Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1946-10-05
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 05 octobre 1946 05 octobre 1946
Description : 1946/10/05 (A62,N21927). 1946/10/05 (A62,N21927).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t559683b
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/01/2021
PAR 295 VOIX CONTRE 245
comprenant les socialistes, le P. R. L.,
le rassemblement des gauches et les indépendants
La loi électorale est vot ée
UAlgérie élira 15 députés dans chaque collège
4 fr«
LE GRAND QUO TIDIEN DE L'AFRIQUE JU NORD
Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
Commençant sa tournée d’inspection en Afrique du Nord
M. MICHELET
ministre des Armées
est arrivé hier soir à TUINIS
Il a été reçu en audience par S.A. le BEY
Paris (F.P.). — M. Michelet, ministre des Armées, est parti
hier pour Tunis, par air, à 12 heures.
Le ministre était accompagné de Mme Michelet et de
M. Lemonier, chef de son Etat-Major Général.
L’arrivée à Tunis Chez S.A. le Bey
», cnir k M. Michelet, ministre des Armées,
M; été reci à a été reçu à 20 h. en audience par-
17 ^ à I mr Sral ticullère, par S.A. le bey de Tunis en
sa descente d a_ * P p ra nce en son palais de Carthage brillamment
Mast, Résident^général de^ Fr an M en mumlné et à rentrée duquel la Gar-
Tunisle, le Prem er général Du- de beylicale, en grande tenue, rendait
sentant S.A., le bey e r, trou- les honneurs. Le souverain, en unifor-
val, commandant sup autori- me de S ala . portant le Grand cordon
Réeen- d e la Légion d’honneur, était entou-
m mi r imfnircc h o i« pégpii- ae la Légion u nonneur, euait entou-
tés civiles et milita res r é ^ S es' les p r i nces beyllcaux
de ses ministres et des hauts digni
taires de la cour.
Au cours de l'entretien, empreint
de grande courtoisie, S.A. le Bey s’est
enquis avec intérêt de la situation de
la France et de son effort de redres
sement, et tint à rappeler le souve
nir inoubliable que son voyage en
France lui avait laissé. A l’issue de
cette audience, S.A. le Bey a confé
ré le Grand cordon du Nicham Ifti-
khar à M. Michelet.
Au palais de la Marsa
Au palais de la Résidence de La
Marsa, le Ministre des Armées a as
sisté à un grand dîner offert en son
honneur par le général Mast.
Au tribunal international
de Nuremberg
Le juge JACKSON
donnerait sa démission
de procureur général
Il serait remplacé par le
procureur général TAYLOR
Nuremberg (F.P.). — Le juge
son, qui dirigea toute la phase préli
minaire de l’accusation du procès des
criminels de guerre, donnera d ici
une dizaine de jours sa démission de
Procureur général des U.S.A. auprès
du Tribunal militaire international,
déclare-t-on à Nuremberg, de source
autorisée. „
Il sera remplacé par le Procureur
général Taylor, chargé de rechercher
les preuves en vue des procès inter
nationaux ultérieurs.
Les trois inculpés n’ont pas
encore quitté la prison
Nurember. — Un communiqué de
Londres ayant annoncé que les trois
acquittés :"Von Papen, Schacht et
Fritsche avaient été envoyés secrète
ment et sous escorte dans la zone
britannique, au cours de la nuit de
Jeudi, les milieux bien informés du
service de Sécurité déclarent qu’ils
n’ont pas encore quitté le Palais de
Justice et qu’ils ne le quitteront pro
bablement pas avant dimanche.
D’autre part, à la suite du refus
formel des autorités françaises et an
glaises de laisser pénétrer ces trois
« rescapés » dans leur zone d’occupa
tion, on prévoit qu’ils seront con
traints de séjourner dans la zone
américaine, car il est fort improba
ble que les autorités soviétiques leur
accordent l’autorisation de s’installer
dans leur zone.
Intervention de M me JODL
en faveur de son mari
Nuremberg (F.P.). — Madame Jodl
a adressé à M. Churchill et au prési
dent Truman un télégramme les sup
pliant d’intercéder en faveur de l’an
cien chef d’Etat-Major de la Wehr-
macht.
XXX
Londres. — Le Conseil allié a décidé
que les criminels de guerre condamnés
par le tribunal de Nuremberg à des
peines de prison seront Incarcérés à
Berlin.
Reviendra-t-on
au système des primes
attribuées aux petits
et moyens viticulteurs ?
Paris (De notre correspondant par
ticulier). — Au cours des récents dé
bats de l’Assemblée Constituante, la
viticulture n’a pas été épargnée, dans
leurs critiques, par les représentants
du Gouvernement. D’après les décla
rations ministérielles, il semble, de
ce fait, que le vœu de la C.G.V.M.,
repris par la Fédération nationale des
Associations viticoles, ne sera pas fa
vorablement accueilli. La tendance
probable serait le retour au système
d’attribution de primes à l’hectare
en faveur des petits et moyens viti
culteurs. Le clair est qu’on patauge
en pleine incohérence.
Cette situation ne laisse pas d’in
quiéter les pouvoirs publics et les
gens avertis des complexités vitico
les. En fait, le mécontentement dans
la Métropole arrive à son comble.
Sans doute les viticulteurs algériens
ne sont pas en reste sur ce point.
On les accuse parfois de retenir vo
lontairement leurs produits afin de
ralentir les exportations sur la Mé
tropole. Pourtant, l’on sait que de
puis longtemps ils n’ont plus de vin
à mettre en vente.
A n’en pas douter, nous allons vers
des événements qu’il vaudrait mieux
éviter. La passion partisane devrait
disparaître devant l’intérêt supérieur
de la viticulture et du pays.
THOMIERES.
Pour apporter l’apaisement
CERTAINS AVANTAGES
sont garantis aux
viticulteurs métropolitains
Paris (F.P.). — M. Yves Farge a reçu
les délégués de la Fédération des As
sociations viticoles de France repré
sentant tous les départements.
Un accord est intervenu susceptible
d’assurer, sans augmentation du prix
du vin fixé par le gouvernement, de
promptes livraisons sur la nouvelle
récolte, tout en garantissant aux vi
ticulteurs les avantages appelés à ap
porter l’apaisement désiré dans les
départements défavorisés.
M. Farge soumettra à l’approbation
du prochain Conseil les termes des
dispositions envisagées, de part et
d’autre, dans la plus grande cordla-
M. Cordell HULL
est à l’agonie
Washington (F.P.) — M. Cordell
Hull a subi une autre rechute très
grave au cours de la nuit. Le bul
letin de santé annonce que sa fin
est proche.
Pour le département d'ALGER :
1 er COLLÈGE... 6 députés | 2 e COLLÈGE... 5 députés
Paris (F.P.). — La séance de l’Assemblée constituante s’est ouverte hier matin, à 10
heures. M. BOUXOM préside.
Ferhat ABBAS
trois fois battu
INCIDENT
Dès le début, un très vif incident se produit. M. Pierre André
ayant interrompu, au cours de la séance de la veille, le ministre
du Travail M. Croizat qui évoquait les poursuites engagées en
1939 contre les députés communistes, croit devoir procéder à
LE PETIT ALGERIEN 9, Bd Laferrière, ALGER — Tél. 396-55 et la suite Ch. P. 20-21
Les « QUATRE » ont décidé :
La Conférence de Paris
\ • * . ' ' / 0 0 >
examinera les traités de paix
en séances plénières, à partir de dimanche
Les « QUATRE » commenceront la révision des travaux
de la Conférence dans le courant de la semaine prochaine
Paris (F.P.). — Le Conseil des ministres des Affaires étrangères, auquel assistaient
MM. Molotov, Bevin, Byrnes, Couve de Murville et Fouques du Parc, s’est réuni ieudi
à 21 h. 30.
Les débats, qui se sont prolongés jusqu’à 23 h. 15, ont eu Quant à la tâche consistant à revi-
lieu dans une atmosphère particulièrement détendue. Il s’agis- ??„ r ,I es , t 1 ravaux de la Conférence de
sait de fixer tout d’abord la façon dont les séances plénières ? QuktreVque^dan^if courant de
se dérouleraient. Il a été décidé que ces séances débuteraient la semaine prochaine, sans doute im-
TT N
ÜJ :
Le SCANDALE du VIN
Le dossier de cette affaire
qui porte sur le détournement
de plusieurs centaines de mil
liers d’hectolitres est transmis
au Garde des Sceaux
Parts (F.P.). — Dans les couloirs du
Palais Bourbon le scandale du vin
est l’objet de nombreuses conversa
tions. Comme toujours en pareil cas,
les noms de plusieurs personnalités
sont mis en avant. Les fraudes por
teraient sur plusieurs centaines de
milliers d’hectolitres lesquels, desti
nés à l’exportation furent reversés
dans le circuit intérieur, donc au
profit du marché noir. Le dossier de
l'affaire a été transmis au garde des
sceaux.
L’Instruction qui est en cours s’avè
re malaisée, les fraudeurs ayant ln-
contestatblement bénéficié de l’avis
de conseillers juridiques particulière
ment compétents. Jusqu’à présent les
seuls Inculpés sont des marchands de
vin en gros et en détail et des em
ployés du comité central de réparti
tion des boissons. En raison de la
proximité des élections, on peut d’ores
et déjà être assuré que quels que
soient les résultats de l’instruction
l’affaire sera exploitée sur le plan
politique.
M. MOLOTOV
partirait pour New-York
le 16 octobre
Paris (F.P.). — M. Molotov a quit
té Le Bourget, dans la nuit de jeudi,
à 2 h., pour Moscou.
Au cours de la visite qu’il a ren
due à M. Bevin, il aurait demandé
qu’une place lui soit réservée sur le
transatlantique anglais « Queen Eli
zabeth » qui doit partir, le 16 octo
bre, pour New-York.
adoptant la loi électorale,
l’Assemblée a franchi une
nouvelle étape. On sait qu’il
ne restait à discuter que le
chapitre concernant l’Algérie. On lui
réservé une bonne partie de la
matinée et ce fut l’occasion pour les
Amis du Manifeste » d’occuper la
sellette. Par trois fois, M. Ferhat
Abbas monta à l’assaut des articles
21 et 23. Far trois fois, 11 fut battu,
ayant l’appoint seulement des voix
communistes.
Le leader du Manifeste s’éleva
d’abord contre l’article 21 qui, dit-il,
permettrait au ministre de l’Inté
rieur un découpage de circonscrip
tions pour favoriser certains dépu
tés ». II n’en fàllut pas plus pour
que M. Borra se sentit visé. Dès lors
la discussion prit lin petit tour cons
titutionnel. M. Pierre Cot prétendit
que d’après les institutions adoptées
par l’Assemblée, le pouvoir législatif
pouvait être délégué. M. Viard
répondit que la Constitution n’était
pas violée puisqu’elle n’était pas en
core appliquée. Et M. Ferhat Abbas
dut s’incliner devant la majorité.
II ne fut pas plus heureux avec
l’amendement qui tendait à attribuer
20 sièges au premier collège et 35
au second. « Et nous sommes mo
destes, expliqua en substance M.
Ferhat Abbas, car nous avons droit,
avec nos 8 millions d’habitants, à 606
députés. Ce qui, ajouta-t-il, permet
trait à notre groupe de jouer un rôle
dans l’Assemblée nationale ».
Le deuxième alinéa de l’article 23,
les représentants du Manifeste ne le
frappèrent — si paradoxal que cela
puisse paraître — d’aucun amende
ment. Il y est spécifié, en effet, que
« feront partie du premier collège les
citoyens non musulmans et les ci
toyens français musulmans déjà dé
terminés par l’ordonnance du 7 mars
1944 ». C’est M. Viard, député d’Al
ger, dont on sait qu’il ne cacha ja
mais son opposition à l’ordonnance
du 7 mars 1944 qui tenta de persua
der l’Assemblée de n’inscrire dans
le premier collège que les citoyens
du statut français. L’Assemblée ne le
suivit pas. M. Viard n’en affirma «as
moins qu’il n’y aurait de tranquillité
politique en Algérie qu’au moment
où chaque catégorie de la population
aurait trouvé sa place sans crainte
ni confusion.
« Il ne faut pas, dit-il, que la po
pulation d’origine vive dans là han
tise de son étouffement. »
Tout en proclamant son intransi
geance sur cette question, le député
M.R.P. d’Alger réserva entièrement
sa position pour le moment où le
statut de l’Algérie viendrait en dis
cussion.
Quant à fa. Ferhat Abbas, il devait
revenir à la charge, sans plus de
succès d’ailleurs, lorsqu’il demanda
avec, il faut le reconnaître, des ar
guments plus pertinents, le droit de
vote pour la femme musulmane. Le
scrutin, là encore, lui fut défavorable,
nui, pour la troisième fois, groupa
dans la minorité communistes et Amis
du Manifeste.
Ce n’est que dans le vote final sur
l’ensemble de la loi électorale que
les communistes, qui avaient fait
jusque là un bout de chemin avec
leurs voisins algériens, se désolida
risèrent d’eux.
René BOUCHET.
une mise au point. D a parlé de « trahison ». Il lit aujourd’hui Z P + * U .N -7
le texte des compte-rendus de séance de la Chambre de 1939. C $!\ : 1 ?® 4 î r f lt t
Les communistes protestent avec énergie. Le Président parvient h on ’is • 5« le traité finlandais ^ * te bulgare ’ 4 6 traite
à grand peine à rétablir le calme et l’Assmblée reprend l’examen non s rois , o le traite nniandais
de la loi électorale.
Les articles de la loi
électorale
relatifs à l’Algérie
sont adoptés
aux réparations des
guerre en Tunisie.
dommages de
La loi Le Troquer
sur l’inéligibilité est adoptée
M. Roubert présente au nom de la
commission de l’Intérieur, son rap-
On se souvient que les articles du Port sur la proposition de loi de M.
titre 4 (articles 21 à 25) concernant relative a 1 inéligibilité
les dispositions relatives à l’Algérie, don t 1 article unique qui précise que
furent réservés. M. Quilici (Oran) ju- « en divers cas prévus par les lois
ge que la différence entre les deux vigueur, est inéligible tout indi-
collèges électoraux doit se fonder vidu d ui a été frappé d’indignité na ;
uniquement sur le statut personnel, tionale, même s’il en a été relevé
De ce point de vue, 11 y aurait P®ur un motif ou sous une formé
térêt à ne pas « écrémer »ù le colle- quelconque » est adopté,
ge musulman en Introduisant dans _ ... ..
le premier collège des citoyens fran- JrropOSltlOIlS diverses
çais musulmans titulaires de diplô
mes ou de décorations militaires. On On discute ensuite une proposition
retire ainsi au second collège ce qui de résolution présentée par M. Co-
pourralt constituer un élément d’é- lonna (Tunisie) tendant à donner
lite. aux citoyens français résidant en
Le président rappelle à l’orateur Tunisie et au Maroc, le nombre de
qu’il parle sur le premier article du représentants prévus par l’ordonnan-
titre (article 21) et le prie de limiter ce d’octobre 45 qui est adoptée à
son exposé aux dispositions de cet mains^levées.
article. M. Quilici annonce alors L’ordre du jour appelle la discus-
qu’fi reprendra la parole au moment sion de la proposition de M. d'As-
des explications de vote. tier de la Vigerie tendant à modifier
et à compléter la loi du 26 avril 1946
JKejet Cl un amendement rendant applicables aux assemblées
lVf 'RVvhaf Ahhnc prévues par la Constitution pour
de 1U. rernai HDuds l’année 1946 les inéligibilités relatives
Sur l’article 21, M. Kaddour Sator aux élections de 1945.
, dimanche à 16 h. La conférence procédera à l’examen des trai- médi atement après le retour de Mas-
On ne sait pas encore pour quelle
raison M. Molotov a décidé de se
rendre dès maintenant dans sa ca
pitale, au lieu de le faire, comme il
l’avait indiqué tout d’abord lui-même,
le 22 octobre. Par contre, le désir
qu’il a exprimé de s’embarquer le
16 octobre à bord du « Queen-Elisa-
beth » permet de constater ' que les
Quatre ne pourront pas poursuivre à
Paris leur œuvre de révision finale
après^ le 15 octobre, date fixée pour
la clôture de la conférence des 21.
PARIS. — M. Bevin a reçu au siège
de la délégation britannique Lord Stans-
gate, Sir Ronald Campbell et Sir Wal
ter Smaert. Il a discuté avec eux de
la situation découlant des conversations
anglo-égyptiennes.
AVANT DE S’AJOURNER A FEVRIER
Le Conseil économique et social
de l’O. N. ü. a construit une base
solide à la coopération internationale
Lake Succèss. — Au cours de sa
dernière séance, le Conseil économi
que et social a adopté à l’unanimi
té un programme qui établit pour
la première fols une coopération In
ternationale pour la reconstruction
des régions dévastées.
Le projet français d’enquête, visant
à la création de laboratoires de re
cherches des Nations Unies, a été
approuvé.
On peut donc dire que, si sur de
graves questions comme les réfugiés,
e Danube, la commission économl-
Pour la reconstruction
LA FRANCE demande
500 millions de dollars
à la Banque internationale
Washington (F.P.). — « La France
projette de présenter officiellement
une demande d’emprunt de 500 mil
lions de dollars à la Banque Interna
tionale dans un proche avenir », a an
noncé M. Robert Schuman, ministre
des Finances, actuellement aux U.S.
A., au cours d’une conférence de
presse. « Les documents afférents à
cet emprunt seront présentés dans
quelques jours », a-t-il précisé.
Cet emprunt, qui sera accordé au
Crédit national, organisme chargé de
la reconstruction, et non au gouver
nement français, servira à financer
non seulement les travaux de recons
truction mais aussi la modernisation
de l’outillage.
Le ministre espère que le plan pré
vu pour 1947 sera suffisant pour assu
rer le redressement de l’économie
française, mais, si besoin était, le
gouvernement aurait éventuellement
recours à la réquisition des valeurs
françaises à l’étranger. Far ailleurs,
les experts économiques français ten
tent d’obtenir des crédits en pesos
pour l’achat de matériel argentin.
M. Schuman a décrit ensuite l'aug
mentation de la production en Fran
ce depuis la libération, qui Justifie
l’augmentation de la participation
française au Fonds et à la Banque
Internationale. « Du fait que la Cons
titution de la IV me République sera
bientôt adoptée par le pays, a-t-il
ajouté, il sera possible d’accorder en
core plus d'intérêt aux problèmes de
la reconstruction ».
que européenne, aucune œuvre cons
tructive définitive n’a pu être ac
complie, le Conseil a adopté pour
les recommander à rassemblée, des
mesures pratiques formant une ba
se solide à la coopération interna
tionale.
La prochaine session du Conseil
économique et social s’ouvrira entre
le 15 et le 28 février prochain.
Adoption du principe
du libre trafic sur le Danube
Lake Success (F.P.). — La proposi
tion des U.S.A. en vue de réunir une
conférence internationale préparant la
réouverture du Danube au libre trafic
a été adoptée par le Conseil écono
mique et social, par 8 voix contre 5.
Au cours de la discussion, qui s’est
étendue sur plusieurs séances, l’U.R.
S.S., l’Ukraine, la Yougoslavie et la
Tchécoslovaquie se sont violemment
opposées au projet américain s’ap
puyant sur la thèse que le « Danube
appartient aux Danubiens ».
La Conférence danubienne, qui se
réunira à Vienne le 1 er novembre,
sous les auspices de l’O.N.U., com
prendra un représentant de chaque
Etat riverain.
Dans le Sud de Flran
les tribus insurgées
attaquent KAZEROUN
et approchent de CHIREZ
Le gouvernement envoie
des négociateurs
Téhéran (F.P.). — L’état-major
iranien annonce que dans le Sud de
l’Iran les tribus Kachkaï ont lancé
une attaque générale conte Kazeroun.
D'autre part, dans les milieux bien
informés de Téhéran, on déclare que
les conversations entre le général Za-
hedi et M. Nasser ont échoué.
On annonce enfin que les troupes
des tribus rebelles ne sont plus qu’à
quelques kilomètres de Chirez et que
le Gouvernement a envoyé d’urgence
des négociateurs chargés d’arrêter la
marche des insurgés.
KASSEL. — Alfred Hugenberg, an
cien président du parti politique natio
nal allemand et ancien membre du pre-
ntier Cabinet d'Hitler, a été arrêté en
Weetphalie et interné sur l'ordre du
gouvernement militaire britannique.
(Amis du Manifeste Algérien, Cons-
tantine) soutient un amendement
tendant à revenir au texte primitif
de la commission, ainsi rédigé : « Les
dispositions de la loi électorale pour
la France métropolitaine sont appli
cables à l’Algérie dans les conditions
Indiquées aux articles suivants. »
La nouvelle rédaction adoptée par
la commission à la demande de M.
Borra (soc., Constantine), permet
trait de scinder le département de
Constantine en créant une circons
cription à Bône. M. Sator demande
qu’on ne procède pas à un décou
page nouveau des circonscriptions,
qui donnerait peut-être satisfaction
à certains candidats ou électeurs,
mais qui ne serait certainement pas
équitable.
M. Borra déclare que tous les par
tis représentés au Conseil général
sont favorables à la création de la
circonscription de Bône.
M. Ferhat Abbas ne s’oppose pas en
principe à une nouvelle division ter
ritoriale, « mais, dit-il, dans les cir
constances actuelles, elle ne se ferait
qu’aq détriment des électeurs musul
mans aussi bien que Français.
Pour M. Pierre Cot, l’amendement
de la Commission est avant tout anti
constitutionnel.
M. Viard, député d’Alger, conteste
cette thèse et l’amendement Fehrat
Abbas est repoussé par 379 voix con
tre 159 sur 538 votants.
L’Assemblée aborde alors l’examen
de l’article 23 qui accorde 15 sièges
au premier collège et 15 au second
collège. En outre, il stipule que « fe
ront partie du premier collège, les
citoyens français non musulmans et
les citoyens français musulmans déjà
déterminés par l’article 3 et l’ordon
nance du 7 mars 1944, titulaires de
la carte de combattant de la guerre
1914-1918, titulaires de la croix de
guerre 39-40 pour faits d’armes per
sonnels, titulaires de la croix de guer
re campagnes de la libération, titu
laires du certificat d’études primaires,
anciens élèves ayant fréquenté les
établissements secondaires de la sixiè
me à la quatrième Inclusivement, et
membres élus, actuels et anciens, des
conseils d’administration des associa
tions indigènes de Prévoyance arti
sanales et agricoles.
M. Sator défend un amendement
tendant à porter à 55 le nombre des
sièges attribués à l’Algérie dont 20
pour le premier collège et 35 pour le
second. Il souligne qu’il est injuste
que des millions de Musulmans soient
représentés par le nombre d’élus que
huit cent mille Français.
M. Ferhat Abbas demande à l’As
semblée de revenir au moins au pre
mier texte adopté par la commission,
accordant au premier collège 15 siè
ges et 21 sièges au second. L’amende
ment est repoussé à mains levées.
A propos du deuxième alinéa, M.
Viard (M.R.P.) d’Alger, demande que
la discrimination entre électeurs du
premier et second collège soit fondée
strictement sur le Statut français ou
local. L’orateur qui avait déposé un
amendement dans oe sens, le retire.
Un article additionnel conférant le
droit de vote à la femme musulmane
est proposé par M. Sator. Le vote à
mains levées étant douteux, le prési
dent consulte l’Assemblée par scru
tin public. L’amendement est re
poussé par 289 voix contre 158 sur 537
votants.
Les articles 24 (répartition des siè
ges) et 25 (dispositions d’application),
sont adoptés. Les autres articles du
projet ne font l’objet d’aucune re
marque.
Le président Indique alors que la
commission demande une deuxième
lecture du projet. H en est ainsi
décidé. Elle ne portera que sur l’ar
ticle 38. Cet article est annexé dans
le texte primitivement proposé par
la commission et le principe du dou
ble collège est maintenu pour l’Al
gérie.
Après quelques observations de
certains députés d’outre-mer, le scru
tin sur l’ensemble de la loi électo
rale est ouvert. Il donne lieu à poin
tage et la séance est levée.
(Séance de l'après-midl)
Proclamation du vote
sur la loi électorale
Dès le début de la séance de
l’après-midi, M. Jacques Duclos don
ne les résultats du vote sur la pro
position de loi électorale qui est
adoptée par 295 voix contre 245 sur
540 votants.
L’Assemblée se prononce ensuite
sans débat sur un certain nombre de
points, notamment un projet de loi
fixant la contribution de la France
(Suite pa^e 4)
Bien mieux que la sardine...
le « S.E.-200 » a bouché le Vieux Port
Une vue de l'hydravion géant «SE 200 », dans la Vieux Port de
Marseille, où il a séjourné pendant la durée de la Foire.
(Photo R. Frison-Roche).
AJACCIO. — A la suite d’un diffé
rend relatif aux salaires, les journaux
d’Ajaccio, à l’exception du « Patrio
te », n’ont pas paru hier matin.
LA CHAMBRE GRECQUE
vote la confiance
au nouveau gouvernement
Athènes. — La Chambre grecque
voté, dans la nuit de jeudi, la mo
tion de confiance au nouveau gou
vernement par 190 voix contre 3.
L’opposition se retira afin de ne pas
voter contre le gouvernement.
ftOS EXCLUSIVITES
L’INCIDENT
Truman, Wallace, Byrnes
n’est pas clos
par Walter LIPPMANN
Les Commissions
ITALIE. — Une commission char
gée de surveiller l’exécution du paie
ment par l’Itaiie des réparations aux
pays autres que l’U.R.S.S., doit-elle
être créée ? Oui, a répondu l’Austra
lie qui a déposé un amendement afin
d’instituer cette commission. Non, a
répondu le délégué de l’U.R.S.S.,
inaugurant une nouvelle méthode de
manifester son opposition en refusant
de prendre part aux votes qui inter
vinrent sur les paragraphes de la
proposition australienne.
BALKANS. — La commission a en
tendu hier matin M. Ivan- Stepanov,
ministre des Finances bulgare, qui
est venu exposer que la participation
à la guerre coûte à la Bulgarie 32.000
victimes et 290 millions de dollars da
pertes matérielles. M. Stepanov a
contesté aussi bien les faits invoqués
que les demandes faites par la Gfèce
et la Yougoslavie, au titre des répa
rations.
Autour de la Conférence
Paris (F.P.). — M. Fouques du
Parc, secrétaire général de la Confé
rence de la Paix, s’est entretenu hier
matin avec les présidents des gran
des commissions de la Conférence.
XXX
Paris (F.P.). — Pour la seconda
fols en 24 heures, M. Bevin s’est en
tretenu hier matin en privé avec M.
Byrnes. j
XXX
Athènes. — M. Tsaldaris et la dé
légation grecque à la Conférence de
la paix ont pris hier matin l’avion
pour Paris, où ils sont arrivés hier
soir à 20 h.
XXX
Athènes (F.P.). — Pour protester
contre les décisions de la Conférence
de Paris concernant la frontière gré
co-albanaise, tous les magasins se
ront fermés aujourd’hui. Des mani
festations sont prévues.
XXX
Rome (F.P.). — Au cours du Con
seil des ministres, jeudi soir, M. de
Gasperi a annoncé que l’Italie serait
entendue encore une fois par la Con-
r\E quelque façon qu’on envisage la question, tout le monde a perdu la face dans
l’affaire du discours prononcé par M. Wallace à Madison-Square Garden. M. Byrnes
est extrêmement embarrassé, M. Wallace est révoqué, M. Truman a montré au monde ^ re n n e ce p d e e ni 5 a de^’dédsions^d^nïitL
qu’il était trop lent à parer le choc.
. . , le même rang et la même autorité
Il n'y a pas moyen de sortir d'une telle impasse, si ce n est en q ue lui, n’ont pas, en réalité, des ^ j
pratiquant cette qualité virile qui consiste à reconnaître que l'on s'est responsabilités identiques. M. Bevin ¥ A TT* I IAT ¥“*
•rompé. M. Truman sy art essuyé, mai. il n'a pas acc.pté de recon- & S*!*! Sveï LA K L I 1\ L
naître la faute initiale qu il avait commise et, par suite, il n a pas m. Molotov est un agent du Kremlin,
clos l'incident. où le Politburo ne laisse échapper à J^ jH f A ]\yfî7D
S=n erreur, a été de laisser un membre de son cabinet faire un dis “ÏTelluTum LtîL LA 1V1L.K
cours de politique partisane sur le point le plus grave de la politique a pp arenCGf aucun des plus petits dé
étrangère. Quand M. Wallace lui a montré son discours^ la première tails de procédure. M. Bidault, qui
question qui se posait à M. Truman n’était pas de savoir s’il était d’ac- travaille à Paris même, dans la ca-
cord avec le texte, mais si un membre de son administration pouvait pitale de son pays, est en contact
rompre la trêve de la politique partisane. La féunion de Madison Square p^sItion^de^M"
Garden était un meeting politique. C’était la pire et la dermere place | r y e rn g e ° s UV au C ontraire est tout àfait
pour discuter un point qui n’avait aucun rapport et ne pouvait en avoir exceptionnelle. Car, après avoir con-
aucun avec l’élection du gouverneur et d’un sénateur de New-York. sulté ses conseillers immédiats, il n’y
C’était une raison suffisante pour trôle final se dépenser eux-mêmes 5 e a de P fa‘tensio^d^la
M. Truman d’interdire à M. Wallace dans les difficultés et les troubles Conférence Dour le guider l’encou-
de prononcer son discours. Car, des d’une d’une telle conférence. Les Conférence pour‘ J® S U1 ?®£ 1 1e “ co ^ i
que des questions conduisent à une principales puissances font bien pour- rager et le renseigner' comme
politique partisane, non seulement la suivre les négociations par des agents, P°^J^smer ses arriérés,
trêve est rompue, mais les questions mais nous sommes les seuls parmi les 11 manquerait la uane.
et les mêmes ne peuvent plüs être cinq grands à avoir un agent qui ré- C’est un sérieux handicap. Le cli-
considérées sur le plan qui leur est dige lui-même et à son propre usage mat mental et émotif d’une conféren-
propre. Aussi, quand M. Wallace dit les instructions d’après lesquelles il ce internationale n’est pas de nature
dans une réunion publique que le doit travailler. à vous donner un jugement calme,
Gouverneur Dewey et les Républicains M. Byrnes négocie avec des hom- froid, pondéré et éclairé, ni à vous
constituent un parti anglais, il ne mes qui, bien qu’ayant nominalement faire voir le monde dans son ensem-
peut s’étonner si ses ennemis politi
ques lui répliquent qu’il est le chef
d’un parti russe. C’est lui-même qui
l’a voulu et voilà où l’on touche à la
folie.
Si M. Truman consentait à recon
naître que sa première erreur a été
de laisser M. Wallace faire un dis
cours partisan sur un sujet de poli
tique étrangère, il pourrait encore
réparer quelques-uns des dommages.
Il peut le faire en publiant un ordre
du jour, en tant que chef exécutif et
en tant que leader de son parti, peur
expliquer que les leaders républi
cains ont coopéré loyalement à la
conduite de la politique étrangère,
que les différences d’opinion ne sui
vent pas les lignes des partis et que,
durant le reste de la campagne poli
tique aucun démocrate ne pourra,
sans son approbation, rendre publi
que une déclaration partisane sur au
cune question de politique étrangère.
Cela réparerait une- grande partie
des dommages causés. Cela rendrait
à notre vie publique un peu de digni
té et de maturité avec un grand sen
timent de magnanimité et de déci
sion.
Il y a un autre aspect de cet in
cident qui met l’accent sur un pro
blème dont il faut s’occuper, bien
qu’il ne comporte pas de solution im
médiate possible. M. Truman a ren
du absolument clair que, bien que
le Président soit chârgé de la con
duite des Affaires étrangères, ce Pré
sident n’a, en fait, aucune influence
sur la direction et la tactique de
cette politique.
Cela signifie que M. Byrnes a une
responsabilité exceptionnelle. En vé
rité, aucun secrétaire d’Etat n’a eu,
au cours de ce siècle, à aucun point
une initiative et une autorité défi
nitive approchant, à quelque degré
que ce soit, la plus petite part de
celle dont dispose M. Byrnes, pas
même M. Hughes, et M. Stimson.
XXX
Ceci posé, le problème à examiner
est de savoir s’il est admissible que
M. Byrnes passe une si grande par
tie de son temps à l’étranger, agis
sant en tant qu’exécuteur et négocia
teur de sa propre politiaue. Car, en
1946, M. Bvrnes est l’artisan princi
pal de la politique américaine, de
même que l’était le Président Wil
son en 1919. Il est aussi celui qui
négocie, au jour le jour et point par
point, le détail des traités. Je ne
pense pas me tromper en disant que
d’après ceux-mêmes qui ont suivi du
plus près l’autre conférence de la
Paix, la décision de M. Wilson d’en
treprendre lui-même et personnelle
ment, les négociations à Paris, a cons
titué une de ses plus grosses er
reurs.
C’est un fait certain que les na
tions qui ont une plus longue expé'
rience que les U.S.A. des dures réa
lités de la diplomatie ne laissent pas
les hommes qui doivent avoir la res-
j iSonsabilité des décisions et du con
CHURCHILL
plaide en faveur
des États-Unis
d’EUROPE
Blackpool. — Au cours de l’allocu
tion qu’il a prononcée hier après-
midi, M. Churchill a dit : « Les
Etats-Unis ont déclaré qu’ils aban
donnaient la politique d’isolement et
qu’ils prenaient effectivement part à
la direction des affaires de l’Europe,
à la restauration de ce continent, et
à la paix mondiale. Mais il ne fau
drait pas jeter tout le poids du far
deau sur les Etats-Unis d’Amérique.
Pourquoi n’avons-nous pas aussi des
Etats-Unis d’Europe ? Que l’Europe
se- redresse, que toutes les inimitiés
et les querelles passées soient ou
bliées. Oui. Il faudrait qu’un beau
matin, quelque 250 millions d’habi
tants d’Europe se réveillent et di
sent : « Nous voulons être heureux,
libres et prospères, et nous ne vote
rons que pour les partis politiques
qui auront pour programme les
Etats-Unis d’Europe. »
Le deuxième Congrès
international
de tourisme africain
s’est ouvert à Paris
. ble.
L’horizon est assombri par les pro
pagandes et, parmi ceux qui sont
présents, il en est très peu qui peu
vent résister à la psychologie de la
foule, aux marées d’espoir et de
crainte, à l’exploitation, à l’ennui, à
la nervosité, aux émotions collectives,
aux slogans, aux opinions stéréoty
pées, aux tendances à la panique, à
l’exhibitionnisme devant les galeries
et les tribunes surpeuplées, qui ca
ractérisent une assemblée vaste, pas
sionnée et indisciplinée.
Faire la paix dans ces conditions
peut-être une nécessité inévitable.
Mais je me demande si l’homme qui
doit prendre les décisions finales doit
être celui-là ipême qui doit descen
dre dans l’arène pour se battre, et
s’il doit être aussi celui qui décide
pourquoi se battre et comment se
battre. La forme définitive de la po
litique demande à être décidée à l’in
térieur du pays, en contact étroit
avec le gouvernement et avec ce dé
tachement qui permet de mesurer les
intérêts de la nation et ses possibi
lités sur tous les continents du
monde.
Est-il possible de le faire dans les
salons d’hôtels d’une ville étrangère,
pendant des moments de répit entre
deux discours, deux visites, des ré
glements de détail, où à l’Assemblée
même lorsqu’on peut être énervé jus
qu’aux larmes ? La haute politique
étrangère anglaise se fait à Londres.
La haute politique étrangère des So
viets se fait à Moscou. Sommes-nous
sûrs que M. Byrnes est bien conseillé
depuis qu’il lui incombe de faire la
haute politique étrangère américaine
à la sueur de son front, pendant les
journées épuisantes qu’il passe avec
des hommes, dont les responsabilités
n’<ÿnt rien de comparables avec le
fardeau qui pèse sur ses épaules ?
Paris (F.P.). — Hier s’est tenue à
Paris la l re réunion du comité d’or
ganisation du 2 e congrès International
de tourisme africain. Le 1 er congrès
s’était tenu au Congo belge en 1938.
Le prochain aura lieu à Alger en
1947.
Le comité d’organisation est placé
sous la présidence de M. Henri Sau-
rin, ancien inspecteur général des
Travaux publics a,ux colonies, agis
sant pour le compte du Touring-Club.
M. Audisio, qui assistait à la réunion
ainsi que M. Louis Morard, a été
chargé d’établir Ta liaison entre le
comité et l’Algérie.
Ce congrès offrira un grand inté
rêt pour l’Algérie du fait qu’y seront
traitées des questions comme celles
des liaisons routières et aériennes à
travers le Sahara et jusqu’au Cap.
La toute souriante Weston Jayne,
portant le sceptre et la couronne,
elle vient en effet d'être élue
« Reine de la Mer », sur la plage
de Saint-Pétersburg.
(Photo N.Y.T.).
Les sans-logis de Limoges
prennent la place
des jeunes recrues
Limoges. — On précise que c’est
neuf familles de sans-Hogis et non une
vingtaine, qui se sont Installées dans
la caserne Beaupuy. Le colonel com
mandant la subdivision, après des
pourparlers avec le maire de Limoges
qui conduisait encore sept familles à
la caserne, et avec le général Ohou-
teau, commandant le corps d’armée
de Bordeaux, a cédé, tout en protes
tant que les deux pavillons occupés
par les « mal logés » étalent néces
saires aux jeunes recrues.
£moQ£;/
PARIS. — Le professeur et Mme Jo-
liot-Curie sont arrivés à Paris.
Vallon Gonzalez, ainsi que 88 mem
bres du parti ont été arrêtés.
LONDRES. — Les troupes anglaises MONTEVIDEO. — Charles Lesca, ex-
quitteraient le Dodécanèse avant le
31 décembre.
— M. Azzam Pacha, secrétaire général
de la Ligue Arabe, partira au début
de la semaine prochaine pour Pa
ris où il aura, avec M. Bevin, divers
entretiens.
administrateur de l’hebdomadaire
collaboratlonniste « Je suis Par
tout », arrêté sur la demande du
gouvernement français lors de son
passage à Montévidéo, n’a pas ré
clamé la protection de l’Ambassade
d’Argentine dans cette ville.
ROME. — Des éléments slavophiles WASHINGTON. — Il semble que la
ont fait sauter jeudi soir le Monu- grève maritime, commencée il y a
ment aux Morts de la guerre 1914- 3 jours, se poursuivra au delà de la
1918, élevé sur la colline de San- fin de la semaine.
M arc0 - — La grève de la viande aux U.S.A.
BELGRADE. — Un avion ayant violé menace d’avoir des répercussions
le territoire yougoslave a été forcé sur le ravitaillement de la France,
d’atterrir sur 1 aérodrome de Nlch. — Robert Prlgent, ministre de la
MADRID. — Le secrétaire général du Population, est arrivé Jeudi soir à
parti communiste et le chef des Washington, par avion, venant da
guérilleros d’Estramadure, Jésus New-York.
comprenant les socialistes, le P. R. L.,
le rassemblement des gauches et les indépendants
La loi électorale est vot ée
UAlgérie élira 15 députés dans chaque collège
4 fr«
LE GRAND QUO TIDIEN DE L'AFRIQUE JU NORD
Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
Commençant sa tournée d’inspection en Afrique du Nord
M. MICHELET
ministre des Armées
est arrivé hier soir à TUINIS
Il a été reçu en audience par S.A. le BEY
Paris (F.P.). — M. Michelet, ministre des Armées, est parti
hier pour Tunis, par air, à 12 heures.
Le ministre était accompagné de Mme Michelet et de
M. Lemonier, chef de son Etat-Major Général.
L’arrivée à Tunis Chez S.A. le Bey
», cnir k M. Michelet, ministre des Armées,
M; été reci à a été reçu à 20 h. en audience par-
17 ^ à I mr Sral ticullère, par S.A. le bey de Tunis en
sa descente d a_ * P p ra nce en son palais de Carthage brillamment
Mast, Résident^général de^ Fr an M en mumlné et à rentrée duquel la Gar-
Tunisle, le Prem er général Du- de beylicale, en grande tenue, rendait
sentant S.A., le bey e r, trou- les honneurs. Le souverain, en unifor-
val, commandant sup autori- me de S ala . portant le Grand cordon
Réeen- d e la Légion d’honneur, était entou-
m mi r imfnircc h o i« pégpii- ae la Légion u nonneur, euait entou-
tés civiles et milita res r é ^ S es' les p r i nces beyllcaux
de ses ministres et des hauts digni
taires de la cour.
Au cours de l'entretien, empreint
de grande courtoisie, S.A. le Bey s’est
enquis avec intérêt de la situation de
la France et de son effort de redres
sement, et tint à rappeler le souve
nir inoubliable que son voyage en
France lui avait laissé. A l’issue de
cette audience, S.A. le Bey a confé
ré le Grand cordon du Nicham Ifti-
khar à M. Michelet.
Au palais de la Marsa
Au palais de la Résidence de La
Marsa, le Ministre des Armées a as
sisté à un grand dîner offert en son
honneur par le général Mast.
Au tribunal international
de Nuremberg
Le juge JACKSON
donnerait sa démission
de procureur général
Il serait remplacé par le
procureur général TAYLOR
Nuremberg (F.P.). — Le juge
son, qui dirigea toute la phase préli
minaire de l’accusation du procès des
criminels de guerre, donnera d ici
une dizaine de jours sa démission de
Procureur général des U.S.A. auprès
du Tribunal militaire international,
déclare-t-on à Nuremberg, de source
autorisée. „
Il sera remplacé par le Procureur
général Taylor, chargé de rechercher
les preuves en vue des procès inter
nationaux ultérieurs.
Les trois inculpés n’ont pas
encore quitté la prison
Nurember. — Un communiqué de
Londres ayant annoncé que les trois
acquittés :"Von Papen, Schacht et
Fritsche avaient été envoyés secrète
ment et sous escorte dans la zone
britannique, au cours de la nuit de
Jeudi, les milieux bien informés du
service de Sécurité déclarent qu’ils
n’ont pas encore quitté le Palais de
Justice et qu’ils ne le quitteront pro
bablement pas avant dimanche.
D’autre part, à la suite du refus
formel des autorités françaises et an
glaises de laisser pénétrer ces trois
« rescapés » dans leur zone d’occupa
tion, on prévoit qu’ils seront con
traints de séjourner dans la zone
américaine, car il est fort improba
ble que les autorités soviétiques leur
accordent l’autorisation de s’installer
dans leur zone.
Intervention de M me JODL
en faveur de son mari
Nuremberg (F.P.). — Madame Jodl
a adressé à M. Churchill et au prési
dent Truman un télégramme les sup
pliant d’intercéder en faveur de l’an
cien chef d’Etat-Major de la Wehr-
macht.
XXX
Londres. — Le Conseil allié a décidé
que les criminels de guerre condamnés
par le tribunal de Nuremberg à des
peines de prison seront Incarcérés à
Berlin.
Reviendra-t-on
au système des primes
attribuées aux petits
et moyens viticulteurs ?
Paris (De notre correspondant par
ticulier). — Au cours des récents dé
bats de l’Assemblée Constituante, la
viticulture n’a pas été épargnée, dans
leurs critiques, par les représentants
du Gouvernement. D’après les décla
rations ministérielles, il semble, de
ce fait, que le vœu de la C.G.V.M.,
repris par la Fédération nationale des
Associations viticoles, ne sera pas fa
vorablement accueilli. La tendance
probable serait le retour au système
d’attribution de primes à l’hectare
en faveur des petits et moyens viti
culteurs. Le clair est qu’on patauge
en pleine incohérence.
Cette situation ne laisse pas d’in
quiéter les pouvoirs publics et les
gens avertis des complexités vitico
les. En fait, le mécontentement dans
la Métropole arrive à son comble.
Sans doute les viticulteurs algériens
ne sont pas en reste sur ce point.
On les accuse parfois de retenir vo
lontairement leurs produits afin de
ralentir les exportations sur la Mé
tropole. Pourtant, l’on sait que de
puis longtemps ils n’ont plus de vin
à mettre en vente.
A n’en pas douter, nous allons vers
des événements qu’il vaudrait mieux
éviter. La passion partisane devrait
disparaître devant l’intérêt supérieur
de la viticulture et du pays.
THOMIERES.
Pour apporter l’apaisement
CERTAINS AVANTAGES
sont garantis aux
viticulteurs métropolitains
Paris (F.P.). — M. Yves Farge a reçu
les délégués de la Fédération des As
sociations viticoles de France repré
sentant tous les départements.
Un accord est intervenu susceptible
d’assurer, sans augmentation du prix
du vin fixé par le gouvernement, de
promptes livraisons sur la nouvelle
récolte, tout en garantissant aux vi
ticulteurs les avantages appelés à ap
porter l’apaisement désiré dans les
départements défavorisés.
M. Farge soumettra à l’approbation
du prochain Conseil les termes des
dispositions envisagées, de part et
d’autre, dans la plus grande cordla-
M. Cordell HULL
est à l’agonie
Washington (F.P.) — M. Cordell
Hull a subi une autre rechute très
grave au cours de la nuit. Le bul
letin de santé annonce que sa fin
est proche.
Pour le département d'ALGER :
1 er COLLÈGE... 6 députés | 2 e COLLÈGE... 5 députés
Paris (F.P.). — La séance de l’Assemblée constituante s’est ouverte hier matin, à 10
heures. M. BOUXOM préside.
Ferhat ABBAS
trois fois battu
INCIDENT
Dès le début, un très vif incident se produit. M. Pierre André
ayant interrompu, au cours de la séance de la veille, le ministre
du Travail M. Croizat qui évoquait les poursuites engagées en
1939 contre les députés communistes, croit devoir procéder à
LE PETIT ALGERIEN 9, Bd Laferrière, ALGER — Tél. 396-55 et la suite Ch. P. 20-21
Les « QUATRE » ont décidé :
La Conférence de Paris
\ • * . ' ' / 0 0 >
examinera les traités de paix
en séances plénières, à partir de dimanche
Les « QUATRE » commenceront la révision des travaux
de la Conférence dans le courant de la semaine prochaine
Paris (F.P.). — Le Conseil des ministres des Affaires étrangères, auquel assistaient
MM. Molotov, Bevin, Byrnes, Couve de Murville et Fouques du Parc, s’est réuni ieudi
à 21 h. 30.
Les débats, qui se sont prolongés jusqu’à 23 h. 15, ont eu Quant à la tâche consistant à revi-
lieu dans une atmosphère particulièrement détendue. Il s’agis- ??„ r ,I es , t 1 ravaux de la Conférence de
sait de fixer tout d’abord la façon dont les séances plénières ? QuktreVque^dan^if courant de
se dérouleraient. Il a été décidé que ces séances débuteraient la semaine prochaine, sans doute im-
TT N
ÜJ :
Le SCANDALE du VIN
Le dossier de cette affaire
qui porte sur le détournement
de plusieurs centaines de mil
liers d’hectolitres est transmis
au Garde des Sceaux
Parts (F.P.). — Dans les couloirs du
Palais Bourbon le scandale du vin
est l’objet de nombreuses conversa
tions. Comme toujours en pareil cas,
les noms de plusieurs personnalités
sont mis en avant. Les fraudes por
teraient sur plusieurs centaines de
milliers d’hectolitres lesquels, desti
nés à l’exportation furent reversés
dans le circuit intérieur, donc au
profit du marché noir. Le dossier de
l'affaire a été transmis au garde des
sceaux.
L’Instruction qui est en cours s’avè
re malaisée, les fraudeurs ayant ln-
contestatblement bénéficié de l’avis
de conseillers juridiques particulière
ment compétents. Jusqu’à présent les
seuls Inculpés sont des marchands de
vin en gros et en détail et des em
ployés du comité central de réparti
tion des boissons. En raison de la
proximité des élections, on peut d’ores
et déjà être assuré que quels que
soient les résultats de l’instruction
l’affaire sera exploitée sur le plan
politique.
M. MOLOTOV
partirait pour New-York
le 16 octobre
Paris (F.P.). — M. Molotov a quit
té Le Bourget, dans la nuit de jeudi,
à 2 h., pour Moscou.
Au cours de la visite qu’il a ren
due à M. Bevin, il aurait demandé
qu’une place lui soit réservée sur le
transatlantique anglais « Queen Eli
zabeth » qui doit partir, le 16 octo
bre, pour New-York.
adoptant la loi électorale,
l’Assemblée a franchi une
nouvelle étape. On sait qu’il
ne restait à discuter que le
chapitre concernant l’Algérie. On lui
réservé une bonne partie de la
matinée et ce fut l’occasion pour les
Amis du Manifeste » d’occuper la
sellette. Par trois fois, M. Ferhat
Abbas monta à l’assaut des articles
21 et 23. Far trois fois, 11 fut battu,
ayant l’appoint seulement des voix
communistes.
Le leader du Manifeste s’éleva
d’abord contre l’article 21 qui, dit-il,
permettrait au ministre de l’Inté
rieur un découpage de circonscrip
tions pour favoriser certains dépu
tés ». II n’en fàllut pas plus pour
que M. Borra se sentit visé. Dès lors
la discussion prit lin petit tour cons
titutionnel. M. Pierre Cot prétendit
que d’après les institutions adoptées
par l’Assemblée, le pouvoir législatif
pouvait être délégué. M. Viard
répondit que la Constitution n’était
pas violée puisqu’elle n’était pas en
core appliquée. Et M. Ferhat Abbas
dut s’incliner devant la majorité.
II ne fut pas plus heureux avec
l’amendement qui tendait à attribuer
20 sièges au premier collège et 35
au second. « Et nous sommes mo
destes, expliqua en substance M.
Ferhat Abbas, car nous avons droit,
avec nos 8 millions d’habitants, à 606
députés. Ce qui, ajouta-t-il, permet
trait à notre groupe de jouer un rôle
dans l’Assemblée nationale ».
Le deuxième alinéa de l’article 23,
les représentants du Manifeste ne le
frappèrent — si paradoxal que cela
puisse paraître — d’aucun amende
ment. Il y est spécifié, en effet, que
« feront partie du premier collège les
citoyens non musulmans et les ci
toyens français musulmans déjà dé
terminés par l’ordonnance du 7 mars
1944 ». C’est M. Viard, député d’Al
ger, dont on sait qu’il ne cacha ja
mais son opposition à l’ordonnance
du 7 mars 1944 qui tenta de persua
der l’Assemblée de n’inscrire dans
le premier collège que les citoyens
du statut français. L’Assemblée ne le
suivit pas. M. Viard n’en affirma «as
moins qu’il n’y aurait de tranquillité
politique en Algérie qu’au moment
où chaque catégorie de la population
aurait trouvé sa place sans crainte
ni confusion.
« Il ne faut pas, dit-il, que la po
pulation d’origine vive dans là han
tise de son étouffement. »
Tout en proclamant son intransi
geance sur cette question, le député
M.R.P. d’Alger réserva entièrement
sa position pour le moment où le
statut de l’Algérie viendrait en dis
cussion.
Quant à fa. Ferhat Abbas, il devait
revenir à la charge, sans plus de
succès d’ailleurs, lorsqu’il demanda
avec, il faut le reconnaître, des ar
guments plus pertinents, le droit de
vote pour la femme musulmane. Le
scrutin, là encore, lui fut défavorable,
nui, pour la troisième fois, groupa
dans la minorité communistes et Amis
du Manifeste.
Ce n’est que dans le vote final sur
l’ensemble de la loi électorale que
les communistes, qui avaient fait
jusque là un bout de chemin avec
leurs voisins algériens, se désolida
risèrent d’eux.
René BOUCHET.
une mise au point. D a parlé de « trahison ». Il lit aujourd’hui Z P + * U .N -7
le texte des compte-rendus de séance de la Chambre de 1939. C $!\ : 1 ?® 4 î r f lt t
Les communistes protestent avec énergie. Le Président parvient h on ’is • 5« le traité finlandais ^ * te bulgare ’ 4 6 traite
à grand peine à rétablir le calme et l’Assmblée reprend l’examen non s rois , o le traite nniandais
de la loi électorale.
Les articles de la loi
électorale
relatifs à l’Algérie
sont adoptés
aux réparations des
guerre en Tunisie.
dommages de
La loi Le Troquer
sur l’inéligibilité est adoptée
M. Roubert présente au nom de la
commission de l’Intérieur, son rap-
On se souvient que les articles du Port sur la proposition de loi de M.
titre 4 (articles 21 à 25) concernant relative a 1 inéligibilité
les dispositions relatives à l’Algérie, don t 1 article unique qui précise que
furent réservés. M. Quilici (Oran) ju- « en divers cas prévus par les lois
ge que la différence entre les deux vigueur, est inéligible tout indi-
collèges électoraux doit se fonder vidu d ui a été frappé d’indignité na ;
uniquement sur le statut personnel, tionale, même s’il en a été relevé
De ce point de vue, 11 y aurait P®ur un motif ou sous une formé
térêt à ne pas « écrémer »ù le colle- quelconque » est adopté,
ge musulman en Introduisant dans _ ... ..
le premier collège des citoyens fran- JrropOSltlOIlS diverses
çais musulmans titulaires de diplô
mes ou de décorations militaires. On On discute ensuite une proposition
retire ainsi au second collège ce qui de résolution présentée par M. Co-
pourralt constituer un élément d’é- lonna (Tunisie) tendant à donner
lite. aux citoyens français résidant en
Le président rappelle à l’orateur Tunisie et au Maroc, le nombre de
qu’il parle sur le premier article du représentants prévus par l’ordonnan-
titre (article 21) et le prie de limiter ce d’octobre 45 qui est adoptée à
son exposé aux dispositions de cet mains^levées.
article. M. Quilici annonce alors L’ordre du jour appelle la discus-
qu’fi reprendra la parole au moment sion de la proposition de M. d'As-
des explications de vote. tier de la Vigerie tendant à modifier
et à compléter la loi du 26 avril 1946
JKejet Cl un amendement rendant applicables aux assemblées
lVf 'RVvhaf Ahhnc prévues par la Constitution pour
de 1U. rernai HDuds l’année 1946 les inéligibilités relatives
Sur l’article 21, M. Kaddour Sator aux élections de 1945.
, dimanche à 16 h. La conférence procédera à l’examen des trai- médi atement après le retour de Mas-
On ne sait pas encore pour quelle
raison M. Molotov a décidé de se
rendre dès maintenant dans sa ca
pitale, au lieu de le faire, comme il
l’avait indiqué tout d’abord lui-même,
le 22 octobre. Par contre, le désir
qu’il a exprimé de s’embarquer le
16 octobre à bord du « Queen-Elisa-
beth » permet de constater ' que les
Quatre ne pourront pas poursuivre à
Paris leur œuvre de révision finale
après^ le 15 octobre, date fixée pour
la clôture de la conférence des 21.
PARIS. — M. Bevin a reçu au siège
de la délégation britannique Lord Stans-
gate, Sir Ronald Campbell et Sir Wal
ter Smaert. Il a discuté avec eux de
la situation découlant des conversations
anglo-égyptiennes.
AVANT DE S’AJOURNER A FEVRIER
Le Conseil économique et social
de l’O. N. ü. a construit une base
solide à la coopération internationale
Lake Succèss. — Au cours de sa
dernière séance, le Conseil économi
que et social a adopté à l’unanimi
té un programme qui établit pour
la première fols une coopération In
ternationale pour la reconstruction
des régions dévastées.
Le projet français d’enquête, visant
à la création de laboratoires de re
cherches des Nations Unies, a été
approuvé.
On peut donc dire que, si sur de
graves questions comme les réfugiés,
e Danube, la commission économl-
Pour la reconstruction
LA FRANCE demande
500 millions de dollars
à la Banque internationale
Washington (F.P.). — « La France
projette de présenter officiellement
une demande d’emprunt de 500 mil
lions de dollars à la Banque Interna
tionale dans un proche avenir », a an
noncé M. Robert Schuman, ministre
des Finances, actuellement aux U.S.
A., au cours d’une conférence de
presse. « Les documents afférents à
cet emprunt seront présentés dans
quelques jours », a-t-il précisé.
Cet emprunt, qui sera accordé au
Crédit national, organisme chargé de
la reconstruction, et non au gouver
nement français, servira à financer
non seulement les travaux de recons
truction mais aussi la modernisation
de l’outillage.
Le ministre espère que le plan pré
vu pour 1947 sera suffisant pour assu
rer le redressement de l’économie
française, mais, si besoin était, le
gouvernement aurait éventuellement
recours à la réquisition des valeurs
françaises à l’étranger. Far ailleurs,
les experts économiques français ten
tent d’obtenir des crédits en pesos
pour l’achat de matériel argentin.
M. Schuman a décrit ensuite l'aug
mentation de la production en Fran
ce depuis la libération, qui Justifie
l’augmentation de la participation
française au Fonds et à la Banque
Internationale. « Du fait que la Cons
titution de la IV me République sera
bientôt adoptée par le pays, a-t-il
ajouté, il sera possible d’accorder en
core plus d'intérêt aux problèmes de
la reconstruction ».
que européenne, aucune œuvre cons
tructive définitive n’a pu être ac
complie, le Conseil a adopté pour
les recommander à rassemblée, des
mesures pratiques formant une ba
se solide à la coopération interna
tionale.
La prochaine session du Conseil
économique et social s’ouvrira entre
le 15 et le 28 février prochain.
Adoption du principe
du libre trafic sur le Danube
Lake Success (F.P.). — La proposi
tion des U.S.A. en vue de réunir une
conférence internationale préparant la
réouverture du Danube au libre trafic
a été adoptée par le Conseil écono
mique et social, par 8 voix contre 5.
Au cours de la discussion, qui s’est
étendue sur plusieurs séances, l’U.R.
S.S., l’Ukraine, la Yougoslavie et la
Tchécoslovaquie se sont violemment
opposées au projet américain s’ap
puyant sur la thèse que le « Danube
appartient aux Danubiens ».
La Conférence danubienne, qui se
réunira à Vienne le 1 er novembre,
sous les auspices de l’O.N.U., com
prendra un représentant de chaque
Etat riverain.
Dans le Sud de Flran
les tribus insurgées
attaquent KAZEROUN
et approchent de CHIREZ
Le gouvernement envoie
des négociateurs
Téhéran (F.P.). — L’état-major
iranien annonce que dans le Sud de
l’Iran les tribus Kachkaï ont lancé
une attaque générale conte Kazeroun.
D'autre part, dans les milieux bien
informés de Téhéran, on déclare que
les conversations entre le général Za-
hedi et M. Nasser ont échoué.
On annonce enfin que les troupes
des tribus rebelles ne sont plus qu’à
quelques kilomètres de Chirez et que
le Gouvernement a envoyé d’urgence
des négociateurs chargés d’arrêter la
marche des insurgés.
KASSEL. — Alfred Hugenberg, an
cien président du parti politique natio
nal allemand et ancien membre du pre-
ntier Cabinet d'Hitler, a été arrêté en
Weetphalie et interné sur l'ordre du
gouvernement militaire britannique.
(Amis du Manifeste Algérien, Cons-
tantine) soutient un amendement
tendant à revenir au texte primitif
de la commission, ainsi rédigé : « Les
dispositions de la loi électorale pour
la France métropolitaine sont appli
cables à l’Algérie dans les conditions
Indiquées aux articles suivants. »
La nouvelle rédaction adoptée par
la commission à la demande de M.
Borra (soc., Constantine), permet
trait de scinder le département de
Constantine en créant une circons
cription à Bône. M. Sator demande
qu’on ne procède pas à un décou
page nouveau des circonscriptions,
qui donnerait peut-être satisfaction
à certains candidats ou électeurs,
mais qui ne serait certainement pas
équitable.
M. Borra déclare que tous les par
tis représentés au Conseil général
sont favorables à la création de la
circonscription de Bône.
M. Ferhat Abbas ne s’oppose pas en
principe à une nouvelle division ter
ritoriale, « mais, dit-il, dans les cir
constances actuelles, elle ne se ferait
qu’aq détriment des électeurs musul
mans aussi bien que Français.
Pour M. Pierre Cot, l’amendement
de la Commission est avant tout anti
constitutionnel.
M. Viard, député d’Alger, conteste
cette thèse et l’amendement Fehrat
Abbas est repoussé par 379 voix con
tre 159 sur 538 votants.
L’Assemblée aborde alors l’examen
de l’article 23 qui accorde 15 sièges
au premier collège et 15 au second
collège. En outre, il stipule que « fe
ront partie du premier collège, les
citoyens français non musulmans et
les citoyens français musulmans déjà
déterminés par l’article 3 et l’ordon
nance du 7 mars 1944, titulaires de
la carte de combattant de la guerre
1914-1918, titulaires de la croix de
guerre 39-40 pour faits d’armes per
sonnels, titulaires de la croix de guer
re campagnes de la libération, titu
laires du certificat d’études primaires,
anciens élèves ayant fréquenté les
établissements secondaires de la sixiè
me à la quatrième Inclusivement, et
membres élus, actuels et anciens, des
conseils d’administration des associa
tions indigènes de Prévoyance arti
sanales et agricoles.
M. Sator défend un amendement
tendant à porter à 55 le nombre des
sièges attribués à l’Algérie dont 20
pour le premier collège et 35 pour le
second. Il souligne qu’il est injuste
que des millions de Musulmans soient
représentés par le nombre d’élus que
huit cent mille Français.
M. Ferhat Abbas demande à l’As
semblée de revenir au moins au pre
mier texte adopté par la commission,
accordant au premier collège 15 siè
ges et 21 sièges au second. L’amende
ment est repoussé à mains levées.
A propos du deuxième alinéa, M.
Viard (M.R.P.) d’Alger, demande que
la discrimination entre électeurs du
premier et second collège soit fondée
strictement sur le Statut français ou
local. L’orateur qui avait déposé un
amendement dans oe sens, le retire.
Un article additionnel conférant le
droit de vote à la femme musulmane
est proposé par M. Sator. Le vote à
mains levées étant douteux, le prési
dent consulte l’Assemblée par scru
tin public. L’amendement est re
poussé par 289 voix contre 158 sur 537
votants.
Les articles 24 (répartition des siè
ges) et 25 (dispositions d’application),
sont adoptés. Les autres articles du
projet ne font l’objet d’aucune re
marque.
Le président Indique alors que la
commission demande une deuxième
lecture du projet. H en est ainsi
décidé. Elle ne portera que sur l’ar
ticle 38. Cet article est annexé dans
le texte primitivement proposé par
la commission et le principe du dou
ble collège est maintenu pour l’Al
gérie.
Après quelques observations de
certains députés d’outre-mer, le scru
tin sur l’ensemble de la loi électo
rale est ouvert. Il donne lieu à poin
tage et la séance est levée.
(Séance de l'après-midl)
Proclamation du vote
sur la loi électorale
Dès le début de la séance de
l’après-midi, M. Jacques Duclos don
ne les résultats du vote sur la pro
position de loi électorale qui est
adoptée par 295 voix contre 245 sur
540 votants.
L’Assemblée se prononce ensuite
sans débat sur un certain nombre de
points, notamment un projet de loi
fixant la contribution de la France
(Suite pa^e 4)
Bien mieux que la sardine...
le « S.E.-200 » a bouché le Vieux Port
Une vue de l'hydravion géant «SE 200 », dans la Vieux Port de
Marseille, où il a séjourné pendant la durée de la Foire.
(Photo R. Frison-Roche).
AJACCIO. — A la suite d’un diffé
rend relatif aux salaires, les journaux
d’Ajaccio, à l’exception du « Patrio
te », n’ont pas paru hier matin.
LA CHAMBRE GRECQUE
vote la confiance
au nouveau gouvernement
Athènes. — La Chambre grecque
voté, dans la nuit de jeudi, la mo
tion de confiance au nouveau gou
vernement par 190 voix contre 3.
L’opposition se retira afin de ne pas
voter contre le gouvernement.
ftOS EXCLUSIVITES
L’INCIDENT
Truman, Wallace, Byrnes
n’est pas clos
par Walter LIPPMANN
Les Commissions
ITALIE. — Une commission char
gée de surveiller l’exécution du paie
ment par l’Itaiie des réparations aux
pays autres que l’U.R.S.S., doit-elle
être créée ? Oui, a répondu l’Austra
lie qui a déposé un amendement afin
d’instituer cette commission. Non, a
répondu le délégué de l’U.R.S.S.,
inaugurant une nouvelle méthode de
manifester son opposition en refusant
de prendre part aux votes qui inter
vinrent sur les paragraphes de la
proposition australienne.
BALKANS. — La commission a en
tendu hier matin M. Ivan- Stepanov,
ministre des Finances bulgare, qui
est venu exposer que la participation
à la guerre coûte à la Bulgarie 32.000
victimes et 290 millions de dollars da
pertes matérielles. M. Stepanov a
contesté aussi bien les faits invoqués
que les demandes faites par la Gfèce
et la Yougoslavie, au titre des répa
rations.
Autour de la Conférence
Paris (F.P.). — M. Fouques du
Parc, secrétaire général de la Confé
rence de la Paix, s’est entretenu hier
matin avec les présidents des gran
des commissions de la Conférence.
XXX
Paris (F.P.). — Pour la seconda
fols en 24 heures, M. Bevin s’est en
tretenu hier matin en privé avec M.
Byrnes. j
XXX
Athènes. — M. Tsaldaris et la dé
légation grecque à la Conférence de
la paix ont pris hier matin l’avion
pour Paris, où ils sont arrivés hier
soir à 20 h.
XXX
Athènes (F.P.). — Pour protester
contre les décisions de la Conférence
de Paris concernant la frontière gré
co-albanaise, tous les magasins se
ront fermés aujourd’hui. Des mani
festations sont prévues.
XXX
Rome (F.P.). — Au cours du Con
seil des ministres, jeudi soir, M. de
Gasperi a annoncé que l’Italie serait
entendue encore une fois par la Con-
r\E quelque façon qu’on envisage la question, tout le monde a perdu la face dans
l’affaire du discours prononcé par M. Wallace à Madison-Square Garden. M. Byrnes
est extrêmement embarrassé, M. Wallace est révoqué, M. Truman a montré au monde ^ re n n e ce p d e e ni 5 a de^’dédsions^d^nïitL
qu’il était trop lent à parer le choc.
. . , le même rang et la même autorité
Il n'y a pas moyen de sortir d'une telle impasse, si ce n est en q ue lui, n’ont pas, en réalité, des ^ j
pratiquant cette qualité virile qui consiste à reconnaître que l'on s'est responsabilités identiques. M. Bevin ¥ A TT* I IAT ¥“*
•rompé. M. Truman sy art essuyé, mai. il n'a pas acc.pté de recon- & S*!*! Sveï LA K L I 1\ L
naître la faute initiale qu il avait commise et, par suite, il n a pas m. Molotov est un agent du Kremlin,
clos l'incident. où le Politburo ne laisse échapper à J^ jH f A ]\yfî7D
S=n erreur, a été de laisser un membre de son cabinet faire un dis “ÏTelluTum LtîL LA 1V1L.K
cours de politique partisane sur le point le plus grave de la politique a pp arenCGf aucun des plus petits dé
étrangère. Quand M. Wallace lui a montré son discours^ la première tails de procédure. M. Bidault, qui
question qui se posait à M. Truman n’était pas de savoir s’il était d’ac- travaille à Paris même, dans la ca-
cord avec le texte, mais si un membre de son administration pouvait pitale de son pays, est en contact
rompre la trêve de la politique partisane. La féunion de Madison Square p^sItion^de^M"
Garden était un meeting politique. C’était la pire et la dermere place | r y e rn g e ° s UV au C ontraire est tout àfait
pour discuter un point qui n’avait aucun rapport et ne pouvait en avoir exceptionnelle. Car, après avoir con-
aucun avec l’élection du gouverneur et d’un sénateur de New-York. sulté ses conseillers immédiats, il n’y
C’était une raison suffisante pour trôle final se dépenser eux-mêmes 5 e a de P fa‘tensio^d^la
M. Truman d’interdire à M. Wallace dans les difficultés et les troubles Conférence Dour le guider l’encou-
de prononcer son discours. Car, des d’une d’une telle conférence. Les Conférence pour‘ J® S U1 ?®£ 1 1e “ co ^ i
que des questions conduisent à une principales puissances font bien pour- rager et le renseigner' comme
politique partisane, non seulement la suivre les négociations par des agents, P°^J^smer ses arriérés,
trêve est rompue, mais les questions mais nous sommes les seuls parmi les 11 manquerait la uane.
et les mêmes ne peuvent plüs être cinq grands à avoir un agent qui ré- C’est un sérieux handicap. Le cli-
considérées sur le plan qui leur est dige lui-même et à son propre usage mat mental et émotif d’une conféren-
propre. Aussi, quand M. Wallace dit les instructions d’après lesquelles il ce internationale n’est pas de nature
dans une réunion publique que le doit travailler. à vous donner un jugement calme,
Gouverneur Dewey et les Républicains M. Byrnes négocie avec des hom- froid, pondéré et éclairé, ni à vous
constituent un parti anglais, il ne mes qui, bien qu’ayant nominalement faire voir le monde dans son ensem-
peut s’étonner si ses ennemis politi
ques lui répliquent qu’il est le chef
d’un parti russe. C’est lui-même qui
l’a voulu et voilà où l’on touche à la
folie.
Si M. Truman consentait à recon
naître que sa première erreur a été
de laisser M. Wallace faire un dis
cours partisan sur un sujet de poli
tique étrangère, il pourrait encore
réparer quelques-uns des dommages.
Il peut le faire en publiant un ordre
du jour, en tant que chef exécutif et
en tant que leader de son parti, peur
expliquer que les leaders républi
cains ont coopéré loyalement à la
conduite de la politique étrangère,
que les différences d’opinion ne sui
vent pas les lignes des partis et que,
durant le reste de la campagne poli
tique aucun démocrate ne pourra,
sans son approbation, rendre publi
que une déclaration partisane sur au
cune question de politique étrangère.
Cela réparerait une- grande partie
des dommages causés. Cela rendrait
à notre vie publique un peu de digni
té et de maturité avec un grand sen
timent de magnanimité et de déci
sion.
Il y a un autre aspect de cet in
cident qui met l’accent sur un pro
blème dont il faut s’occuper, bien
qu’il ne comporte pas de solution im
médiate possible. M. Truman a ren
du absolument clair que, bien que
le Président soit chârgé de la con
duite des Affaires étrangères, ce Pré
sident n’a, en fait, aucune influence
sur la direction et la tactique de
cette politique.
Cela signifie que M. Byrnes a une
responsabilité exceptionnelle. En vé
rité, aucun secrétaire d’Etat n’a eu,
au cours de ce siècle, à aucun point
une initiative et une autorité défi
nitive approchant, à quelque degré
que ce soit, la plus petite part de
celle dont dispose M. Byrnes, pas
même M. Hughes, et M. Stimson.
XXX
Ceci posé, le problème à examiner
est de savoir s’il est admissible que
M. Byrnes passe une si grande par
tie de son temps à l’étranger, agis
sant en tant qu’exécuteur et négocia
teur de sa propre politiaue. Car, en
1946, M. Bvrnes est l’artisan princi
pal de la politique américaine, de
même que l’était le Président Wil
son en 1919. Il est aussi celui qui
négocie, au jour le jour et point par
point, le détail des traités. Je ne
pense pas me tromper en disant que
d’après ceux-mêmes qui ont suivi du
plus près l’autre conférence de la
Paix, la décision de M. Wilson d’en
treprendre lui-même et personnelle
ment, les négociations à Paris, a cons
titué une de ses plus grosses er
reurs.
C’est un fait certain que les na
tions qui ont une plus longue expé'
rience que les U.S.A. des dures réa
lités de la diplomatie ne laissent pas
les hommes qui doivent avoir la res-
j iSonsabilité des décisions et du con
CHURCHILL
plaide en faveur
des États-Unis
d’EUROPE
Blackpool. — Au cours de l’allocu
tion qu’il a prononcée hier après-
midi, M. Churchill a dit : « Les
Etats-Unis ont déclaré qu’ils aban
donnaient la politique d’isolement et
qu’ils prenaient effectivement part à
la direction des affaires de l’Europe,
à la restauration de ce continent, et
à la paix mondiale. Mais il ne fau
drait pas jeter tout le poids du far
deau sur les Etats-Unis d’Amérique.
Pourquoi n’avons-nous pas aussi des
Etats-Unis d’Europe ? Que l’Europe
se- redresse, que toutes les inimitiés
et les querelles passées soient ou
bliées. Oui. Il faudrait qu’un beau
matin, quelque 250 millions d’habi
tants d’Europe se réveillent et di
sent : « Nous voulons être heureux,
libres et prospères, et nous ne vote
rons que pour les partis politiques
qui auront pour programme les
Etats-Unis d’Europe. »
Le deuxième Congrès
international
de tourisme africain
s’est ouvert à Paris
. ble.
L’horizon est assombri par les pro
pagandes et, parmi ceux qui sont
présents, il en est très peu qui peu
vent résister à la psychologie de la
foule, aux marées d’espoir et de
crainte, à l’exploitation, à l’ennui, à
la nervosité, aux émotions collectives,
aux slogans, aux opinions stéréoty
pées, aux tendances à la panique, à
l’exhibitionnisme devant les galeries
et les tribunes surpeuplées, qui ca
ractérisent une assemblée vaste, pas
sionnée et indisciplinée.
Faire la paix dans ces conditions
peut-être une nécessité inévitable.
Mais je me demande si l’homme qui
doit prendre les décisions finales doit
être celui-là ipême qui doit descen
dre dans l’arène pour se battre, et
s’il doit être aussi celui qui décide
pourquoi se battre et comment se
battre. La forme définitive de la po
litique demande à être décidée à l’in
térieur du pays, en contact étroit
avec le gouvernement et avec ce dé
tachement qui permet de mesurer les
intérêts de la nation et ses possibi
lités sur tous les continents du
monde.
Est-il possible de le faire dans les
salons d’hôtels d’une ville étrangère,
pendant des moments de répit entre
deux discours, deux visites, des ré
glements de détail, où à l’Assemblée
même lorsqu’on peut être énervé jus
qu’aux larmes ? La haute politique
étrangère anglaise se fait à Londres.
La haute politique étrangère des So
viets se fait à Moscou. Sommes-nous
sûrs que M. Byrnes est bien conseillé
depuis qu’il lui incombe de faire la
haute politique étrangère américaine
à la sueur de son front, pendant les
journées épuisantes qu’il passe avec
des hommes, dont les responsabilités
n’<ÿnt rien de comparables avec le
fardeau qui pèse sur ses épaules ?
Paris (F.P.). — Hier s’est tenue à
Paris la l re réunion du comité d’or
ganisation du 2 e congrès International
de tourisme africain. Le 1 er congrès
s’était tenu au Congo belge en 1938.
Le prochain aura lieu à Alger en
1947.
Le comité d’organisation est placé
sous la présidence de M. Henri Sau-
rin, ancien inspecteur général des
Travaux publics a,ux colonies, agis
sant pour le compte du Touring-Club.
M. Audisio, qui assistait à la réunion
ainsi que M. Louis Morard, a été
chargé d’établir Ta liaison entre le
comité et l’Algérie.
Ce congrès offrira un grand inté
rêt pour l’Algérie du fait qu’y seront
traitées des questions comme celles
des liaisons routières et aériennes à
travers le Sahara et jusqu’au Cap.
La toute souriante Weston Jayne,
portant le sceptre et la couronne,
elle vient en effet d'être élue
« Reine de la Mer », sur la plage
de Saint-Pétersburg.
(Photo N.Y.T.).
Les sans-logis de Limoges
prennent la place
des jeunes recrues
Limoges. — On précise que c’est
neuf familles de sans-Hogis et non une
vingtaine, qui se sont Installées dans
la caserne Beaupuy. Le colonel com
mandant la subdivision, après des
pourparlers avec le maire de Limoges
qui conduisait encore sept familles à
la caserne, et avec le général Ohou-
teau, commandant le corps d’armée
de Bordeaux, a cédé, tout en protes
tant que les deux pavillons occupés
par les « mal logés » étalent néces
saires aux jeunes recrues.
£moQ£;/
PARIS. — Le professeur et Mme Jo-
liot-Curie sont arrivés à Paris.
Vallon Gonzalez, ainsi que 88 mem
bres du parti ont été arrêtés.
LONDRES. — Les troupes anglaises MONTEVIDEO. — Charles Lesca, ex-
quitteraient le Dodécanèse avant le
31 décembre.
— M. Azzam Pacha, secrétaire général
de la Ligue Arabe, partira au début
de la semaine prochaine pour Pa
ris où il aura, avec M. Bevin, divers
entretiens.
administrateur de l’hebdomadaire
collaboratlonniste « Je suis Par
tout », arrêté sur la demande du
gouvernement français lors de son
passage à Montévidéo, n’a pas ré
clamé la protection de l’Ambassade
d’Argentine dans cette ville.
ROME. — Des éléments slavophiles WASHINGTON. — Il semble que la
ont fait sauter jeudi soir le Monu- grève maritime, commencée il y a
ment aux Morts de la guerre 1914- 3 jours, se poursuivra au delà de la
1918, élevé sur la colline de San- fin de la semaine.
M arc0 - — La grève de la viande aux U.S.A.
BELGRADE. — Un avion ayant violé menace d’avoir des répercussions
le territoire yougoslave a été forcé sur le ravitaillement de la France,
d’atterrir sur 1 aérodrome de Nlch. — Robert Prlgent, ministre de la
MADRID. — Le secrétaire général du Population, est arrivé Jeudi soir à
parti communiste et le chef des Washington, par avion, venant da
guérilleros d’Estramadure, Jésus New-York.
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