Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1946-04-27
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 27 avril 1946 27 avril 1946
Description : 1946/04/27 (A62,N21790). 1946/04/27 (A62,N21790).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t559546v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/01/2021
I
APRÈS 127 SÉANCES
La Constituante
a clôturé sa session hier à 21 h. 15
Outre le collectif de 1946, de très importants projets ont été
votés au cours de cette dernière journée :
• Nationalisation de la Banque de l'Algérie
O Nationalisation des houillères
• Retraite des vieux et vieilles de FRANCE
9, Bd Laferrière, ALGER — Tél. 396-55 et la suite — Ch. P. 20-21 LE PETIT ALGERIEN Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
L E projet de loi portant nationalisa
tion de la Banque de l'Algérie est
' venu si inopinément au début de
la séance d'hier matin que parmi
les quelques députés présents la repré
sentation algérienne passait presque
inaperçue. Les auteurs d'amendements,
eux-mêmes, étaient absenté.
M. Mohand Achouf^ rapporta le projet
de la Commission qui est celui du gou
vernement et qui fut adopté en quel
ques minutes après que M. Pleven eut
fait approuver à l'article 4 (la loi en
comporte six) un amendement augmen
tant le nombre des membres du conseil
d'administration provisoire chargé d'as
surer la gestion de l'organisme pendant m. Marcel Paul répond ensuite aux 3° Un projet de loi supprimant la
la période transitoire. observations de M. Petit. Il montre consultation du Comité consultatif
A compter de la promulgation de la qu’il est de l’intérêt du pays de créer des arts et manufactures prévue par
loi, dit l'article premier, la Banque de un e Direction de l’Artisanat. Les ar- le code du travail.
l'Algérie est nationalisée ; ses actions tisans ayant été écrasés pendant ces 4° Un projet de loi relatif à la jour-
sont transférées en toute propriété à dernières années, il est indispensa- née du l Gr mai 1946.
l'Etat à la même date. Ces actions de ble que l’Etat prenne des mesures 5° Un projet de loi et trois propo-
500 fr. sont au nombre de 50.000. en leur faveur. sitions de loi portant règlement des
En échange de celles-ci les action- Le ministre déclare que son but conditions d’accès à la profession de
noires recevront des obligations nomi- est d’arriver, le plus rapidement coiffeur.
natives^ portant intérêt à 3 %. Préci- possible, à la liberté industrielle^ 5 „ Un Jet de lQl flxant la com _
sons a titre indicatif, que les charges D ici peu, mémoration de la fête de la Victoire
résultant pour 1 Etat du paiement des de secteurs, le contiôle sera supprimé, au dlmanche qul sult le 8 mal sl cette
intérêts et de 1 amortissement des obli- dit-il. _______. date est celle d'un Jour de semaine.
gâtions, atteindront pour la première an- M. PHILIP 6» Un projet de loi prévoyant des
née environ 51 millions de francs. hp* pi nnnrp* mesures exceptionnelles et temporai-
L article 3 proroge le privilège d émis- M. 1 hilip, ministre des Finances, . r Êe mif j rP i a rr ic P hi,
sion de la Banque de l'Algérie et pré- Indique les raisons pour lesquelles i OBemen t
voit que le régime définitif de l'émis- bous sommes obligés de maintenir
sion sera réorganisé dans le délai de provisoirement des subventions In- Organisation des programmes
six mois. La Commission a estimé que dustrielles. « Nous nous trouvons, dit- , , i ,:
ce délai était nécessaire pour mener à U. en presence d'importations élevees. 06 la production
bien les négociations avec le gouverne- Les Etats-Unis nous ont fourni men- Le Gouvernement demandant la
ment beylical. ïi , ™ f!?’ 0 , 0 . 0 tvînne nrlx annuel discussion Immédiate d'un projet de
En attendant que n intervienne le sta- don à 2.500 «re la tonne, prix auquel lql portant organisation des program-
tut définitif de la Banque qui sera fixé ^ c in mes de la Production, M. Desjardins
dans ce meme délai de six mois par & sut>veutloa est donc ln (P.R.L.), s’élève avec violence contre
une loi, l'administration sera confiée à cuspensabie_ » chaDitre relatif à le vote hâtlf û p ’ on Propose à l’Assem-
un conseil d'administration comprenant L p rodl mt^^ blée. Ce texte P eut avolr des consé-
représentant du ministre des Finan- ^ ‘5?" ^ crédit de 32 mil- ^rtences graves pour l’Industrie fran-
± Gouverneur général de l’Algérie 7.****'*.??'? Ir frais d'une ***• L’intervention de M. Desjardins
les nécessités de l'actualité nous
obligent à refarder la suite de la
publication du grand reportage de
Roger FRISON-ROCHE :
BELGIQUE
pays de la sagesse
Parti de Paris hier soir
M. Félix GOUIN
prononcera demain
à MARSEILLE
un important
discours
Paris. —- M. Félix Gouin, président du
Gouvernement provisoire de la République,
a quitté Paris hier soir, gare de Lyon,
par train spécial, pour Marseille. Il est
accompagné de MM. Tanguy-Prigent, mi
nistre de l’Agriculture, M. Biiloux, mi
nistre de la reconstruction «t de l’Urba
nisme, M. Deferre, secrétaire d’Etat à la
présidence du Conseil, M. Joxe, secrétaire
général du Gouvernement.
Le président Gouin posera dimanche la
première pierre du barrage qui alimen
tera en eau la région Marseille-Aix.
A 10 h. 30, il prononcera un important
discours politique.
SAIGON. —- Poursuivant leur pacifi
cation du Lao« les troupes françaises
sont entrées jeudi matin à Vientiane.
2 e SEA NCE AU LUXEMB OURG
Accord des «4»
sin* le i>i*éni4il>nle traité de paix avec l'IT^LIE
Désaccord sur r inscription
à l’ordre du jour des aiiaires allemande et autrichienne
— La deuxième séance du nés, qui sera discutée au cours de la
des ministres des Affaires séance de l’après-midi.
L'ordre du jour en suspens
Le « plan de secours »
de M. Byrnes
serait un plan quinquennal
Londres (F.P.). — M. Byrnes, délé-
ou son représentant, le Résident général
est marquée par des Interruptions et
de Tunisie ou son représenjant ^ Gou^ esT en'Lora-
vemeur de la Banque de France, le ^ la "“mon * en même teur conclut en réclamant la liberté
directeur de la Caisse centrale de la t ^ , Conférence de la Paix des entre P rises - garantie du redresse
France d'outre-mer, le représentant des ^séanceest levée ^ à 12 heures ment économique.
cadres, le représentant du personnel et a seance est ievee a neures - m. Lespres, rapporteur, déclare qu’il
Séance de raprès-midi s’agit d’un projet destiné à permet-
Paris (F.P.). — La séance est re- tre la fabrication d’objets de pre-
prise à 15 h. sous la présidence de. mière nécessité.
M. Auriol. M. Albert Gazier, sous-secrétaire
L’Assemblée adopte sans débat : d’Etat à l’Economie, s’étonne de
1° Un projet de loi validant les ac- l’émotion que soulève le projet et 11
tes promulgués depuis le 16 juin 1940 observe qu’un contrôle de l’emploi
en matière d’hygiène et de sécurité des matières^premières est nécessaire,
des travailleurs. Le projet "de loi portant organisa-
Un projet de loi relatif aux pou- tion du crédit, dont la discussion im-
quotre autres personnalités dont M. Pie
ven a fait admettre l'adjonction par
l'Assemblée. — R. B.
Dernières séances
Ea.ris (F.P.). — La séance de l’As
semblée Constituante s’est ouverte
LK VOTB lit J CO Mj Mj ECT BI
ef la nationalisation des houillères
Jd.cs déûèqués ^tançais, pofoncu* et austzahcns se sont mis ? accolé
Le
projet de
f
ordonnant une enquête SUI*
et condamnant FRANCO est élaboré
Il sera soumis, lundi, à Fapçrobation du Conseil
Paris.
Conseil
étrangères s’est tenue hier après-midi,
de 16 h. à 19 11. 40, sous la présidence
de M. Bevin. ôn déclare que Jeudi, la délégation
Aucun communiqué n’a été publié soviétique a pris position pour que
à l'issue de la séance. En effet, il a ('affaire allemande soit inscrite à l’or-
été décidé de ne publier de commu- dre du Jour. Aussitôt, la délégation , „. _ , _ __
niqué que lorsque de grandes déci- britannique, soutenue par la délé- ku a américain à la Confèrence des 4
slons seront prises. ga tion américaine, a demandé que Pp, r a ,« „ da ??_LJ* d Ô„ 4
Les précisions suivantes peuvent ce- ('affaire autrichienne soit également ^ Par ’ s ' s * ral * rfeë
pendant être données : Inscrite à l'ordre du Jour. . d ' P °^ , solution des problè-
M. Bevin a ouvert la séance en par- La délégation soviétique n’ayant pas ^^ait présenté'en''cas d'értiéc'^d’es né
lant de l'affaire Italienne. Un accord voulu lier les deux questions al e- ^odatiSns Il mévolt notamment là
a été réalisé par le Conseil sur le mande et autrichienne, alors que les ?° dla “° s n ' n des tarifs en
préambule du traité de paix avec Europe P endaat la prochame pérlode
' PuU le Conseil a commencé l'étude “ÙTaftürrÆ dScjLia. ’ g» 1 £ ^ToentTs ^
de la question des réparations. Un Pour le moment l’ordre du lour Dant des problèmes
comité d'experte a été nommé pour n est donc pas établi, charbon'? de P l én“rgle «étriqué, du
l’Italie? la CapaClté de palernpnt d La France a sa place comrherce, des transports et des vl-
Les adjoints des ministres se réu- Enregistrons avec satisfaction que su? S leque S l Bvrnes'IuLméme'seraU
niront ce matin et décideront quelle le règlement adopté au cours de la indécis Byrnes lui-même serait
est celle, parmi les questions italien- première réunion marque le souci d'é- ' x x x
viter les Incidents de Londres, en . _ ......
septembre dernier. M. Molotov s’op- Paris (F.P.). Les adjoints des qua-
posalt à cette époque à la participa- jje ministres des Affaires étrangères,
tion de la France à la discussion des Couve de Murville, Gladwy Jebb,
traités de paix avec les pays balka- dames Clément Dunn et Gousev se
niques, sous le prétexte que nous ne sont réunis hier matin au Palais du
faisions pas partie des puissances si- Luxembourg,
gnataires des conventions d’armisti
ce avec ces Etats. Dorénavant, les
membres des quatre délégations as
sisteront à toutes les séances et
prendront part aux délibérations,
même lorsqu’ils n’auront pas le droit
de voter sur les questions étudiées.
Cette décision, qui rend à la Fran
ce la place influente conforme à sa
position de grande puissance, 'a cau
sé dans les milieux officiels britan
niques un plaisir qui n’eût guère été
plus vif s’il s’était agi d’une victoire
diplomatique purement britannique
résolution
l'ESPAGNE
9 h. 30. L’Assemblée adopte' sans dé- volrs des membres du Conseil d’ad- médiate avait été demandée, est voté
bat : mlnistration de ,1a caisse de retraite non sans une protestation de M. Eo-
La proposition de loi de M Wal- et i d , e Prévoyance des clercs et em- clore P.R.L.), qui remarque qu’on
O deck^Rouaseau feom.) . tendait à ployés de notalres ’ adopte p ™Jets à la douzaine
l’abrogation de l’art. 23 relatif —
aux allocations familiales agricoles.
0 Un projet de loi relatif à l’at
tribution de prêts d’installation,
du crédit agricole mutuel, aux
jeunes agriculteurs. L’Assemblée adop
te également, sans débat, un projet
de loi modifiant le taux des amen
des pénales.
La nationalisation Le débat sur le collectlf (partie re _ ce> d [ rlgera et coordonnera l’activité
do la Banaue ds l'Àlaéria i ative f, u ! c o. St o? su i te ^^ repris P des dlvers bassins. Le projet concerne
H y Les articles 19, 20, 21, 22 et 23 sont toutes les mines de combustibles ml-
L’Assemblée ordonne ensuite la dis- finalement adoptes. L’examen des ar- néraux, mais non pas le gaz naturel
cussion immédiate de la conclusion ticles suivants se poursuit. Un débat et l’huile minérale. Les entreprises
du rapport de la commission des Fi- assez vif s’institue sur un article que d’intérêt secondaire pourront être
nances sur le projet de proposition le ministre des Finances qualifie d’ab- seulement contrôlées, et non natio-
de loi portant nationalisation de la surde dans sa rédaction, ce qui pro- nalisées.
Banque de l’Algérie. L’ensemble est voque des mouvements divers sur les M , phd( p f a ( t adopter un système
mis aux voix au scrutin public. Le bancs de 1 ensemble, une ferme ob- qul règle Je problème d’indemnisation
projet de loi est adopté par 451 voix servation du president et une inter- des actionnaires
contre 60 sur 511 votants. vent on sans aigreur du rapporteur Q n précise ensuite la forme d’adml-
importanw püteïiV £r£ïw la pu? p lstration des Charbonnages de Fran-
Puls l’Assemblée a repris l’examen q u i Ca S u?vent U la J clô?ure d de S chMut e^e?? L ,' en , semble de la lo1 «t voté à
clce S d? tous lel buLs des Tntrëpri- ,g al Q n ^I ae h ? ar tous les présents molns
fjt ses nationalisées, cette mesure sera t f®’ - . , ,
moment de son application. Elle est arm i{ rf ,bip à nnrtir du nrnchatn exe r- Puls c est la fln de la séance. L’As-
ainsi amenée à discuter les questions clce prochain exer- semblée va se séparer
les plus diverses : elle doit passer du M. Vincent Auriol, à 21 h. 15, décla-
pétrole aux artisans, des sinistrés Puis, peu avant 18 h., l’ensemble du re close la, session de l’Assemblée et
aux viticulteurs, etc. projet de loi sur le collectif est voté précise qu’elle a tenu en tout' 127
L’organisation du ministère de la Par 508 voix contre 30. séances
Production industrielle fait l’objet L’Assemblée a ensuite adopté sans
d’un examen approfondi de M. Bu- débat et à main levée le projet de re-
ron (M.R.P.). traite des vieux et des vieilles de
M. Marcel PAUL . . ...»
„ „ , „ , , Nationalisation des houillères
M. Marcel Paul indique qu il est _
indispensable d’avoir une • vue d'en- Ensuite, est revenue la discussion nrésênté«' J ’na Am nibs™ 1
semble sur l’utilisation du charbon, sur le projet de nationalisation des m eîLS S
du pétrole, de l’électricité C’est houillères.' L’économie de ce projet est du premlerj auront dro i t à la Légion
rété U crtéë De DlreCtl ° n de 1Bner 8 le “®’„il tabl i® se “_ ePt d’honneur ou à la Médaille militaire
La 38' séance du Conseil de sécu
rité s’est ouverte hier à 16 h. 10.
Dès l’ouverture de la séance, l’ordre
du jour est adopté.
Le délégué australien déclare que,
conformément à la demande du Con
seil, les délégués de la France, de
ta Pologne et de l’Australie se sont
réunis afin d’établir le texte du pro
jet de résolution à soumettre au
Conseil.
Voici ce texte :
« L’attention du Conseil a été
portée sur l’Espagne par un mem
bre des Nations Unies, conformé
ment à l’article 35 de la Charte.
« Le Conseil a été invité à dé
clarer que la situation en Espa
gne est cause de frictions inter
nationales et constitue un dan
ger pour la paix et la sécurité.
Par conséquent, le Conseil, en
registrant la condamnation mora
le du régime de Franco et les ré
solutions adoptées relativement, à
l’Espagne à la Conférence des
Nations Unies de San-Francisco
et à l’Assemblée générale de Lon-
« Décide d’examiner si ce régi
me peut provoquer des frictions
internationales et constitue un
danger pour la paix et la sécuri
té du monde et de rechercher en
suite quelles mesures pratiques
les Nations Unies pourraient
prendre à son égard.
« Le Conseil nomme, en con
séquence, une sous-commission de
cinq membres qui procéderont
aux enquêtes nécessaires. »
Le délégué australien souligne que
L'organisation du crédit
A l’instar de PERON
FRANCO
se ferait plébisciter à la fin de l’été
dres ; enregistrant egalement ( a condamnation morale de Franco
l’opinion exprimée par les mem- f( gU re dans le projet de résolution
bres du Conseil sur le régime de ^ ( a deman de de la France.
Franco. Le délégué du Mexique demande
au Conseil d’ajourner le vote de la
motion jusqu’à lundi, afin de per
mettre aux délégations d’en étudier
le texte et d’obtenir des instructions
de leurs gouvernements.
> r i r Aucune opposition n’étant soule
vée, le Président déclare que le Con r
seil ajourne le vote de la motion
australienne à lundi prochain, 15 h.,
heure locale.
Deux projets de loi
de M. Ribère
adoptés en commission
Paris (F.P.). — Des projets de loi
technique des Charbonnages de Fran- les tlt . ula i r e S de quatre citations, les
titulaires de la Croix de la Libéra
tion et d’une citation, les titulaires
de la Médaille de la Résistance et
deux citations.
Le second prolet de loi accorde le
droit de vote aux décorés de la Lé
gion d’honneur, de la Médaille mili
taire ou de la Croix de la Libération.
' . xxx
Paris (F.P.). — Au cours de la réu
nion de la commission exécutive du
parti radical et radtoal-soclaliste, M.
Jacques Kayser a démissionné de son
poste de secrétaire général adminis
tratif du parti.
Large débat
sur le ravitaillement
au Conseil général d’Alger
Le retour au régime de la liberté
est demandé par l’Assemblée
La séance est ouverte sous la présiden- commercants — il n’y a plus de faillite
ce de M. Duboueher qui, peu après, se- aujourd’hui — et surtout les comités
ra remplacé par M. Baretaud. M. Pé- d’organisation ou de répartition, au sein
rilller, préfet, et M. Rogues, secrétaire desquels s’est installé un fonctionnarisme
général, assistent à la séance. sans garantie. Et M. Burkhardt parle
Première escarmouche. Sur une ques- courageusement de la crise de moralité ;
tion de M. Biscambiglia, et après obser- }] C jte des exemples comme celui, hélas,
vation de M. Burkhardt qui estime _ que l’écolier qui achète sa version au ca
les membres de 1 assemblée sont reunis marade et s’élève, en terminant, contre
pour travailler, le conseil consulté décjde ridée qui semble désormais _ dominer au-
de siéger aujourd hui samedi, à lo h. jourd’hui : « que seuls les imbéciles tra-
Le ravitaillement Interviennent ensuite MM. Benramoul,
La séance, on le sait, est consacrée au Michalet, Apustin, Ait Ali, Renner, Mar-
vaste et irritant problème du ravitaille- <«,. Terrés et le pittoresque mais fort Ju
ment. Lors d’une précédente réunion, M. dicieux Brahimi I^kdar.
Uaquière avait été désigné pour élaborer M. Sorensen expose son point de vue
un rapport sur la question, étant entendu sur le problème du ravitaillement en fai-
qu’il condenserait dans celui-ci l’ensem- sant de très utiles remarques sur la pro-
ble des renseignements que lui fourni- duction et la distribution,
raient ses collègues. C’est à cet effet et M. Borgeaud parle du cas des manda-
pour ce but que la réunion de ce jour a taires aux Halles, qui sont les représen-
lieu. tants des producteurs et dont la sup-
M. Uaquière fait un large tour d’ho- pression entraînerait des perturbations
rizon. Son exposé est un plan d’ensemble certaines. Cette institution existe dans
qui n’a qu'une prétention, celui de don- toutes les grandes villes, elle a son utilité,
ner des idées générales pour que chacun
CANNES. — Un canot rapide ayant
9 paeeagere à bord, déporté par un vent
violent devant le port de Cannee, eet
allé «'écraser eur le* roeher* de Leequil-
lon, à la Théoule. Toue le* pan*agera
auraient péri.
De notre rédaction parisienne. — Tan- à l’envoi d’une commission d’enquête en
dis que Gromyko, contrairement à l’en- Espagne, on annonce de Madrid qu’une
semble des délégués des nations repré- grande activité politique règne depuis
sentées à Î’O.N.U., s’est déclaré opposé quelques jours dans la capitale espagnole.
Se basant sans doute sur l’élection de
Peron en Argentine et sur les répercus
sions favorables qu’elle semble avoir eues
pour le dictateur sur le plan national et
international, Franco aurait l’intention
d’organiser un plébiscite à la fin de l’été
ou à l’automne. Il demanderait au peu
ple espagnol s’il l’accepte comme chef de
l’Etat.
Cette nouvelle est vivement commentée
tant par les milieux républicains de Paris
que par les milieux monarchistes, qui se
saisissent de cette information pour en
déduire, on ne voit d’ailleurs pas com
ment, que seule la solution monarchiste
serait possible dans les circonstances pré
sentes.
HISPANUS.
LE REFERENDUM
EN ALGÉRIE
Les électeurs du premier collège
sont convoqués pour le b mai
La Préfecture communique :
Un arrêté du Préfet d’Alger du 33
avril 1946 convoque les électeurs du
premier collège pour, le o mai 1946, à
l’effet de procéder au referendum sur
la Constitution.
Communiqué officiel
du Gouverneur général
Les partis ou groupements appelés à
bénéficier des dispositions du décret du
20 avril 1946, concernant la propagande,
devront adresser leur demande de con
tingent de papier au Préfet de chaque
département.
XXX
D’autre part, la Préfecture commu
nique :
Le Gouvernement Général rappelle
qu’aux termes de l’article 5 du décret
n» 46.765 du 20 avril 1946 fixant les
conditions dans lesquelles les partis po
litiques et groupements pourront effec
tuer leur propagande à l’occasion du fe-
ferendum sur la Constitution. « toute
impression et toute distribution de tracts,
circulaires et bulletins de vote relatifs
au referendum est interdite. »
Le premier
cargo aérien
venant d’Alger
est arrivé à Toulouse
Les revendications...
...de la BELGIQUE...
Bruxelles (F.P.). — «La grande
question pour nous, a déclaré M,
Spaak, ministre des Affaires étran
gères de Belgique, qui vient d’avoir
des entretiens avec M. Bevjn à Lon
dres, est d’obtenir que le problème
de l’Allemagne occidentale ne soit
pas discuté à la Conférence des qua
tre minitres des Affaires étrangères,
sans la présence des pays directe
ment intéressés comme la Belgique
la Hollande et le Luxembourg. »
...de la BULGARIE
Paris (F.P.). — Un mémorandum a
été remis au Conseil des ministres
des Affaires étrangères par le gouver
nement bulgare : « La Bulgarie, a dé
claré le ministre des Affaires étran
gères bulgare, M. Koullchev, réclame
notamment la Thrace occidentale qui
lui a appartenu de 1912 à 1919, et in
siste sur la nécessité vitale pour elle
d’avoir un accès à la mer Egée, accès
qui lui a été solennellement promis
par le traité de Neuilly ».
Entretiens
BIDAULT - BEVIN
Paris (F.P.). — M. Bidault s’est en
tretenu hier après-midi, durant qua
rante minutes, avec M. Bevin.
BEVIN - BYRNES
Paris (F.P.). — En fin de matinée,
hier, M. Bevin s’est rendu à l’Hôtel
Maurice où il s’est entretenu avec M.
Byrnes. /
HP ses rnllèmiês nuisse émettre ses ob- C ’ est aIors une J oute oratoire, pleine
de ses collègues puisse emettre ses ob d . amabmtéSi p ( eine de roses , dont ( es
ses renseignements, afin que
lui-même puisse parla suite établir ‘un f p ;b®%, ne K tardt : ront n „ 1 ? aa ,„ à f se ,? on „ trel j
rapport reflétant les décisions prises en ^ntre M. Belaiche, qui n est pas un chaud
commun et établir un travail constructif p f r !L sa, J du retour à la bberté absolue,
qui servira à l’avenir à essayer de faire Si , "a I ' i î lnl , ' r< 7 qu da ’T'. ande à 1 assem-
Jrï eux blce de lui indiquer nettement s il faut
Il croit que s’il existe toujours de conclure dans son rapport à la liberté
grosses difficultés et que des critiques P?ur les productions algériennes, à la re
peuvent être émises, il convient cepen- glementation pour certains produits îm-
dant de constater que la situation tend Portés, en somme dit-il : « devons-nous
à s'équilibrer. C’est un fait que les légu- Quitter progressivement le régime de
mes sont en abondance, les moissons en 1 économie contrôlée ».
bonne voie, les fruits libres, la viande M- Bogues, secrétaire général, chargé du
sans restriction avec une baisse déjà ravitaillement, donne, au nom de l’Aci-
amorcée mimstration préfectorale, diverses expli-
Cette ’ constatation faite, il apparaît S ati ïïtitïïnemen? n ^ 0n ?^e î" ÂTrlït
que le rapport doit, tout en tenant comp- ment ’ en r ^ ponse h diverses
te du présent, se préoccuper surtout de oDservauons.
l’avenir, v Et la discussion va reprendre, animée.
M. Laquière soumet alors à l’assemblée houleuse, émaillée d’incidents, surtout
une série de principes sur l’organisation, quand le président Baretaud, appuyé par
la production et la répartition algérien- de nombreux conseillers, met aux voix la
nés ; parmi ces principes celui du retour question de savoir si le rapporteur doit
progressif à la liberté. conclure en faveur du retour au régime
Le débat s'engage alors où, bien sou- de la liberté,
vent, se mêlent l’économique et la poli- Finalement, par 24 voix contre 9. le
tique. retour au régime de la liberté est adop-
M. Rosfelder, au nom de la C.G.A., té ; c'est dans ce sens que M. Laquière
remercie M. Laquière de l’hommage qu’il conclura lundi, après que le Conseil aura
a rendu aux producteurs, mais il tient entendu le' rapport de sa commission
à souligner que les mêmes producteurs d’enquête sur les abus constatés en ma-
en ont assez de constater que la carotte tière de ravitaillement, distributions, etc...
ou le navet se vendent 4 frs à Alger et Et la séance prend fin à 20 heures,
50 frs à Paris, que l’orange se vend après lecture d’une quarantaine de vœux;
6 frs 50 à Alger et 240 frs à Paris. l’un d’eux, qui est adopté d’ailleurs, de-
M. Chevallier est bien partisan de la mande le rétablissement et la liberté de
liberté, mais il a le regret de dire que vente de l’anisette. M.F.
les constatations du Conseil Général se
bornent à "des critiques mais n’ont rien
de constructif. D’ailleurs, comment don
ner la liberté à la vente de produits
d’importation qui arrivent en quantité
insuffisante.
M. Léchant signale certains faits .qui
lui permettent de conclure que l’égalité
dans les distributions, qui a été deman
dée, n’a jamais été réalisée. Puis MM.
Imalayène, Bentayeb, Mahmoudi, Halimi
font connaître leurs points de vue.
M. Burkhardt fait observer qu’il faut
se montrer prudent en matière d’égalité
de répartitions, afin d’éviter de tomber
dans certains abus. Par ailleurs, s'il est
juste de rendre hommage à la produc
tion, il faut aussi défendre le consomma
teur et pour cela, rechercher les respon
sables de certaines hausses des prix ;
parmi eux : les intermédiaires, certains
Dépositions accablantes
pour le sinistre WAGNER
Strasbourg. — La quatrième audience
du procès de i’ex-gauieiter Wagner
confirmé que l’accusé était, à Strasbourg
le « maître absolu ». Les dépositions
des tortionnaires du camp de Schirmeck
lui font perdre son assurance de la veille
notamment quand ils retracent cynique
ment la façon dont ils firent fusiller 14
jeunes gens de Ballersdorf. La salle gron
de d’indignation à l’audition d'un sem
blable forfait.
K ajlets de Q: ans
Printemps parisien
/
L y a des fidélités dont on ne se
lasse pas. Le Printemps de Paris
en est une, dont la grâce cons
tante répète les mêmes effets
et continue pourtant de trouver les
chemins de notre coeur. Cette lu
mière si douce avant les ciels pe
sants de l’été, se reçoit comme une
ivresse. On y retrouve ce qu’on
croyait avoir perdu : l’élégance de
la ville, la joie de vivre, une légèreté
de l'âme que ne parvient par à cor
rompre (touKau moins pendant ces
premiers matins de la saison) l’ac
tualité des hommes. Cette actualité
tient presque toute dans la politi
que. Les journaux balafrent de leurs
titres la pureté des soirs sans la
blesser sérieusement. C’est qu’ils
rencontrent une espèce d’indiffé
rence qui est peut-être grave (il n’est
de '- jamais bon qu'un peuple ait des res
sorts brisés ) mais du moins com
porte une part de protection mo
mentanée. Un parlement, mobilisé
jour et nuit, vote une constitution
sur laquelle ü nous faudra bientôt
nous prononcer : je gage que peu
de personnes l’auront lue en ce sa
medi de Pâques où elle a paru. L'at
trait du jour était ailleurs, dans Ut
promesse d’une évasion et d’un re
pos, dans une félicité du ciel qui
n’avait jamais été si limpide, dans
l’agrément incomparable d’un air vif
et jeune.
On pourrait croire que cette lu
mière accuse les lassitudes d'une
capitale qui n’a pu tout à fait ef
facer les. traces de cinq années de
guerre et de privations. Non point.
Les rayons du Printemps éclairent
l’horizon avec un art suprême ; ils
jouent sur les vieux toits et sur les
arbres, dans cette forêt de Paris,
que ses familiers ne voient plus et
qui pourtant existe le long de ses
avenues, de son fleuve, dans ces
jardins souvent cachés mais dont
on entend le bruissement dans
l'apaisement du soir. Des beautés
anciennes dont on ne goûtait plus
la merveille à force de les voir, re
prennent une jeunesse extraordi
naire ; nous les découvrons, de nou
veau et nous nous émerveillons
d’être encore un vivant parmi ces
belles choses — ces « choses visi
bles » comme dit Claudel, et comme
a dit Saint Paul, avant lui, parlant
aux Corinthiens...
Deux oiseaux il y a quelques.
En vigueur depuis août 1943
Le régime des réquisitions
dans Vagglomération
algéroise
va être abroge
Paris (F. P.). ■*— vjici le texte de r ex
posé des motifs du projet de loi portant
abrogation de l’ordonnance du 5 août
1943 fixant le régime des réquisitions
dans l’agglomération algéroise modifié
par l’ordonnance du 21 décembre 1943 ;
« En raison des circonstances, le Co
mité français de la Libération natio
nale avait été conduit au mois d’août
1943 à assurer directement dans l’ag
glomération algéroise l’exercice du droit
.. de réquisition pour satisfaire les besoins
! des commissariats, de leurs services et
* de leurs personnels, ainsi que l’installa-
ï tion des missions diplomatiques aecré-
* ditées auprès de lui. Par suite du trans-
ï fert du siège du G.P.R.F. et des admi-
» nistrations centrales à Paris, le main-
I tien de cette mesure exceptionnelle ne
* se justifie plus et il importe de revenir
I au régime normal des réquisitions tel
* qu’il a été institué par les lois fonda-
I mentales du 3 juillet 1877 et 11 juillet
» 1938 sur l’organisation générale de la
î nation pour le temps de guerre. En con-
* séquence, l’ordonnance du 5 août 1943
; fixant le régime des réquisitions dans
l’agglomération algéroise est à abroger.
Il transportait des légumes
et des primeurs
Toulouse (F.P.). ■— Le premier car
go aérien transportant des légumes
et des primeurs de l’Afrique du Nord
est arrivé hier à Toulouse. Parti
d’Alger à 7 h. 30 il a atterri à 11 h.
30 sur l’aérodrome où le décharge
ment s’est effectué en présence des
autorités.
L’appareil a repris Te chemin d’Al
ger à 13 h. 30 avec une cargaison de
chapeaux et des postes de T.S.F. Sl
ce premier essai est concluant, les
organisateurs envisageront de créer
une liaison hebdomadaire.
Au « Journal Officiel »
(De notre rédaction parisienne)
Le « Journal Officiel » publie :
Armées
Pommes de terre
et tomates algériennes
taxées respectivement
à 1.784 tr. et 3.600 fr.
le quintal
De- notre rédaction parisienne. — Le
ministère de l’Economie nationale
fixé hier, 26 avril, les prix des pommes
de terre et des tomates algériennes
destinées à la Métropole. Les pommes
de terre sont taxées à 1.784 fr. le quin
tal jusqu’au 13 mai prochain. En ce
qui concerne les tomates, les tarifs
sont libres jusqu’au 5 mai ; ils sont
taxés à 3.600 fr. du 6 au 30 mai et à
2.700 francs du 1 er au 20 juin.
Ces prix, qui nous ont été confirmés
par l’Office administratif parisien du
Gouvernement général, ont été établis
sur wagons départ, port métropolitain
et s’entendent marchandises logées
emballages perdus. — L. P.
Un décret supprimant les tribunaux
maritimes de cassation permanents à Al
ger et Tananarive.
* Rang et prérogatives de général de
corps d’armée sont conférés au général
de division Guillaume et au général Ber-
geron.
Les généraux de brigade Poydenot et
Humbert sont promus généraux de divi
sion.
Les colonels d’infanterie Klvaud, Toiis-
, l-e Glrguille, Voudraux, les colonels
de cavalerie d’Alès, Descour, les colo
nels du Génie Grossln, Pinson, le colonel
de gendarmerie Houlller sont nommés gé
néraux de brigade.
L’intendant militaire Holley est promu
Intendant général.
Les médecins-colonels I.aurerat et
Hombourger sont promus médecins-géné
raux.
Les colonels du cadre des ingénieurs
la- Troadec et Konvalot sont nommés
au grade d’ingénieurs généraux. Le géné
ral de brigade Valluy, des troupes colo
niales. est nommé au grade de général
de division. Les colonels d’infanterie co
loniale Rousseau et Chrétien sont nom
més généraux de brigade. Le contre-
amiral -Jaujard est promu au grade de
ice-amiral. Le capitaine de vaisseau
Cayral est nommé au grade de contre-
amiral à \ titre temporaire. Le contre-
amiral Robert est promu au grade de
vlce-amiraf. Le capitaine de vaisseau Jo-
lan est nommé au grade de contre-ami
ral. h titre temporaire.
Eaux et Forêts
MM. Colonne Maurice, brigadier à Mas
cara ; iH-oni, brigadier à Medjena, et Rl-
eail, brigadier à Ténès. sont nommés
gardes généraux de l r « cl. et mis à la
disposition du Gouverneur Général.
P. T. T.
Sont promus : Receveur de l r « cl. M.
Allard, receveur de 2* cl. à Bougie, et
maintenu à la disposition du Gouverneur
Général. Receveur de 2" cl. MM. Sael
(Koléa), Tourdjmann (Miliana), Brunet
(Aïn-Beïda), Mouton (El-Biar) et sont
maintenus à la disposition du Gouver
neur Général.
XXX
ir Le bénéfice des dispositions du dé
cret du 6 juillet 1931 et les textes mo
dificatifs Instituant un régime de con
gé de longue durée pour tuberculose ou-
erte. en faveur des fonctionnaires et
agents en service en Algérie est étendu
au personnel des offices et établisse
ments d’Algérie, dotés de la personnali
té civile et jouissant de l’autonomie fi
nancière, et pour lesquels des décrets
spéciaux ont prévu l’affiliation à la
Caisse des retraites de l’Algérie.
X.a dépense résultant du service des
traitements alloués aux fonctionnaires et
agents intéressés placés dans la position
de congé de longue durée pour tubercu
lose ouverte incombera au budget de
l’établissement ou office dont il relève.
Justice
Par arrêté du Garde des Sceaux, est
délégué, pour trois mois à partir du 30
avril, au Tribunal de première instance
de la Seine M. Combes, substitut du
Procureur de la République près le Tri
bunal de première instance de Blida.
JERUSALEM- — Entre Jaffa et Tel-
Aviv de« terroriste# juif- attaquent un
pare d’autoa. 6' morte et 13 bïeeeé* du
rôle britannique.
(De noire rédaction parisienne)
ni lu paysu/nu- ■
hur Veil-Picard; • ■ T ]l/f 7 *
prononcées par : entre la Monarchie
M. LECŒUR expose à la presse américaine :
L’angoissant problème
du charbon en FRANCE
Washington. — M. Adrien Lecteur, se- ressortir qu’avant la guerre la France
crétaire à la Production industrielle, com- importait 25 millions de tonnes de char
mentant devant la presse américaine les bon annuellement. Aujourd’hui, les im
graves problèmes que pose, en France, la portations sont nettement insuffisantes.
question angoissante du charbon, a fait
jours, se sont envolés sur ce prin
temps, deux perruches qui ont fait
parler d’elles, car ü en a coûté plus Z
d’un million de francs, à la per- ;
sonne qui tint à les apprivoiser. Il ;
est vrai que ces perruches étaient •
de l’époque Kien-Long, c’est-à-dire •
fort âgées, et qu’elles avaient long- ;
temps hanté le ciel de la Chine .
axmnt de se poser, au bord de la l
Seine, dans la collection de Mme ; r _
Douine. Collection d’une qualité *f 7 ■ '1 1 A f f L
rare et dont la dispersion a pu nous Z f j J| I 1 JL i
donner l’illusion que nous vivions ;
encore des temps paisibles et lu- ■ .77 7 /
xueux. A ceci près, cependant, QM Z •n-t.pllp nfotiPlPP
dans la galerie où cette collection ; OU U L LLLC
fut vendue, on ne connaissait plus * §
les acheteurs. Il n’y avait plus là, . ' chnicir
ni Mme Douine, ni le monocle noir ;u UlUloll
de M. de Camondo, ni la physiono
mie rubiconde d’Arthur
les enchères étaient
des voix sans écho — et sans sou
venir. Où s’en est allée cette Venise Z j jy , t d
de Guardi qui dresse au-dessus d’une ; qii In KpÙUDlIQUC
piazza animée le Campanile que • I T
srsan ms ■ v- »»«. «. »«. »>*
plus de trots millions) a t elle trou ; office, la Grande-Bretagne a demandé
refuge ?... Espérons que cette laay , aux Etats-Unis et à la Russie s’il ne
rejoindra la compagnie habituelle de ■ serrttt pas opportun que le gouvernement
Lawrence à la National GaMery. * italien organise, conjointement avec les
Il était juste dans la hiérarchie ; élections du 2 juin, un plébiscite sur la
des choses humaines, qu’une lady ■ question monarchique. Le point de vue
* fit » trois millions quand il en . britannique est que les « Trois Grands »
„rrr,ir-het Mais " devraient, dès à présent, autoriser offi-
coûtelf un de deux perruches. Mais , g choi sir entre la mo-
a n’est pas une leçon de justesse ; République.
ou de justice qu’on a pu découvr.r .
dans cette scène, l’une des plus ;
brillantes jouées jusqu’à présent aux ; _ „ u * '
feux du printemps parisien, c'est la ■ L,U r rUIlCB a (IChete pour
certitude que l’argent ne vaut plus Z .... , J^77„„„
grand chose dans l’esprit de ceux millions (lB (lOllOrs
qui le possèdent. Comme l’a dit un . , . ' • . •
des commissaires-priseurs qui diri-Z UB StOCKS américains
geait la vente : « Mes est tmations ; f . commissariat américain à la llqul-
Sont bOUSCU.eeS... ». Elles ont « e ; L dation des surplus à l’étranger an-
en effet. Elles ne sont pas *es seu- . nonCP < lue j a France a procédé, durant
les. Bien d’autres choses sont bous- J jdeux derniers mois, à des achats de
culées en ce temps-ci. Sauf cette • sur pi, ls des stocks de l’Armée pour un
fidélité printanière, dont je vous Z montant de 20 millions de dollars. Ces
parlais au début de ce propos, et ; acquisitions, qui. font partie du program
me chacun accueille avec gratitude, • me général d’importation français, eon-
- - •-» —-x- ■ cernaient notamment du matériel de cons-
A partir du 1 er janvier 1946
REVALORISATION
des traitements
et indemnités familiales
des fonc tionnaires algériens
(De notre rédaction parisienne). —
Maurice Rafler ayant demandé au mi
nistre de l’Intérieur : 1» sur quelles
bases et à quelle date il pensait pou
voir accorder aux fonctionnaires, as
similés et retraités . algériens une re
valorisation de leur traitement et de
leur retraite, comme cela était fait
pour la Métropole ; 2» S’il ne pensait
pas, cela étant d’ailleurs très 1 logique,
devoir accorder les mêmes bases de
revalorisation et la même date de dé
part d’application que dans la Mé
tropole ; celui-ci a fait la réponse
suivante :
Le Gouverneur général de l’Algérie
a préparé un projet d’arrêté portant
rajustement, à compter du 1 er Jan
vier 1946, de la situation des fonc
tionnaires algériens. Ce texte, actuel
lement soumis à l’étude du ministre
des Finances, prévoit des augmenta
tions analogues à celles qui ont été
accordées aux fonctionnaires et
agents métropolitains, tant en ce qui
concerne l’indemnité de résidence fa
miliale que les allocations familiales
et les indemnités de cherté de vie.
don du ciel, sans carte, sans trom
perle, sans privilège. A chacun de
le prendre ■' Paris ne s’en prive pas.
Il sait que cette jeunesse lui va
bien.
Gérard BAUER.
1 t motion, Krues, pelles mécaniques, mo-
1 teurs, camions, fournitures médicales, té
! les d’acier, camps destinés à assurer le
1 logement temporaire de populations salis
! abri et 576 tracteurs de tous genres pou
' vant êt#e ntilisés aussi bien dans le!
! champs de blé du Nord que dans les vi-
» gnobles du Midi.
Le nouvel uniforme
de l'armée française
le « battle-dress »
Paris (F.P.). — Un communiqué (lu
ministre des Armées donne des détails
sur le nouvel uniforme du soldat fran
çais. La tenue sera désormais le « battle
dress » ; le blouson et le pantalon se
ront analogues à ceux portés dans l’ar
mée britannique. D’importants stocks de
tissu kaki, existant en magasin, seront
utilisés à la confection de ces uniformes.
Les officiers seront habillés comme les
hommes, au combat et à l’exercice. Ils
continueront à porter une tenue de sor
tie : képi, vareuse et pantalon modèle
réglementaire à galons sur l’épaule. Tou
tefois. la bande du pantalon sera sup
primée.
Les chasseurs à pied et les alpins por
teront le bêfet traditionnel. Les militaires
des divisions aéroportées seront également
dités d’un béret de couleur noire. Tous
les autres militaires porteront le bonnet
de police aux couleurs de leur arme.
Dans la Sarre, la production a consi
dérablement augmenté depuis qu’elle est
dirigée par des experts français.' Mais
nous n’en recevons qu'un pourcentage
insignifiant.
M. Lecteur a signalé que la production
du charbon dans notre pays a dépassé
son niveau d’avant-guerre grâce à l’hé
roïsme des travailleurs français. Mais nos
industries sidérurgiques et textiles ne
pourront reprendre leur cours normal que
si l’on arrive à une répartition plus im
portante et plus équitable des charbons
de la Sarre.
EN CHINE
KHARBINE
occupé par les communistes
Tchoung-King (F.P.).. — Le minis
tre de l’Information du gouvernemnt
central chinois annonce que les com
munistes ont occupé la ville de Khar-
blne.
La délégation du Viêt-Nam
est reçue
par M. Vincent Auriol
Paris (F.P.). — La délégation du
Viêt-Nam arrivée jeudi à Paris a été
reçue, à midi, dans les salons du pré
sident de la Chambre, par M. Vin
cent Auriol. Un grand nombre de
parlementaires assistaient à cette ré
ception.
Situation hebdomadaire
de la Banque de France
Paris (F.P.). — La situation hebdo
madaire de la Banque de France, ar
rêtée au 18 avril, fait apparaître une
diminution de 3.991.000.000 de francs
dans le montant des billets en circu
lation.
STALINE aux U.S.A. ?
L A presse new-yorkaise annonce qu’apres
la conférence de Paris, s le président
Truman Invitera vraisemblablement b
généralissime Staline à visiter les Etats
Unis.
LES ELECTIONS
seront-elles supprimées
au MAROC ?
De notre rédaction parisienne. —
Comme suite à. la note concernant
l’application des dispositions de loi
électorale aux Français établis dans
le Protectorat adressée au Gouverne
ment par le Sultan du Maroc, notre
confrère « Le Monde » annonce que
les négociations en cours destinées à
ménager les droits de souveraineté du
Sultan auront sans doute, pour con
séquence, la suppression des élections
par un collège électoral particulier de
députés dits « du Maroc » et pour
raient aboutir, éventuellement, à l'éta
blissement du vote par correspondan
ce pour les Français résidants,
xkx
Paris (F.P.). — La commission de
l’Intérieur s’est réunie hier matin,
pour examiner les questions juridi
ques soulevées par l'application au
Maroc de la loi électorale.
PARIS. — Le président Gouin a reçu seaux, à Saint James Park, a explosé
jeudi une délégation du personnel sé- hier soir dans un fracas terrible,
dentaire des Compagnies de navigation PRAGUE. — Les élections h l’Assemblée
actuellement en grève. Constituante tchécoslovaque auront lieu
— Le premier appareil de l'escadrille le dimanche 26 mai. Le vote est obli-
d’avions-taxis « Mercure », a effectué gatoire.
hier après-midi ■ un vol de reconnais- son A. I,a Bulgarie a rompu se»
sance sur le parcours Niort-Paris et relations avec PEspagne franquiste.
s’est posé à Issy-les-Moulineaux après
1 heure 20 de vol.
— Le préfet de la Seine a pris un ar
rêté infligeant un blâme à M. Marcel
Aehard, auteur dramatique, pour avoir,
pendant l’occupation, accepté la prési
dence du Comité d’organisation de l’In
dustrie cinématographique.
LYON. — Si les propositions patronales
ne sont pas satisfaisantes, les em-
spagne
BEYROUTH. — Les membres de la Com
mission mixte pour l'évacuation des
troupes françaises, ont présente les
résultats de leurs travaux au ministre
de l’Intérieur.
LE CAIRE- *— Un dément officiellement
que l’élude du problème soudanais ait
été ajournée sur la demande du gou
vernement britannique.
MM. Abel Bonnard et Mau-
, - .J MADRID. — - MM. ADel Bonuaru ei
ployés de commerce menacent de de- anciens ministres de La
clencher Ja grève aujourd’hui, jour de r * ce - : "- £ - x
l’ouverture de la Foire de Lyon.
val. en résidence surveillée à Barce
lone. ont reçu l’autorisation du gou
vernement espagnol de se rendre dans
LONDRES. — Le roi et la reine d’An-
gleterre ont fêté dans l’intimité leurs le Sud de I Espagne.
2.1 ans de mariage. Des messages de joKIO. — Véritable « ville flottante du
félicitations sont parvenus au Palais rie choléra », 16 bateaux, ayant a oora
Buckingham. 80.000 Japonais rapatriés, sont ancr s
— Trois fortes explosions se sont pro- en quarantaine rteva " U ” nt P '’^ té rons-
duites dans une aile du quartier gêné- de Yokohama. 944
ral du gouvernement" militaire de la tatés.
région de Hanovre : 2 tués, 7 blessés. xapERVILLE (Illinois). -- Le bilan
— Une bombe allemande de 1.000 livres, définitif du grave acciden^ *7 — MaeeJ*
enfouie dans la vase du Lac aux Oi-
aeiiniiu uu w — -—- K1acc x.
de fer s’élève à 44 morts et 7o blessé
APRÈS 127 SÉANCES
La Constituante
a clôturé sa session hier à 21 h. 15
Outre le collectif de 1946, de très importants projets ont été
votés au cours de cette dernière journée :
• Nationalisation de la Banque de l'Algérie
O Nationalisation des houillères
• Retraite des vieux et vieilles de FRANCE
9, Bd Laferrière, ALGER — Tél. 396-55 et la suite — Ch. P. 20-21 LE PETIT ALGERIEN Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
L E projet de loi portant nationalisa
tion de la Banque de l'Algérie est
' venu si inopinément au début de
la séance d'hier matin que parmi
les quelques députés présents la repré
sentation algérienne passait presque
inaperçue. Les auteurs d'amendements,
eux-mêmes, étaient absenté.
M. Mohand Achouf^ rapporta le projet
de la Commission qui est celui du gou
vernement et qui fut adopté en quel
ques minutes après que M. Pleven eut
fait approuver à l'article 4 (la loi en
comporte six) un amendement augmen
tant le nombre des membres du conseil
d'administration provisoire chargé d'as
surer la gestion de l'organisme pendant m. Marcel Paul répond ensuite aux 3° Un projet de loi supprimant la
la période transitoire. observations de M. Petit. Il montre consultation du Comité consultatif
A compter de la promulgation de la qu’il est de l’intérêt du pays de créer des arts et manufactures prévue par
loi, dit l'article premier, la Banque de un e Direction de l’Artisanat. Les ar- le code du travail.
l'Algérie est nationalisée ; ses actions tisans ayant été écrasés pendant ces 4° Un projet de loi relatif à la jour-
sont transférées en toute propriété à dernières années, il est indispensa- née du l Gr mai 1946.
l'Etat à la même date. Ces actions de ble que l’Etat prenne des mesures 5° Un projet de loi et trois propo-
500 fr. sont au nombre de 50.000. en leur faveur. sitions de loi portant règlement des
En échange de celles-ci les action- Le ministre déclare que son but conditions d’accès à la profession de
noires recevront des obligations nomi- est d’arriver, le plus rapidement coiffeur.
natives^ portant intérêt à 3 %. Préci- possible, à la liberté industrielle^ 5 „ Un Jet de lQl flxant la com _
sons a titre indicatif, que les charges D ici peu, mémoration de la fête de la Victoire
résultant pour 1 Etat du paiement des de secteurs, le contiôle sera supprimé, au dlmanche qul sult le 8 mal sl cette
intérêts et de 1 amortissement des obli- dit-il. _______. date est celle d'un Jour de semaine.
gâtions, atteindront pour la première an- M. PHILIP 6» Un projet de loi prévoyant des
née environ 51 millions de francs. hp* pi nnnrp* mesures exceptionnelles et temporai-
L article 3 proroge le privilège d émis- M. 1 hilip, ministre des Finances, . r Êe mif j rP i a rr ic P hi,
sion de la Banque de l'Algérie et pré- Indique les raisons pour lesquelles i OBemen t
voit que le régime définitif de l'émis- bous sommes obligés de maintenir
sion sera réorganisé dans le délai de provisoirement des subventions In- Organisation des programmes
six mois. La Commission a estimé que dustrielles. « Nous nous trouvons, dit- , , i ,:
ce délai était nécessaire pour mener à U. en presence d'importations élevees. 06 la production
bien les négociations avec le gouverne- Les Etats-Unis nous ont fourni men- Le Gouvernement demandant la
ment beylical. ïi , ™ f!?’ 0 , 0 . 0 tvînne nrlx annuel discussion Immédiate d'un projet de
En attendant que n intervienne le sta- don à 2.500 «re la tonne, prix auquel lql portant organisation des program-
tut définitif de la Banque qui sera fixé ^ c in mes de la Production, M. Desjardins
dans ce meme délai de six mois par & sut>veutloa est donc ln (P.R.L.), s’élève avec violence contre
une loi, l'administration sera confiée à cuspensabie_ » chaDitre relatif à le vote hâtlf û p ’ on Propose à l’Assem-
un conseil d'administration comprenant L p rodl mt^^ blée. Ce texte P eut avolr des consé-
représentant du ministre des Finan- ^ ‘5?" ^ crédit de 32 mil- ^rtences graves pour l’Industrie fran-
± Gouverneur général de l’Algérie 7.****'*.??'? Ir frais d'une ***• L’intervention de M. Desjardins
les nécessités de l'actualité nous
obligent à refarder la suite de la
publication du grand reportage de
Roger FRISON-ROCHE :
BELGIQUE
pays de la sagesse
Parti de Paris hier soir
M. Félix GOUIN
prononcera demain
à MARSEILLE
un important
discours
Paris. —- M. Félix Gouin, président du
Gouvernement provisoire de la République,
a quitté Paris hier soir, gare de Lyon,
par train spécial, pour Marseille. Il est
accompagné de MM. Tanguy-Prigent, mi
nistre de l’Agriculture, M. Biiloux, mi
nistre de la reconstruction «t de l’Urba
nisme, M. Deferre, secrétaire d’Etat à la
présidence du Conseil, M. Joxe, secrétaire
général du Gouvernement.
Le président Gouin posera dimanche la
première pierre du barrage qui alimen
tera en eau la région Marseille-Aix.
A 10 h. 30, il prononcera un important
discours politique.
SAIGON. —- Poursuivant leur pacifi
cation du Lao« les troupes françaises
sont entrées jeudi matin à Vientiane.
2 e SEA NCE AU LUXEMB OURG
Accord des «4»
sin* le i>i*éni4il>nle
Désaccord sur r inscription
à l’ordre du jour des aiiaires allemande et autrichienne
— La deuxième séance du nés, qui sera discutée au cours de la
des ministres des Affaires séance de l’après-midi.
L'ordre du jour en suspens
Le « plan de secours »
de M. Byrnes
serait un plan quinquennal
Londres (F.P.). — M. Byrnes, délé-
ou son représentant, le Résident général
est marquée par des Interruptions et
de Tunisie ou son représenjant ^ Gou^ esT en'Lora-
vemeur de la Banque de France, le ^ la "“mon * en même teur conclut en réclamant la liberté
directeur de la Caisse centrale de la t ^ , Conférence de la Paix des entre P rises - garantie du redresse
France d'outre-mer, le représentant des ^séanceest levée ^ à 12 heures ment économique.
cadres, le représentant du personnel et a seance est ievee a neures - m. Lespres, rapporteur, déclare qu’il
Séance de raprès-midi s’agit d’un projet destiné à permet-
Paris (F.P.). — La séance est re- tre la fabrication d’objets de pre-
prise à 15 h. sous la présidence de. mière nécessité.
M. Auriol. M. Albert Gazier, sous-secrétaire
L’Assemblée adopte sans débat : d’Etat à l’Economie, s’étonne de
1° Un projet de loi validant les ac- l’émotion que soulève le projet et 11
tes promulgués depuis le 16 juin 1940 observe qu’un contrôle de l’emploi
en matière d’hygiène et de sécurité des matières^premières est nécessaire,
des travailleurs. Le projet "de loi portant organisa-
Un projet de loi relatif aux pou- tion du crédit, dont la discussion im-
quotre autres personnalités dont M. Pie
ven a fait admettre l'adjonction par
l'Assemblée. — R. B.
Dernières séances
Ea.ris (F.P.). — La séance de l’As
semblée Constituante s’est ouverte
LK VOTB lit J CO Mj Mj ECT BI
ef la nationalisation des houillères
Jd.cs déûèqués ^tançais, pofoncu* et austzahcns se sont mis ? accolé
Le
projet de
f
ordonnant une enquête SUI*
et condamnant FRANCO est élaboré
Il sera soumis, lundi, à Fapçrobation du Conseil
Paris.
Conseil
étrangères s’est tenue hier après-midi,
de 16 h. à 19 11. 40, sous la présidence
de M. Bevin. ôn déclare que Jeudi, la délégation
Aucun communiqué n’a été publié soviétique a pris position pour que
à l'issue de la séance. En effet, il a ('affaire allemande soit inscrite à l’or-
été décidé de ne publier de commu- dre du Jour. Aussitôt, la délégation , „. _ , _ __
niqué que lorsque de grandes déci- britannique, soutenue par la délé- ku a américain à la Confèrence des 4
slons seront prises. ga tion américaine, a demandé que Pp, r a ,« „ da ??_LJ* d Ô„ 4
Les précisions suivantes peuvent ce- ('affaire autrichienne soit également ^ Par ’ s ' s * ral * rfeë
pendant être données : Inscrite à l'ordre du Jour. . d ' P °^ , solution des problè-
M. Bevin a ouvert la séance en par- La délégation soviétique n’ayant pas ^^ait présenté'en''cas d'értiéc'^d’es né
lant de l'affaire Italienne. Un accord voulu lier les deux questions al e- ^odatiSns Il mévolt notamment là
a été réalisé par le Conseil sur le mande et autrichienne, alors que les ?° dla “° s n ' n des tarifs en
préambule du traité de paix avec Europe P endaat la prochame pérlode
' PuU le Conseil a commencé l'étude “ÙTaftürrÆ dScjLia. ’ g» 1 £ ^ToentTs ^
de la question des réparations. Un Pour le moment l’ordre du lour Dant des problèmes
comité d'experte a été nommé pour n est donc pas établi, charbon'? de P l én“rgle «étriqué, du
l’Italie? la CapaClté de palernpnt d La France a sa place comrherce, des transports et des vl-
Les adjoints des ministres se réu- Enregistrons avec satisfaction que su? S leque S l Bvrnes'IuLméme'seraU
niront ce matin et décideront quelle le règlement adopté au cours de la indécis Byrnes lui-même serait
est celle, parmi les questions italien- première réunion marque le souci d'é- ' x x x
viter les Incidents de Londres, en . _ ......
septembre dernier. M. Molotov s’op- Paris (F.P.). Les adjoints des qua-
posalt à cette époque à la participa- jje ministres des Affaires étrangères,
tion de la France à la discussion des Couve de Murville, Gladwy Jebb,
traités de paix avec les pays balka- dames Clément Dunn et Gousev se
niques, sous le prétexte que nous ne sont réunis hier matin au Palais du
faisions pas partie des puissances si- Luxembourg,
gnataires des conventions d’armisti
ce avec ces Etats. Dorénavant, les
membres des quatre délégations as
sisteront à toutes les séances et
prendront part aux délibérations,
même lorsqu’ils n’auront pas le droit
de voter sur les questions étudiées.
Cette décision, qui rend à la Fran
ce la place influente conforme à sa
position de grande puissance, 'a cau
sé dans les milieux officiels britan
niques un plaisir qui n’eût guère été
plus vif s’il s’était agi d’une victoire
diplomatique purement britannique
résolution
l'ESPAGNE
9 h. 30. L’Assemblée adopte' sans dé- volrs des membres du Conseil d’ad- médiate avait été demandée, est voté
bat : mlnistration de ,1a caisse de retraite non sans une protestation de M. Eo-
La proposition de loi de M Wal- et i d , e Prévoyance des clercs et em- clore P.R.L.), qui remarque qu’on
O deck^Rouaseau feom.) . tendait à ployés de notalres ’ adopte p ™Jets à la douzaine
l’abrogation de l’art. 23 relatif —
aux allocations familiales agricoles.
0 Un projet de loi relatif à l’at
tribution de prêts d’installation,
du crédit agricole mutuel, aux
jeunes agriculteurs. L’Assemblée adop
te également, sans débat, un projet
de loi modifiant le taux des amen
des pénales.
La nationalisation Le débat sur le collectlf (partie re _ ce> d [ rlgera et coordonnera l’activité
do la Banaue ds l'Àlaéria i ative f, u ! c o. St o? su i te ^^ repris P des dlvers bassins. Le projet concerne
H y Les articles 19, 20, 21, 22 et 23 sont toutes les mines de combustibles ml-
L’Assemblée ordonne ensuite la dis- finalement adoptes. L’examen des ar- néraux, mais non pas le gaz naturel
cussion immédiate de la conclusion ticles suivants se poursuit. Un débat et l’huile minérale. Les entreprises
du rapport de la commission des Fi- assez vif s’institue sur un article que d’intérêt secondaire pourront être
nances sur le projet de proposition le ministre des Finances qualifie d’ab- seulement contrôlées, et non natio-
de loi portant nationalisation de la surde dans sa rédaction, ce qui pro- nalisées.
Banque de l’Algérie. L’ensemble est voque des mouvements divers sur les M , phd( p f a ( t adopter un système
mis aux voix au scrutin public. Le bancs de 1 ensemble, une ferme ob- qul règle Je problème d’indemnisation
projet de loi est adopté par 451 voix servation du president et une inter- des actionnaires
contre 60 sur 511 votants. vent on sans aigreur du rapporteur Q n précise ensuite la forme d’adml-
importanw püteïiV £r£ïw la pu? p lstration des Charbonnages de Fran-
Puls l’Assemblée a repris l’examen q u i Ca S u?vent U la J clô?ure d de S chMut e^e?? L ,' en , semble de la lo1 «t voté à
clce S d? tous lel buLs des Tntrëpri- ,g al Q n ^I ae h ? ar tous les présents molns
fjt ses nationalisées, cette mesure sera t f®’ - . , ,
moment de son application. Elle est arm i{ rf ,bip à nnrtir du nrnchatn exe r- Puls c est la fln de la séance. L’As-
ainsi amenée à discuter les questions clce prochain exer- semblée va se séparer
les plus diverses : elle doit passer du M. Vincent Auriol, à 21 h. 15, décla-
pétrole aux artisans, des sinistrés Puis, peu avant 18 h., l’ensemble du re close la, session de l’Assemblée et
aux viticulteurs, etc. projet de loi sur le collectif est voté précise qu’elle a tenu en tout' 127
L’organisation du ministère de la Par 508 voix contre 30. séances
Production industrielle fait l’objet L’Assemblée a ensuite adopté sans
d’un examen approfondi de M. Bu- débat et à main levée le projet de re-
ron (M.R.P.). traite des vieux et des vieilles de
M. Marcel PAUL . . ...»
„ „ , „ , , Nationalisation des houillères
M. Marcel Paul indique qu il est _
indispensable d’avoir une • vue d'en- Ensuite, est revenue la discussion nrésênté«' J ’na Am nibs™ 1
semble sur l’utilisation du charbon, sur le projet de nationalisation des m eîLS S
du pétrole, de l’électricité C’est houillères.' L’économie de ce projet est du premlerj auront dro i t à la Légion
rété U crtéë De DlreCtl ° n de 1Bner 8 le “®’„il tabl i® se “_ ePt d’honneur ou à la Médaille militaire
La 38' séance du Conseil de sécu
rité s’est ouverte hier à 16 h. 10.
Dès l’ouverture de la séance, l’ordre
du jour est adopté.
Le délégué australien déclare que,
conformément à la demande du Con
seil, les délégués de la France, de
ta Pologne et de l’Australie se sont
réunis afin d’établir le texte du pro
jet de résolution à soumettre au
Conseil.
Voici ce texte :
« L’attention du Conseil a été
portée sur l’Espagne par un mem
bre des Nations Unies, conformé
ment à l’article 35 de la Charte.
« Le Conseil a été invité à dé
clarer que la situation en Espa
gne est cause de frictions inter
nationales et constitue un dan
ger pour la paix et la sécurité.
Par conséquent, le Conseil, en
registrant la condamnation mora
le du régime de Franco et les ré
solutions adoptées relativement, à
l’Espagne à la Conférence des
Nations Unies de San-Francisco
et à l’Assemblée générale de Lon-
« Décide d’examiner si ce régi
me peut provoquer des frictions
internationales et constitue un
danger pour la paix et la sécuri
té du monde et de rechercher en
suite quelles mesures pratiques
les Nations Unies pourraient
prendre à son égard.
« Le Conseil nomme, en con
séquence, une sous-commission de
cinq membres qui procéderont
aux enquêtes nécessaires. »
Le délégué australien souligne que
L'organisation du crédit
A l’instar de PERON
FRANCO
se ferait plébisciter à la fin de l’été
dres ; enregistrant egalement ( a condamnation morale de Franco
l’opinion exprimée par les mem- f( gU re dans le projet de résolution
bres du Conseil sur le régime de ^ ( a deman de de la France.
Franco. Le délégué du Mexique demande
au Conseil d’ajourner le vote de la
motion jusqu’à lundi, afin de per
mettre aux délégations d’en étudier
le texte et d’obtenir des instructions
de leurs gouvernements.
> r i r Aucune opposition n’étant soule
vée, le Président déclare que le Con r
seil ajourne le vote de la motion
australienne à lundi prochain, 15 h.,
heure locale.
Deux projets de loi
de M. Ribère
adoptés en commission
Paris (F.P.). — Des projets de loi
technique des Charbonnages de Fran- les tlt . ula i r e S de quatre citations, les
titulaires de la Croix de la Libéra
tion et d’une citation, les titulaires
de la Médaille de la Résistance et
deux citations.
Le second prolet de loi accorde le
droit de vote aux décorés de la Lé
gion d’honneur, de la Médaille mili
taire ou de la Croix de la Libération.
' . xxx
Paris (F.P.). — Au cours de la réu
nion de la commission exécutive du
parti radical et radtoal-soclaliste, M.
Jacques Kayser a démissionné de son
poste de secrétaire général adminis
tratif du parti.
Large débat
sur le ravitaillement
au Conseil général d’Alger
Le retour au régime de la liberté
est demandé par l’Assemblée
La séance est ouverte sous la présiden- commercants — il n’y a plus de faillite
ce de M. Duboueher qui, peu après, se- aujourd’hui — et surtout les comités
ra remplacé par M. Baretaud. M. Pé- d’organisation ou de répartition, au sein
rilller, préfet, et M. Rogues, secrétaire desquels s’est installé un fonctionnarisme
général, assistent à la séance. sans garantie. Et M. Burkhardt parle
Première escarmouche. Sur une ques- courageusement de la crise de moralité ;
tion de M. Biscambiglia, et après obser- }] C jte des exemples comme celui, hélas,
vation de M. Burkhardt qui estime _ que l’écolier qui achète sa version au ca
les membres de 1 assemblée sont reunis marade et s’élève, en terminant, contre
pour travailler, le conseil consulté décjde ridée qui semble désormais _ dominer au-
de siéger aujourd hui samedi, à lo h. jourd’hui : « que seuls les imbéciles tra-
Le ravitaillement Interviennent ensuite MM. Benramoul,
La séance, on le sait, est consacrée au Michalet, Apustin, Ait Ali, Renner, Mar-
vaste et irritant problème du ravitaille- <«,. Terrés et le pittoresque mais fort Ju
ment. Lors d’une précédente réunion, M. dicieux Brahimi I^kdar.
Uaquière avait été désigné pour élaborer M. Sorensen expose son point de vue
un rapport sur la question, étant entendu sur le problème du ravitaillement en fai-
qu’il condenserait dans celui-ci l’ensem- sant de très utiles remarques sur la pro-
ble des renseignements que lui fourni- duction et la distribution,
raient ses collègues. C’est à cet effet et M. Borgeaud parle du cas des manda-
pour ce but que la réunion de ce jour a taires aux Halles, qui sont les représen-
lieu. tants des producteurs et dont la sup-
M. Uaquière fait un large tour d’ho- pression entraînerait des perturbations
rizon. Son exposé est un plan d’ensemble certaines. Cette institution existe dans
qui n’a qu'une prétention, celui de don- toutes les grandes villes, elle a son utilité,
ner des idées générales pour que chacun
CANNES. — Un canot rapide ayant
9 paeeagere à bord, déporté par un vent
violent devant le port de Cannee, eet
allé «'écraser eur le* roeher* de Leequil-
lon, à la Théoule. Toue le* pan*agera
auraient péri.
De notre rédaction parisienne. — Tan- à l’envoi d’une commission d’enquête en
dis que Gromyko, contrairement à l’en- Espagne, on annonce de Madrid qu’une
semble des délégués des nations repré- grande activité politique règne depuis
sentées à Î’O.N.U., s’est déclaré opposé quelques jours dans la capitale espagnole.
Se basant sans doute sur l’élection de
Peron en Argentine et sur les répercus
sions favorables qu’elle semble avoir eues
pour le dictateur sur le plan national et
international, Franco aurait l’intention
d’organiser un plébiscite à la fin de l’été
ou à l’automne. Il demanderait au peu
ple espagnol s’il l’accepte comme chef de
l’Etat.
Cette nouvelle est vivement commentée
tant par les milieux républicains de Paris
que par les milieux monarchistes, qui se
saisissent de cette information pour en
déduire, on ne voit d’ailleurs pas com
ment, que seule la solution monarchiste
serait possible dans les circonstances pré
sentes.
HISPANUS.
LE REFERENDUM
EN ALGÉRIE
Les électeurs du premier collège
sont convoqués pour le b mai
La Préfecture communique :
Un arrêté du Préfet d’Alger du 33
avril 1946 convoque les électeurs du
premier collège pour, le o mai 1946, à
l’effet de procéder au referendum sur
la Constitution.
Communiqué officiel
du Gouverneur général
Les partis ou groupements appelés à
bénéficier des dispositions du décret du
20 avril 1946, concernant la propagande,
devront adresser leur demande de con
tingent de papier au Préfet de chaque
département.
XXX
D’autre part, la Préfecture commu
nique :
Le Gouvernement Général rappelle
qu’aux termes de l’article 5 du décret
n» 46.765 du 20 avril 1946 fixant les
conditions dans lesquelles les partis po
litiques et groupements pourront effec
tuer leur propagande à l’occasion du fe-
ferendum sur la Constitution. « toute
impression et toute distribution de tracts,
circulaires et bulletins de vote relatifs
au referendum est interdite. »
Le premier
cargo aérien
venant d’Alger
est arrivé à Toulouse
Les revendications...
...de la BELGIQUE...
Bruxelles (F.P.). — «La grande
question pour nous, a déclaré M,
Spaak, ministre des Affaires étran
gères de Belgique, qui vient d’avoir
des entretiens avec M. Bevjn à Lon
dres, est d’obtenir que le problème
de l’Allemagne occidentale ne soit
pas discuté à la Conférence des qua
tre minitres des Affaires étrangères,
sans la présence des pays directe
ment intéressés comme la Belgique
la Hollande et le Luxembourg. »
...de la BULGARIE
Paris (F.P.). — Un mémorandum a
été remis au Conseil des ministres
des Affaires étrangères par le gouver
nement bulgare : « La Bulgarie, a dé
claré le ministre des Affaires étran
gères bulgare, M. Koullchev, réclame
notamment la Thrace occidentale qui
lui a appartenu de 1912 à 1919, et in
siste sur la nécessité vitale pour elle
d’avoir un accès à la mer Egée, accès
qui lui a été solennellement promis
par le traité de Neuilly ».
Entretiens
BIDAULT - BEVIN
Paris (F.P.). — M. Bidault s’est en
tretenu hier après-midi, durant qua
rante minutes, avec M. Bevin.
BEVIN - BYRNES
Paris (F.P.). — En fin de matinée,
hier, M. Bevin s’est rendu à l’Hôtel
Maurice où il s’est entretenu avec M.
Byrnes. /
HP ses rnllèmiês nuisse émettre ses ob- C ’ est aIors une J oute oratoire, pleine
de ses collègues puisse emettre ses ob d . amabmtéSi p ( eine de roses , dont ( es
ses renseignements, afin que
lui-même puisse parla suite établir ‘un f p ;b®%, ne K tardt : ront n „ 1 ? aa ,„ à f se ,? on „ trel j
rapport reflétant les décisions prises en ^ntre M. Belaiche, qui n est pas un chaud
commun et établir un travail constructif p f r !L sa, J du retour à la bberté absolue,
qui servira à l’avenir à essayer de faire Si , "a I ' i î lnl , ' r< 7 qu da ’T'. ande à 1 assem-
Jrï eux blce de lui indiquer nettement s il faut
Il croit que s’il existe toujours de conclure dans son rapport à la liberté
grosses difficultés et que des critiques P?ur les productions algériennes, à la re
peuvent être émises, il convient cepen- glementation pour certains produits îm-
dant de constater que la situation tend Portés, en somme dit-il : « devons-nous
à s'équilibrer. C’est un fait que les légu- Quitter progressivement le régime de
mes sont en abondance, les moissons en 1 économie contrôlée ».
bonne voie, les fruits libres, la viande M- Bogues, secrétaire général, chargé du
sans restriction avec une baisse déjà ravitaillement, donne, au nom de l’Aci-
amorcée mimstration préfectorale, diverses expli-
Cette ’ constatation faite, il apparaît S ati ïïtitïïnemen? n ^ 0n ?^e î" ÂTrlït
que le rapport doit, tout en tenant comp- ment ’ en r ^ ponse h diverses
te du présent, se préoccuper surtout de oDservauons.
l’avenir, v Et la discussion va reprendre, animée.
M. Laquière soumet alors à l’assemblée houleuse, émaillée d’incidents, surtout
une série de principes sur l’organisation, quand le président Baretaud, appuyé par
la production et la répartition algérien- de nombreux conseillers, met aux voix la
nés ; parmi ces principes celui du retour question de savoir si le rapporteur doit
progressif à la liberté. conclure en faveur du retour au régime
Le débat s'engage alors où, bien sou- de la liberté,
vent, se mêlent l’économique et la poli- Finalement, par 24 voix contre 9. le
tique. retour au régime de la liberté est adop-
M. Rosfelder, au nom de la C.G.A., té ; c'est dans ce sens que M. Laquière
remercie M. Laquière de l’hommage qu’il conclura lundi, après que le Conseil aura
a rendu aux producteurs, mais il tient entendu le' rapport de sa commission
à souligner que les mêmes producteurs d’enquête sur les abus constatés en ma-
en ont assez de constater que la carotte tière de ravitaillement, distributions, etc...
ou le navet se vendent 4 frs à Alger et Et la séance prend fin à 20 heures,
50 frs à Paris, que l’orange se vend après lecture d’une quarantaine de vœux;
6 frs 50 à Alger et 240 frs à Paris. l’un d’eux, qui est adopté d’ailleurs, de-
M. Chevallier est bien partisan de la mande le rétablissement et la liberté de
liberté, mais il a le regret de dire que vente de l’anisette. M.F.
les constatations du Conseil Général se
bornent à "des critiques mais n’ont rien
de constructif. D’ailleurs, comment don
ner la liberté à la vente de produits
d’importation qui arrivent en quantité
insuffisante.
M. Léchant signale certains faits .qui
lui permettent de conclure que l’égalité
dans les distributions, qui a été deman
dée, n’a jamais été réalisée. Puis MM.
Imalayène, Bentayeb, Mahmoudi, Halimi
font connaître leurs points de vue.
M. Burkhardt fait observer qu’il faut
se montrer prudent en matière d’égalité
de répartitions, afin d’éviter de tomber
dans certains abus. Par ailleurs, s'il est
juste de rendre hommage à la produc
tion, il faut aussi défendre le consomma
teur et pour cela, rechercher les respon
sables de certaines hausses des prix ;
parmi eux : les intermédiaires, certains
Dépositions accablantes
pour le sinistre WAGNER
Strasbourg. — La quatrième audience
du procès de i’ex-gauieiter Wagner
confirmé que l’accusé était, à Strasbourg
le « maître absolu ». Les dépositions
des tortionnaires du camp de Schirmeck
lui font perdre son assurance de la veille
notamment quand ils retracent cynique
ment la façon dont ils firent fusiller 14
jeunes gens de Ballersdorf. La salle gron
de d’indignation à l’audition d'un sem
blable forfait.
K ajlets de Q: ans
Printemps parisien
/
L y a des fidélités dont on ne se
lasse pas. Le Printemps de Paris
en est une, dont la grâce cons
tante répète les mêmes effets
et continue pourtant de trouver les
chemins de notre coeur. Cette lu
mière si douce avant les ciels pe
sants de l’été, se reçoit comme une
ivresse. On y retrouve ce qu’on
croyait avoir perdu : l’élégance de
la ville, la joie de vivre, une légèreté
de l'âme que ne parvient par à cor
rompre (touKau moins pendant ces
premiers matins de la saison) l’ac
tualité des hommes. Cette actualité
tient presque toute dans la politi
que. Les journaux balafrent de leurs
titres la pureté des soirs sans la
blesser sérieusement. C’est qu’ils
rencontrent une espèce d’indiffé
rence qui est peut-être grave (il n’est
de '- jamais bon qu'un peuple ait des res
sorts brisés ) mais du moins com
porte une part de protection mo
mentanée. Un parlement, mobilisé
jour et nuit, vote une constitution
sur laquelle ü nous faudra bientôt
nous prononcer : je gage que peu
de personnes l’auront lue en ce sa
medi de Pâques où elle a paru. L'at
trait du jour était ailleurs, dans Ut
promesse d’une évasion et d’un re
pos, dans une félicité du ciel qui
n’avait jamais été si limpide, dans
l’agrément incomparable d’un air vif
et jeune.
On pourrait croire que cette lu
mière accuse les lassitudes d'une
capitale qui n’a pu tout à fait ef
facer les. traces de cinq années de
guerre et de privations. Non point.
Les rayons du Printemps éclairent
l’horizon avec un art suprême ; ils
jouent sur les vieux toits et sur les
arbres, dans cette forêt de Paris,
que ses familiers ne voient plus et
qui pourtant existe le long de ses
avenues, de son fleuve, dans ces
jardins souvent cachés mais dont
on entend le bruissement dans
l'apaisement du soir. Des beautés
anciennes dont on ne goûtait plus
la merveille à force de les voir, re
prennent une jeunesse extraordi
naire ; nous les découvrons, de nou
veau et nous nous émerveillons
d’être encore un vivant parmi ces
belles choses — ces « choses visi
bles » comme dit Claudel, et comme
a dit Saint Paul, avant lui, parlant
aux Corinthiens...
Deux oiseaux il y a quelques.
En vigueur depuis août 1943
Le régime des réquisitions
dans Vagglomération
algéroise
va être abroge
Paris (F. P.). ■*— vjici le texte de r ex
posé des motifs du projet de loi portant
abrogation de l’ordonnance du 5 août
1943 fixant le régime des réquisitions
dans l’agglomération algéroise modifié
par l’ordonnance du 21 décembre 1943 ;
« En raison des circonstances, le Co
mité français de la Libération natio
nale avait été conduit au mois d’août
1943 à assurer directement dans l’ag
glomération algéroise l’exercice du droit
.. de réquisition pour satisfaire les besoins
! des commissariats, de leurs services et
* de leurs personnels, ainsi que l’installa-
ï tion des missions diplomatiques aecré-
* ditées auprès de lui. Par suite du trans-
ï fert du siège du G.P.R.F. et des admi-
» nistrations centrales à Paris, le main-
I tien de cette mesure exceptionnelle ne
* se justifie plus et il importe de revenir
I au régime normal des réquisitions tel
* qu’il a été institué par les lois fonda-
I mentales du 3 juillet 1877 et 11 juillet
» 1938 sur l’organisation générale de la
î nation pour le temps de guerre. En con-
* séquence, l’ordonnance du 5 août 1943
; fixant le régime des réquisitions dans
l’agglomération algéroise est à abroger.
Il transportait des légumes
et des primeurs
Toulouse (F.P.). ■— Le premier car
go aérien transportant des légumes
et des primeurs de l’Afrique du Nord
est arrivé hier à Toulouse. Parti
d’Alger à 7 h. 30 il a atterri à 11 h.
30 sur l’aérodrome où le décharge
ment s’est effectué en présence des
autorités.
L’appareil a repris Te chemin d’Al
ger à 13 h. 30 avec une cargaison de
chapeaux et des postes de T.S.F. Sl
ce premier essai est concluant, les
organisateurs envisageront de créer
une liaison hebdomadaire.
Au « Journal Officiel »
(De notre rédaction parisienne)
Le « Journal Officiel » publie :
Armées
Pommes de terre
et tomates algériennes
taxées respectivement
à 1.784 tr. et 3.600 fr.
le quintal
De- notre rédaction parisienne. — Le
ministère de l’Economie nationale
fixé hier, 26 avril, les prix des pommes
de terre et des tomates algériennes
destinées à la Métropole. Les pommes
de terre sont taxées à 1.784 fr. le quin
tal jusqu’au 13 mai prochain. En ce
qui concerne les tomates, les tarifs
sont libres jusqu’au 5 mai ; ils sont
taxés à 3.600 fr. du 6 au 30 mai et à
2.700 francs du 1 er au 20 juin.
Ces prix, qui nous ont été confirmés
par l’Office administratif parisien du
Gouvernement général, ont été établis
sur wagons départ, port métropolitain
et s’entendent marchandises logées
emballages perdus. — L. P.
Un décret supprimant les tribunaux
maritimes de cassation permanents à Al
ger et Tananarive.
* Rang et prérogatives de général de
corps d’armée sont conférés au général
de division Guillaume et au général Ber-
geron.
Les généraux de brigade Poydenot et
Humbert sont promus généraux de divi
sion.
Les colonels d’infanterie Klvaud, Toiis-
, l-e Glrguille, Voudraux, les colonels
de cavalerie d’Alès, Descour, les colo
nels du Génie Grossln, Pinson, le colonel
de gendarmerie Houlller sont nommés gé
néraux de brigade.
L’intendant militaire Holley est promu
Intendant général.
Les médecins-colonels I.aurerat et
Hombourger sont promus médecins-géné
raux.
Les colonels du cadre des ingénieurs
la- Troadec et Konvalot sont nommés
au grade d’ingénieurs généraux. Le géné
ral de brigade Valluy, des troupes colo
niales. est nommé au grade de général
de division. Les colonels d’infanterie co
loniale Rousseau et Chrétien sont nom
més généraux de brigade. Le contre-
amiral -Jaujard est promu au grade de
ice-amiral. Le capitaine de vaisseau
Cayral est nommé au grade de contre-
amiral à \ titre temporaire. Le contre-
amiral Robert est promu au grade de
vlce-amiraf. Le capitaine de vaisseau Jo-
lan est nommé au grade de contre-ami
ral. h titre temporaire.
Eaux et Forêts
MM. Colonne Maurice, brigadier à Mas
cara ; iH-oni, brigadier à Medjena, et Rl-
eail, brigadier à Ténès. sont nommés
gardes généraux de l r « cl. et mis à la
disposition du Gouverneur Général.
P. T. T.
Sont promus : Receveur de l r « cl. M.
Allard, receveur de 2* cl. à Bougie, et
maintenu à la disposition du Gouverneur
Général. Receveur de 2" cl. MM. Sael
(Koléa), Tourdjmann (Miliana), Brunet
(Aïn-Beïda), Mouton (El-Biar) et sont
maintenus à la disposition du Gouver
neur Général.
XXX
ir Le bénéfice des dispositions du dé
cret du 6 juillet 1931 et les textes mo
dificatifs Instituant un régime de con
gé de longue durée pour tuberculose ou-
erte. en faveur des fonctionnaires et
agents en service en Algérie est étendu
au personnel des offices et établisse
ments d’Algérie, dotés de la personnali
té civile et jouissant de l’autonomie fi
nancière, et pour lesquels des décrets
spéciaux ont prévu l’affiliation à la
Caisse des retraites de l’Algérie.
X.a dépense résultant du service des
traitements alloués aux fonctionnaires et
agents intéressés placés dans la position
de congé de longue durée pour tubercu
lose ouverte incombera au budget de
l’établissement ou office dont il relève.
Justice
Par arrêté du Garde des Sceaux, est
délégué, pour trois mois à partir du 30
avril, au Tribunal de première instance
de la Seine M. Combes, substitut du
Procureur de la République près le Tri
bunal de première instance de Blida.
JERUSALEM- — Entre Jaffa et Tel-
Aviv de« terroriste# juif- attaquent un
pare d’autoa. 6' morte et 13 bïeeeé* du
rôle britannique.
(De noire rédaction parisienne)
ni lu paysu/nu- ■
hur Veil-Picard; • ■ T ]l/f 7 *
prononcées par : entre la Monarchie
M. LECŒUR expose à la presse américaine :
L’angoissant problème
du charbon en FRANCE
Washington. — M. Adrien Lecteur, se- ressortir qu’avant la guerre la France
crétaire à la Production industrielle, com- importait 25 millions de tonnes de char
mentant devant la presse américaine les bon annuellement. Aujourd’hui, les im
graves problèmes que pose, en France, la portations sont nettement insuffisantes.
question angoissante du charbon, a fait
jours, se sont envolés sur ce prin
temps, deux perruches qui ont fait
parler d’elles, car ü en a coûté plus Z
d’un million de francs, à la per- ;
sonne qui tint à les apprivoiser. Il ;
est vrai que ces perruches étaient •
de l’époque Kien-Long, c’est-à-dire •
fort âgées, et qu’elles avaient long- ;
temps hanté le ciel de la Chine .
axmnt de se poser, au bord de la l
Seine, dans la collection de Mme ; r _
Douine. Collection d’une qualité *f 7 ■ '1 1 A f f L
rare et dont la dispersion a pu nous Z f j J| I 1 JL i
donner l’illusion que nous vivions ;
encore des temps paisibles et lu- ■ .77 7 /
xueux. A ceci près, cependant, QM Z •n-t.pllp nfotiPlPP
dans la galerie où cette collection ; OU U L LLLC
fut vendue, on ne connaissait plus * §
les acheteurs. Il n’y avait plus là, . ' chnicir
ni Mme Douine, ni le monocle noir ;u UlUloll
de M. de Camondo, ni la physiono
mie rubiconde d’Arthur
les enchères étaient
des voix sans écho — et sans sou
venir. Où s’en est allée cette Venise Z j jy , t d
de Guardi qui dresse au-dessus d’une ; qii In KpÙUDlIQUC
piazza animée le Campanile que • I T
srsan ms ■ v- »»«. «. »«. »>*
plus de trots millions) a t elle trou ; office, la Grande-Bretagne a demandé
refuge ?... Espérons que cette laay , aux Etats-Unis et à la Russie s’il ne
rejoindra la compagnie habituelle de ■ serrttt pas opportun que le gouvernement
Lawrence à la National GaMery. * italien organise, conjointement avec les
Il était juste dans la hiérarchie ; élections du 2 juin, un plébiscite sur la
des choses humaines, qu’une lady ■ question monarchique. Le point de vue
* fit » trois millions quand il en . britannique est que les « Trois Grands »
„rrr,ir-het Mais " devraient, dès à présent, autoriser offi-
coûtelf un de deux perruches. Mais , g choi sir entre la mo-
a n’est pas une leçon de justesse ; République.
ou de justice qu’on a pu découvr.r .
dans cette scène, l’une des plus ;
brillantes jouées jusqu’à présent aux ; _ „ u * '
feux du printemps parisien, c'est la ■ L,U r rUIlCB a (IChete pour
certitude que l’argent ne vaut plus Z .... , J^77„„„
grand chose dans l’esprit de ceux millions (lB (lOllOrs
qui le possèdent. Comme l’a dit un . , . ' • . •
des commissaires-priseurs qui diri-Z UB StOCKS américains
geait la vente : « Mes est tmations ; f . commissariat américain à la llqul-
Sont bOUSCU.eeS... ». Elles ont « e ; L dation des surplus à l’étranger an-
en effet. Elles ne sont pas *es seu- . nonCP < lue j a France a procédé, durant
les. Bien d’autres choses sont bous- J jdeux derniers mois, à des achats de
culées en ce temps-ci. Sauf cette • sur pi, ls des stocks de l’Armée pour un
fidélité printanière, dont je vous Z montant de 20 millions de dollars. Ces
parlais au début de ce propos, et ; acquisitions, qui. font partie du program
me chacun accueille avec gratitude, • me général d’importation français, eon-
- - •-» —-x- ■ cernaient notamment du matériel de cons-
A partir du 1 er janvier 1946
REVALORISATION
des traitements
et indemnités familiales
des fonc tionnaires algériens
(De notre rédaction parisienne). —
Maurice Rafler ayant demandé au mi
nistre de l’Intérieur : 1» sur quelles
bases et à quelle date il pensait pou
voir accorder aux fonctionnaires, as
similés et retraités . algériens une re
valorisation de leur traitement et de
leur retraite, comme cela était fait
pour la Métropole ; 2» S’il ne pensait
pas, cela étant d’ailleurs très 1 logique,
devoir accorder les mêmes bases de
revalorisation et la même date de dé
part d’application que dans la Mé
tropole ; celui-ci a fait la réponse
suivante :
Le Gouverneur général de l’Algérie
a préparé un projet d’arrêté portant
rajustement, à compter du 1 er Jan
vier 1946, de la situation des fonc
tionnaires algériens. Ce texte, actuel
lement soumis à l’étude du ministre
des Finances, prévoit des augmenta
tions analogues à celles qui ont été
accordées aux fonctionnaires et
agents métropolitains, tant en ce qui
concerne l’indemnité de résidence fa
miliale que les allocations familiales
et les indemnités de cherté de vie.
don du ciel, sans carte, sans trom
perle, sans privilège. A chacun de
le prendre ■' Paris ne s’en prive pas.
Il sait que cette jeunesse lui va
bien.
Gérard BAUER.
1 t motion, Krues, pelles mécaniques, mo-
1 teurs, camions, fournitures médicales, té
! les d’acier, camps destinés à assurer le
1 logement temporaire de populations salis
! abri et 576 tracteurs de tous genres pou
' vant êt#e ntilisés aussi bien dans le!
! champs de blé du Nord que dans les vi-
» gnobles du Midi.
Le nouvel uniforme
de l'armée française
le « battle-dress »
Paris (F.P.). — Un communiqué (lu
ministre des Armées donne des détails
sur le nouvel uniforme du soldat fran
çais. La tenue sera désormais le « battle
dress » ; le blouson et le pantalon se
ront analogues à ceux portés dans l’ar
mée britannique. D’importants stocks de
tissu kaki, existant en magasin, seront
utilisés à la confection de ces uniformes.
Les officiers seront habillés comme les
hommes, au combat et à l’exercice. Ils
continueront à porter une tenue de sor
tie : képi, vareuse et pantalon modèle
réglementaire à galons sur l’épaule. Tou
tefois. la bande du pantalon sera sup
primée.
Les chasseurs à pied et les alpins por
teront le bêfet traditionnel. Les militaires
des divisions aéroportées seront également
dités d’un béret de couleur noire. Tous
les autres militaires porteront le bonnet
de police aux couleurs de leur arme.
Dans la Sarre, la production a consi
dérablement augmenté depuis qu’elle est
dirigée par des experts français.' Mais
nous n’en recevons qu'un pourcentage
insignifiant.
M. Lecteur a signalé que la production
du charbon dans notre pays a dépassé
son niveau d’avant-guerre grâce à l’hé
roïsme des travailleurs français. Mais nos
industries sidérurgiques et textiles ne
pourront reprendre leur cours normal que
si l’on arrive à une répartition plus im
portante et plus équitable des charbons
de la Sarre.
EN CHINE
KHARBINE
occupé par les communistes
Tchoung-King (F.P.).. — Le minis
tre de l’Information du gouvernemnt
central chinois annonce que les com
munistes ont occupé la ville de Khar-
blne.
La délégation du Viêt-Nam
est reçue
par M. Vincent Auriol
Paris (F.P.). — La délégation du
Viêt-Nam arrivée jeudi à Paris a été
reçue, à midi, dans les salons du pré
sident de la Chambre, par M. Vin
cent Auriol. Un grand nombre de
parlementaires assistaient à cette ré
ception.
Situation hebdomadaire
de la Banque de France
Paris (F.P.). — La situation hebdo
madaire de la Banque de France, ar
rêtée au 18 avril, fait apparaître une
diminution de 3.991.000.000 de francs
dans le montant des billets en circu
lation.
STALINE aux U.S.A. ?
L A presse new-yorkaise annonce qu’apres
la conférence de Paris, s le président
Truman Invitera vraisemblablement b
généralissime Staline à visiter les Etats
Unis.
LES ELECTIONS
seront-elles supprimées
au MAROC ?
De notre rédaction parisienne. —
Comme suite à. la note concernant
l’application des dispositions de loi
électorale aux Français établis dans
le Protectorat adressée au Gouverne
ment par le Sultan du Maroc, notre
confrère « Le Monde » annonce que
les négociations en cours destinées à
ménager les droits de souveraineté du
Sultan auront sans doute, pour con
séquence, la suppression des élections
par un collège électoral particulier de
députés dits « du Maroc » et pour
raient aboutir, éventuellement, à l'éta
blissement du vote par correspondan
ce pour les Français résidants,
xkx
Paris (F.P.). — La commission de
l’Intérieur s’est réunie hier matin,
pour examiner les questions juridi
ques soulevées par l'application au
Maroc de la loi électorale.
PARIS. — Le président Gouin a reçu seaux, à Saint James Park, a explosé
jeudi une délégation du personnel sé- hier soir dans un fracas terrible,
dentaire des Compagnies de navigation PRAGUE. — Les élections h l’Assemblée
actuellement en grève. Constituante tchécoslovaque auront lieu
— Le premier appareil de l'escadrille le dimanche 26 mai. Le vote est obli-
d’avions-taxis « Mercure », a effectué gatoire.
hier après-midi ■ un vol de reconnais- son A. I,a Bulgarie a rompu se»
sance sur le parcours Niort-Paris et relations avec PEspagne franquiste.
s’est posé à Issy-les-Moulineaux après
1 heure 20 de vol.
— Le préfet de la Seine a pris un ar
rêté infligeant un blâme à M. Marcel
Aehard, auteur dramatique, pour avoir,
pendant l’occupation, accepté la prési
dence du Comité d’organisation de l’In
dustrie cinématographique.
LYON. — Si les propositions patronales
ne sont pas satisfaisantes, les em-
spagne
BEYROUTH. — Les membres de la Com
mission mixte pour l'évacuation des
troupes françaises, ont présente les
résultats de leurs travaux au ministre
de l’Intérieur.
LE CAIRE- *— Un dément officiellement
que l’élude du problème soudanais ait
été ajournée sur la demande du gou
vernement britannique.
MM. Abel Bonnard et Mau-
, - .J MADRID. — - MM. ADel Bonuaru ei
ployés de commerce menacent de de- anciens ministres de La
clencher Ja grève aujourd’hui, jour de r * ce - : "- £ - x
l’ouverture de la Foire de Lyon.
val. en résidence surveillée à Barce
lone. ont reçu l’autorisation du gou
vernement espagnol de se rendre dans
LONDRES. — Le roi et la reine d’An-
gleterre ont fêté dans l’intimité leurs le Sud de I Espagne.
2.1 ans de mariage. Des messages de joKIO. — Véritable « ville flottante du
félicitations sont parvenus au Palais rie choléra », 16 bateaux, ayant a oora
Buckingham. 80.000 Japonais rapatriés, sont ancr s
— Trois fortes explosions se sont pro- en quarantaine rteva " U ” nt P '’^ té rons-
duites dans une aile du quartier gêné- de Yokohama. 944
ral du gouvernement" militaire de la tatés.
région de Hanovre : 2 tués, 7 blessés. xapERVILLE (Illinois). -- Le bilan
— Une bombe allemande de 1.000 livres, définitif du grave acciden^ *7 — MaeeJ*
enfouie dans la vase du Lac aux Oi-
aeiiniiu uu w — -—- K1acc x.
de fer s’élève à 44 morts et 7o blessé
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