 h, 45, soir.
La lecture de la déclaration ministé
rielle par M. Brisson a été très applaudit
par la gauche.
M. Delangle Baumanoir dit que ce do
cument n'est pas une déclaration minis
térielle, mais une complainte ministé
rielle.
Il est rappelé à l'ordre.
M. Isaae pose ensuite une question à
l'amiral Galiber sur l’organisation des
colonies.
Il proteste contre la suppression du
sous-secrétariat des colonies, suppression
qui nuit à toute organisation coloniale.
L'amiral Galiber répond que le fono-
tionnaire nouvellement placé à la têt*
du service des colonies est très compé
tent et pourra y rester le temps néces
saire à une action sérieuse.
M. Isaae dépose alors une proclama
tion tendant à la nomination diune com
mission de 18.membres pour étudier les
réformes à apporter à l’organisation des
colonies.
Le Sénat s’ajourne ensuite au lende
main après avoir validé l'élection de
M. Bufraigne, sénateur de la Eaute-
Marne,
—
Paris, 16 novembre 6 h. 20, soir.
COULOIRS DE LA CHAMBRE. — On
commente dans les couloirs du Palais-
Bourbon la décision du ministère repous
sant la demande d’amnistie. On commen
ce à |envisager l'éventualité d’une crise
ministérielle.
M. Clovis Eugues a recueilli jusqu'à
présent une centaine de signatures pou?
sa demande d'amnistie; mais quelques
députés manifestent l'intention de reti
rer leur signature pour ne pas faire échec:
au cabinet snr cette question.
Les promoteurs de la proposition en
ajournent le dépôt jusqu'à nouvel ordre f
aûn de se concerter.
— La sous-commission chargée de véri
fier les élections du département deCons-
tantine, a conclu, à U unanimité, à la va
lidation des élections de 3IM. Thomson et
Treille.
me gauche pousse des exclamations, la
droite applaudit. La ûn de la déclaration
est applaudie par. une cinquantaine de
.. ^ , idtpùtes du centre. A l'extrême gauche on
uo$ institutions, leur immixtion dans la iQffè . l'amnistie", “assez", Une
lotte des partis, a jeté dans le pays une ‘agitation se produit.
diris.io&pix)fonde et Fiàmrtitude ouDà ■ y
testé jusqu'ici sur la solution que copï ,> - »
» f 1
Paris, 16 novembre,*6 U. 50, soir.
Quelques membres de l’extrême gauchç
déclarent qu'ils voteront contre le minis
tère, dans la question de l’amnistie : ils
espèrent avoir la majorité avec l'appoint
des droites. On croit, toutefois, que le
cabinet ne poserait pas la question de
confiance sur une pareille question éma
nant de l'initiative parlementaire.
Les membres de l'ancienne Chambre
ayant appartenu à l’extrême gauche et à
la gauche radicale, se sont réunis séparé
ment après la séance de la Chambre. Ifs
s'entendront demain, en vue d'avoir Une
attitude communs lvrs de la réunion plé
nière, qui sera tenue mercredi.
Les nouveaux députés républicains se
réuniront également mercredi.
COULOIRS DE LUXEMBOURG. — Les
bureaux ost procédé à la nomination de
la, commission chargée d'examiner îe
projet de recrutement. Sur dix-huit
membres, dix seulement ont été élus an
PREFECTURE D'ALGER
DEPOT LEGAL
_ ' / ^ ;
Le jnn3m.&i*o 15 centimes. Jeudi, 1*9 noverab** I SSU.
fl  L
AxetâRIB,
F&&NGK..
ABONNEMENTS :
Trois mois Six moi*
41.50 »
O 48*
Un an
18
*4
ADMINISTRATIF ET RÉDACTION T
Rue de la Marine» n® 9. ancien hôtel Basin.
Toates le* eomamaicationa relatim as* aasaaam al mrnt- srr:
Algérie,être adressée* A l'AGKNCM BAVAS, Imiewd d* l'ÿftî ,
b Frtuiae, le* test regoas-
A SliisKui, ehei 3t. Gostat* ALLA Ms, jae
Bt par leart smeapossdRut*,
La DÉPBCH3 ALG-HRIBNNÏS est désignée pour l'insertion de» léssà.** judiciaires! ot autre» exiâroes pour la validité des procédures et oontr&ts
SERVICE TÉLÉOR
DÉPÊCHE
Paris, 16 novembre, 4 h. 20, soir.
IE DISCOURS PE I. FLOOS ET
Le président Floquet prononce une
courtenlloeution.il déclare qu'il n’ap
portera ni programme, ni discours poli
tique. C'est là la tâche du gouvernement;
pour lui il se bornera à assurer à tous
l'exercice complet des libertés parlemen
taires.
M. Floquet remercie ensuite ses collè
gues ; il les invite à répondre au vœu de
leurs commettants qui prescrit à tous les
républicains, l'union ' pour l'affermisse
ment de la République.
La Déclaration Ministérielle
M. Brisson lit la déclaration ministé
rielle : elle dit que la majorité républi
caine aura à faire des sacrifices à runion
üe■ tom les républicains.
La question financière.
Les questions financière, coloniale,
religieuse et administrative sont les
principaux soucis du pays : il faut un
budget solidement établi. Malheureuse
ment la crise a atteint certaines bran
ches de revenus publics. Les dépenses ont
été augmentées par les frais de plusieurs
expéditions militaires et par les sommes
inscrites pour les amortissements.
Le gouvernement n'hésitera pas si cela
est nécessaire à demander des ressources
aux impôts les moins lourds possibles.
Paris, 16 novembre, 4 h. 35 soir.
Voici le texte exact des passages de la
déclaration du gouvernement, relatifsàla
politique coloniale, aux rapports des
Eglises et de l'Etat et à l'épuration des
fonctionnaires:
Politique coloniale.
Parmi les causes qui ont le plus pesé
et qui pèsent encore le plus sur notre si
tuation financière, figurent nos expédi
tions militaires et principalement celles
entreprises en Extrême-Orient et à Ma
dagascar.
Nous vous avons dit, Messieurs, en en
trant aux affaires, que nous ne saurions
nous prêter à une politique d'abandon ;
mais nos entreprises coloniales ont pris
un développement qui les rend trop oné-
: il importe donc de rompre avec
ce système. quanV-aux exp;ff*:\oéi: pas*
sées, il faut prendre, pour en ümftAr les
charges, les mesures compatibles avec
l'honneur national et les intérêts de la
patrie. V
Bien avant la formation du cabinet
actuel, tous les incidents de l'expédition
du Tonkin avaient déjà montre que la
plupart de nos difficultés venaient des
dispositions et deffactes du gouvernement
de l'^nnapn.
Notre plan a donc été, d'établir à Eué
un 'prùtectorat qui 'rayonnât sur l’An-
..nam et le Tqnkin, évitant avec soin tout
ce qui pourrait nous amener dans les
'voies de T&nnexion.
•' ActvellemeTit'îâ Situation militaire est
celle-ci ; ’
Laps l’Annam. nous ayons occupé sans
.coup férir un certain nombre de points
du littoral.
La,pacification des provinces du Sud
dxigàü’entioi de garnisüns dans Jtecitej
Dans les'’provinces du Nord, tout est
en bonne voie.
Le couronnement du nouveau roi d'Annam
s'étant fait, il y a quelques semaines, les
résultats qu'on peut atteindre de l'éta
blissement du protectorat n'ont pas en
core eu le temps de se produire partout ;
mais il est permis d'espérer qu'ils ne
tarderont pas à se manifester et que le
corps d'ocGupation de l'Annam pourra
être notablement réduit au printemps
prochain.
En ce qui concerne le Tonkin, notre
dessein est de compléter la formation des
troupes destinées à fournir les garnisons
des frontières.
Voici d'ailleurs quelle est, suivant nous,
la solution du problème délicat posé et
qui consiste à résoudre honorablement et
le plus énergiquement possible la ques
tion Indo-Chinoise :
Un résident général civil serait instal
lé à Eué ; il dépendrait d'un seul dépar
tement ministeriel et aurait sous ses or
dres les fonctionnaires détachés soit au
Tonkin, soit dans l'Annam, en vertu des
GOnventione de l'annexe du trs,iié dû JhiÀt
conventions qui permettent d'assimiler
l’Annam et le Tonkin au point de vue du
régime du protectorat.
L'exercice de ce protectorat aurait lieu
dans des conditions analogues à celles du
protectorat qui fonctionne à Tunis ; le
roi d'Annam administrerait tout le pays
par ses moyens propres, sauf en ce qui
concerne les exceptions mentionnées dans
le traité, qui est d'ailleurs révisable, ce
qui nous permettra de réduire le nombre
des fonctionnaires français.
L'armée indigène serait organisée et
composée pour le moment de troupes
annamites payées par le roi et de trou
pes tonkinoises, provisoirement payées
par la France ; ces troupes formeraient
dans l'avenir, l'armée unique d'occupa
tion, toute entière à la solde de T An-
nam.
Tel est, suivant nous, le seul moyen
qui puisse permettre de réduire successi
vement, dans l'Extrême-Orient, l'effectif
de nos troupes européennes et assurer la-
marche du protectorat en Indo-Chine,
sans demander à la France des sacrifices
excessifs.
Pour Madagascar, nous reconnaissons
que la situation actuelle ne saurait du
rer .■ Aussi proposerons-nous, dans ui
avenir très prochain, des résolutions dt
nature à sauvegarder les droits et lei
intérêts île la France.
-> Au surplusdes romandes, de crédits,
nous aurons Aifsnmüer éwtsqmi de
nous offriront d'occasion de donner d<
plus amples explications sur èe% affaires
La séparation ües Eglises et d»
P Etat. '
’ i - ti* Jfr «j
Une autre difficulté de l’heure présenté
est née des ràpports de l'Etat et de
l'Eglise.
L’Etat laïque et neutre en matière
religieuse, doit respecter la liberté de
conscience et assurer le libre exercice des
cultes..
Il ne saurait y avoir de désaccord sur cà
porte un pareil état de choses n'a pas peu
contribue à aggraver le mal.
La question delà séparation de l'Eglise
et de l'Etat a été souvent agitée d'une
façon incidente dans le Parlement. Elle
s'est posée devant le suffrage universel et
il parait certain que la majorité des fran
çais n'est pas actuellement favorable à
cette solution. La question n'a d'ailleurs
été posée que confusément et sans être
accompagnée d'un exposé des mesure de
détail, qui devaient — même dans la
pensée de ses partisans les plus con
vaincus — accompagner cette sépara
tion.
Il est donc nécessaire qu'un débat ap
profondi soit ouvert à ce sujet dans la
prochaine session.
Si, comme nous le pensons, la majorité
se décide contre la séparation de l'Eglise
et de l’Etat, notre devoir sera de défen
dre énergiquement les droits de la société
civile et d'user sans passion, mais avec
fermeté, des moyens que les lois nous
donnent pour ramener à l'accomplisse
ment de leurs devoirs envers le gouverne-
Æüxi et le vays, ceux des membres du
clergé qui s'en écarteraient.
La loi sur le recrutement, que la Cham
bre précédente a votée, soumet tous les
citoyens, sans exception, au service mi
litaire, y compris les membres du clergé.
Tous nos efforts tendront à en hâter l'a
doption.
Nous reprendrons devant vous le pro
jet précédemment déposé sur la législa
tion des fabriques, et en présenterons un
sur l'organisation des caisses diocésaines
de secours.
Telle est sur ee point, la politique de
justice et de légalité que nous vous pro
posons d'adopter.
S/Épuration des fonctionnaires.
Certains fonctionnaires ont poussé
l’oubli de leurs devoirs jusqu'à combattre
ou à desservir la République. Déjà plu
sieurs d'entre eux ont été frappés.
Nous sommes résolus à faire les exem
ples nécessaires pour que de tels écarts
soient désormais impossibles. Nous ne
nous dissimulons pas cependant que ce
n'est pas là, la tâche d'un jour. Elle de
mande une application constante, une
longue suite dans l'esprit, une série d'ef
forts persévérants et sans violence, qui
ramèneront au devoir les moins bien in
tentionnés.
déliés des chefs-lieux.
gouvernement de la République. Màlheu-
reusement l'hostilité non déguisée à la*
Paris 16 novembre, 5 h 30, soir.
d’accueil fait à ia déclaration
4 : ’T ••
1 Le passage de la déclaration parlant de
ta nécessité de l'union des républicains a
été a peine applaudi par les gauches. La
droite l’a souligné de sesrires.
Le passage relatif à la nécessité de nou
veaux impôts soulève quelques protesta
tions.
Celui relatif à la politique coloniale
également.
L’allusion relative à l'ingérence du
blergé dans les élections a été vigoureu
sement applaudie.
. ^ T1 , A , , Lorsque M. Brisson ajoute que le pays
poin^.ll n eut tenu qu a toutesles Gommu*i^ e & > es t p as prononcé en faveur de la sé
rions religieuses de vivre en paix avec le potion de L'Eglise et de l’Etat, l’extrè-
AU SÉNAT
Paris, T6 novembre, 5 h, 45, soir.
La lecture de la déclaration ministé
rielle par M. Brisson a été très applaudit
par la gauche.
M. Delangle Baumanoir dit que ce do
cument n'est pas une déclaration minis
térielle, mais une complainte ministé
rielle.
Il est rappelé à l'ordre.
M. Isaae pose ensuite une question à
l'amiral Galiber sur l’organisation des
colonies.
Il proteste contre la suppression du
sous-secrétariat des colonies, suppression
qui nuit à toute organisation coloniale.
L'amiral Galiber répond que le fono-
tionnaire nouvellement placé à la têt*
du service des colonies est très compé
tent et pourra y rester le temps néces
saire à une action sérieuse.
M. Isaae dépose alors une proclama
tion tendant à la nomination diune com
mission de 18.membres pour étudier les
réformes à apporter à l’organisation des
colonies.
Le Sénat s’ajourne ensuite au lende
main après avoir validé l'élection de
M. Bufraigne, sénateur de la Eaute-
Marne,
—
Paris, 16 novembre 6 h. 20, soir.
COULOIRS DE LA CHAMBRE. — On
commente dans les couloirs du Palais-
Bourbon la décision du ministère repous
sant la demande d’amnistie. On commen
ce à |envisager l'éventualité d’une crise
ministérielle.
M. Clovis Eugues a recueilli jusqu'à
présent une centaine de signatures pou?
sa demande d'amnistie; mais quelques
députés manifestent l'intention de reti
rer leur signature pour ne pas faire échec:
au cabinet snr cette question.
Les promoteurs de la proposition en
ajournent le dépôt jusqu'à nouvel ordre f
aûn de se concerter.
— La sous-commission chargée de véri
fier les élections du département deCons-
tantine, a conclu, à U unanimité, à la va
lidation des élections de 3IM. Thomson et
Treille.
me gauche pousse des exclamations, la
droite applaudit. La ûn de la déclaration
est applaudie par. une cinquantaine de
.. ^ , idtpùtes du centre. A l'extrême gauche on
uo$ institutions, leur immixtion dans la iQffè . l'amnistie", “assez", Une
lotte des partis, a jeté dans le pays une ‘agitation se produit.
diris.io&pix)fonde et Fiàmrtitude ouDà ■ y
testé jusqu'ici sur la solution que copï ,> - »
» f 1
Paris, 16 novembre,*6 U. 50, soir.
Quelques membres de l’extrême gauchç
déclarent qu'ils voteront contre le minis
tère, dans la question de l’amnistie : ils
espèrent avoir la majorité avec l'appoint
des droites. On croit, toutefois, que le
cabinet ne poserait pas la question de
confiance sur une pareille question éma
nant de l'initiative parlementaire.
Les membres de l'ancienne Chambre
ayant appartenu à l’extrême gauche et à
la gauche radicale, se sont réunis séparé
ment après la séance de la Chambre. Ifs
s'entendront demain, en vue d'avoir Une
attitude communs lvrs de la réunion plé
nière, qui sera tenue mercredi.
Les nouveaux députés républicains se
réuniront également mercredi.
COULOIRS DE LUXEMBOURG. — Les
bureaux ost procédé à la nomination de
la, commission chargée d'examiner îe
projet de recrutement. Sur dix-huit
membres, dix seulement ont été élus an
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