Titre : Le Courrier de l'Aude : journal politique, administratif, littéraire, commercial et agricole
Éditeur : [s.n.] (Carcassonne)
Date d'édition : 1895-09-19
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32750336q
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 septembre 1895 19 septembre 1895
Description : 1895/09/19 (A42,N6525). 1895/09/19 (A42,N6525).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG11 Collection numérique : BIPFPIG11
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53672434r
Source : Médiathèque de Carcassonne Agglo, 7150
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 19/05/2024
LE COITRRIPIR DE L' AUDE
Alger . - Cette après-midi , le C oocor
dia venant de Majunga est entré dans le
port ayant à bord cinq cent huit passa
gers , dont cent vingt-quatre ont été dé
barqués ; sur ce nombre trente quatre
malades ont été dirigés sur l' hôpital du
Dey .
Le Coocordia va reprendre la mer à
destination de Marseille .
• le
La dernière situation de la Banque de
France accusait un réserve métallique de
3 milliards 310.281.689 fr. , dont 2 mil
liards 150.445.010 fr. en or et 1 milliard
250.836.079 fr. en argent .
C' est le stock monnayé le plus consi
dérable qui ait existé .
Un peu de statistique , pour n' en pas
per dre l' habitude , sera très bien venu à
ce propos .
La somme en or représente 152.522.250
pièces de 20 fr. , plus une de 10 . Elle pèse
661.473 kilos , et pour la transporter , il
faudrait remplir 33 wagons .
Ces pièces d' or placées les unes à la
suite des autres sur une ligne formeraient
la bagatelle de 800 lieues .
L' encaisse en .rgent pèse exactement
6.716.375 kilos . Pour la transporter , il
faudrait 335 wagons ! et mises comme les
louis , l' une après l' autre , les pièces cour
raient sur une espace de 4.110 lieues .
Et maintenant . si l' on veut savoir , en
comparaison , i l a situation de l' encaisse
des banques d' État européennes au i er
juillet dernier , la voici :
Banque de France , 3.3102.81.689 fr.
Banque de Russie , 1 . 569.0.10 . OU 0 fr.
Banque d' Allemagne , 1.263.000.000 fr.
Banque d' Angleterre , 949 000.000 fr.
Banque d' Autriche , 700.00 « . 000 fr.
Banque d' Espagne , 510.000.000 fr.
Banque d' Italie , 358.000.000 fr.
Banque des Pays-Bas , 286.000.003 fr.
Belgique , 1 . 000 . 000 fr.
Ce qui porta l' encaisse totale des ban
ques européennes au joli chiffre de
8.946.281.889 francs .
> Et l' on rencontre encore des gens qui
" vous disent qu' il n' y a plus d' argent .
àouve*.s de lItrangr
RUSSIE
Le Chancelier de Hohenlohe .
Dans la réception du prince Hohen
lohe par le czar , ce dernier temoigna son
intention bien arrêtee de maintenir la
paix .
Nicolas II entretint le chancelier alle
mand des questions arméniennes et d' Ex
trème-Orieit . Au sujet de ce dernier , le
« dinérent du Liao-Tung parait devoir
être bientôt aplani , l' Allemagne cessant
de soutenir les prétentions du Japon à
une indemnité complementaire exorbit
ante .
Enfin , les mêmes journaux auxquels
nous t mpruntons ces détails diseut qu il
a été question de l' eventualiter d' une en
quête internationale contre les revolu
tionnaires ; on ajoute que le czar aurait
aquiescé à cette proposition .
ALLEMAGNE
On lit daas le Monde :
« Une lettre que nous recevons de Pé
kin nous apprend , de source absolument
certaine , une importance nouvelle : le
ministre d' Allemagne en Chine vient d' of
frir au gouvernement chinois tes services
de 600 jeanes gens diplômes à soixante
livres sterling par an , avec un engage
ment de cinq ans pour servir dans les
dialérentes administrations de l' État . Los
douanes surtout sont visées par le mi
nistre allemand . »
Berlin . - Les bruits de la retraite du
chancelier de Hotienlohe prennent de la
consistance ; les journaux reactionnai
re 1 , employant un euptarmism , disent
que le chancelier se retirerait , non pas
parce qu' il est l' adversaire des lois d' ex -
ception , mais parce que , en raison de
son grand âge , il ne pourrait pas défen -
dre énergiquement les mesures qu' il
combat devant le Reichstag .
Les manœuvres allemandes
Belfort . - Le 14e corps allemand ,
ayant opéré sa concentration , a quitté
hier matin ses cantonnements d' Altkirch ,
de Dannemarie et des villages voisins de
la frontière pour se porter sur Mulhouse ,
ayant pour objectif le passage de la Dol
ler .
La bataille a duré jusqu' à dix heures
et demie ; on entendait le canon de Bel
fort .
Les manœuvres continueront jusqu' à
jeudi autour de Mulhouse .
Le stathalier d' Alsace-Lorraine , prince
de Hohenlohe - Langenbourg y assiste .
BELGIQUE
La Loi scolaire
Bruxelles . Certains journaux , inféo
dés à la politique radi - ale ou socialiste ,
ont annoncé que le roi avait retuse de
signer la loi scolaire votée par les Cham
bres .
On sait que cette loi rend obligatoire
dans les écoles , sauf pour les enfants
dont les parents s' y opposeraient , l' étude
de la religion .
Le fait rapporté par les journaux dont
il vient d' être parlé est inexact ; la loi
scolaire a etc signée vendredi par le roi ;
elle sera promulguée incessamment au
Moniteur .
ESPAGNE
Londres . - Le correspondant du Ti
mes à ; a Havane signale de nouvelles es
carmouches entre les rebelles et les trou
pes gouvernementales dans les provinces
de Santa-Clara et de Puerto - Principe .
Toutes ces rencontres démontrent l' acti
vité et la résistance dont sont capables
les insurgés .
On assure que d' important « forces se
raient concentrées par le maréchal Cam
pos dans le district de Santa-Clara , et on
fond grand espoir sur cette opération ;
dix sept mille hommes de renfort sont
arrives dans l' he ; cinq mille autres sont
attendus prochainement .
Les personnes qui arrivent du conti
nent disent que si à Madrid on admet en
principe que le système de gouvernement
doit être modifie à Cuba , on est aussi d' a
vis qu' aucun changement ne doit être ap
porté avant la répression complète de
l' insurrection .
Madrid . - Une dé; èche de la Hava
ne annonce qu' un combat a eu lieu entre
sept cents insurgés et un escadron de ca
valerie .
Les insurgés ont eu un grand nombre
de morts et de blessés .
ANGLETERRE
Le Lord - Maire
Londres . - Sir J. Renais , interviewé
par le Daily - Chronicle , a dit qu' il avait
éprouvé un vit plaisir de sa visite à Paris
et à Bordeaux . La réception qui lui a été
faite dans cette derniere ville a été pres
que royale . Il a ajouté :
« Je suis certain , c' est du moins l' im
pression que me laisse l' audience qu
m' a été accordée , que le Président de li
République viendrait en Angleterre s' i
recevait une invitation officiel l e. n
Le repor er qui inter rogeait sir J Re
nais , lui ayant fait remarquer qu' à Lon
dres il avait été dit que M. Félix Faur
avait plutôt été froid dans sou accueil , 1
loi d - maire a répandu :
« Je dois dire que mon entretien ave
le Président de la République ne pouvai
être cordial . Durant mon voyage , j' ai re
marqué partout , en France , un vif dési
de nouer des relations plus amicales ave
nous . Je parle de ce que j' ai entendu <
mes paroles ne sont que l' expression d
sentiment français . Le mieux , mainte
nant , serait de faciliter les voyages dans
les deux pays , et des visites devraient
être faites réciproquement par des per
sonnages ayant une situation , ce qui don
nerait à l' opinion une impression plus
grande et amènerait certainement d' ex
cellents résultats . »
CHRONIQUE
CALENDRIER DU JOUR
JEUDI , 19 Septembre 1895 . - St. Jan
vier .
Fête à souhaiter : St. Eustacher .
Soleil : lever . 5 h. 43 ; coucher , 6 h. 4 s.
Lune : lever , 4 h. 59 coucher : 5 h. 50 s.
BOURSE DE PARIS ( Par dépêche .)
Du 19 septembre 1895
Derniers cours
3 102.20
3 ° / 0 am. 101 . 10
3 1 / 2 ... 107.10
Cours du jour
13% .... 100.95
| 3% am. 101.25
I 3 1 / 2 ... 107.25
La digue de la rive gauche de
'Aude . - Enfin , ce matin , on s' est dé
idé à amener une machine à vapeur
jour actionner la pompe à épuisement
qui se trouve au chantier de la digue .
Nous apprenons que ce soir , il sera
procédé à l' installation de la lumière
électrique afin que le travail se continue
ane partie de la nuit .
Rendons justice aux hommes qui ont
écouté nos réclamations et déclarons ,
encore une fois , que les critiques que
nous f ernulons dans le journal sont tou
ai ours dictées par l' intérêt général .
Les petits baigneurs . — Pendant
les vacances , la baignade est un des plai
sirs favoris des gamins , qui envahissent
rivières et cours d' eau et barbotent à
cœur-joie comme de vrais canards , une
grande partie de la journée .
Loin de nous la pensée de leur repro
cher un seul instant ces escapades nau
tiques : à cet âge bientieureux , l' eau est
le meilleur remède pour rafraîchir et
fortifier la mémoire des écoliers . Seule
ment , il y a les règles de la pudeur qui
exigent certaines observations qu' un en
fant bien élevé doit toujours mettre en
pratique . C' est-à-dire que sa nudité ne
doit jamais être complète ; qu' il doit se
couvrir d' un caleçon ou d' un linge quel
conque .
Pour avoir oublié ces prescriptions , les
petits Bonneau Henri , Marty François et
Santibelli Antoine , âgés de 12 et 13 ans ,
ont été hier l' objet d' une contraveation
de la part de la po ice qui les a surpris
tous les trois « habillés » en sauvages .
Oh ! les vilains polissons .
Essence de r ose . - Tous les soirs ,
les rues en sont par fumées de cette es
sence qui n' a pas précisément l' odeur de
la rose ; et la police , qui devrait avoir
l' œil ou la main dessus - remarquez que
nous ne disons pas le nez — demeure im
puissante devant cette inondation em ...
combrante et où les nausées abondent . On
cite bien parfois une coutraveation pour
jet au ruisseau d' un vase intime ; mais
les ménagères ont l' habitude de prendre
leurs précautions pour tromper la vigi
lance policière . Cependant une d' entre
elles qui voulait changer la mode et voir
promener l' élixir le matin aussi bien que
le soir , s' est avisée de jeter hier son
« Joies » en plein jour , sans se douter
qu' il y a des heures i ù on ne doit pas
abuser de la bonté des agents .
Mme I. .., rue de la Grille paiera cher
cette distraction .
Avis. - Le Maire de Carcassonne a
l' honneur de porter à la connaissance de
ses concitoyens qu' il est déposé à la Mai
rie , où les intéressés pourront le consul
ter , le programme de colonisation de
l' Algérie pour la campagne 1895-1896 .
En pousse-pousse . - Latapy et
Charley sont arrivés aujourd'hui à Lyon
à 4 heures 112 , après avoir accompli
2,400 kilomètres en pousse-pousse , en 60
jours .
Ils étaient partis de Lyon le 17 juillet ,
à 1 heure et demie de l' après-midi , pour
Paris , Bordeaux et Lyon .
Ils ramènent avec eux un orphelin qui
les suit depuis Bordeaux .
Retour des manœuvres . - Le
batailllon du 15 ' de ligne , renforcé des
réservistes qui accomplissent chez lui
leur période de 28 jours , rentrera demain
jeudi à Carcassonne .
Le 2 - bataillon du 143 ', qui va prendre
garnison à Montlouis ( Pyrénées-Orien
tales ), sera de passage demain dans notre
ville .
Les manœuvres sont terminées .
Perdu ou volé . — Hier soir , vers
les 7 heures , à l' arrivée du train de Cette ,
la dama P. .. invitée à rentrer au bureau
d' octroi pour solder l' entrée d' un panier
de raisins s' executa .
. Arrivée chez elle , elle constata que son
porte-monnaie , qui contenait une assez
forte somme , et qu' elle avait sorti pour
payer le droit d' entrée , avait disparu de
sa poche .
Est -ce le résultat d' un vol ? Ou Mme
P. ... a -t elle tout simplement perdu sa
bourse ?
Police . — Nous croyons pouvoir dire
maintenant que M. Campet , commissaire
spécial des chemins de fer à Narbonne ,
n' accepte pas la succession qui lui était
crête dans notre ville par le départ de
M. 13anavita .
Vu cette situation , notre municipalité
ne pourrait -elle adjoindre un Secre.aire
au Commissaire central et se dispenser
tout simplement d' un Commissaire de
police ? Il nous semble bien que cela
existe dans certaines villes où le service
marche quand même d' une façon on na
peut plus active et regulière .
Au point de vue économique , l' idée a
peut-être aussi son bon côte .
Société des employés de Com
merce de aiarcassonne . — M M . les
membres de la société des employés de
Commerce sont informés que la réusaon
qui devait avoir lieu le 24 septembre est
remise au samedi 28 courant .
Ordre du Jour :
Réception du présidant d' honneur .
Payement des cotisations .
Distribution des cartes et statuts .
Punch d' honneur .
Le secrétaire-adjoint :
Eugène BAUX
Concert .— Progamme des morceaux
qui seront exécutés aujourd'hui je udi , 19
septembre , à 8 h. 112 du soir , au Square
Gambetta , par la Lyre Carcassonnaise :
1 . Le Spartiate ( alio, , 1 - audition . Bléger .
2 . aida ( fantaisie ) 1 * audition . Clodomir .
3 . Santiago ( valse ). Corbin .
4 . La Tramata . Verdi .
5 . Le verre en main ( polka ). Farrbach .
Le Directeur : J. ESTÈVE .
Avis. . - MM . les créanciers de la fail
lite CURADE , désireux d' entrer dans leurs
fonds ou en partie , sont pries de s' adres
ser à M. REVEL , rue de la Gare , 46 .
i. LAFFONT , Tailleur de Paris
Boulevard de la Madeleine
Actuellement : 3 , Rale, BARBÉS , 3
CARCASsoNNE
COSTUMES DAME — MILITAIRE — LIVRÉES
utillan à Rivesaltes , se sont par
Cette grève est motivee , P
insuffisance des salaires . la
LÉZIGNAN . - Vol - - l :adsuaa
' une perquisition faite a " ti g U e a »
eur Joseph LfiP_ey re . BarS iVeS , CO ®
omaine de Garouilia , M - SdiéVceoSu,vert ' 0
oins m.ssaaiinree de police , a iron de rai '
' un baril de 12 0 litres enviro
i os - „ fini par avou er
Interrogé , Lapeyre a f ' duit du vol *
ue ces raisins Laissait
I a même reconnu qu il ais j n s q u'il
ochon avec des figues et d gasran)®
lérobait la nuit au domain contre lui
Procès-verbal a éi dress : lcuei;
Les chiens qui Est »'
ours derniers , les ahnid 5 esl doe nzeel elle ,
las , épicier , et Alexandre Ho fants .
; iant en vins , ont mordu des de &
M. le commissaire s est em spo us la sti f
hien , qui sont actuellem véntt ^
alliance de M. Fellgère , vétér
LA NOUVELLE . "' '
les travaux publics a accor 2.500
deut pilotage une sub /, e'nutn io " â dt de sig aall, l oiet
pour l' établissement d un ma - . de 1 »
à Brassiages sur l' enracin
jetée sud.
CUXiG-D'AUDE . n-fant de1 ' 0 ® '
— Avant-hier , un jeune 0 D f a . d ans
mettant imprudemment la m do e
grenage d' une grue,l'extrénn
a été prise et broyee . _ < ami ê "'
Des soins immédiats lui ont '
CA LIDEB ROND E . — eItor J et ) le ng
— Le feu a complètement d . uiét,e da »
courant , la ferme Fau petit . a Plia4r '..
les environs de Caudebrond , Gér - l)••• ",
nant â M. Paul Labessière » urr ag 9 té
bâtiment , 300 quintaux , 0 nt é
cochons et 45 pièces de vola
la proie des flammes .
Les pertes , qui s ' élèvent DC e à
sont couvertes par une as - „
Compagnie " La Providence
Marché de Casteln 18a9u5d. . a y
du 16 septembre , fnt . 50
Blé blanc , ler choix , l'il 0 Gl < r • 0 ^
2e choix , 15 fr 25 ; :3e noix , 10 g lr , 5
remnsatlinn , ire qualité , i bec t. tr - L !
ze qualite , 15 fr. 00 ; 3e qualité , * r. &
blés divers , l' hect . Ire qualité
e qualité , 14 írs75 ; 3e q 1 3 ' 1 ® ! H r * 2 '
maïs , t' ie, c,h t . 21 fr. 75 ; r q ;u5qa3lu ' r i J
avoine , l ' hect . Ire qualité , '( ufl ' 1 '
qualité , 7 fr. 75 ; orge , 1 hect . 0 olf
b tr. »»; 2e qualité , 7 rr.50 ; veS ' c ^ V \
l' ntill . 10 tan0:: ; lèves , l' . ie , , 25 ' 1
11hh ae , l' e e tan0 t: . 35 fr. ; pois , 1 11 , e „.;..0
lentilles , l' a . 30 fr. ; tilo »
l' eset . 4 fr. .
Foin , les 100 kilos , 4 fr. , 0Ö K
les 100 kil. 4 fr. 50 ; sainfoin , ^
4 fr. ; paille , les 100 kil. 2 fr. ° noS-L
Farine de froment , les ,ríso,
qualité , 28 fr. »• ; 2 « qua'eliaté..26 "'
11 fr. ; repasses , 13 fr. f 30 * 0,
Pain , Ire qualité , le kilo 0 » b » 11
/ Vin rouge , l' ' . 20 fr ,; v
l' hect . 30 fr.
VIANDE # de eir '
Voici les prix de la viala 0 n
cherie :
Prix du kil. - Bœuf , 1 fr *»" i fr. 40 ;
1 fr. 20 . — Vaches , 1 fr. ' j | r - ^
1 . •l . . — Veaux , 2 fr. ;»» 1 f r ; .
— Moutons , 2 fr. » 1 fr. 7 ^
Porcs , 1 fr. 8 J 1 fr. 75 ; ___ ',
I. A t 9
MONTPELLIER .— U ”
sic,Mi du 20 èsur Lxee s p,eséule vpèélj b- e ' A
de Mg tarid de Cabrières . , 5 *
mgr de Cabrières , évêque de tet: C. ,
lier , adresse aux supéfleurs , ^ t e i
Sfégations de son diocèse 1® ,
vante :
A Montpellier , le 16 sept 0 ®
Mon Révérend Père .
Le MpyeOalI ement du roi
e iLe eb rgeor , par des réjouissance
L E 1F >: L' ART F. M E NT
LIMOUX . — M. Turin , conservateur
des hypotheques à Lodeve , est nommé à
Limoux , en remplacement de M. Gau
zence de Lastours , appelé à une autre
destination .
Qu I LL A.IN; . - Une grève . - Hier
matin , les ouvriers employés a la cons
truction de la ligne du ceenain de fer de
( 13 ) Feuilleton du Courrier de t Aude
Cœur de Soldat
PAR
G / le Faine et M. Gugen
II
LE COLONEL bERREUIL
A sa vue , M. Debreul fit un suprê ne
effort pour contenir le courroux qui s em
parait de lui .
- Vous I s' exclama -t -il .
J ai tout entendu J répondit -elle
trouvant dans son amour maternel la for
ce de te nir tète à ' orage . . . Jacques est
coupable , c' est vrai 1 l' uissez le , il le mé
rite , soit ... Mais ne refusez pas ce qu' il
vous demande .. . je vous en conjure , et
surtout n' appuyez pas votre sévérite irré
vocable sur votre sollicitude pour moi et
votre bouci de mes intérés . . S' agit -il
d' argent quand l' honneur de mon hts est
en jeu !.. • ,
Elle avilit prononce tout cela d une voix
rapide , enfiévrée ... ferre pourtant ;
puis soudain , devenant suppliante , elle
Velde les mains , murmurant seulement
ces deux mots dans lesquels elle mettait
toute son âme .
— de I. .. dites ..
Un instant , le ri gard de son mari s' a
baissa sur elle , plein de pitié et de Leu
dresse ; mais ce 11,0 ent d' abandon n' eut
que la durée d' un éclair ; le ce lonel se
ressai s t aussi )t , son œil s' arrêta sur
Jacques qui , les épaules ployées , la tête
courbée , attendait .
- Faiblir aujourd hui encore , ce se
rait , pour vous , la ruine . . . pour lui , le
deshonneur ... Non /...
Un gémissement douloureux s' exhala
des lèvres de Mme D breuil , et la pâleur
du jeune homme augmenta , tan lis qu' un
tremblement nerveux lui crispa t la face .
Le colonel poursuivit , le bras dressé
vers la porte , dans un geste autoritaire ,
ii , f ] xible :
- Retourn r à Dieppe et dites à l' ad
judant de service de vous conduire en
prison : votre faute est de celles qui en
tachent votre honneur d' homme mais qui
pont nt aussi atteinte à votre honneur de
soldat ; la discipi ne exige un exemple ;
1 exemple sera lait . . .
Il sortit sur ces mots , - peut-ètre
pour laisser la mère serrer en toute sa
liberté sO ( ils dans ses bras ; peut-être
aussi avait -il épuisé toute son énergie et
voulait il cacher l' émotion qui commen
çait à s' emparer de lui ,
- Ah J maman , s ' écria ' Jacques éper
du.
Par amour pour lui , elle tenta de con
server son sang froid , pour pouvoir le
consoler , le réconforter , lui faire partager
un espoir qu' elle n' avait pas elle même ;
il était impossible que le colonel lût im
pitoyable , q I ' I ne se laissât pas attendrir ,
elle allait lui parler , le suppLer à nou
veau ; l' important était que Jacques ne se
laissât pas aller . . . qu' il eût du courage .
La pren ière chose à faire était d' abord
de retourner à Dieppe . .. elle écrirait le
soir a Jacques .
Elle parlait tout en le reconduisant jus
qu' à la grille du jardin , et Jacques , lui
aussi , par affection pour sa mère , arri
vait à se vaincre , à laite semblant de la
croire ; mais quand il eût tourné l' angle
de la rue , hors de ses regards , il s' arrêta
se prit la tête à deux mains , entendant
de nouveau bruire à ses oreilles , ces der
mers mots du colonel :
« Vous ruinent z votre mère / »
VERTIGE
Depuis deux ans que son bataillon te
naît gdaurnisart à Dieppe , Jacques avait loué
près du marché , une petite chambre pour
pouvoir plus facilement changer de vpêotue
ments , quand il se mettait en civil. Dans
un coin , à côté de la porte , il y avait un
piano , surchargé de partitions et faisant
lace à une petite butta l'Élue contenant
se s livres favoris .
Devant la fenêtre , tout près de la table
sur laquelle il écrivait , une autre table ,
plus petite , couverte de pape re , de pin
ceaux , avec épars des couleurs d' quer
elles , des godets , une palette .
A ses moments perdus , durant la mau
vaise saison , alors que la pluie ou le vent
empêchai , nt les longues promenades le
long des falaises , ou les p , rues de pêche ,
le jeun.; homme s' enfermait ch z 1 par
tageant ses journées de dimanche et de
congé entra la peinture , la musique et la
lecture .
Mais sitôt les beaux jours arrivés ,
adieu le piano , la bibliothèque et Its pin
ceaux ! G était le grand air , le soleil , les
Îlots bleus qu ' il lui fallait , et l' abandon ,
cette année , avait été plus complet enco
re lorsqu à la suite de l' accident qui avait
Midi arriver à M 1 e Bernier , il avait été
si familièrement accueilli dans la famille .
Et puis , cede fatale passion qui s etait
si rapidement développée depuis quelque
temps , absorbait tous les moments de li
beué que les co volumes lui interdisaient
de passer à la vida de 1 ancien armateur ,
et ce n' étaient même plus le grand air , ni
les flots bleus , ni le soleil pour lesquels il
abandonnait sa charebrette - r9 e , t " 1
Sitôt franchi le seuil de la illAn ' 1 e (
permission de dix heures ou de An- 0
poche , il accourait , jetait en d
son lit son uniforme , endossa 1 ' j | a'e
civil et se pré ipitait au casino 0 llfie '
fermait dans l' atmosphère soi " d
les yeux t:ienuexa par le le f océlbocall e '
vorées de fièvre , les lèvres
poitrine angoissée , il sortait rteom ii
escaladant le petit escalier q " 1 * u s a el
à sa chambre , troquait d • D ° " 0 „ ateelesr "
qu tte et son pantalon élégants 8 g"° >
tunique et la culotte garance e ie pli )
la caserne , par les rues n:uoeei 7 81é:p rlefl ou '.1g J
souvent au pas gy mnagiiqüe , r
en cette course qui baigna " . u ree e r
pauvre tête enfiévrée , u D 0 .
être . . . mêa e, c b ° j »
Et , le lendemain , c'étai nt la l tea r , ti ;' àrIie 8
à moins que son service n à di e
caserne , ou qu' une imm ,( 1'1 , s . . ilw
l cuaise fitne p,as osua rg xleuain uspnoleiree,l ce's B ' ) a ,r eh
A h / par - * einp le ; Ces c 8 ooiurss e :1 _1 é , . j »
ver At d / aa , .' Ï K "
champs de courses étaient
pensée . Seiv re '
flacfM LA FAVELIP *te l'Osa'
Alger . - Cette après-midi , le C oocor
dia venant de Majunga est entré dans le
port ayant à bord cinq cent huit passa
gers , dont cent vingt-quatre ont été dé
barqués ; sur ce nombre trente quatre
malades ont été dirigés sur l' hôpital du
Dey .
Le Coocordia va reprendre la mer à
destination de Marseille .
• le
La dernière situation de la Banque de
France accusait un réserve métallique de
3 milliards 310.281.689 fr. , dont 2 mil
liards 150.445.010 fr. en or et 1 milliard
250.836.079 fr. en argent .
C' est le stock monnayé le plus consi
dérable qui ait existé .
Un peu de statistique , pour n' en pas
per dre l' habitude , sera très bien venu à
ce propos .
La somme en or représente 152.522.250
pièces de 20 fr. , plus une de 10 . Elle pèse
661.473 kilos , et pour la transporter , il
faudrait remplir 33 wagons .
Ces pièces d' or placées les unes à la
suite des autres sur une ligne formeraient
la bagatelle de 800 lieues .
L' encaisse en .rgent pèse exactement
6.716.375 kilos . Pour la transporter , il
faudrait 335 wagons ! et mises comme les
louis , l' une après l' autre , les pièces cour
raient sur une espace de 4.110 lieues .
Et maintenant . si l' on veut savoir , en
comparaison , i l a situation de l' encaisse
des banques d' État européennes au i er
juillet dernier , la voici :
Banque de France , 3.3102.81.689 fr.
Banque de Russie , 1 . 569.0.10 . OU 0 fr.
Banque d' Allemagne , 1.263.000.000 fr.
Banque d' Angleterre , 949 000.000 fr.
Banque d' Autriche , 700.00 « . 000 fr.
Banque d' Espagne , 510.000.000 fr.
Banque d' Italie , 358.000.000 fr.
Banque des Pays-Bas , 286.000.003 fr.
Belgique , 1 . 000 . 000 fr.
Ce qui porta l' encaisse totale des ban
ques européennes au joli chiffre de
8.946.281.889 francs .
> Et l' on rencontre encore des gens qui
" vous disent qu' il n' y a plus d' argent .
àouve*.s de lItrangr
RUSSIE
Le Chancelier de Hohenlohe .
Dans la réception du prince Hohen
lohe par le czar , ce dernier temoigna son
intention bien arrêtee de maintenir la
paix .
Nicolas II entretint le chancelier alle
mand des questions arméniennes et d' Ex
trème-Orieit . Au sujet de ce dernier , le
« dinérent du Liao-Tung parait devoir
être bientôt aplani , l' Allemagne cessant
de soutenir les prétentions du Japon à
une indemnité complementaire exorbit
ante .
Enfin , les mêmes journaux auxquels
nous t mpruntons ces détails diseut qu il
a été question de l' eventualiter d' une en
quête internationale contre les revolu
tionnaires ; on ajoute que le czar aurait
aquiescé à cette proposition .
ALLEMAGNE
On lit daas le Monde :
« Une lettre que nous recevons de Pé
kin nous apprend , de source absolument
certaine , une importance nouvelle : le
ministre d' Allemagne en Chine vient d' of
frir au gouvernement chinois tes services
de 600 jeanes gens diplômes à soixante
livres sterling par an , avec un engage
ment de cinq ans pour servir dans les
dialérentes administrations de l' État . Los
douanes surtout sont visées par le mi
nistre allemand . »
Berlin . - Les bruits de la retraite du
chancelier de Hotienlohe prennent de la
consistance ; les journaux reactionnai
re 1 , employant un euptarmism , disent
que le chancelier se retirerait , non pas
parce qu' il est l' adversaire des lois d' ex -
ception , mais parce que , en raison de
son grand âge , il ne pourrait pas défen -
dre énergiquement les mesures qu' il
combat devant le Reichstag .
Les manœuvres allemandes
Belfort . - Le 14e corps allemand ,
ayant opéré sa concentration , a quitté
hier matin ses cantonnements d' Altkirch ,
de Dannemarie et des villages voisins de
la frontière pour se porter sur Mulhouse ,
ayant pour objectif le passage de la Dol
ler .
La bataille a duré jusqu' à dix heures
et demie ; on entendait le canon de Bel
fort .
Les manœuvres continueront jusqu' à
jeudi autour de Mulhouse .
Le stathalier d' Alsace-Lorraine , prince
de Hohenlohe - Langenbourg y assiste .
BELGIQUE
La Loi scolaire
Bruxelles . Certains journaux , inféo
dés à la politique radi - ale ou socialiste ,
ont annoncé que le roi avait retuse de
signer la loi scolaire votée par les Cham
bres .
On sait que cette loi rend obligatoire
dans les écoles , sauf pour les enfants
dont les parents s' y opposeraient , l' étude
de la religion .
Le fait rapporté par les journaux dont
il vient d' être parlé est inexact ; la loi
scolaire a etc signée vendredi par le roi ;
elle sera promulguée incessamment au
Moniteur .
ESPAGNE
Londres . - Le correspondant du Ti
mes à ; a Havane signale de nouvelles es
carmouches entre les rebelles et les trou
pes gouvernementales dans les provinces
de Santa-Clara et de Puerto - Principe .
Toutes ces rencontres démontrent l' acti
vité et la résistance dont sont capables
les insurgés .
On assure que d' important « forces se
raient concentrées par le maréchal Cam
pos dans le district de Santa-Clara , et on
fond grand espoir sur cette opération ;
dix sept mille hommes de renfort sont
arrives dans l' he ; cinq mille autres sont
attendus prochainement .
Les personnes qui arrivent du conti
nent disent que si à Madrid on admet en
principe que le système de gouvernement
doit être modifie à Cuba , on est aussi d' a
vis qu' aucun changement ne doit être ap
porté avant la répression complète de
l' insurrection .
Madrid . - Une dé; èche de la Hava
ne annonce qu' un combat a eu lieu entre
sept cents insurgés et un escadron de ca
valerie .
Les insurgés ont eu un grand nombre
de morts et de blessés .
ANGLETERRE
Le Lord - Maire
Londres . - Sir J. Renais , interviewé
par le Daily - Chronicle , a dit qu' il avait
éprouvé un vit plaisir de sa visite à Paris
et à Bordeaux . La réception qui lui a été
faite dans cette derniere ville a été pres
que royale . Il a ajouté :
« Je suis certain , c' est du moins l' im
pression que me laisse l' audience qu
m' a été accordée , que le Président de li
République viendrait en Angleterre s' i
recevait une invitation officiel l e. n
Le repor er qui inter rogeait sir J Re
nais , lui ayant fait remarquer qu' à Lon
dres il avait été dit que M. Félix Faur
avait plutôt été froid dans sou accueil , 1
loi d - maire a répandu :
« Je dois dire que mon entretien ave
le Président de la République ne pouvai
être cordial . Durant mon voyage , j' ai re
marqué partout , en France , un vif dési
de nouer des relations plus amicales ave
nous . Je parle de ce que j' ai entendu <
mes paroles ne sont que l' expression d
sentiment français . Le mieux , mainte
nant , serait de faciliter les voyages dans
les deux pays , et des visites devraient
être faites réciproquement par des per
sonnages ayant une situation , ce qui don
nerait à l' opinion une impression plus
grande et amènerait certainement d' ex
cellents résultats . »
CHRONIQUE
CALENDRIER DU JOUR
JEUDI , 19 Septembre 1895 . - St. Jan
vier .
Fête à souhaiter : St. Eustacher .
Soleil : lever . 5 h. 43 ; coucher , 6 h. 4 s.
Lune : lever , 4 h. 59 coucher : 5 h. 50 s.
BOURSE DE PARIS ( Par dépêche .)
Du 19 septembre 1895
Derniers cours
3 102.20
3 ° / 0 am. 101 . 10
3 1 / 2 ... 107.10
Cours du jour
13% .... 100.95
| 3% am. 101.25
I 3 1 / 2 ... 107.25
La digue de la rive gauche de
'Aude . - Enfin , ce matin , on s' est dé
idé à amener une machine à vapeur
jour actionner la pompe à épuisement
qui se trouve au chantier de la digue .
Nous apprenons que ce soir , il sera
procédé à l' installation de la lumière
électrique afin que le travail se continue
ane partie de la nuit .
Rendons justice aux hommes qui ont
écouté nos réclamations et déclarons ,
encore une fois , que les critiques que
nous f ernulons dans le journal sont tou
ai ours dictées par l' intérêt général .
Les petits baigneurs . — Pendant
les vacances , la baignade est un des plai
sirs favoris des gamins , qui envahissent
rivières et cours d' eau et barbotent à
cœur-joie comme de vrais canards , une
grande partie de la journée .
Loin de nous la pensée de leur repro
cher un seul instant ces escapades nau
tiques : à cet âge bientieureux , l' eau est
le meilleur remède pour rafraîchir et
fortifier la mémoire des écoliers . Seule
ment , il y a les règles de la pudeur qui
exigent certaines observations qu' un en
fant bien élevé doit toujours mettre en
pratique . C' est-à-dire que sa nudité ne
doit jamais être complète ; qu' il doit se
couvrir d' un caleçon ou d' un linge quel
conque .
Pour avoir oublié ces prescriptions , les
petits Bonneau Henri , Marty François et
Santibelli Antoine , âgés de 12 et 13 ans ,
ont été hier l' objet d' une contraveation
de la part de la po ice qui les a surpris
tous les trois « habillés » en sauvages .
Oh ! les vilains polissons .
Essence de r ose . - Tous les soirs ,
les rues en sont par fumées de cette es
sence qui n' a pas précisément l' odeur de
la rose ; et la police , qui devrait avoir
l' œil ou la main dessus - remarquez que
nous ne disons pas le nez — demeure im
puissante devant cette inondation em ...
combrante et où les nausées abondent . On
cite bien parfois une coutraveation pour
jet au ruisseau d' un vase intime ; mais
les ménagères ont l' habitude de prendre
leurs précautions pour tromper la vigi
lance policière . Cependant une d' entre
elles qui voulait changer la mode et voir
promener l' élixir le matin aussi bien que
le soir , s' est avisée de jeter hier son
« Joies » en plein jour , sans se douter
qu' il y a des heures i ù on ne doit pas
abuser de la bonté des agents .
Mme I. .., rue de la Grille paiera cher
cette distraction .
Avis. - Le Maire de Carcassonne a
l' honneur de porter à la connaissance de
ses concitoyens qu' il est déposé à la Mai
rie , où les intéressés pourront le consul
ter , le programme de colonisation de
l' Algérie pour la campagne 1895-1896 .
En pousse-pousse . - Latapy et
Charley sont arrivés aujourd'hui à Lyon
à 4 heures 112 , après avoir accompli
2,400 kilomètres en pousse-pousse , en 60
jours .
Ils étaient partis de Lyon le 17 juillet ,
à 1 heure et demie de l' après-midi , pour
Paris , Bordeaux et Lyon .
Ils ramènent avec eux un orphelin qui
les suit depuis Bordeaux .
Retour des manœuvres . - Le
batailllon du 15 ' de ligne , renforcé des
réservistes qui accomplissent chez lui
leur période de 28 jours , rentrera demain
jeudi à Carcassonne .
Le 2 - bataillon du 143 ', qui va prendre
garnison à Montlouis ( Pyrénées-Orien
tales ), sera de passage demain dans notre
ville .
Les manœuvres sont terminées .
Perdu ou volé . — Hier soir , vers
les 7 heures , à l' arrivée du train de Cette ,
la dama P. .. invitée à rentrer au bureau
d' octroi pour solder l' entrée d' un panier
de raisins s' executa .
. Arrivée chez elle , elle constata que son
porte-monnaie , qui contenait une assez
forte somme , et qu' elle avait sorti pour
payer le droit d' entrée , avait disparu de
sa poche .
Est -ce le résultat d' un vol ? Ou Mme
P. ... a -t elle tout simplement perdu sa
bourse ?
Police . — Nous croyons pouvoir dire
maintenant que M. Campet , commissaire
spécial des chemins de fer à Narbonne ,
n' accepte pas la succession qui lui était
crête dans notre ville par le départ de
M. 13anavita .
Vu cette situation , notre municipalité
ne pourrait -elle adjoindre un Secre.aire
au Commissaire central et se dispenser
tout simplement d' un Commissaire de
police ? Il nous semble bien que cela
existe dans certaines villes où le service
marche quand même d' une façon on na
peut plus active et regulière .
Au point de vue économique , l' idée a
peut-être aussi son bon côte .
Société des employés de Com
merce de aiarcassonne . — M M . les
membres de la société des employés de
Commerce sont informés que la réusaon
qui devait avoir lieu le 24 septembre est
remise au samedi 28 courant .
Ordre du Jour :
Réception du présidant d' honneur .
Payement des cotisations .
Distribution des cartes et statuts .
Punch d' honneur .
Le secrétaire-adjoint :
Eugène BAUX
Concert .— Progamme des morceaux
qui seront exécutés aujourd'hui je udi , 19
septembre , à 8 h. 112 du soir , au Square
Gambetta , par la Lyre Carcassonnaise :
1 . Le Spartiate ( alio, , 1 - audition . Bléger .
2 . aida ( fantaisie ) 1 * audition . Clodomir .
3 . Santiago ( valse ). Corbin .
4 . La Tramata . Verdi .
5 . Le verre en main ( polka ). Farrbach .
Le Directeur : J. ESTÈVE .
Avis. . - MM . les créanciers de la fail
lite CURADE , désireux d' entrer dans leurs
fonds ou en partie , sont pries de s' adres
ser à M. REVEL , rue de la Gare , 46 .
i. LAFFONT , Tailleur de Paris
Boulevard de la Madeleine
Actuellement : 3 , Rale, BARBÉS , 3
CARCASsoNNE
COSTUMES DAME — MILITAIRE — LIVRÉES
utillan à Rivesaltes , se sont par
Cette grève est motivee , P
insuffisance des salaires . la
LÉZIGNAN . - Vol - - l :adsuaa
' une perquisition faite a " ti g U e a »
eur Joseph LfiP_ey re . BarS iVeS , CO ®
omaine de Garouilia , M - SdiéVceoSu,vert ' 0
oins m.ssaaiinree de police , a iron de rai '
' un baril de 12 0 litres enviro
i os - „ fini par avou er
Interrogé , Lapeyre a f ' duit du vol *
ue ces raisins Laissait
I a même reconnu qu il ais j n s q u'il
ochon avec des figues et d gasran)®
lérobait la nuit au domain contre lui
Procès-verbal a éi dress : lcuei;
Les chiens qui Est »'
ours derniers , les ahnid 5 esl doe nzeel elle ,
las , épicier , et Alexandre Ho fants .
; iant en vins , ont mordu des de &
M. le commissaire s est em spo us la sti f
hien , qui sont actuellem véntt ^
alliance de M. Fellgère , vétér
LA NOUVELLE . "' '
les travaux publics a accor 2.500
deut pilotage une sub /, e'nutn io " â dt de sig aall, l oiet
pour l' établissement d un ma - . de 1 »
à Brassiages sur l' enracin
jetée sud.
CUXiG-D'AUDE . n-fant de1 ' 0 ® '
— Avant-hier , un jeune 0 D f a . d ans
mettant imprudemment la m do e
grenage d' une grue,l'extrénn
a été prise et broyee . _ < ami ê "'
Des soins immédiats lui ont '
CA LIDEB ROND E . — eItor J et ) le ng
— Le feu a complètement d . uiét,e da »
courant , la ferme Fau petit . a Plia4r '..
les environs de Caudebrond , Gér - l)••• ",
nant â M. Paul Labessière » urr ag 9 té
bâtiment , 300 quintaux , 0 nt é
cochons et 45 pièces de vola
la proie des flammes .
Les pertes , qui s ' élèvent DC e à
sont couvertes par une as - „
Compagnie " La Providence
Marché de Casteln 18a9u5d. . a y
du 16 septembre , fnt . 50
Blé blanc , ler choix , l'il 0 Gl < r • 0 ^
2e choix , 15 fr 25 ; :3e noix , 10 g lr , 5
remnsatlinn , ire qualité , i bec t. tr - L !
ze qualite , 15 fr. 00 ; 3e qualité , * r. &
blés divers , l' hect . Ire qualité
e qualité , 14 írs75 ; 3e q 1 3 ' 1 ® ! H r * 2 '
maïs , t' ie, c,h t . 21 fr. 75 ; r q ;u5qa3lu ' r i J
avoine , l ' hect . Ire qualité , '( ufl ' 1 '
qualité , 7 fr. 75 ; orge , 1 hect . 0 olf
b tr. »»; 2e qualité , 7 rr.50 ; veS ' c ^ V \
l' ntill . 10 tan0:: ; lèves , l' . ie , , 25 ' 1
11hh ae , l' e e tan0 t: . 35 fr. ; pois , 1 11 , e „.;..0
lentilles , l' a . 30 fr. ; tilo »
l' eset . 4 fr. .
Foin , les 100 kilos , 4 fr. , 0Ö K
les 100 kil. 4 fr. 50 ; sainfoin , ^
4 fr. ; paille , les 100 kil. 2 fr. ° noS-L
Farine de froment , les ,ríso,
qualité , 28 fr. »• ; 2 « qua'eliaté..26 "'
11 fr. ; repasses , 13 fr. f 30 * 0,
Pain , Ire qualité , le kilo 0 » b » 11
/ Vin rouge , l' ' . 20 fr ,; v
l' hect . 30 fr.
VIANDE # de eir '
Voici les prix de la viala 0 n
cherie :
Prix du kil. - Bœuf , 1 fr *»" i fr. 40 ;
1 fr. 20 . — Vaches , 1 fr. ' j | r - ^
1 . •l . . — Veaux , 2 fr. ;»» 1 f r ; .
— Moutons , 2 fr. » 1 fr. 7 ^
Porcs , 1 fr. 8 J 1 fr. 75 ; ___ ',
I. A t 9
MONTPELLIER .— U ”
sic,Mi du 20 èsur Lxee s p,eséule vpèélj b- e ' A
de Mg tarid de Cabrières . , 5 *
mgr de Cabrières , évêque de tet: C. ,
lier , adresse aux supéfleurs , ^ t e i
Sfégations de son diocèse 1® ,
vante :
A Montpellier , le 16 sept 0 ®
Mon Révérend Père .
Le MpyeOalI ement du roi
e iLe eb rgeor , par des réjouissance
L E 1F >: L' ART F. M E NT
LIMOUX . — M. Turin , conservateur
des hypotheques à Lodeve , est nommé à
Limoux , en remplacement de M. Gau
zence de Lastours , appelé à une autre
destination .
Qu I LL A.IN; . - Une grève . - Hier
matin , les ouvriers employés a la cons
truction de la ligne du ceenain de fer de
( 13 ) Feuilleton du Courrier de t Aude
Cœur de Soldat
PAR
G / le Faine et M. Gugen
II
LE COLONEL bERREUIL
A sa vue , M. Debreul fit un suprê ne
effort pour contenir le courroux qui s em
parait de lui .
- Vous I s' exclama -t -il .
J ai tout entendu J répondit -elle
trouvant dans son amour maternel la for
ce de te nir tète à ' orage . . . Jacques est
coupable , c' est vrai 1 l' uissez le , il le mé
rite , soit ... Mais ne refusez pas ce qu' il
vous demande .. . je vous en conjure , et
surtout n' appuyez pas votre sévérite irré
vocable sur votre sollicitude pour moi et
votre bouci de mes intérés . . S' agit -il
d' argent quand l' honneur de mon hts est
en jeu !.. • ,
Elle avilit prononce tout cela d une voix
rapide , enfiévrée ... ferre pourtant ;
puis soudain , devenant suppliante , elle
Velde les mains , murmurant seulement
ces deux mots dans lesquels elle mettait
toute son âme .
— de I. .. dites ..
Un instant , le ri gard de son mari s' a
baissa sur elle , plein de pitié et de Leu
dresse ; mais ce 11,0 ent d' abandon n' eut
que la durée d' un éclair ; le ce lonel se
ressai s t aussi )t , son œil s' arrêta sur
Jacques qui , les épaules ployées , la tête
courbée , attendait .
- Faiblir aujourd hui encore , ce se
rait , pour vous , la ruine . . . pour lui , le
deshonneur ... Non /...
Un gémissement douloureux s' exhala
des lèvres de Mme D breuil , et la pâleur
du jeune homme augmenta , tan lis qu' un
tremblement nerveux lui crispa t la face .
Le colonel poursuivit , le bras dressé
vers la porte , dans un geste autoritaire ,
ii , f ] xible :
- Retourn r à Dieppe et dites à l' ad
judant de service de vous conduire en
prison : votre faute est de celles qui en
tachent votre honneur d' homme mais qui
pont nt aussi atteinte à votre honneur de
soldat ; la discipi ne exige un exemple ;
1 exemple sera lait . . .
Il sortit sur ces mots , - peut-ètre
pour laisser la mère serrer en toute sa
liberté sO ( ils dans ses bras ; peut-être
aussi avait -il épuisé toute son énergie et
voulait il cacher l' émotion qui commen
çait à s' emparer de lui ,
- Ah J maman , s ' écria ' Jacques éper
du.
Par amour pour lui , elle tenta de con
server son sang froid , pour pouvoir le
consoler , le réconforter , lui faire partager
un espoir qu' elle n' avait pas elle même ;
il était impossible que le colonel lût im
pitoyable , q I ' I ne se laissât pas attendrir ,
elle allait lui parler , le suppLer à nou
veau ; l' important était que Jacques ne se
laissât pas aller . . . qu' il eût du courage .
La pren ière chose à faire était d' abord
de retourner à Dieppe . .. elle écrirait le
soir a Jacques .
Elle parlait tout en le reconduisant jus
qu' à la grille du jardin , et Jacques , lui
aussi , par affection pour sa mère , arri
vait à se vaincre , à laite semblant de la
croire ; mais quand il eût tourné l' angle
de la rue , hors de ses regards , il s' arrêta
se prit la tête à deux mains , entendant
de nouveau bruire à ses oreilles , ces der
mers mots du colonel :
« Vous ruinent z votre mère / »
VERTIGE
Depuis deux ans que son bataillon te
naît gdaurnisart à Dieppe , Jacques avait loué
près du marché , une petite chambre pour
pouvoir plus facilement changer de vpêotue
ments , quand il se mettait en civil. Dans
un coin , à côté de la porte , il y avait un
piano , surchargé de partitions et faisant
lace à une petite butta l'Élue contenant
se s livres favoris .
Devant la fenêtre , tout près de la table
sur laquelle il écrivait , une autre table ,
plus petite , couverte de pape re , de pin
ceaux , avec épars des couleurs d' quer
elles , des godets , une palette .
A ses moments perdus , durant la mau
vaise saison , alors que la pluie ou le vent
empêchai , nt les longues promenades le
long des falaises , ou les p , rues de pêche ,
le jeun.; homme s' enfermait ch z 1 par
tageant ses journées de dimanche et de
congé entra la peinture , la musique et la
lecture .
Mais sitôt les beaux jours arrivés ,
adieu le piano , la bibliothèque et Its pin
ceaux ! G était le grand air , le soleil , les
Îlots bleus qu ' il lui fallait , et l' abandon ,
cette année , avait été plus complet enco
re lorsqu à la suite de l' accident qui avait
Midi arriver à M 1 e Bernier , il avait été
si familièrement accueilli dans la famille .
Et puis , cede fatale passion qui s etait
si rapidement développée depuis quelque
temps , absorbait tous les moments de li
beué que les co volumes lui interdisaient
de passer à la vida de 1 ancien armateur ,
et ce n' étaient même plus le grand air , ni
les flots bleus , ni le soleil pour lesquels il
abandonnait sa charebrette - r9 e , t " 1
Sitôt franchi le seuil de la illAn ' 1 e (
permission de dix heures ou de An- 0
poche , il accourait , jetait en d
son lit son uniforme , endossa 1 ' j | a'e
civil et se pré ipitait au casino 0 llfie '
fermait dans l' atmosphère soi " d
les yeux t:ienuexa par le le f océlbocall e '
vorées de fièvre , les lèvres
poitrine angoissée , il sortait rteom ii
escaladant le petit escalier q " 1 * u s a el
à sa chambre , troquait d • D ° " 0 „ ateelesr "
qu tte et son pantalon élégants 8 g"° >
tunique et la culotte garance e ie pli )
la caserne , par les rues n:uoeei 7 81é:p rlefl ou '.1g J
souvent au pas gy mnagiiqüe , r
en cette course qui baigna " . u ree e r
pauvre tête enfiévrée , u D 0 .
être . . . mêa e, c b ° j »
Et , le lendemain , c'étai nt la l tea r , ti ;' àrIie 8
à moins que son service n à di e
caserne , ou qu' une imm ,( 1'1 , s . . ilw
l cuaise fitne p,as osua rg xleuain uspnoleiree,l ce's B ' ) a ,r eh
A h / par - * einp le ; Ces c 8 ooiurss e :1 _1 é , . j »
ver At d / aa , .' Ï K "
champs de courses étaient
pensée . Seiv re '
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