Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1946-10-11
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 11 octobre 1946 11 octobre 1946
Description : 1946/10/11 (A62,N21932). 1946/10/11 (A62,N21932).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t5596882
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/01/2021
LE GRAND QUOTIDIEN DE L'AFRIQUE DU NORD
LE CONSEIL
DES MINISTRES
a approuvé
le décret fixant le découpage
des circonscriptions électorales d ALGERIE
VENDREDI
62 mt Année
Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc.de l’Agence Africaine) LE PETIT ALGERIEN 9, Bd Laferrière, ALGER -*• Tél. 396-55 et la suite — Ch. P. 20-21
Il se ra publié samedi^ au “JOURNAL OFFICI EL”
La LIBERTE sera rendue au commerce des vins
pour la partie excédant 18 millions d'hectolitres
Paris (F.P.). — Les membres du Gouvernement ont tenu hier un bref Conseil auquel MM. Teitgen,
Michelet, Billoux, Marcel Paul, Tanguy-Prigent, Robert Prigent, Naegelen et Artaud n'assistaient pas.
Le découpage des circonscriptions tions électorales d’Algérie, décret qui ché du vin pour l’excédent de leurs
* ,,«1 , ■ doit intervenir légalement un mois disponibilités,
a Algérie avant les élections. Le ministre de
Le ministre de l’Intérieur a fait l’Intérieur n’a rencontré qu’hier le
approuver par le Conseil, le décret Gouverneur général de l’Algérie et
fixant le découpage des circonscrip- c’est seulement au conseil de l’après-
, midi qu’il a été en mesure de sou-
Ajoutons que M. Robert Schuman
a réservé au prochain conseil fixé à
mercredi 16 octobre l’exposé des ré
sultats de sa mission aux Etats-Unis.
Le général CATROUX
ambassadeur à Rome ?
(« FRANCE-SOIR »)
• Paris (F.P.). — Le général Catroux,
ambassadeur de France à Moscou,
qui se trouve actuellement à Paris,
serait nommé incessamment ambas
sadeur de France à Rome, annonce le
journal « France-Soir ».
Tchang Kaï Chek
réélu président
de la République chinoise
Nankin (F. P.). — Le maréchal
Tchang Kaï Chek a été réélu hier
matin président de la République.
M. Y. CHATAIGNEAU
est parti pour PARIS
M. Yves Cliataigneau, gouverneur
général de l’Algérie, accompagné de
M. de Serres, chef de son cabinet ci
vil, a quitté Alger pour Paris, hier
matin à 6 heures.
Sur l’aire de départ, il a été salué
par les membres de son cabinet civil.
L’arrivée à Paris
Paris (P.P.). — M. Yves Chatai-
gneau a atterri hier à 13 h. à Villa-
coublay. Accueilli par MM. Alduy, di
recteur de son cabinet, Mareuil, di
recteur de l’Office d’Algérie à Paris,
et Celly, du bureau de presse algé
rien, le Gouverneur Général a dé
claré à up:' représentant de F.P. qu i)
était à Paris pour un très court sé
jour afin d’informer le ministère de
l’Intérieur de la situation de l’Algé
rie à la veille du referendum.
Le représentant ayant demandé :
« Votre présence à Paris est-elle en
rapport avec le scandale du vin,
n’apportez-vous pas d’informations à
ce sujet ? ». « Nullement, a répondu
M. Chatalgneau, je ne suis venu que
pour un rapport sur la situation
avant la consultation populaire ».
M. Bensalem
est élu président
du Conseil général
de Constantine
Constantine. — Le Conseil général
a tenu hier la première séance de sa
session ordinaire. Séance parfois tu
multueuse, comme il fallait s’y at
tendre à la veille du referendum. Le
doyen d’âge, M. Paul Cuttoli, qui pré
sidait, condamna la constitution sou
mise à la ratification du pays. So
cialistes et communistes y trouvèrent
prétexte pour se refuser à voter une
motion de félicitations et de confian
ce au préfet Petltbon qui avait re
çu le matin même la Croix de guerre
et la Légion d’Honneur pour faits de
guerre. Us devaient d’ailleurs revenir
sur leur décision après une suspen
sion de séance.
L’élection donna lieu à deux tours
de scrutin. Trois candidats étalent
en présence : M. Doumenc, socialis
te, président sortant. Gaston Lieu, ra
dical et Bensalem candidat des élus
musulmans. Au 1 er tour M. Gaston
Lieu obtint 22 voix ; M. Doumenc
12 et M. Bensalem 19, sur 55 votants.
Au 2 m ' tour, M. Doumenc ayant re
tiré sa candidature, M. Bensalem fut
élu président du Conseil général, par
31 voix contre 23 à M. Gaston Lieu.
Prochaine séance mercredi à 15 h.
M. JEANMOT
réélu président
du Conseil général d’Oran
Oran (F.P.). — M. Jeanmot, radi
cal-socialiste, a été réélu président
du Conseil général d’Oran.
mettre son décret. L’approbation du
conseil a permis de réaliser un ac
cord de principe. Les dernières mo
dalités doivent être arrêtées inces
samment, le délai pour la publication
à l’Officiel étant fixé à samedi.
La propagande électorale
Le décret relatif à la propagande
électorale reprend les dispositions ar
rêtées lors des consultations antérieu
res quant aux fournitures de papier
d’affichage, de cautionnement, etc...
La livraison J
de la nouvelle récolte de vin
Bien que le communiqué officiel
n’en fasse pas mention, il a été ques
tion au conseil du régime aména
geant la livraison de la nouvelle ré
colte de vin. Le protocole intervenu à
Béziers entre M. Yves Farge, minis
tre du Ravitaillement, et les repré
sentants des viticulteurs a été ap
prouvé par le gouvernement. On en
connaît les grandes lignes, assurer la
livraison au ravitaillement de 18 mil
lions d’hectolitres qui, ajoutés aux
six millions d’hectolitres de vins al
gériens permettraient de fixer la ra
tion de base de la population à 6
litres par mois à partir de janvier.
En contre partie les viticulteurs se
verront accorder la liberté du mar-
LE TABAC LIBRE
en France en 1947 ?
Paris (F.P.). — Le congrès des dé
bitants de tabacs, après trois jour
nées de délibérations, a terminé ses
travaux. Le prochain congrès se tien
dra à Marseille en octobre 1947.
M. Griset, secrétaire général, a
laissé entendre que les stocks seront
suffisants pour que la carte expi
rant en 1947 ne soit pas renouvelée,
la récolte étant très abondante cette
année et l’importance des crédits
mis à la disposition du service d’ex-
plôitatlon Industrielle des tabacs
permettant des Importations plus
Importantes.
LE SCANDALE DU VIN
Des inspecteurs de la sûreté
nationale
viennent
en Algérie
pour procéder à certaines vérifications
Le referendum du 1 Zi octobre
M. P.-E. VIARD
partisan du OUI :
s 9 il s 9 agit de sortir du provisoire
de permettre un gouvernement stable
et d 9 amener la fin du tripartisme
Le député M.R.P. d’Alger exprime l’espoir d’une révision
rapide de la Constitution et d’un examen sans équivoque et
sans faiblesse du statut de l’Al gérie par la nouvelle Assemblée
(De notre rédaction parisienne)
fl nous a paru particulièrement intéressant de demander à M. - . *
député M.R.P. d'Alger y son avis personnel sur le texte de la Constitution,
ment où, dans la presse, semble prévaloir l'opinion que le M.R.P. sera l'arbitre de
la situation.
Que cette Constitution soit parfaite et réponde exactement au vote des élec
teurs du 5 mai % nul n 9 oserait le prétendre, même parmi ses défenseurs le
ardents
visoire
avait fa,
décevant
ble collège qui est ainsi constitution-
P.-E. Viard, na ^ isé -
Bien que ce ne soit pas une ques
tion strictement constitutionnelle,
n’oubliez pas aussi que nous avons
pris position pour que le premier col-
. lège ne comprenne que des citoyens
plus français, ce qui sera une des eondi-
; d autre nnrt il temit rl^ t . . , uiuiçaih, ce u ni sera une ues uumui’
, u nuire pari, u serait vain de nier que le pays veut en finir avec le oro - .. Y ’ . , , ,
aussi bie i au'aver le trinnnu™* ' r i- » ' p , tions necessaires pour le vote du Sta-
aussi oie 1 qu avec Le tripartisme qui , a la fin de cette Constituante qui PAlidbHo
ut naître tant d'espoirs, ne peut lui présenter qu'un bilan , en tous Doints LUC u i 4-'
r ^ * * luu * v° inis > — Monsieur le Denute. vous ;ene
Enfin il est hors de doute
XXX
que la loi électorale
qui maintient
« Good by JlMMY »
Le § derniers «IFoimmil&S
a
§ demi
font leurs odieux
lïAfrique du Nord
Les derniers détachements de troupes britanniques, sous le commandement
de H. J. Mac Andrew, R.A.S.C., quittant définitivement l’Afrique du Nord
pour l’Angleterre, via Naples, ont, hier matin, dans un geste pieusement
symbolique, honoré ceux des leurs qui, dans les combats de 42-43, sont
tombés sur cette terre, côte à côte avec les nôtres.
Cérémonie simple et émouvante à cier d’ordonnance; M. Martin, consul
laquelle participaient le lieutenant- de Grande-Bretagne; M. Lavaysse, re
colonel Wilfred Campbell Grant, M. présentant le préfet ; M. Rigolet, re-
C.R.A. ; les majors Hodgson et Hart- présentant la Chambre de Commerce,
mann ; les captains Ryan Howeth et les autorités présentes à la céré-
Smith et Grâce ; le consul général monie du matin,
de Grande-Bretagne, M. Darrel Wil
son ; le général Henry Martin ; le « L , ail revoir »
lieutenant de vaisseau de Bats, re- i ,
présentant l’amiral Ronarc’h ; le ca- du general Henry Martin
pitaine de vaisseau Parillon, com- ~ J
mandant la marine en Algérie ; le Après avoir passé les troupes en re
commandant Jean Delmas, représen- vue, le général commandant la X e
tant le général commandant la V e Région s'adressa en anglais au lieu-
De nouvelles affaires de fraude concernant diverses
marchandises sont découvertes dans la Métropole
Paris (F.P.). — Des inspecteurs de la Sûreté nationale sont
partis hier pour l’Algérie en avion. D’autres gagneront Lyon et
plusieurs régions de la métropole afin d’opérer d’urgence les
vérifications nécessaires dans l’affaire du scandale du vin. Ces
investigations ont été décidées hier matin à la suite d’une en
trevue du juge Maüel et du commissaire Rourles.
Contrairement à certaines informa- férieure, a précisé, hier après-midi,
tions de presse aucun syndicat ne qu’à la suite de l’enquête qu’il avait
s’est constitué encore partie civile, ordonnée, la police rouennaise venait
Une affaire de fraude sur le vin de procéder à J’arrestation de M.
vient d’être découverte en Corrèze, Gornet, secrétaire administratif du
dans laquelle sont Impliqués deux groupement de répartition de la fa
commerçants, l’un de Brive, l’autre rine de la Seine Inférieure et de
de Soursac et le répartiteur des vins neuf membres du bureau départe-
du département de l’Aude. Un man- mental, tous Impliqués dans l’affai-
dat d’arrêt a été lancé contre eux. re. Les détournements, qui se prati
quaient depuis de nombreux mois,
L’enquête à la SAPVIN portent sur plusieurs milliers de ton
nes de farine. Contrairement à ce
Paris (F.P.). — M. Mazel, juge qui a pu être annoncé, aucun tra-
d’instruction chargé de l’affaire des fie d’or n'a été découvert Jusqu’à
vins d’Algérie, a entendu hier après- présent.
Ce soir, à 20 h. 30
M. G. BIDAULT
prononcera
une ALLOCUTION
radiodiffusée
Paris (F.P.). — M. G. Bidault
prononcera ce soir, vendredi, à
20 h. 30, une allocution qui sera
radiodiffusée.
midi M. Paul Cremieux, directeur
commercial de la SAPVIN. Le témoin
a déclaré que lè colonel Savy, qui
était en relations d’affaires avec la
SAPVIN, était intervenu au nom du
groupe inter-parlementaire de la Vi
ticulture qu’il représentait pour l’ob
tention d'une licence d’exportation
de 200.000 hectolitres de vin d’Algé
rie pour la Suisse en échange de tis
sus et que la SAPVIN avait été régu
lièrement chargée de l’exécution de
cette licence. 40.600 hectos seulement
ont été effectivement livrés à la
Suisse.
Grave affaire
de détournements de farine
dans la Seine-Inférieure
Paris (F.P.). — Le directeur et tous
les agents du groupement des fari
nes de la Seine Inférieure viennent
d’être > arrêtés à la suite d’une en
quête ordonnée par M. Meyre, pré
fet du département. Un . grand nom
bre de boulangers vont être incul
pés. Il s’agit d’une affaire de dé
tournement de farine blanche et de
trafic d’or.
M. Mairey, préfet de la Seine-In-
( Suite page 4)
Londres - Wellington
19.774 kms
en AVION
nouveau record
de distance établi
par un équipage
britannique
Paris (F.P.). — En même temps
qu’on homologuait la vitesse de 991
kms, nouveau record du monde réa
lisé par l’Anglais Donaldson sur un
avion à réaction de la Fédération aéro
nautique internationale, on homolo
guait trois records battus au cours
d’un même raid réalisé du 21 au 24
septembre par l’équipage britannique
Daets, Albridge et Hisditch, à bord
d’un quadrimoteur. Les aviateurs ont
couvert le parcours Londres-Welling
ton (Nouvelle-Zélande), soit 19.774
kms en 59 heures, à la moyenne de
313 kms 260.
Paris-New-York
en 17 h. T
par un «DC4» d’Air France
New-YorK (F.P.). — Le bureau de
la Cie Air-France de New-York annon
ce qu’un appareil de cette compagnie,
le « Bretagne », a battu le record de
vitesse de la traversée de l’Atlantique
pour appareils du type « D.C. 4 », en
effectuant Paris-New-York en 17 h. T.
(Séance du matin)
Paris (F.P.). — La séance de la
conférence plénière de la Paix s’est
ouverte hier matin, à 10 h. 05
la présidence de
conférence aborde
traita de paix avec la Roumanie.
Monsieur le Député, vous /enez
de nous répondre, et nous vous en re
mercions au nom de nos lecteurs, en
ntatiar ——* mode de tant que député d’Alger, mais nous
sidérât on d’ordre intérim y ou e >>e de s protestations .quasi unanimes. 4 ces con- serions également heureux de COnnaî-
• “ r > 4 cn “joute une autre, au moins aussi importante et tre les raisons de Votre Oui Sur le plan
? *, C , C : ne r ° positon française en, face des graves problèmes internationaux dé- général, Car nOUS ne pensons pas que
battus a la Conférence de la Paix. seule la question sur le plan algérien
°~ r toutes ces raisons, de nombreux électeurs que la Constitution ne satisfait a dicté votre VOte ?
certes pas, seraient enclins à voler « OUI », mais cependant avec les réserves — Ce serait faire injure aux Algé-
suivantes : % riens que de se figurer qu’ils n’aient
1 que les partis défenseurs du « OUI » affirment très nettement leur volonté à apprécier UI 1 problème nue suivant
de s employer a faire reviser le texte constitutionnel par la prochaine Assemblé, ; les satisfactions personnelles qu’ils
- ini * es représentants algériens demeurent intransigeants sur le Statut de peuvent avoir, et sur le plan général,
• Algérie et se rallient à la position prise, précisément par M. Viard dans son amen- nous avons des raisons suffisantes
dement lors du débat sur la loi électorale. pour répondre « oui » au referendum.
Ce préambule était necessaire pour que nos lecteurs, à la veille du Referen- La nouvelle Constitution consacre,
Oum, puissent en toute clarté, apprécier les déclarations qu’a bien voulu faire en effet, de très notaoles progrès SUT
M. Viard a notre rédacteur parisien. i a constitution qui a été rejetée. Elle
Et nous nous permettrons d'ajouter que, plus que jamais, sur cette terre algé- est Une Constitution parlementaire
vienne, où les jeux de la politique pure entraînent nécessairement des répercussions q ue nOUS nous étions engagés à dé-
d’autant plus graves qu’elles risquent de compromettre l’indispensable cohésion des fendre
elemen t français, une seule formule s impose. C est l union la plus large possible Le Parlement comporte deux Chain—
de tous ceux qui peuvent certes différer d’avis sur tel ou tel article de la Cons- bres ■ L’ancien Sénat fait place au
titution ou de la toi électorale, mais qui sont d'accord sur le principe à nos yeux Cnnspil rlp la Rpm-hlir.np mais pn fai-
issentiel du maintien des positions françaises. sant remarquer que CC Conseil de la
I ~~ M — KJB l/l A BFk République commence sa carrière
L.9 position CIG Irla VlAKU avec plus de pouvoirs que le vieux
Sénat de 1875.
Nous avons pù Joindre dans les gou- qu’il comportait lors de l’organisation Le pouvoir exécutif est nettement
loirs de la Constituante le député M. de la Constitution qui n’a pas été renforcé, c’est le Gouvernement sous
R.P. d’Alger, M. Viard, à qui nous adoptée. Dans cette dernière, en ef- l’autorité du Président de la Républi-
avons demandé son point de vue sur fet, sous prétexte d’organiser l’Union que qui possède désormais le droit de
la nouvelle Constitution qui est pré- française, on préparait sa dislocation, dissolution.. Or, vous le savez, pour
sentée à l’approbation des Français, et les Français de l’Empire avaient nous, c’est le point capital du régime
D’abord, en tant que membre d’un l’impression d’être abandonnés par la parlementaire.
des partis votant « oui », et d autre Métropole. Le Président de la République, d’au-
part en tant que député d’Alger Deux illustrations pour marquer la tre part, préside les grandes institu-
— Monsieur le Député, vous avez été différence : tions nationales, et lui aussi eommen-
un de ceux qui, lors du dernier sera- gi j a dernière Constitution avait été ce sa carrière avec plus de pouvoirs
tin, avez voté oui pour la nouvelle adoptée, la loi électorale aurait donné que l’ancien Président de la Républi-
Constltution ; nous n’oublions pas 21 députés autochtones et 14 députés que, ne serait-ce que sur deux points,
qu’il y a six mois, vous avez été de citoyens français à l’Algérie. A l’heure c’est qu’il peut imposer une seconde
ceux qui avaient voté non ! Pouvez- actuelle, nous sommes à 15 et 15. lecture des lois à la Chambre, et qu’il
vous nous expliquer la raison de ce g n second lieu, alors que la derniè- P e ut déclencher tout le mécanisme du
nouveau oui ? Est-ce un 1 Oui total, ou re Constitution prévoyait explicite- contrôle constitutionnel.
un oui sentimental, ou un oui condi- m ent un collège unique dans tout Pour la première fois depuis 1789, .il
tionnel ? y l’Empire, sauf pour l’Algérie, ce qui est créé un Conseil de la Magistrature
— Je vous réponds d’abord en tant était une menace que vous compre- donnant une autonomie très grande à
que député d’Alger. Bien qu’il ne soit fiez, la Constitution qui est soumise ce corps ,ce qui le soustrait, sinon to
pas un des titres les plus importants au suffrage des Français contient, au talement, dii moins en très grande
de la Constitution nouvelle, je tiens à contraire, un article qui prévoit ex- partie aux influences politiques,
souligner que le titre sur l’Union fran- pressément le double collège pour Enfin, pour la première fois dans la
çaise ne comporte plus les menaces l’Assemblée de l’Union française. Dou- Constitution, la Chambre des Députés
n’a pas l’initiative des dépenses au
moment de la discussion du budget et
des collectifs.
Nous sommes donc en face d’une
Constitution équilibrée où l’aventura
n’est plus possible.
— Encore une question, Monsieur le
Député, qui vous paraîtra peut-être
paradoxale, comme partisan du « oui »,
et plus probablement Indiscrète. Est-
ce un franchement « oui » ou .bien
souhaiteriez-vous, comme M. Maurice
Schumann l’a annoncé lui-même, une
révision de la Constitution pour plus
tard, et recommandez-vous le « oui *
uniquement pour sortir enfin du pro
visoire ?
— C’est franchement « oui », s’il
s’agit de sortir du provisoire, de per
mettre de grandes réformes financiè
res et économiques indispensables, la
vie stable du gouvernement, la fin du
tripartisme, la cohésion gouvernemen
tale, et s’il s’agit de la place de la
France dans le monde.
Mais c’est avec l’espoir d’une révi
sion rapide que nous votons « oui »,
et aussi avec Tespoir qu’une fois la
Constitution votée, on pourra' enfin
s’occuper sans équivoque et sans fai
blesse de ce qu’on appelle le Statut
de l’Algérie.
HIER AU COURS DE TROIS SEANCES DE TRAVAIL
Le traité avec la ROUMANIE
a été abordé par les " 21 "
mmÊKmÊiÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊmmmmiÊÊÊÊÊÊÊÊmÈÊÊÊÊÊÊÊmmmÊÊmÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊmmmmmÊÊÊÊmÊÊmÊÊimÊÊmBimmÊ^ÊÊÊÊmÊÊÊÊÊÊmÊmÊÊÊmÊKÊÊÊÊÊÊÊÊÊmiÊÊÊÊaÊBÊmÊËÊm
%
La navigation sur le Danube a occupé la majeure partie des interventions
M. BEVIN
ciels sont inférieurs aux prix de 10
vient et que les concessions pétroliè
res appartenant aux Alliés en Rou-
M. Bevin monte le premier à la tri- manie ne peuvent pas continuer à ne
Le sénateur
VANDENBERG
SOUS v-~ - - - WW -WW puuypiU I-'CTO LUI! L11
m Mnlntnv I a bun e- Après avoir déclaré difficile à pes même payer leurs frais,
la discussion du la Grande-Bretagne d’accepter le trai- Ensuite M. Bevin parle du problè-
U ocuaa té avec j a j> ouman ie si le Royaume me de la libre navigation sur le Da-
Uni ne reçoit pas un traitement égal nube et appuie la proposition fran-
aux autres puissances, notamment en çaise de convoquer une conférence sur
ce qui concerné la question des pé- cette question dans le délai de six
troles roumains, M. Bevin fait re- mois.
marquer que les prix de vente effi-
Le sénateur Vandenberg, au nom
de la délégation américaine, se pro
nonce en faveur de la liberté de na
vigation sur le Danube et insiste pour
que cette clause soit insérée dans le
traité. Le sénateur plaide ensuite en
faveur de l’article 30 qui oblige la
Roumanie, pendant une période de 13
mois, à supprimer tout régime dis
criminatoire touchant le commerce
avec les puissances alliées. En échan
ge, ces dernières accorderont le mê
me régime à la Roumanie.
M. Kardelj, au nom de la Yougos
lavie, rappelle alors l’attitude de s .n
pays en face du problème danubien.
Il affirme que la moitié du système
de navigation sur le Danube se trou
ve en territoire yougoslave. Pour lui
l’article 34 qui a été adopté par la
Conférence, cache les visées impéria
listes, dans les Balkans, de certaines
grandes puissances.
Enfin, le général Pika, parlant au
nom de la Tchécoslovaquie, se fait
l’avocat de la Roumanie. 11 rappelle
à la Conférence l’aide apportée par
ce dernier pays à l’effort de guerre
allié depuis le 23 août 1944. Pour ces
raisons, l’orateur demande d’accorderf
à la Roumanie le bénéfice d’une paix
équitable. La séance est ensuite le
vée.
(Séance de l’après-midi)
Cette séance a été ouverte à 15 h.
40, sous la présidence de M. Molotov.
(Suite page 4)
PARIS. On déclare dans le« mi
lieux français autorisée que le gouver
nement américain n’a adressé aucune
demande à la France pour avoir la dis
position de la base de Port-Lyautey.
L'échéance de 1955
IV
Un reportage sensationnel de James CÀMERON
vue d'ensemble
Région aérienne ; le général Gentis, tenant-colonel Campbell. Il lui dit,
commandant par intérim la division ; en termes émus et affectueux, son
le colonel Dutaret, commandant la regret de voir partir un tel chef et
subdivision ; M. Rogier, vice-prési- de tels soldats. Rappelant les rela-
dent du conseil général, représentant tions très amicales qu’il a toujours
M. Baretaud ; M. le préfet Périllier ; entretenues avec les officiers de
M. Tubert, maire d’Alger, et les of- 1’ « Head Quarter », il souligna la
ficiers britanniques qui devaient fraternité d’arme qui unissait les ar-
s’embarquer sur T « Orduna ». mées anglaises, françaises et améri-
Des « Tommies » rendaient les hon- cai j ies en Tunisie où la campagne fut
neurs au passage du cortège jusqu’au rud ®- _
cénotaphe où fut déposé un superbe « Nous avons célébré à Tunis notre
médaillon fleuri d’œillets bleus, v .ict° lre commune , apres ce Jour glo-
blancs, rouges, figurant le pavillon de neu ^ nous en avons connu > d autres
l’Union Jack, encadré d’une couronne ® n Ital1 ®
de lauriers et cravaté de ruban tri- lamais combien les Anglais m ont ai-
colore. Tandis que le clairon sonnait e (i < " OI ^ s ? r et le " rl a Ç. P ? ar
le « Last Post », tous les cœurs la Jf Royal Navy » au débarquement ».
s’unissaient pour magnifier dans une Evoquant ensuite les brillants ser-
même pensée reconnaissante les héros vices d e son ami, il termina en 1 as-
r>rîv rip surant que les tombes de ses cama-
fl ÎIvrSn P rades qui dorment leur dernier som-
la wctoire co . ... meil en Algérie seront veillées par les
La minute de recueillement écoulée, so ldats français,
le général Henry Martin serra
départ
Orduna
la
main des officiers britanniques et
leur présenta les hautes autorités ci
viles et militaires de notre ville as
sociées à cette cérémonie du Souve
nir.
Avant l’embarquement
« Vous pouvez donc quitter Alger
tranquille ; que Dieu protège votre
« Commonwealth », vôtre roi, votre
armée, votre Royal Navy et votre
R.A.F. Nous nous reverrons encore.
Au revoir, cher colonel ».
Ces dernières paroles prononcées, et
dans l’étreinte du moment, le dra
peau de 1’ « Union Jàck » qui cla-
A 16 h., sur le quai où 1 « Or- q ua jt magnifiquement au vent fut
duna » est accosté, présentés par le baissé pour la dernière fois dans le
capitaine Enault du 9 e Zouaves, des ciel d’Afrique du Nord. Le C.Q.M.S.
détachements de ce régiment et une Keeble l’amena à terre tandis que la
compagnie europétenne d’instruction du mus i que des tirailleurs exécutait le
l* r R.T.A, avec musique et mascotte « God save t h e King » et la « Mar-
forment déjà un demi-carré complété se illaise ». Le colonel Campbell l’of-
ensuite par les Green Howards : un frit en hommage au général Henry
détachement de H.Q.A.T.N.A. et de Martin qui, à son tour, lui fit don
R.A.S.C., sous le commandement de d ’une splendide édition de l’histoire
H. J. Mac Andrew. Au milieu des d e l’Algérie.
troupes flotte le drapeau de l’Union La cérémonie terminée, un champa-
Jack. gne offert à bord de T « Orduna »
A 16 h. 15, le lieutenant-colonel Wil- permit une dernière fois aux autori-
fred Campbell Grant accueille le gé- tés alliées de lever leur verre à leur
néral Henry Martin, accompagné de indissoluble amitié et à la gloire de
M. Gazagne, représentant le Gouver- leurs deux pays,
neur générai; le colonel Layec, offi- Micia LEYVAL
Le général Henry MARTIN et le
lieut-.colonel CAMPBELL GRANT
viennent de rendre un émouvant
hommage aux héros alliés.
(Photos S. Rolando fils).
2a fO ans ' #
LES SIGNES DE LA PAIX
Uautomne dote Paris d’une
délicieuse arrière-saison. lie rayon
Jaune et doux, célébré par Baude
laire, n’y a rien de mélancolique
et c’est peut-être la première fois
depuis la fin de la guerre qu’il
passe dans le ciel parisien une
clarté active rappelant vraiment
la lumière de la paix. I*a rue s’est
repeuplée d’une façon extraordi
naire ; les automobiles y circulent
comme autrefois (par quelle sou
daine multiplication des pneus ?)
et les « fiacres » à cheval n’y se
ront bientôt pins, dans leur nom
bre infime, que la survivance de
deux souvenirs : celui d’une épo
que heureuse où ils étaient rois,
et celui d’une époque atroce où
Paris fut privé de tout... Peu à
peu, les magasins se remplissent :
les vitrines n’y montrent plus
simplement des grâces de sirènes
qui ne livraient jamais ce qu’elles
promettaient. Ii’ingéniosité de l’ar
tisan et de l’indnstrie a su, malgré
la double contrainte de la pau
vreté et de la politique, créer une
fois de plus ce qui peut satisfaire
la nécessité et le goût.
Cette impression de paix renais
sante, les Français la rejoignent
en retrouvant quelques-uns de
leurs rendez-vous traditionnels. I>e
Salon d’Automne, qui groupait Ja
dis la jeune peinture (comme nous
tous : elle a vieilli) a ouvert ses
portes en même temps que le Sa
lon de l’automobile rouvrait les
siennes. Il faut écrire les choses
comme elles sont ; l’automobile a
mobilisé plus d’amateurs que la
peinture. Pendant la tragique lé
thargie de cinq ans que la France
a connue, les arts ont offert à
beaucoup de Français un refuge où
leur patience trouvait souvent une
raison d’espérer. I>es salles de mu
sique exaltaient les cœurs, le
théâtre accordait, pour un soir,
l’oubli de certaines humiliations,
les musées maintenaient cette at
mosphère de sérénité que les
chefs-d’œuvre situent à l’écart des
hasards. IL n’y avait point alors
de facilités de voyage, d’évasions
possibles, d’autres aventures que
celles — si fortes d’ailleurs — de
la conspiration... I«a vie sociale
avait vraiment changé d’aspect et
quoique la guerre et ses vain
queurs d’alors aient tout accompli
pour la réduire et la dégrader,
elle avait su choisir des traits
nouveaux qui souvent n’ont pas
manqué de noblesse.
Le Salon de l’Automobile — le
premier en Europe ! — renoue
Mon petit garçon est parti pour l’école avec un jouet monstrueux, ressemblant quelque peu à un pis
tolet, assemblage de manettes et de gâchettes portant le nom de « Arme destructrice à long rayon d’action
par les rayons gamma ».
Cet objet est muni d’un déclic et lance des étin celles. On le remplit de petits fragments d’uranium,
qui ressemblent étrangement à des pierres à briquet.
J’ai acheté cet effroyable jouet — je dois l’avouer — à New-York, à peu près à l’époque où j’ai entendu
un chanteur de café-concert présenter au public le fameux « Bikini-Boogie-Woogie » où se trouvent ces
paroles impressionnantes : « Vous êtes mon puissant petit atome », intolérables à quelque point de vue
qu’on se place.
Autant que je me souvienne, on Ce n’est pas non plus une attaque
vendait également à New-York des contre les savants qui, bien qu’en-
■ ■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■*■■■■■•»broches et des clips faits de subs- clins à prendre des attitudes mo-
tances fondues recueillies à Alama- raies tout en observant leurs cy-
gordo, à l’endroit où fut expéri- flotrons, sont du moins, dans une
mentée la première bombe atomi- certaine mesure, meilleurs que les
que. Ces objets étaient vendus sous politiciens.
le nom engageant de « nouveautés Ces articles apportent surtout un
nucléaires ». argument contre ceux qui cherchent
C’est en gros, sous cet angle, que à se réfugier aujourd’hui dans des
m’apparut « l’opération carrefour » préoccupations triviales pour éviter
baptisée avec tan't de discernement de considérer en face les désagréa-
et si profondément décourageante blés perspectives offertes au monde,
par le sens qu’elle porte en elle. Que vous le vouliez ou non, vous
Elle était ainsi enveloppée d’une et tous ceux qui le démentent éner-
atmosphère d’invraisemblable futi- giquement, il y a encore beaucoup
lité et de vide radieux auxquels on de gens qui appartiennent à cette
avait peine à résister,. catégorie.
» y .. Il me paraît follement enfantin de
J6 tl CLllCLqilG pCLS nous agiter à propos de la quantité
de charbon que nous pouvons ex-
Par Gérard BAUER
vraiment les liens avec les habitu
des et les mœurs de la paix. On
se rappelle ce qu’il était naguè
re : une attraction considérable
qui, pendant une dizaine de Jours,
happait la province, la transpor
tait à Paris. Bourgeois, paysans
du Nord et du Sud arrivaient,
lestés d’économies, s’installaient à
l’hôtel et passaient leurs matinées
et leurs Journées sous les verriè
res du Grand-Palais à regarder de
près — comme ils eussent fait des
chevaux à la foire — les fines bê
tes qui leur accordaient une lu
xueuse égalité. Peu à peu, la So
ciété provinciale et rurale s’égali
saient en deux groupes : ceux qui
possédaient une voiture et ceux
qui n’en avaient point. Bans le
groupe des possédants, les vieilles
hiérarchies s’effaçaient : on s’y
estimait à l’importance de sa voi
ture, comme autrefois à celle de
ses biens visibles, fermes 3t trou
peaux.
Nous voilà revenus à ces tenta
tions — tentations d’autant plus
fortes que la province française et
la paysannerie sont riches. Cette
richesse n’est peut-être qu’une il
lusion ; elle est peut-être précai
re ; mais elle se traduit en nom
breux billets. Qu’est-ce que trois
ou quatre cent mille francs (le
prix d’une voiture d’occasion)
quand un couple de poulets coûte
mille francs ? Quel gros fermier
n’a pas le moyen de s’accorder
une commodité si pressante en
comblant une vanité et un plaisir?
Cependant, si les voitures sont
là (saluons l’effort...) il n’en est
aucune qu’on puisse acheter. On
peut çà et là passer des comman
des mais sans délai de livraison.
Il faut encore vivre d’espérance et
placer dans l’avenir ce signe tan
gible de la paix. L’homme qui n’a
pas fait fortune (il y en a tout de
même quelques-uns...) et qui son-
haiterait posséder une voiture (il
y en a beaucoup...) trouve dans ce
salon la même satisfaction que
l’homme riche. Lui aussi attend de
l’avenir la réalisation de ses vœux:
il l’attend des miracles de l’abon
dance et du machinisme, qui per
mettront sans doute un jour de
livrer de petites voitures comme
des bicyclettes — et qui ne coûte
ront pas plus cher. Ce jour-là, qui
n’est peut-être pas éloigné, le vé
ritable luxe sera de s’acheter un
tableau ou une fleur. Il est vrai,
au prix où sont les roses, peintes
ou naturelles, que c’en est déjà un
aujourd’hui...
que nous
Quel changement ce fut pour moi traire ou du nombre de grille-pa'lns
de me retrouver au milieu des ma- électriques et inoxydables que nous
thématiques purifiantes de Chep- pourrons fournir à la clientèle de
man Pincher et des sinistres souve- 1955, alors qu’il est évident qu’au-
nirs de John Deane Potter ! cun de nous ne verra peut-être l’an-
Ces articles ne constituent pas une née 1955, et quelques privilégiés seu-
attaque contre la bombe atomique lement pourront peut-être éviter les
— ce serait d’une extrême fatuité, neutrons à l’abri d’une épaisseur de
puisque l’Humanité était aussi as- 6 mètres de ciment tandis que tous
surée de disposer un jour ou l’au
tre de la force atomique qu’elle
l’était d’avoir des pilules contre le
mal de gorge ou des machines à laver.
les autres grilleront dans un feu
plus formidable que le diable lui-
même n’a jamais pu en imaginer un.
(Suite page 4)
ÉLECTEURS !
Pour répondre à cette question du referendum :
Approuvez-vous la Constitution adoptée
par l'Assemblée nationale constituante ?
Vous aurez, dimanche, dans les bureaux de
vote, deux bulletins à votre disposition :
l'un qui vous permettra de répondre
Vautre qui vous permettra de répondre
OUI
NON
LE CONSEIL
DES MINISTRES
a approuvé
le décret fixant le découpage
des circonscriptions électorales d ALGERIE
VENDREDI
62 mt Année
Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc.de l’Agence Africaine) LE PETIT ALGERIEN 9, Bd Laferrière, ALGER -*• Tél. 396-55 et la suite — Ch. P. 20-21
Il se ra publié samedi^ au “JOURNAL OFFICI EL”
La LIBERTE sera rendue au commerce des vins
pour la partie excédant 18 millions d'hectolitres
Paris (F.P.). — Les membres du Gouvernement ont tenu hier un bref Conseil auquel MM. Teitgen,
Michelet, Billoux, Marcel Paul, Tanguy-Prigent, Robert Prigent, Naegelen et Artaud n'assistaient pas.
Le découpage des circonscriptions tions électorales d’Algérie, décret qui ché du vin pour l’excédent de leurs
* ,,«1 , ■ doit intervenir légalement un mois disponibilités,
a Algérie avant les élections. Le ministre de
Le ministre de l’Intérieur a fait l’Intérieur n’a rencontré qu’hier le
approuver par le Conseil, le décret Gouverneur général de l’Algérie et
fixant le découpage des circonscrip- c’est seulement au conseil de l’après-
, midi qu’il a été en mesure de sou-
Ajoutons que M. Robert Schuman
a réservé au prochain conseil fixé à
mercredi 16 octobre l’exposé des ré
sultats de sa mission aux Etats-Unis.
Le général CATROUX
ambassadeur à Rome ?
(« FRANCE-SOIR »)
• Paris (F.P.). — Le général Catroux,
ambassadeur de France à Moscou,
qui se trouve actuellement à Paris,
serait nommé incessamment ambas
sadeur de France à Rome, annonce le
journal « France-Soir ».
Tchang Kaï Chek
réélu président
de la République chinoise
Nankin (F. P.). — Le maréchal
Tchang Kaï Chek a été réélu hier
matin président de la République.
M. Y. CHATAIGNEAU
est parti pour PARIS
M. Yves Cliataigneau, gouverneur
général de l’Algérie, accompagné de
M. de Serres, chef de son cabinet ci
vil, a quitté Alger pour Paris, hier
matin à 6 heures.
Sur l’aire de départ, il a été salué
par les membres de son cabinet civil.
L’arrivée à Paris
Paris (P.P.). — M. Yves Chatai-
gneau a atterri hier à 13 h. à Villa-
coublay. Accueilli par MM. Alduy, di
recteur de son cabinet, Mareuil, di
recteur de l’Office d’Algérie à Paris,
et Celly, du bureau de presse algé
rien, le Gouverneur Général a dé
claré à up:' représentant de F.P. qu i)
était à Paris pour un très court sé
jour afin d’informer le ministère de
l’Intérieur de la situation de l’Algé
rie à la veille du referendum.
Le représentant ayant demandé :
« Votre présence à Paris est-elle en
rapport avec le scandale du vin,
n’apportez-vous pas d’informations à
ce sujet ? ». « Nullement, a répondu
M. Chatalgneau, je ne suis venu que
pour un rapport sur la situation
avant la consultation populaire ».
M. Bensalem
est élu président
du Conseil général
de Constantine
Constantine. — Le Conseil général
a tenu hier la première séance de sa
session ordinaire. Séance parfois tu
multueuse, comme il fallait s’y at
tendre à la veille du referendum. Le
doyen d’âge, M. Paul Cuttoli, qui pré
sidait, condamna la constitution sou
mise à la ratification du pays. So
cialistes et communistes y trouvèrent
prétexte pour se refuser à voter une
motion de félicitations et de confian
ce au préfet Petltbon qui avait re
çu le matin même la Croix de guerre
et la Légion d’Honneur pour faits de
guerre. Us devaient d’ailleurs revenir
sur leur décision après une suspen
sion de séance.
L’élection donna lieu à deux tours
de scrutin. Trois candidats étalent
en présence : M. Doumenc, socialis
te, président sortant. Gaston Lieu, ra
dical et Bensalem candidat des élus
musulmans. Au 1 er tour M. Gaston
Lieu obtint 22 voix ; M. Doumenc
12 et M. Bensalem 19, sur 55 votants.
Au 2 m ' tour, M. Doumenc ayant re
tiré sa candidature, M. Bensalem fut
élu président du Conseil général, par
31 voix contre 23 à M. Gaston Lieu.
Prochaine séance mercredi à 15 h.
M. JEANMOT
réélu président
du Conseil général d’Oran
Oran (F.P.). — M. Jeanmot, radi
cal-socialiste, a été réélu président
du Conseil général d’Oran.
mettre son décret. L’approbation du
conseil a permis de réaliser un ac
cord de principe. Les dernières mo
dalités doivent être arrêtées inces
samment, le délai pour la publication
à l’Officiel étant fixé à samedi.
La propagande électorale
Le décret relatif à la propagande
électorale reprend les dispositions ar
rêtées lors des consultations antérieu
res quant aux fournitures de papier
d’affichage, de cautionnement, etc...
La livraison J
de la nouvelle récolte de vin
Bien que le communiqué officiel
n’en fasse pas mention, il a été ques
tion au conseil du régime aména
geant la livraison de la nouvelle ré
colte de vin. Le protocole intervenu à
Béziers entre M. Yves Farge, minis
tre du Ravitaillement, et les repré
sentants des viticulteurs a été ap
prouvé par le gouvernement. On en
connaît les grandes lignes, assurer la
livraison au ravitaillement de 18 mil
lions d’hectolitres qui, ajoutés aux
six millions d’hectolitres de vins al
gériens permettraient de fixer la ra
tion de base de la population à 6
litres par mois à partir de janvier.
En contre partie les viticulteurs se
verront accorder la liberté du mar-
LE TABAC LIBRE
en France en 1947 ?
Paris (F.P.). — Le congrès des dé
bitants de tabacs, après trois jour
nées de délibérations, a terminé ses
travaux. Le prochain congrès se tien
dra à Marseille en octobre 1947.
M. Griset, secrétaire général, a
laissé entendre que les stocks seront
suffisants pour que la carte expi
rant en 1947 ne soit pas renouvelée,
la récolte étant très abondante cette
année et l’importance des crédits
mis à la disposition du service d’ex-
plôitatlon Industrielle des tabacs
permettant des Importations plus
Importantes.
LE SCANDALE DU VIN
Des inspecteurs de la sûreté
nationale
viennent
en Algérie
pour procéder à certaines vérifications
Le referendum du 1 Zi octobre
M. P.-E. VIARD
partisan du OUI :
s 9 il s 9 agit de sortir du provisoire
de permettre un gouvernement stable
et d 9 amener la fin du tripartisme
Le député M.R.P. d’Alger exprime l’espoir d’une révision
rapide de la Constitution et d’un examen sans équivoque et
sans faiblesse du statut de l’Al gérie par la nouvelle Assemblée
(De notre rédaction parisienne)
fl nous a paru particulièrement intéressant de demander à M. - . *
député M.R.P. d'Alger y son avis personnel sur le texte de la Constitution,
ment où, dans la presse, semble prévaloir l'opinion que le M.R.P. sera l'arbitre de
la situation.
Que cette Constitution soit parfaite et réponde exactement au vote des élec
teurs du 5 mai % nul n 9 oserait le prétendre, même parmi ses défenseurs le
ardents
visoire
avait fa,
décevant
ble collège qui est ainsi constitution-
P.-E. Viard, na ^ isé -
Bien que ce ne soit pas une ques
tion strictement constitutionnelle,
n’oubliez pas aussi que nous avons
pris position pour que le premier col-
. lège ne comprenne que des citoyens
plus français, ce qui sera une des eondi-
; d autre nnrt il temit rl^ t . . , uiuiçaih, ce u ni sera une ues uumui’
, u nuire pari, u serait vain de nier que le pays veut en finir avec le oro - .. Y ’ . , , ,
aussi bie i au'aver le trinnnu™* ' r i- » ' p , tions necessaires pour le vote du Sta-
aussi oie 1 qu avec Le tripartisme qui , a la fin de cette Constituante qui PAlidbHo
ut naître tant d'espoirs, ne peut lui présenter qu'un bilan , en tous Doints LUC u i 4-'
r ^ * * luu * v° inis > — Monsieur le Denute. vous ;ene
Enfin il est hors de doute
XXX
que la loi électorale
qui maintient
« Good by JlMMY »
Le § derniers «IFoimmil&S
a
§ demi
font leurs odieux
lïAfrique du Nord
Les derniers détachements de troupes britanniques, sous le commandement
de H. J. Mac Andrew, R.A.S.C., quittant définitivement l’Afrique du Nord
pour l’Angleterre, via Naples, ont, hier matin, dans un geste pieusement
symbolique, honoré ceux des leurs qui, dans les combats de 42-43, sont
tombés sur cette terre, côte à côte avec les nôtres.
Cérémonie simple et émouvante à cier d’ordonnance; M. Martin, consul
laquelle participaient le lieutenant- de Grande-Bretagne; M. Lavaysse, re
colonel Wilfred Campbell Grant, M. présentant le préfet ; M. Rigolet, re-
C.R.A. ; les majors Hodgson et Hart- présentant la Chambre de Commerce,
mann ; les captains Ryan Howeth et les autorités présentes à la céré-
Smith et Grâce ; le consul général monie du matin,
de Grande-Bretagne, M. Darrel Wil
son ; le général Henry Martin ; le « L , ail revoir »
lieutenant de vaisseau de Bats, re- i ,
présentant l’amiral Ronarc’h ; le ca- du general Henry Martin
pitaine de vaisseau Parillon, com- ~ J
mandant la marine en Algérie ; le Après avoir passé les troupes en re
commandant Jean Delmas, représen- vue, le général commandant la X e
tant le général commandant la V e Région s'adressa en anglais au lieu-
De nouvelles affaires de fraude concernant diverses
marchandises sont découvertes dans la Métropole
Paris (F.P.). — Des inspecteurs de la Sûreté nationale sont
partis hier pour l’Algérie en avion. D’autres gagneront Lyon et
plusieurs régions de la métropole afin d’opérer d’urgence les
vérifications nécessaires dans l’affaire du scandale du vin. Ces
investigations ont été décidées hier matin à la suite d’une en
trevue du juge Maüel et du commissaire Rourles.
Contrairement à certaines informa- férieure, a précisé, hier après-midi,
tions de presse aucun syndicat ne qu’à la suite de l’enquête qu’il avait
s’est constitué encore partie civile, ordonnée, la police rouennaise venait
Une affaire de fraude sur le vin de procéder à J’arrestation de M.
vient d’être découverte en Corrèze, Gornet, secrétaire administratif du
dans laquelle sont Impliqués deux groupement de répartition de la fa
commerçants, l’un de Brive, l’autre rine de la Seine Inférieure et de
de Soursac et le répartiteur des vins neuf membres du bureau départe-
du département de l’Aude. Un man- mental, tous Impliqués dans l’affai-
dat d’arrêt a été lancé contre eux. re. Les détournements, qui se prati
quaient depuis de nombreux mois,
L’enquête à la SAPVIN portent sur plusieurs milliers de ton
nes de farine. Contrairement à ce
Paris (F.P.). — M. Mazel, juge qui a pu être annoncé, aucun tra-
d’instruction chargé de l’affaire des fie d’or n'a été découvert Jusqu’à
vins d’Algérie, a entendu hier après- présent.
Ce soir, à 20 h. 30
M. G. BIDAULT
prononcera
une ALLOCUTION
radiodiffusée
Paris (F.P.). — M. G. Bidault
prononcera ce soir, vendredi, à
20 h. 30, une allocution qui sera
radiodiffusée.
midi M. Paul Cremieux, directeur
commercial de la SAPVIN. Le témoin
a déclaré que lè colonel Savy, qui
était en relations d’affaires avec la
SAPVIN, était intervenu au nom du
groupe inter-parlementaire de la Vi
ticulture qu’il représentait pour l’ob
tention d'une licence d’exportation
de 200.000 hectolitres de vin d’Algé
rie pour la Suisse en échange de tis
sus et que la SAPVIN avait été régu
lièrement chargée de l’exécution de
cette licence. 40.600 hectos seulement
ont été effectivement livrés à la
Suisse.
Grave affaire
de détournements de farine
dans la Seine-Inférieure
Paris (F.P.). — Le directeur et tous
les agents du groupement des fari
nes de la Seine Inférieure viennent
d’être > arrêtés à la suite d’une en
quête ordonnée par M. Meyre, pré
fet du département. Un . grand nom
bre de boulangers vont être incul
pés. Il s’agit d’une affaire de dé
tournement de farine blanche et de
trafic d’or.
M. Mairey, préfet de la Seine-In-
( Suite page 4)
Londres - Wellington
19.774 kms
en AVION
nouveau record
de distance établi
par un équipage
britannique
Paris (F.P.). — En même temps
qu’on homologuait la vitesse de 991
kms, nouveau record du monde réa
lisé par l’Anglais Donaldson sur un
avion à réaction de la Fédération aéro
nautique internationale, on homolo
guait trois records battus au cours
d’un même raid réalisé du 21 au 24
septembre par l’équipage britannique
Daets, Albridge et Hisditch, à bord
d’un quadrimoteur. Les aviateurs ont
couvert le parcours Londres-Welling
ton (Nouvelle-Zélande), soit 19.774
kms en 59 heures, à la moyenne de
313 kms 260.
Paris-New-York
en 17 h. T
par un «DC4» d’Air France
New-YorK (F.P.). — Le bureau de
la Cie Air-France de New-York annon
ce qu’un appareil de cette compagnie,
le « Bretagne », a battu le record de
vitesse de la traversée de l’Atlantique
pour appareils du type « D.C. 4 », en
effectuant Paris-New-York en 17 h. T.
(Séance du matin)
Paris (F.P.). — La séance de la
conférence plénière de la Paix s’est
ouverte hier matin, à 10 h. 05
la présidence de
conférence aborde
traita de paix avec la Roumanie.
Monsieur le Député, vous /enez
de nous répondre, et nous vous en re
mercions au nom de nos lecteurs, en
ntatiar ——* mode de tant que député d’Alger, mais nous
sidérât on d’ordre intérim y ou e >>e de s protestations .quasi unanimes. 4 ces con- serions également heureux de COnnaî-
• “ r > 4 cn “joute une autre, au moins aussi importante et tre les raisons de Votre Oui Sur le plan
? *, C , C : ne r ° positon française en, face des graves problèmes internationaux dé- général, Car nOUS ne pensons pas que
battus a la Conférence de la Paix. seule la question sur le plan algérien
°~ r toutes ces raisons, de nombreux électeurs que la Constitution ne satisfait a dicté votre VOte ?
certes pas, seraient enclins à voler « OUI », mais cependant avec les réserves — Ce serait faire injure aux Algé-
suivantes : % riens que de se figurer qu’ils n’aient
1 que les partis défenseurs du « OUI » affirment très nettement leur volonté à apprécier UI 1 problème nue suivant
de s employer a faire reviser le texte constitutionnel par la prochaine Assemblé, ; les satisfactions personnelles qu’ils
- ini * es représentants algériens demeurent intransigeants sur le Statut de peuvent avoir, et sur le plan général,
• Algérie et se rallient à la position prise, précisément par M. Viard dans son amen- nous avons des raisons suffisantes
dement lors du débat sur la loi électorale. pour répondre « oui » au referendum.
Ce préambule était necessaire pour que nos lecteurs, à la veille du Referen- La nouvelle Constitution consacre,
Oum, puissent en toute clarté, apprécier les déclarations qu’a bien voulu faire en effet, de très notaoles progrès SUT
M. Viard a notre rédacteur parisien. i a constitution qui a été rejetée. Elle
Et nous nous permettrons d'ajouter que, plus que jamais, sur cette terre algé- est Une Constitution parlementaire
vienne, où les jeux de la politique pure entraînent nécessairement des répercussions q ue nOUS nous étions engagés à dé-
d’autant plus graves qu’elles risquent de compromettre l’indispensable cohésion des fendre
elemen t français, une seule formule s impose. C est l union la plus large possible Le Parlement comporte deux Chain—
de tous ceux qui peuvent certes différer d’avis sur tel ou tel article de la Cons- bres ■ L’ancien Sénat fait place au
titution ou de la toi électorale, mais qui sont d'accord sur le principe à nos yeux Cnnspil rlp la Rpm-hlir.np mais pn fai-
issentiel du maintien des positions françaises. sant remarquer que CC Conseil de la
I ~~ M — KJB l/l A BFk République commence sa carrière
L.9 position CIG Irla VlAKU avec plus de pouvoirs que le vieux
Sénat de 1875.
Nous avons pù Joindre dans les gou- qu’il comportait lors de l’organisation Le pouvoir exécutif est nettement
loirs de la Constituante le député M. de la Constitution qui n’a pas été renforcé, c’est le Gouvernement sous
R.P. d’Alger, M. Viard, à qui nous adoptée. Dans cette dernière, en ef- l’autorité du Président de la Républi-
avons demandé son point de vue sur fet, sous prétexte d’organiser l’Union que qui possède désormais le droit de
la nouvelle Constitution qui est pré- française, on préparait sa dislocation, dissolution.. Or, vous le savez, pour
sentée à l’approbation des Français, et les Français de l’Empire avaient nous, c’est le point capital du régime
D’abord, en tant que membre d’un l’impression d’être abandonnés par la parlementaire.
des partis votant « oui », et d autre Métropole. Le Président de la République, d’au-
part en tant que député d’Alger Deux illustrations pour marquer la tre part, préside les grandes institu-
— Monsieur le Député, vous avez été différence : tions nationales, et lui aussi eommen-
un de ceux qui, lors du dernier sera- gi j a dernière Constitution avait été ce sa carrière avec plus de pouvoirs
tin, avez voté oui pour la nouvelle adoptée, la loi électorale aurait donné que l’ancien Président de la Républi-
Constltution ; nous n’oublions pas 21 députés autochtones et 14 députés que, ne serait-ce que sur deux points,
qu’il y a six mois, vous avez été de citoyens français à l’Algérie. A l’heure c’est qu’il peut imposer une seconde
ceux qui avaient voté non ! Pouvez- actuelle, nous sommes à 15 et 15. lecture des lois à la Chambre, et qu’il
vous nous expliquer la raison de ce g n second lieu, alors que la derniè- P e ut déclencher tout le mécanisme du
nouveau oui ? Est-ce un 1 Oui total, ou re Constitution prévoyait explicite- contrôle constitutionnel.
un oui sentimental, ou un oui condi- m ent un collège unique dans tout Pour la première fois depuis 1789, .il
tionnel ? y l’Empire, sauf pour l’Algérie, ce qui est créé un Conseil de la Magistrature
— Je vous réponds d’abord en tant était une menace que vous compre- donnant une autonomie très grande à
que député d’Alger. Bien qu’il ne soit fiez, la Constitution qui est soumise ce corps ,ce qui le soustrait, sinon to
pas un des titres les plus importants au suffrage des Français contient, au talement, dii moins en très grande
de la Constitution nouvelle, je tiens à contraire, un article qui prévoit ex- partie aux influences politiques,
souligner que le titre sur l’Union fran- pressément le double collège pour Enfin, pour la première fois dans la
çaise ne comporte plus les menaces l’Assemblée de l’Union française. Dou- Constitution, la Chambre des Députés
n’a pas l’initiative des dépenses au
moment de la discussion du budget et
des collectifs.
Nous sommes donc en face d’une
Constitution équilibrée où l’aventura
n’est plus possible.
— Encore une question, Monsieur le
Député, qui vous paraîtra peut-être
paradoxale, comme partisan du « oui »,
et plus probablement Indiscrète. Est-
ce un franchement « oui » ou .bien
souhaiteriez-vous, comme M. Maurice
Schumann l’a annoncé lui-même, une
révision de la Constitution pour plus
tard, et recommandez-vous le « oui *
uniquement pour sortir enfin du pro
visoire ?
— C’est franchement « oui », s’il
s’agit de sortir du provisoire, de per
mettre de grandes réformes financiè
res et économiques indispensables, la
vie stable du gouvernement, la fin du
tripartisme, la cohésion gouvernemen
tale, et s’il s’agit de la place de la
France dans le monde.
Mais c’est avec l’espoir d’une révi
sion rapide que nous votons « oui »,
et aussi avec Tespoir qu’une fois la
Constitution votée, on pourra' enfin
s’occuper sans équivoque et sans fai
blesse de ce qu’on appelle le Statut
de l’Algérie.
HIER AU COURS DE TROIS SEANCES DE TRAVAIL
Le traité avec la ROUMANIE
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La navigation sur le Danube a occupé la majeure partie des interventions
M. BEVIN
ciels sont inférieurs aux prix de 10
vient et que les concessions pétroliè
res appartenant aux Alliés en Rou-
M. Bevin monte le premier à la tri- manie ne peuvent pas continuer à ne
Le sénateur
VANDENBERG
SOUS v-~ - - - WW -WW puuypiU I-'CTO LUI! L11
m Mnlntnv I a bun e- Après avoir déclaré difficile à pes même payer leurs frais,
la discussion du la Grande-Bretagne d’accepter le trai- Ensuite M. Bevin parle du problè-
U ocuaa té avec j a j> ouman ie si le Royaume me de la libre navigation sur le Da-
Uni ne reçoit pas un traitement égal nube et appuie la proposition fran-
aux autres puissances, notamment en çaise de convoquer une conférence sur
ce qui concerné la question des pé- cette question dans le délai de six
troles roumains, M. Bevin fait re- mois.
marquer que les prix de vente effi-
Le sénateur Vandenberg, au nom
de la délégation américaine, se pro
nonce en faveur de la liberté de na
vigation sur le Danube et insiste pour
que cette clause soit insérée dans le
traité. Le sénateur plaide ensuite en
faveur de l’article 30 qui oblige la
Roumanie, pendant une période de 13
mois, à supprimer tout régime dis
criminatoire touchant le commerce
avec les puissances alliées. En échan
ge, ces dernières accorderont le mê
me régime à la Roumanie.
M. Kardelj, au nom de la Yougos
lavie, rappelle alors l’attitude de s .n
pays en face du problème danubien.
Il affirme que la moitié du système
de navigation sur le Danube se trou
ve en territoire yougoslave. Pour lui
l’article 34 qui a été adopté par la
Conférence, cache les visées impéria
listes, dans les Balkans, de certaines
grandes puissances.
Enfin, le général Pika, parlant au
nom de la Tchécoslovaquie, se fait
l’avocat de la Roumanie. 11 rappelle
à la Conférence l’aide apportée par
ce dernier pays à l’effort de guerre
allié depuis le 23 août 1944. Pour ces
raisons, l’orateur demande d’accorderf
à la Roumanie le bénéfice d’une paix
équitable. La séance est ensuite le
vée.
(Séance de l’après-midi)
Cette séance a été ouverte à 15 h.
40, sous la présidence de M. Molotov.
(Suite page 4)
PARIS. On déclare dans le« mi
lieux français autorisée que le gouver
nement américain n’a adressé aucune
demande à la France pour avoir la dis
position de la base de Port-Lyautey.
L'échéance de 1955
IV
Un reportage sensationnel de James CÀMERON
vue d'ensemble
Région aérienne ; le général Gentis, tenant-colonel Campbell. Il lui dit,
commandant par intérim la division ; en termes émus et affectueux, son
le colonel Dutaret, commandant la regret de voir partir un tel chef et
subdivision ; M. Rogier, vice-prési- de tels soldats. Rappelant les rela-
dent du conseil général, représentant tions très amicales qu’il a toujours
M. Baretaud ; M. le préfet Périllier ; entretenues avec les officiers de
M. Tubert, maire d’Alger, et les of- 1’ « Head Quarter », il souligna la
ficiers britanniques qui devaient fraternité d’arme qui unissait les ar-
s’embarquer sur T « Orduna ». mées anglaises, françaises et améri-
Des « Tommies » rendaient les hon- cai j ies en Tunisie où la campagne fut
neurs au passage du cortège jusqu’au rud ®- _
cénotaphe où fut déposé un superbe « Nous avons célébré à Tunis notre
médaillon fleuri d’œillets bleus, v .ict° lre commune , apres ce Jour glo-
blancs, rouges, figurant le pavillon de neu ^ nous en avons connu > d autres
l’Union Jack, encadré d’une couronne ® n Ital1 ®
de lauriers et cravaté de ruban tri- lamais combien les Anglais m ont ai-
colore. Tandis que le clairon sonnait e (i < " OI ^ s ? r et le " rl a Ç. P ? ar
le « Last Post », tous les cœurs la Jf Royal Navy » au débarquement ».
s’unissaient pour magnifier dans une Evoquant ensuite les brillants ser-
même pensée reconnaissante les héros vices d e son ami, il termina en 1 as-
r>rîv rip surant que les tombes de ses cama-
fl ÎIvrSn P rades qui dorment leur dernier som-
la wctoire co . ... meil en Algérie seront veillées par les
La minute de recueillement écoulée, so ldats français,
le général Henry Martin serra
départ
Orduna
la
main des officiers britanniques et
leur présenta les hautes autorités ci
viles et militaires de notre ville as
sociées à cette cérémonie du Souve
nir.
Avant l’embarquement
« Vous pouvez donc quitter Alger
tranquille ; que Dieu protège votre
« Commonwealth », vôtre roi, votre
armée, votre Royal Navy et votre
R.A.F. Nous nous reverrons encore.
Au revoir, cher colonel ».
Ces dernières paroles prononcées, et
dans l’étreinte du moment, le dra
peau de 1’ « Union Jàck » qui cla-
A 16 h., sur le quai où 1 « Or- q ua jt magnifiquement au vent fut
duna » est accosté, présentés par le baissé pour la dernière fois dans le
capitaine Enault du 9 e Zouaves, des ciel d’Afrique du Nord. Le C.Q.M.S.
détachements de ce régiment et une Keeble l’amena à terre tandis que la
compagnie europétenne d’instruction du mus i que des tirailleurs exécutait le
l* r R.T.A, avec musique et mascotte « God save t h e King » et la « Mar-
forment déjà un demi-carré complété se illaise ». Le colonel Campbell l’of-
ensuite par les Green Howards : un frit en hommage au général Henry
détachement de H.Q.A.T.N.A. et de Martin qui, à son tour, lui fit don
R.A.S.C., sous le commandement de d ’une splendide édition de l’histoire
H. J. Mac Andrew. Au milieu des d e l’Algérie.
troupes flotte le drapeau de l’Union La cérémonie terminée, un champa-
Jack. gne offert à bord de T « Orduna »
A 16 h. 15, le lieutenant-colonel Wil- permit une dernière fois aux autori-
fred Campbell Grant accueille le gé- tés alliées de lever leur verre à leur
néral Henry Martin, accompagné de indissoluble amitié et à la gloire de
M. Gazagne, représentant le Gouver- leurs deux pays,
neur générai; le colonel Layec, offi- Micia LEYVAL
Le général Henry MARTIN et le
lieut-.colonel CAMPBELL GRANT
viennent de rendre un émouvant
hommage aux héros alliés.
(Photos S. Rolando fils).
2a fO ans ' #
LES SIGNES DE LA PAIX
Uautomne dote Paris d’une
délicieuse arrière-saison. lie rayon
Jaune et doux, célébré par Baude
laire, n’y a rien de mélancolique
et c’est peut-être la première fois
depuis la fin de la guerre qu’il
passe dans le ciel parisien une
clarté active rappelant vraiment
la lumière de la paix. I*a rue s’est
repeuplée d’une façon extraordi
naire ; les automobiles y circulent
comme autrefois (par quelle sou
daine multiplication des pneus ?)
et les « fiacres » à cheval n’y se
ront bientôt pins, dans leur nom
bre infime, que la survivance de
deux souvenirs : celui d’une épo
que heureuse où ils étaient rois,
et celui d’une époque atroce où
Paris fut privé de tout... Peu à
peu, les magasins se remplissent :
les vitrines n’y montrent plus
simplement des grâces de sirènes
qui ne livraient jamais ce qu’elles
promettaient. Ii’ingéniosité de l’ar
tisan et de l’indnstrie a su, malgré
la double contrainte de la pau
vreté et de la politique, créer une
fois de plus ce qui peut satisfaire
la nécessité et le goût.
Cette impression de paix renais
sante, les Français la rejoignent
en retrouvant quelques-uns de
leurs rendez-vous traditionnels. I>e
Salon d’Automne, qui groupait Ja
dis la jeune peinture (comme nous
tous : elle a vieilli) a ouvert ses
portes en même temps que le Sa
lon de l’automobile rouvrait les
siennes. Il faut écrire les choses
comme elles sont ; l’automobile a
mobilisé plus d’amateurs que la
peinture. Pendant la tragique lé
thargie de cinq ans que la France
a connue, les arts ont offert à
beaucoup de Français un refuge où
leur patience trouvait souvent une
raison d’espérer. I>es salles de mu
sique exaltaient les cœurs, le
théâtre accordait, pour un soir,
l’oubli de certaines humiliations,
les musées maintenaient cette at
mosphère de sérénité que les
chefs-d’œuvre situent à l’écart des
hasards. IL n’y avait point alors
de facilités de voyage, d’évasions
possibles, d’autres aventures que
celles — si fortes d’ailleurs — de
la conspiration... I«a vie sociale
avait vraiment changé d’aspect et
quoique la guerre et ses vain
queurs d’alors aient tout accompli
pour la réduire et la dégrader,
elle avait su choisir des traits
nouveaux qui souvent n’ont pas
manqué de noblesse.
Le Salon de l’Automobile — le
premier en Europe ! — renoue
Mon petit garçon est parti pour l’école avec un jouet monstrueux, ressemblant quelque peu à un pis
tolet, assemblage de manettes et de gâchettes portant le nom de « Arme destructrice à long rayon d’action
par les rayons gamma ».
Cet objet est muni d’un déclic et lance des étin celles. On le remplit de petits fragments d’uranium,
qui ressemblent étrangement à des pierres à briquet.
J’ai acheté cet effroyable jouet — je dois l’avouer — à New-York, à peu près à l’époque où j’ai entendu
un chanteur de café-concert présenter au public le fameux « Bikini-Boogie-Woogie » où se trouvent ces
paroles impressionnantes : « Vous êtes mon puissant petit atome », intolérables à quelque point de vue
qu’on se place.
Autant que je me souvienne, on Ce n’est pas non plus une attaque
vendait également à New-York des contre les savants qui, bien qu’en-
■ ■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■*■■■■■•»broches et des clips faits de subs- clins à prendre des attitudes mo-
tances fondues recueillies à Alama- raies tout en observant leurs cy-
gordo, à l’endroit où fut expéri- flotrons, sont du moins, dans une
mentée la première bombe atomi- certaine mesure, meilleurs que les
que. Ces objets étaient vendus sous politiciens.
le nom engageant de « nouveautés Ces articles apportent surtout un
nucléaires ». argument contre ceux qui cherchent
C’est en gros, sous cet angle, que à se réfugier aujourd’hui dans des
m’apparut « l’opération carrefour » préoccupations triviales pour éviter
baptisée avec tan't de discernement de considérer en face les désagréa-
et si profondément décourageante blés perspectives offertes au monde,
par le sens qu’elle porte en elle. Que vous le vouliez ou non, vous
Elle était ainsi enveloppée d’une et tous ceux qui le démentent éner-
atmosphère d’invraisemblable futi- giquement, il y a encore beaucoup
lité et de vide radieux auxquels on de gens qui appartiennent à cette
avait peine à résister,. catégorie.
» y .. Il me paraît follement enfantin de
J6 tl CLllCLqilG pCLS nous agiter à propos de la quantité
de charbon que nous pouvons ex-
Par Gérard BAUER
vraiment les liens avec les habitu
des et les mœurs de la paix. On
se rappelle ce qu’il était naguè
re : une attraction considérable
qui, pendant une dizaine de Jours,
happait la province, la transpor
tait à Paris. Bourgeois, paysans
du Nord et du Sud arrivaient,
lestés d’économies, s’installaient à
l’hôtel et passaient leurs matinées
et leurs Journées sous les verriè
res du Grand-Palais à regarder de
près — comme ils eussent fait des
chevaux à la foire — les fines bê
tes qui leur accordaient une lu
xueuse égalité. Peu à peu, la So
ciété provinciale et rurale s’égali
saient en deux groupes : ceux qui
possédaient une voiture et ceux
qui n’en avaient point. Bans le
groupe des possédants, les vieilles
hiérarchies s’effaçaient : on s’y
estimait à l’importance de sa voi
ture, comme autrefois à celle de
ses biens visibles, fermes 3t trou
peaux.
Nous voilà revenus à ces tenta
tions — tentations d’autant plus
fortes que la province française et
la paysannerie sont riches. Cette
richesse n’est peut-être qu’une il
lusion ; elle est peut-être précai
re ; mais elle se traduit en nom
breux billets. Qu’est-ce que trois
ou quatre cent mille francs (le
prix d’une voiture d’occasion)
quand un couple de poulets coûte
mille francs ? Quel gros fermier
n’a pas le moyen de s’accorder
une commodité si pressante en
comblant une vanité et un plaisir?
Cependant, si les voitures sont
là (saluons l’effort...) il n’en est
aucune qu’on puisse acheter. On
peut çà et là passer des comman
des mais sans délai de livraison.
Il faut encore vivre d’espérance et
placer dans l’avenir ce signe tan
gible de la paix. L’homme qui n’a
pas fait fortune (il y en a tout de
même quelques-uns...) et qui son-
haiterait posséder une voiture (il
y en a beaucoup...) trouve dans ce
salon la même satisfaction que
l’homme riche. Lui aussi attend de
l’avenir la réalisation de ses vœux:
il l’attend des miracles de l’abon
dance et du machinisme, qui per
mettront sans doute un jour de
livrer de petites voitures comme
des bicyclettes — et qui ne coûte
ront pas plus cher. Ce jour-là, qui
n’est peut-être pas éloigné, le vé
ritable luxe sera de s’acheter un
tableau ou une fleur. Il est vrai,
au prix où sont les roses, peintes
ou naturelles, que c’en est déjà un
aujourd’hui...
que nous
Quel changement ce fut pour moi traire ou du nombre de grille-pa'lns
de me retrouver au milieu des ma- électriques et inoxydables que nous
thématiques purifiantes de Chep- pourrons fournir à la clientèle de
man Pincher et des sinistres souve- 1955, alors qu’il est évident qu’au-
nirs de John Deane Potter ! cun de nous ne verra peut-être l’an-
Ces articles ne constituent pas une née 1955, et quelques privilégiés seu-
attaque contre la bombe atomique lement pourront peut-être éviter les
— ce serait d’une extrême fatuité, neutrons à l’abri d’une épaisseur de
puisque l’Humanité était aussi as- 6 mètres de ciment tandis que tous
surée de disposer un jour ou l’au
tre de la force atomique qu’elle
l’était d’avoir des pilules contre le
mal de gorge ou des machines à laver.
les autres grilleront dans un feu
plus formidable que le diable lui-
même n’a jamais pu en imaginer un.
(Suite page 4)
ÉLECTEURS !
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