Titre : Le Républicain de Chinon : journal politique, agricole, commercial, sportif et d'annonces judiciaires
Éditeur : [s.n.] (Chinon)
Date d'édition : 1937-02-25
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328523053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 25 février 1937 25 février 1937
Description : 1937/02/25 (A34,N8). 1937/02/25 (A34,N8).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG37 Collection numérique : BIPFPIG37
Description : Collection numérique : BIPFPIG37 Collection numérique : BIPFPIG37
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t510747727
Source : Archives départementales d'Indre-et-Loire, 2095 PERU
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/08/2023
mW2S FEVRÎBRW
24* ANNEH N* 8
LE RÉPUBLICAIN DË & NON
■i
TÉLÉPHONE 37
Journal Politique, Littéraire, Agricole, Commercial et d’Annonces Judiciaires, paraissant le Jeudi
[texte manquant]
C/C Nantes 199-33
Annonces, la ligne.
un an 15 francs
France
[texte manquant]
(page 3)
Reclames,
O
'4
JL fr. 50 — Faits divers, la ligne (2e page).,
3 fr. 25 — Minimum par insertion
Les insertions sont reçues jusqu'au mardi m^atin, dernier délai.
Tarif dégressif pour les insertions répétées et de grand format. .
m
Ils sont payables d’avance en espèces ou en mandats à l’ordre de M. R. Launay.
Toute personne qui. à l’expiration de son abonnement, ne refusera pas le journal,
sera considérée comme réabonnée.
fr.
fr.
Bureaux du Journal : 68, Quai Jeanne-d'Arc, CH I NON
Adresser tout ce qui concerne la Rédaction. l’Administration â R. LAUNAY, Directeur-
Gérant, et pour tout ce qui concerne la publicité à la Publicité Régionale, G. MOREAU, .
Directeur. 21. rue Auguste-Comte, et 10. Place Michelet, à Tours, Téléph. 11-9O r
On s’abonne au bureau du journal, chez les dépositaires et dans les bureaux de poste., I
6 MARS CHINON Mi-Carême
• -
L’AIDE DU PAYS i™'IL Aux Agriculteurs
| La Commission des Travaux Publics
□Les récents débats financiers, qui I nar l’année dedeux mille heures? de la Chambre vient de charger | Sous ce titre, Le Chinonais du 18 fé- I
— _ - 4. 1A D-Il ■ M l.éan Courson de rabborter la bro- !
vrier (toujours bien inspiré et bien
M Léon Cour son de rapporter la pro-
[texte manquant]
[texte manquant]
[texte manquant]
Voyage de M. Léon Blum à Saint-Nazaire
[texte manquant]
Notre photo montre Si ^Kaddour -Ben
Gabbrit sortant de ta Mosquée,
[texte manquant]
[texte manquant]
< En constatant que le montant
des impôts perçus sur les transports
et des prestations des réseaux at-
LA FÊTE DE L’AIT EL KEBIT
A LA MOSQUÉE DE PARIS
Ainsi, la sagesse des pouvoirs pu-
blics réagira-t-elle sur l’opinion. En
dire que c’est elle qui pourrait le plus,
par une évolution prudente de ses ten*
dances, pour guider les décisions gou-
définitive, cette opinion est la vrai
seulement pour le temps immédiat,
mais aussi pour un avenir un peu plus
éloigné. Nous persistons à penser que
le progrès social, pour être mené avec
sûreté, appelle actuellement des adap-
tations à réaliser en profondeur. Li
basé de constructions futures doit être
avant tout solidement assurée.
Les conventions collectives
dans l’agriculture
et le parti radical-socialiste
□Les récents débats financiers, qui
se sont déroulés devant le Parlement,
des déficits accumulés, on est ame
né à considérer que la politique
suivie en matière de chemins de fer
a abouti à dégager le présent pour
obérer lourdement Pavenir »
M. CHAUTEMPS,
Ministre des Travaux Publics.
Rapport à M. Sarraut, président du
Conseil sur l'évolution des chemins
de fer français en 1935.
^11 est rappelé que chaque membre de l’Union ayant réglé la cotisation de 1937,
aura droit sur présentation dé sa carte, à une entrée gratuite à la soirée.
Prix des places : 10 et 8 francs, Location : Samedi 6 mars, à partir de 13 heures.
“ On peut se procurer des cartes chez : M. Pivard, place de l’Hôiel-de-Ville; M. Bor-
bure, quai Jeanne-d’Arc ; M. Grandin, place de rHôtel-de-Ville et chez le concierge
de la mairie.
position de Loi de M. Prosper Blanc,
tendant à créer le contrôle des appa-
reils de sécurité des automobiles, ainsi
que la proposition de M. Emile Périn,
tendant à instituer une visite médicale
décennale pour tous les titulaires du
permis de conduire les automobiles.
Ayant soutenu au Groipe radical-
socialiste de la Chambre la thè^e de la
revalorisation du prix du blé, M. Cour-
son se devait de voter l’urgence de
cette discussion. Non seulement il l’a
fait, mais encore il a tenu — voyez
cette audace — à exposer sa manière
de voir sur ce point au banquet des
labou? eurs à Maillé, le samedi 6 février,
ainsi qu’aux deux réunions qu’il prési-
dait le lendemain à Sainte-Maure et à
Richelieu.
Une fois de plus, Le Chinonais a
publié une inexactitude. Mais tst ce
que cela compte?...
M. Courson a, en effet, voté Fur*
genee pour augmenter le salaire
des ouvriers lorsqu’il a estimé que
la mesure était nécessaire, mais il a
également (contrairement aux alléga-
tions du Chinonais) voté l’urgence
sur la question des produits agricoles.
plique pas tout. Le problème des prix
est plus complexe. Dans FEurope
Nouvelle qui lui consacre, cette se -
maine, d’importantes études, M. Char
les Rist montre qu’il se lie étroitement
au succès ou à l’échec de la dévalua-
tion. Qu’espérait on, en effet, de la
dernière opération monétaire ? Deux
résultats, qu’énonce avec sa clarté ha-
bituelle M. Rist : l’alignement des
prix-or français au niveau «beaucoup
plus bas » des prix en Angleterre, aux
Etats-Unis, en Belgique, donc «Une
expansion nouvelle de l'exportation » ;
eu second heu * le reflux des capi-
taux à court et à long terme placés au
dehors » donc la dimiourion du loyer
de l’argent qui tût à la fois soutenu
l’effort de notre industrie et réduit,
«pour les entreprises comme pour
l’Etat, le volume des charges fixes lé-
guées par le passé ».
CesiéiuUats, la Belgique, Tan der-
nier, les avait enregistrés. La Suisse et
la Hollande en bénéficient aujourd’hui.
Ils e tardent encore à se produire»
chez nous. Pou quoi ? Parce que la
< marge de respiration > que la déva-
luation devait recréer en France est
en train da disparutre. Elle disparaî-
tra totalement, et à bref délai, si la
hausse continue et si le climat politi-
que ne s’améliore pas. M. Rist estime
que la politique économique qui accom-
pagne la baisse des prix et qui avait
pour objet de la freiner ne s’applique
plus et ne peut plus s’appliquer main-
grande réforme, sans doute, a un as»
pect économique, mais elle a aussi un
aspect social, qu’on aurait tort de né-
gliger.
Quoi qu’il en soit, et ces réserves
faites, retenons de M. Charles R st
que la hausse des prix, si On ne l'en-
rayait pas, serait fatale à l’expérience
française. Retenons qu’en tour cas ebe
aboutirait à nous priver des bénéfices
substantiels de la dévaluation?-Not a
aurions aligné pour rien notre malheu-
reux franc. Et la reprise qiie nois
constatons, qui s’inscrit sur la courbe
du chômage et Fie fléchit, ne serait
qu’ un rapide coup de fouet, suivi d’une
prochaine et catastrophique dépres-
sion. Au surplus, dans le même nu-
méro, si riche, de FEurope Nouvelle,
M. Roger Auboin, inquiet comme noua
tous de ce que les Anglo-Saxons ap-
pellent «la spirale vicieuse* des prix
et des salaires, attire notre attention
sur les pertubations du marché des
changes qu’elle menace d’entraîner.
L’accord des trois démocraties n’y ré-
sisterait pas. M. Vincent Auriol s’eft
déclaré hostile à une autre dévaluation.
Nous l’en louons. Il s’est aussi déclaré
hostile au contrôle des changes, plu|
Mercredi 1f février
. M. Navilie Chamberlain, chance-
lier de l’Echiquier, développe à la
Cbambre des Communes le nouveau
programme de Défense Nationale.
L’Angleterre consacrera 150 millards
à la protection de sa sécurité.
A Berchtesgaden, M. Hitler assure
aux anciens co® battants de i4 nations
qu'une nouvelle guerre serait une ca-
tastrophe pour tout le monde. Il y a
longtemps que les peuples démocra-
tiques sont convaincus de cette vérité.
Sur le front de Madrid, les répu-
blicains repoussent avec succès les
troupes nationalistes. Ils parviennent
à dégager la route de Valence que ces
dernière tentaient de bloquer.
' Lachance tourne... Les3miilionsde
la Loterie Nationale échoient à un
groupe d’ouvriers et d’employés d’usi-
ne du quartier de Javel à Paris.
Jeudi 18 février
Les ministres réunis en Conseil à
l’Elysée approuvent les décrets inter-
disant le recrument et l'envoi des vo-
lontaires en Espsgne. MM. Spinasse et
Marx Dormoy s >nt autorisés n’autre
part à déposer le projet de loi répri-
mandant la haussa illicite des prix.
L s < bobards > concernant un pré-
tendu remaniement ministériel provo-
quent des démentis catégoriques. M.
Fiandin demande à interpel’e? le gou-
vernera nt à propos de la < pauss » de-
oiandée par M Léon Blum.
La courageuse aviatrice Maryse
Bistié est proposée par M. Pierre Cot
pour la rosette d’officier delà Légion
d Honneur.
A la suite des polémiques provo-
quées par son match avec le Canadien
Lou Brouillard, disqualifié pour « coup
bas >, Marcel Thil, champion du
monde, déclare renoncer à la boxe.
Gros émoi chez les amateurs du
« noble art ».
(Lire te im'te en déwùème page)
Le ministre de l'intérieur a rendu
compte, au Conseil des Ministres, de
l’exploration qu’il a entreprise, av^c
ses collaborateurs, autour du problème
des prix. Il se préoccupe de < contrô-
ler » le mécanisme des prix et il s’ef -
forcera ensuite de réprimer toute hausse
injustifiée. Hélas! ses intentions sont
louables, mais l’expérience nous en-
seigne qu’il convient de ne pas fondât
trop d’espoirs sur les mesures qu’il
envisage. Ce n’est pas la première fois
qu’on entreprend de combattre la vie
chère. Le pauvre Chéron lui avait,
jadis, déclaré une guerre impitoyable,
que le succès ne couronna point. Plus
tard, quand M. Gaston Doumergue
revint de Tournefeuille pour sauve: le
pays, il confia cette lâche ingrate à
ser deux ministres d’Etat, Edouard
Herriot et André Tardieu. Le coût de
la vis continua de monter. Il y a certes
une hausse illicite et qu’on saura gré
à Marx Dormoy de pourchasser et de
châtier —- s’il le peut. Mais elle n’ex-
D’^n numéro
à l’autre
teurs, en ouvrant toute grande la
porte à la collectivisation.
En cette collectivisation, ajouta-t-il
avec force, ni mes amis, ni moi, ne la
voulons. Car on aboutira fatalement
aux contingentements, au monopole,
tout ce que le parti radical veut
éviter.
Letprojet crée la convention collec-
tive^ ^de production et _ de vente.
Quelles sont les personnes qu’elle lie :
d’une part, lea^ commerçants et les in
dustrielg qui l’auront .signée ; de
Vautre, les membres *des ^syndicats,
les membres des coopératives avec
faculté de se dégager dans le mois
ont mis en valeur le large crédit
qu’aura à consentir le pays pour faire
face aux besoins de l’Etat au cours de
l’année 1937. Il est inutile de revenir
sur les chiffres. Ce qu’il faut surtout
considérer, ce sont les conditions
générales dans lesquelles l’appsl à
l’épargne française pourra et devra
être entendu.
Trois questions essentielles avaient
été posées au gouvernement : elles
étaient relatives au problème des prix,
à celui des dépenses budgétaires, en-
fin à ce qne nous dénommions - le pa-
lier de stabilité et d’assimilation. Re
qui suit la signature de la convention.
La convention est, en principe, ouverte
à tous, mais elle peut se fermer si les
premiers contractants se refusent à
y admettre de nouveaux mem-
bres. Extension obligatoire ? Soit,
mais n’est ce pas une violation des
droits des intéressés ?
Puis, le député-maire de Reims, très
chaleureusement applaudi, a ajouté
que le texte proposé est susceptible
d’imposer au travailleur de la terre
des méthodes de travail et, ce faisant,
toucher à la liberté qui est le bien le
plus cher du monde agricole. 1
souveraine. Nous irons même jusqu’à
vernementales.
Il est hautement souhaitable que
les griseries tombent. L’esprit pu-
blic doit être de plus en plus convié
à envisager les grands devoirs natio-
. naux qui, dans le domaine financier
comme dans celui de la sécurité, se
posent. Ne perdons pas de vue notam-
ment que sUl est permis d'admettre
que les dépenses exceptionnelles de
défense nationale soient couvertes
par l'emprunt, les règles élémentaires
du bon sens commandent un effort éner-
gique et soutenu afin qu’il soit
pourvu à toutes les dépenses ordinai
res de l'Etat par des ressources per
manentes.
Un tel dessein comporte jheontesta-
, . blement des discsp ines morales et ma-
tériè'les, avec les quelles il n’est pas
possible de rompre sans danger. Ce
Spot, en vérité, des notions ebires et
r simples de cet ordre qui devraient ani-
mer les préoccupations des citoyens.
Il ÿ^va du salut de tous.,.
Que le pays se pénètre rapidement
' de ces nécessités. Si elles sont expri
mées avec assez de v gueur, elles don-
neront aux pouvoirs publics la force
dont ils ont besoin pour traduire en
action des volontés qui jusqu’ici se de-
vinent plus encore qu’elles ne s’affîr-
ment. Abel GARDEY.
rj^mer^uzann^xjacorrie^ eïrpresém^ de M. nrum,
pose la 'première pierre de la nouvelle Maternité.
Le Problème des Prix,
j 3
Notre photo montre^ au Grand Prix d'Automobile de Pau, Wimille, le gagnanl,
pendant la course,
Parmi le programme très varié, Les PAD’WILL’S vous donneront une
opérette-bouffe de Robert Blanquette
LE FIANCÉ DE MARGOT
où vous pourrez apprécier avec la jolie musique, la gaieté de son scénario.
I renseigné), se posant en défenseur...
| officiel et... qualifié des agriculteurs,
। a publié un article indigné au sujet
| de l’interpellation de M. Bayât sur la
I revalorisation des prix du blé.
g Le dit article se termine de la fsçon
| suivante :
| « Ah ! s'il s'était agi d’augmenter
les salaires des ouvriers, Furgenee
aurait été déclarée. N’est-ce pas
| Monsieur Courson ? »
UnAppeldeM.LéonBluin
aux Catholiques
Dans son numéro da 19 février, Ihebdo-
madaire catholique Srpt publie une inter-
view de M. Léon Blnm sur « les catholiques
et le Front populaire » :
— Vous ms demandez, dit le prési-
dent du Conseil, si je crois possible
une collaboration entre les catholiques
français et le gouvernement de Front
populaire ? Assurément, je la crois
possible.
> Pourquoi ne le serait-elle pas ?
Pourquoi les idées sur lesquelles s’est
fondé le Rassemblement populaire,
c’est-à-dire la f ji dans la liberté démo
cratiqae, dans la justice sociale, dans
la paix humaine, ne pourraient-elles
pas coexister, à Fintérit ur d'une même
conscience d’homme, avec la foi catho-
lique ?
> Serait il si difficile de tirer des
deux encycl ques que le S dat Siège,
à un demi siècle de distance, consa-
Le projet de loi tendant à instituer
le régime des conventions collectives
dans les professions agricoles a sou-
levé, au sein du groupe radical-socia-
liste de nombreuses objections, de
_ , - s vives critiques.
De 1 attitude que prendra à cet । Dans une intervention qui a fait une
egard le gouvernement dépendra pour g profonde impression sur l'Assemblée,
une part le « climat » de confiance | M. Paul Marchandeau a exprimé la
» propice au concours de la nation. | craiate que le projet ne constitue un
? Ainsi, la sagesse des pouvoirs pu- arrêt de mort pour les petits produc-
tenant qu’il s’agît, non de freiner la
baisse, mais la hausse. Les mesure4
« dont la raison d'être et la justifica-
tion étaient tout entières dans la pro-
longation de la baisse » sont, selon le
savant économiste, «l'inverse de ce
que commande la situation actuelle».
La « création du pouvoir d’achat » par
dagranis travaux et des investisse-
ments nouveaux n’a plus de sens quand
« l'accroissement spontané de la de-
mande des produits crée une demande
correspondante de travail et de servi-
ces ». Elle ne sert qu’à alourdir les dé-
ficits budgétaires, et par là elle pousse
à la hausse. M. Rist va jusqu’au bout
de sa pensés. Il demande que soit des-
serré l'étau des contingentements et il
se déclare hostile à la limitation des
heures de travail «comme moyen de
limiter le chômage t. Le suivre ici se-
rait tenir trop peu compte des faits.
Si l’on touche d’une main trop brutale
à la politique des contingentements,
on risque de provoquer de graves dé-
sordres. Notre agriculture en particu-
lier a besoin d’être protégée, et la re-
valorisation des produits de la terre
s’effectue à peine. Quant aux quarante
heures, nous l’avons déjà dit, bon
gré, mal gré, on les devra considérer
comme définitivement acquises. Cette
connaisons que, sur ces trois points,
des réponses successives ont été faites.
Comment, jusqu’ici, peut-on les ana-
lyser ?
En ce qui concerne les prix, des pro-
jets sont annoncés pour une date très
proch?. Iis s’appliqueraient surtout
” aux manifestations symptomatiques
de la hausse des prix. C’est assuré
ment un des aspects importants de la f
question. Mais, il ne saurait, selon |
nous, être isolé. D’autres mesures ca ।
pitales méritent d’être étudiées et !
adoptées. D’abord, du point de vue |
strictement fioancier, toute politique |
conduisant directement ou indirecte- I
ment àl’inflition devra être bannie. Il |
importe aussi que les prix de revient
ne subissent plus le contre-coup de |
charges sans cesse accrues, qui vien- f
draient encore peser sur la production. \
IUUU^ p— __ — ««îlF.ci s’accom- !
existantes, 1 effort d organisation, aans :
le cadre professionnel, ne peut être
abandonné.
Q uant à l’arrêt de la dépense, le gou-
vernement semble y souscrire. Mais
pour combien de temps et dans quelle
mesuré ?
C’est ainsi que les deux dernières
questions, celles des dépenses budgé-
taires et celle de la < pause» dans
les réformas, se rejoignent et se con-
fondent même.
A cet égard, nous ne possédons en-
core que des indications. Sans doute,
il ne serait pas équitable de sous-esti-
Le groupe radical, l’autre mardi, a
décidé de contresigner une proposi
tionjde réso'uîion de M. E bd, ayant
pour objet de substituer à la semaine
de quarante heures l’année de deux
mille heures.
Pour quels motifs le député des
Vosges, qui, ne l’oublions pas, est
l’un de nos meilleurs spécialistes dans
les questions commerciales, a-t-il ré
digé cette proposition ?
Parce que, selon lui et selon tous
les commerçants dont il se fait l’inter
prête, là loi de quarante heures n’est
pas assez souple. Ceux qui Font fait
voter, ceux qui l’ont votée, ceux qui
ont édicté les règlements d’adminis-
tration fixant les conditions dans les-
quelles elle devrait être appliquée,
ont beaucoup plus ppnsé au stade
commercial de la production des pro
duits qu’à celui de leur distribution,
c’est à dire de leur vente.
Cette vente doit elle être soumise,
du point de vue de l’emploi du temps
d’S salariés, aux mêmes règles strie
tes que la fabrication ?
Cela ne semble pas possible.
Prenons un exemple. Dans une
usine de chaussures, il n’y a aucun in-
convénient à ce qie les ouvriers tra-
vaillent huit heures pendant cinq jours,
et à ce que l’usine ferme pendant les
deux autres jours. Pourra-t on en dire
autant du magasin dans lequel sont
vendues ces chaussures ? Non, n’est
: — dans son esprit, urWMÔ E b d
d’une suggestion : toute autre mesure
« d’assouplissement » aurait pareille-
ment son approbation —- permettrait
d’adapter le principe dee quarante
heures à toutes les branches et à tous
les stades du commerce. Les « deux
mille heures » par an permettraient de
faire jouer tout un sys’ème de compen-
sation, d’aménagements horaires, qu’il
est impossible de frire tenir dans le
cadre limité des quarante heures heb-
domadaires.
C’est de ce point de vue que la pro-
position de M. Elbel présente un in-
: contestable intérêt. Aussi mérite t-elle
î d’être sérieusement examinée.
crait aux problèmes sociaux, des for-
mules voisines de celles que le gou-
vernement de Front populaire s’efforce ;
de transporter dans la légalité répu |
i? rrnic , pas à répondre : î
dn COÎ action possible. Et =
moment qu’elle est possible, les catho-
liquîs français ne conviendront-ils pas
qu’elle est souhaitable ? >
20 heures 30
Grand GALA de Bienfaisance
organisé p«r le Comité de F Union Commerciale et Industrielle
Dans les SALONS DE L HOTEL DE VILLE
Avec le concours de la SOCIÉTÉ DES CONCERTS
sous la direction de M. HÉRISSÉ, ex-soliste de la Garde Républicaine.
mer celles qui ont été déjà fournies.
Mais il faudra, le plus tôt possible,
préciser les orientations. Il n’est pas
bon qu’à ce sujet les incertitudes et
les polémiques se perpétuent.
L’aide nécessaire du pays exige une ■
position nette. Elle doit se définir non
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LE FILM DE LA SEMAINE
24* ANNEH N* 8
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C/C Nantes 199-33
Annonces, la ligne.
un an 15 francs
France
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O
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JL fr. 50 — Faits divers, la ligne (2e page).,
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Adresser tout ce qui concerne la Rédaction. l’Administration â R. LAUNAY, Directeur-
Gérant, et pour tout ce qui concerne la publicité à la Publicité Régionale, G. MOREAU, .
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L’AIDE DU PAYS i™'IL Aux Agriculteurs
| La Commission des Travaux Publics
□Les récents débats financiers, qui I nar l’année dedeux mille heures? de la Chambre vient de charger | Sous ce titre, Le Chinonais du 18 fé- I
— _ - 4. 1A D-Il ■ M l.éan Courson de rabborter la bro- !
vrier (toujours bien inspiré et bien
M Léon Cour son de rapporter la pro-
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< En constatant que le montant
des impôts perçus sur les transports
et des prestations des réseaux at-
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A LA MOSQUÉE DE PARIS
Ainsi, la sagesse des pouvoirs pu-
blics réagira-t-elle sur l’opinion. En
dire que c’est elle qui pourrait le plus,
par une évolution prudente de ses ten*
dances, pour guider les décisions gou-
définitive, cette opinion est la vrai
seulement pour le temps immédiat,
mais aussi pour un avenir un peu plus
éloigné. Nous persistons à penser que
le progrès social, pour être mené avec
sûreté, appelle actuellement des adap-
tations à réaliser en profondeur. Li
basé de constructions futures doit être
avant tout solidement assurée.
Les conventions collectives
dans l’agriculture
et le parti radical-socialiste
□Les récents débats financiers, qui
se sont déroulés devant le Parlement,
des déficits accumulés, on est ame
né à considérer que la politique
suivie en matière de chemins de fer
a abouti à dégager le présent pour
obérer lourdement Pavenir »
M. CHAUTEMPS,
Ministre des Travaux Publics.
Rapport à M. Sarraut, président du
Conseil sur l'évolution des chemins
de fer français en 1935.
^11 est rappelé que chaque membre de l’Union ayant réglé la cotisation de 1937,
aura droit sur présentation dé sa carte, à une entrée gratuite à la soirée.
Prix des places : 10 et 8 francs, Location : Samedi 6 mars, à partir de 13 heures.
“ On peut se procurer des cartes chez : M. Pivard, place de l’Hôiel-de-Ville; M. Bor-
bure, quai Jeanne-d’Arc ; M. Grandin, place de rHôtel-de-Ville et chez le concierge
de la mairie.
position de Loi de M. Prosper Blanc,
tendant à créer le contrôle des appa-
reils de sécurité des automobiles, ainsi
que la proposition de M. Emile Périn,
tendant à instituer une visite médicale
décennale pour tous les titulaires du
permis de conduire les automobiles.
Ayant soutenu au Groipe radical-
socialiste de la Chambre la thè^e de la
revalorisation du prix du blé, M. Cour-
son se devait de voter l’urgence de
cette discussion. Non seulement il l’a
fait, mais encore il a tenu — voyez
cette audace — à exposer sa manière
de voir sur ce point au banquet des
labou? eurs à Maillé, le samedi 6 février,
ainsi qu’aux deux réunions qu’il prési-
dait le lendemain à Sainte-Maure et à
Richelieu.
Une fois de plus, Le Chinonais a
publié une inexactitude. Mais tst ce
que cela compte?...
M. Courson a, en effet, voté Fur*
genee pour augmenter le salaire
des ouvriers lorsqu’il a estimé que
la mesure était nécessaire, mais il a
également (contrairement aux alléga-
tions du Chinonais) voté l’urgence
sur la question des produits agricoles.
plique pas tout. Le problème des prix
est plus complexe. Dans FEurope
Nouvelle qui lui consacre, cette se -
maine, d’importantes études, M. Char
les Rist montre qu’il se lie étroitement
au succès ou à l’échec de la dévalua-
tion. Qu’espérait on, en effet, de la
dernière opération monétaire ? Deux
résultats, qu’énonce avec sa clarté ha-
bituelle M. Rist : l’alignement des
prix-or français au niveau «beaucoup
plus bas » des prix en Angleterre, aux
Etats-Unis, en Belgique, donc «Une
expansion nouvelle de l'exportation » ;
eu second heu * le reflux des capi-
taux à court et à long terme placés au
dehors » donc la dimiourion du loyer
de l’argent qui tût à la fois soutenu
l’effort de notre industrie et réduit,
«pour les entreprises comme pour
l’Etat, le volume des charges fixes lé-
guées par le passé ».
CesiéiuUats, la Belgique, Tan der-
nier, les avait enregistrés. La Suisse et
la Hollande en bénéficient aujourd’hui.
Ils e tardent encore à se produire»
chez nous. Pou quoi ? Parce que la
< marge de respiration > que la déva-
luation devait recréer en France est
en train da disparutre. Elle disparaî-
tra totalement, et à bref délai, si la
hausse continue et si le climat politi-
que ne s’améliore pas. M. Rist estime
que la politique économique qui accom-
pagne la baisse des prix et qui avait
pour objet de la freiner ne s’applique
plus et ne peut plus s’appliquer main-
grande réforme, sans doute, a un as»
pect économique, mais elle a aussi un
aspect social, qu’on aurait tort de né-
gliger.
Quoi qu’il en soit, et ces réserves
faites, retenons de M. Charles R st
que la hausse des prix, si On ne l'en-
rayait pas, serait fatale à l’expérience
française. Retenons qu’en tour cas ebe
aboutirait à nous priver des bénéfices
substantiels de la dévaluation?-Not a
aurions aligné pour rien notre malheu-
reux franc. Et la reprise qiie nois
constatons, qui s’inscrit sur la courbe
du chômage et Fie fléchit, ne serait
qu’ un rapide coup de fouet, suivi d’une
prochaine et catastrophique dépres-
sion. Au surplus, dans le même nu-
méro, si riche, de FEurope Nouvelle,
M. Roger Auboin, inquiet comme noua
tous de ce que les Anglo-Saxons ap-
pellent «la spirale vicieuse* des prix
et des salaires, attire notre attention
sur les pertubations du marché des
changes qu’elle menace d’entraîner.
L’accord des trois démocraties n’y ré-
sisterait pas. M. Vincent Auriol s’eft
déclaré hostile à une autre dévaluation.
Nous l’en louons. Il s’est aussi déclaré
hostile au contrôle des changes, plu|
Mercredi 1f février
. M. Navilie Chamberlain, chance-
lier de l’Echiquier, développe à la
Cbambre des Communes le nouveau
programme de Défense Nationale.
L’Angleterre consacrera 150 millards
à la protection de sa sécurité.
A Berchtesgaden, M. Hitler assure
aux anciens co® battants de i4 nations
qu'une nouvelle guerre serait une ca-
tastrophe pour tout le monde. Il y a
longtemps que les peuples démocra-
tiques sont convaincus de cette vérité.
Sur le front de Madrid, les répu-
blicains repoussent avec succès les
troupes nationalistes. Ils parviennent
à dégager la route de Valence que ces
dernière tentaient de bloquer.
' Lachance tourne... Les3miilionsde
la Loterie Nationale échoient à un
groupe d’ouvriers et d’employés d’usi-
ne du quartier de Javel à Paris.
Jeudi 18 février
Les ministres réunis en Conseil à
l’Elysée approuvent les décrets inter-
disant le recrument et l'envoi des vo-
lontaires en Espsgne. MM. Spinasse et
Marx Dormoy s >nt autorisés n’autre
part à déposer le projet de loi répri-
mandant la haussa illicite des prix.
L s < bobards > concernant un pré-
tendu remaniement ministériel provo-
quent des démentis catégoriques. M.
Fiandin demande à interpel’e? le gou-
vernera nt à propos de la < pauss » de-
oiandée par M Léon Blum.
La courageuse aviatrice Maryse
Bistié est proposée par M. Pierre Cot
pour la rosette d’officier delà Légion
d Honneur.
A la suite des polémiques provo-
quées par son match avec le Canadien
Lou Brouillard, disqualifié pour « coup
bas >, Marcel Thil, champion du
monde, déclare renoncer à la boxe.
Gros émoi chez les amateurs du
« noble art ».
(Lire te im'te en déwùème page)
Le ministre de l'intérieur a rendu
compte, au Conseil des Ministres, de
l’exploration qu’il a entreprise, av^c
ses collaborateurs, autour du problème
des prix. Il se préoccupe de < contrô-
ler » le mécanisme des prix et il s’ef -
forcera ensuite de réprimer toute hausse
injustifiée. Hélas! ses intentions sont
louables, mais l’expérience nous en-
seigne qu’il convient de ne pas fondât
trop d’espoirs sur les mesures qu’il
envisage. Ce n’est pas la première fois
qu’on entreprend de combattre la vie
chère. Le pauvre Chéron lui avait,
jadis, déclaré une guerre impitoyable,
que le succès ne couronna point. Plus
tard, quand M. Gaston Doumergue
revint de Tournefeuille pour sauve: le
pays, il confia cette lâche ingrate à
ser deux ministres d’Etat, Edouard
Herriot et André Tardieu. Le coût de
la vis continua de monter. Il y a certes
une hausse illicite et qu’on saura gré
à Marx Dormoy de pourchasser et de
châtier —- s’il le peut. Mais elle n’ex-
D’^n numéro
à l’autre
teurs, en ouvrant toute grande la
porte à la collectivisation.
En cette collectivisation, ajouta-t-il
avec force, ni mes amis, ni moi, ne la
voulons. Car on aboutira fatalement
aux contingentements, au monopole,
tout ce que le parti radical veut
éviter.
Letprojet crée la convention collec-
tive^ ^de production et _ de vente.
Quelles sont les personnes qu’elle lie :
d’une part, lea^ commerçants et les in
dustrielg qui l’auront .signée ; de
Vautre, les membres *des ^syndicats,
les membres des coopératives avec
faculté de se dégager dans le mois
ont mis en valeur le large crédit
qu’aura à consentir le pays pour faire
face aux besoins de l’Etat au cours de
l’année 1937. Il est inutile de revenir
sur les chiffres. Ce qu’il faut surtout
considérer, ce sont les conditions
générales dans lesquelles l’appsl à
l’épargne française pourra et devra
être entendu.
Trois questions essentielles avaient
été posées au gouvernement : elles
étaient relatives au problème des prix,
à celui des dépenses budgétaires, en-
fin à ce qne nous dénommions - le pa-
lier de stabilité et d’assimilation. Re
qui suit la signature de la convention.
La convention est, en principe, ouverte
à tous, mais elle peut se fermer si les
premiers contractants se refusent à
y admettre de nouveaux mem-
bres. Extension obligatoire ? Soit,
mais n’est ce pas une violation des
droits des intéressés ?
Puis, le député-maire de Reims, très
chaleureusement applaudi, a ajouté
que le texte proposé est susceptible
d’imposer au travailleur de la terre
des méthodes de travail et, ce faisant,
toucher à la liberté qui est le bien le
plus cher du monde agricole. 1
souveraine. Nous irons même jusqu’à
vernementales.
Il est hautement souhaitable que
les griseries tombent. L’esprit pu-
blic doit être de plus en plus convié
à envisager les grands devoirs natio-
. naux qui, dans le domaine financier
comme dans celui de la sécurité, se
posent. Ne perdons pas de vue notam-
ment que sUl est permis d'admettre
que les dépenses exceptionnelles de
défense nationale soient couvertes
par l'emprunt, les règles élémentaires
du bon sens commandent un effort éner-
gique et soutenu afin qu’il soit
pourvu à toutes les dépenses ordinai
res de l'Etat par des ressources per
manentes.
Un tel dessein comporte jheontesta-
, . blement des discsp ines morales et ma-
tériè'les, avec les quelles il n’est pas
possible de rompre sans danger. Ce
Spot, en vérité, des notions ebires et
r simples de cet ordre qui devraient ani-
mer les préoccupations des citoyens.
Il ÿ^va du salut de tous.,.
Que le pays se pénètre rapidement
' de ces nécessités. Si elles sont expri
mées avec assez de v gueur, elles don-
neront aux pouvoirs publics la force
dont ils ont besoin pour traduire en
action des volontés qui jusqu’ici se de-
vinent plus encore qu’elles ne s’affîr-
ment. Abel GARDEY.
rj^mer^uzann^xjacorrie^ eïrpresém^ de M. nrum,
pose la 'première pierre de la nouvelle Maternité.
Le Problème des Prix,
j 3
Notre photo montre^ au Grand Prix d'Automobile de Pau, Wimille, le gagnanl,
pendant la course,
Parmi le programme très varié, Les PAD’WILL’S vous donneront une
opérette-bouffe de Robert Blanquette
LE FIANCÉ DE MARGOT
où vous pourrez apprécier avec la jolie musique, la gaieté de son scénario.
I renseigné), se posant en défenseur...
| officiel et... qualifié des agriculteurs,
। a publié un article indigné au sujet
| de l’interpellation de M. Bayât sur la
I revalorisation des prix du blé.
g Le dit article se termine de la fsçon
| suivante :
| « Ah ! s'il s'était agi d’augmenter
les salaires des ouvriers, Furgenee
aurait été déclarée. N’est-ce pas
| Monsieur Courson ? »
UnAppeldeM.LéonBluin
aux Catholiques
Dans son numéro da 19 février, Ihebdo-
madaire catholique Srpt publie une inter-
view de M. Léon Blnm sur « les catholiques
et le Front populaire » :
— Vous ms demandez, dit le prési-
dent du Conseil, si je crois possible
une collaboration entre les catholiques
français et le gouvernement de Front
populaire ? Assurément, je la crois
possible.
> Pourquoi ne le serait-elle pas ?
Pourquoi les idées sur lesquelles s’est
fondé le Rassemblement populaire,
c’est-à-dire la f ji dans la liberté démo
cratiqae, dans la justice sociale, dans
la paix humaine, ne pourraient-elles
pas coexister, à Fintérit ur d'une même
conscience d’homme, avec la foi catho-
lique ?
> Serait il si difficile de tirer des
deux encycl ques que le S dat Siège,
à un demi siècle de distance, consa-
Le projet de loi tendant à instituer
le régime des conventions collectives
dans les professions agricoles a sou-
levé, au sein du groupe radical-socia-
liste de nombreuses objections, de
_ , - s vives critiques.
De 1 attitude que prendra à cet । Dans une intervention qui a fait une
egard le gouvernement dépendra pour g profonde impression sur l'Assemblée,
une part le « climat » de confiance | M. Paul Marchandeau a exprimé la
» propice au concours de la nation. | craiate que le projet ne constitue un
? Ainsi, la sagesse des pouvoirs pu- arrêt de mort pour les petits produc-
tenant qu’il s’agît, non de freiner la
baisse, mais la hausse. Les mesure4
« dont la raison d'être et la justifica-
tion étaient tout entières dans la pro-
longation de la baisse » sont, selon le
savant économiste, «l'inverse de ce
que commande la situation actuelle».
La « création du pouvoir d’achat » par
dagranis travaux et des investisse-
ments nouveaux n’a plus de sens quand
« l'accroissement spontané de la de-
mande des produits crée une demande
correspondante de travail et de servi-
ces ». Elle ne sert qu’à alourdir les dé-
ficits budgétaires, et par là elle pousse
à la hausse. M. Rist va jusqu’au bout
de sa pensés. Il demande que soit des-
serré l'étau des contingentements et il
se déclare hostile à la limitation des
heures de travail «comme moyen de
limiter le chômage t. Le suivre ici se-
rait tenir trop peu compte des faits.
Si l’on touche d’une main trop brutale
à la politique des contingentements,
on risque de provoquer de graves dé-
sordres. Notre agriculture en particu-
lier a besoin d’être protégée, et la re-
valorisation des produits de la terre
s’effectue à peine. Quant aux quarante
heures, nous l’avons déjà dit, bon
gré, mal gré, on les devra considérer
comme définitivement acquises. Cette
connaisons que, sur ces trois points,
des réponses successives ont été faites.
Comment, jusqu’ici, peut-on les ana-
lyser ?
En ce qui concerne les prix, des pro-
jets sont annoncés pour une date très
proch?. Iis s’appliqueraient surtout
” aux manifestations symptomatiques
de la hausse des prix. C’est assuré
ment un des aspects importants de la f
question. Mais, il ne saurait, selon |
nous, être isolé. D’autres mesures ca ।
pitales méritent d’être étudiées et !
adoptées. D’abord, du point de vue |
strictement fioancier, toute politique |
conduisant directement ou indirecte- I
ment àl’inflition devra être bannie. Il |
importe aussi que les prix de revient
ne subissent plus le contre-coup de |
charges sans cesse accrues, qui vien- f
draient encore peser sur la production. \
IUUU^ p— __ — ««îlF.ci s’accom- !
existantes, 1 effort d organisation, aans :
le cadre professionnel, ne peut être
abandonné.
Q uant à l’arrêt de la dépense, le gou-
vernement semble y souscrire. Mais
pour combien de temps et dans quelle
mesuré ?
C’est ainsi que les deux dernières
questions, celles des dépenses budgé-
taires et celle de la < pause» dans
les réformas, se rejoignent et se con-
fondent même.
A cet égard, nous ne possédons en-
core que des indications. Sans doute,
il ne serait pas équitable de sous-esti-
Le groupe radical, l’autre mardi, a
décidé de contresigner une proposi
tionjde réso'uîion de M. E bd, ayant
pour objet de substituer à la semaine
de quarante heures l’année de deux
mille heures.
Pour quels motifs le député des
Vosges, qui, ne l’oublions pas, est
l’un de nos meilleurs spécialistes dans
les questions commerciales, a-t-il ré
digé cette proposition ?
Parce que, selon lui et selon tous
les commerçants dont il se fait l’inter
prête, là loi de quarante heures n’est
pas assez souple. Ceux qui Font fait
voter, ceux qui l’ont votée, ceux qui
ont édicté les règlements d’adminis-
tration fixant les conditions dans les-
quelles elle devrait être appliquée,
ont beaucoup plus ppnsé au stade
commercial de la production des pro
duits qu’à celui de leur distribution,
c’est à dire de leur vente.
Cette vente doit elle être soumise,
du point de vue de l’emploi du temps
d’S salariés, aux mêmes règles strie
tes que la fabrication ?
Cela ne semble pas possible.
Prenons un exemple. Dans une
usine de chaussures, il n’y a aucun in-
convénient à ce qie les ouvriers tra-
vaillent huit heures pendant cinq jours,
et à ce que l’usine ferme pendant les
deux autres jours. Pourra-t on en dire
autant du magasin dans lequel sont
vendues ces chaussures ? Non, n’est
: — dans son esprit, urWMÔ E b d
d’une suggestion : toute autre mesure
« d’assouplissement » aurait pareille-
ment son approbation —- permettrait
d’adapter le principe dee quarante
heures à toutes les branches et à tous
les stades du commerce. Les « deux
mille heures » par an permettraient de
faire jouer tout un sys’ème de compen-
sation, d’aménagements horaires, qu’il
est impossible de frire tenir dans le
cadre limité des quarante heures heb-
domadaires.
C’est de ce point de vue que la pro-
position de M. Elbel présente un in-
: contestable intérêt. Aussi mérite t-elle
î d’être sérieusement examinée.
crait aux problèmes sociaux, des for-
mules voisines de celles que le gou-
vernement de Front populaire s’efforce ;
de transporter dans la légalité répu |
i? rrnic , pas à répondre : î
dn COÎ action possible. Et =
moment qu’elle est possible, les catho-
liquîs français ne conviendront-ils pas
qu’elle est souhaitable ? >
20 heures 30
Grand GALA de Bienfaisance
organisé p«r le Comité de F Union Commerciale et Industrielle
Dans les SALONS DE L HOTEL DE VILLE
Avec le concours de la SOCIÉTÉ DES CONCERTS
sous la direction de M. HÉRISSÉ, ex-soliste de la Garde Républicaine.
mer celles qui ont été déjà fournies.
Mais il faudra, le plus tôt possible,
préciser les orientations. Il n’est pas
bon qu’à ce sujet les incertitudes et
les polémiques se perpétuent.
L’aide nécessaire du pays exige une ■
position nette. Elle doit se définir non
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