Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1946-03-13
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 13 mars 1946 13 mars 1946
Description : 1946/03/13 (A62,N21751). 1946/03/13 (A62,N21751).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t559507z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/01/2021
En attendant une reprise
qui ne saurait tarder
et grâce aux sacrifices consentis par la Métropole
Les décisions du Conseil des ministres
L’Algérie recevra le Me, le lait
et les tissus qui lui font defaut
a déclaré IH. André LE TROQUER
rendant hommage au Gouverneur général Y. CHATAIGNE AU
et clôturant le débat sur la situation économique des trois départements
L'ordre du jour de confiance
au Gouvernement a été adopté à l'unanimité
Les remèdes de M. Le TROQUER
au malaise algérien
E NCORE que la Providence ait touri des affirmations audacieuses et pas toU'
au Gouvernement en permettant à jours conformes aux faits,
son représentant do mettre le pied « L’on a parlé du drame, de crimes
sur la terre algérienne meurtrie On doit avoir" le souci de dire les choses
alors qu'elle tremblait encore, nul parmi avec mesure et discrétion, quand bien
la quarantaine de députés venus hier ma- même les faits seraient graves — et la
tin n’espérait certes que la présence à réalité se suffit à elle-même. »
la tribune de M. Le Troquer s'accomqa- Le malaise algérien a sans doute des
gn&t d’un miracle. Pas plus que M. Long- causes économiques, politiques et socia-
cbambon, dans son domaine n'a le pou- les. L&, comme ailleurs, la guerre a tout
voir de faire prospérer les cultures re- bouleversé et par une curieuse colnci-
beIles, le ministre de l'Intérieur dans son dence, la nature s’en est mêlée. Les ré
département n'a celui de pailler l’inclé- coites sont déficitaires et l’Algérie a tout
mence et la sécheresse de la nature qui Juste de quoi ensemencer. La récolte de
a accablé l’Algérie. 1945 atteint seulement 5 millions do quin-
Au demeurant, il était évident que ses ‘ a “ x *, l ? rs devant guerre elle était de
engagements, pour si lamentable que soit '* _ à 18 "?,* 1110 "*® uant au chep,el ’ la
la détresse de l’Algérie, pour si urgents sécheresse I a décimé. ,
que soient les remèdes qu’.lle appel!#. Mais a crise, M Le Troquer l’espère,
ne pouvaient s’exprimer pour avoir chance *, a,tein * s ° n culminant. La pro-
d’être retenus, qu’en fonction des possi- chaîne récolte doit être bonne et, en at-
bilités de ravitaillement de la Métropole ten,iant la 50U , d “ ra - t#u * ? era déjà réduite à la portion congru., au ravitaillement immédiat sans
_ espoir, toutefois, de relever le taux ac-
Et cest pourquoi M. Le Troquer a pu tue! da !a ration de paIn . Auoun bateau
décevoir en répondant au futur aux dé- n0 , ara déroüté . D .| c , trois , em alnes tout
putes qui avaient Interpellé au présent. aura été mis en œu¥re pour qua , a fa .
Comble de malchance, un chargement de m | na „„ ,’|„ 8 talle pas dans le Sud par
42.000 quintaux de céréales destine a I Al- (a constitution de stocks de sécurité.
Série n’a-t-il pas été dérouté et, par er- Pour ca | a la Métropole a dû s'imposer
reur déchargé en France il y a 48 heu- d „ sacrt fj C es ; la fabrication de pâtes
res. Cette erreur ne va pas tarder à être a été f re [née. A Marseille, une semou-
réparée. Mais cet aveu, ce souci de la | ière a méme été an . êtia .
vérité marqueront le ton de sincérité de Ma | s M . Le Troquer peut dire à l’As-
la réponse du ministre de l’Intérieur qui semblée que l’Algérie ne se contente pas
pourra regretter que certains orateurs d - accapt er l’aide qu’on lui envole. Elle
aient cru bon d’apporter dans ce débat répond *par un effort égal de solidarité.
Déjà du vin — pas du pinard, précise le
Après un voyage
de quinze jours au Maroc
et un arrêt à Oran
M. Paul REYNAUD
est arrivé hier à Alger
Il donnera ce soir, à 18 h.
une conférence
à la salle Pierre-Bordes
si’ ŒIL vif, pétillant do malice
_ r et d'intelligence, l'allure
toujours très jeune et spor
tive, le cheveu à peine grisonnant,
l’ancien président du Conseil, gui a
vaillamment supporté Uts rigueurs
des prisons allemandes, nous re-
çhit à l’hôtel Aletti, quelques ins
tants après son arrivée de l’aéro
drome.
La conversation est vite nouée
ou plutôt remuée, car M- Paul
Reynaud, en vieux parlementaire,
a gardé le souvenir, déjà si loin
tain, des journalistes qui, entre les
deux guerres, ont été le\s habitues
fidèles du Palais-Bourbon.
‘ Depuis sa libération, M. Paul
Reynaud est resté volontairement
à l’écart des luttes partisanes. Sa
personnalité hors série, qui a mar
qué la politique française dé son
empreinte originale, lui a valu au
tant d’amitiés ferventes que d’ad
versaires résolus. L’homme public
n’a pas, en tout cas, laissé indif
férente ou neutre, cette fugacité
qu’on appelle l’opinion.
Après avoir traversé l’Espagne,
flâné quelques heures au Prado, M.
Paul Reynaud a parcouru le Ma
roc, où il a donné une série de
conférences dont le succès a été
des plus vifs. Il a parlé à Oran,
avant d’affronter aujourd'hui, a
18 h., salle Pierre Bordes, le pu
blic algérois.
La réconciliation nécessaire des
Français, la reconstruction de la
France, serviront de thèmes à l’ora
teur.' Nous nous en voudrions d’ef
fleurer le sujet même de sa confé
rence, dont il a bien voulu &squis-
ser, pour nous les grandes lignes.
Disons cependant que l’ancien pré
sident du Conseil se placera, non
sur le plan polémique, mais sur lé
plan de l'intérêt général, pour en
visager les divers problèmes posés
par la reconstruction.
De ces problèmes essentiels pùur
l’avenir de la France, personne
n’en parle. Pas un débat ne s’est
institué à leur sujet devant l’as
semblée constituante, alors qu’au
lendemain ,de la grande guerre,
les problèmes des réparations et
de la reconstruction retenaient lon
guement l’attention du parlement.
M P. Réynaud est convainou —
et il le démontrera sans doute
__ -que les problèmes économiques
et monétaires qui ont été laissés
sans solution ét ont provoqué une
crise mondiale, ont été la cause
directe de la guerre. Mais ce qui
l’a frappé surtout depuis son re
tour en France, c’est avant tout
le fléchissement intellectuel, qui
s’est considérablement aggravé de
puis la libération.
L’entretien se poursuit et roule
sur nos futures institutions. Voyea-
vous, nous dit M. Paul Reynaud.,
la Constitution de ISIS ne méritait
pas les critiques dbnt on l’accable.
Ce n’est pas elle qui était respon
sable de l’instabilité ministérielle.
Un seul ministère a été renversé
par les Chambres en huit ans. Les
autres sont partis sans attendre
un vote du parlement. Je suis cer
tes partisan de l’améliorer et de
donner notamment au président
de la République des pouvoirs ac
crus, celui par exemple lui confé
rant la faculté de demander la dis
solution de la Chambre.
J’interroge maintenant l’ancien
chef du gouvernement sur les im
pressions qu’il rapporte de son
voyage de 15 jours en Afrique du
Nord.
j’ai recueilli, vous le pensez bien,
quelques-uns des éléments de la
question nord-africaine, mais j'ai
l’habitude de ne parler des problè
mes que lorsque j’en possède tous
les éléments et que je suis en me
sure de me faire une opinion ob
jective. ~
Mais ajoute-t-il avec netteté,
JE CONSIDERE QUE LA SOUVE
RAINETE FRANÇAISE NE PEUT,
EN AUCUNE CIRCONSTANCE,
ETRE MISE EN CAUSE.
Et sur cette affirmation, je
prends congé de M. Paul Reynaud,
dont lé séjour dans la capitale
algérienne sera bref, puisqu’il
compte regagner Paris dès demain.
Henry DOTJZON.
M. Léon BLUM
pari demain
pour WASHINGTON
Paris (F.-P.). Le ministre des
Affaires étrangères confirme que le dé
part de M. Léon Blum pour Washing
ton comme ambassadeur extraordinaire
du Gouvernement français est fixé à
jeudi 14 mars.
La délégation accompagnant M. Blum
quittera Paris deux jours plus tard.
ministre, mais du vin de très haute qua
lité — est arrivé. Bientôt la cadence des
importations sera portée à 800.000 bec-
tos par mois. Cet échange do richesses
dans les deux sens lui doit d’atténuer
sa misère ; Il se fera par nos seules
ressources, car, malgré la tentation qu’on
peut avoir de recourir à la liberté du
pavillon, on ne saurait s'y décider sans
une étude approfondie.
Mais un autre aspect du malaise algé
rien devra faire l’objet des préoccupations
ministérielles. M. Le Troquer a été frappé
par la population en haillons qui court,
non seulement les gourbis, mais les villes,
par les enfants abandonnés à eux-mêmes
, par le manque d’hygiène dans certains
Quartiers. L’effort sanitaire devra être
poussé, la scolarisation Intensifiée.
De même, M. Le Troquer envisage l’in
dustrialisation de l'Algérie, son électrifi
cation, le développement de la chaîne, du
froid et de l'artisanat.
Sachons gré au ministre de l'Intérieur
d’avoir évité l'écueil politique où cer
tains l’avaient convié et d'avoir limité
sa réponse à l’Immédiat et à ce qui est
réalisable pour soulager des maux ur
gents. Les paroles du ministre n’en ap
porteront pas moins aux populations le
réconfort de savoir que le gouvernement
connaît les problèmes de là-bas et se
penche sur eux.
En tout, bien pesé, ce débat à épisodes
peut être ramené à une de tes épreuves
de tendresses dont la périodicité est bien
dans le conformisme parlementaire. Car
de la tendresse pour l’Algérie, il faut
rendre cette Justice aux députés que,
avouée ou latente, spontanée ou calculée,
ils en possèdent d’inépuisables trésors.
René BOUCHET.
Le débat sur l'Algérie
Paris (F.P.). — La *éanc« do l’Aooomblêe Nationale Constituante
çaise. (Applaudissements).
L'ordre du jour de confiance
est 'adopté à l'unanimité
En conclusion du débat l’ordre du
Mesures draconiennes
'' J \
contre les infractions graves
h réglementation m ravitaillement
Pas de circonstances atténuantes ;
Pas de mise en liberté provisoire ;
Possibilité d’interdiction d’activités
commerciales et industrielles ;
Expulsion des locaux privés des délin
quants et de leur famille.
L’ordre du jour appello la suit» du débat sur IA aituation économique
de l’Algérie.
M. Bouthtba, député socialiste d’Al- tration entre l’Algérie et la France
ger, signale tout d’aibond les düfficul- que le Jour où nous aurons donné à
tfs de l’existence des éleveurs des tous les Algériens l’instruction qu’ils
Hauts-Plateaux algériens. L’orateur méritent. (Applaudissements),
dépeint la difficulté de la situation « L’Algérie & vécu (peut-être trop
économique de l'Algérie et ï’inquié- longtemps sur elle-même. On a pu re
tante diminution du nombre des bo- gretter la lenteur apportée & son in
vins. n se déclare en faveur d’une dustrialieatlon. Oe pays mieux équipé
assimilation toujours plus grande sur en frigorifiques, par exemple, eût
le plan administratif et juridique et moine souffert de la crise de ces der-
îl affirme qu’il, faudrait faire appel nières années. Tl y a là une tâche im-
aux Musulmans pour réaliser une mense à remplir. »
bonne nolltique démocratique. Ee Ministre a pu le constater lors
Puis sur un plan plus général, il de son récent voyage en Algérie, en
déclare souhaiter la fusion complète visitant les régions les plus diverses,
des régies administratives concernant le Conïtahtinoïs, la Kabylie, dont la
population est si française, si active,
si intelligente, Oran, Alger qui fut au
temps de l’oppression la vraie capitale
de la France., (Applaudissements.)
Le statut
de la presse algérienne
, ... J oui A
sont intervenus dans - le débat.
me*n nV^*1*?' Presse qüe l’Assemblée discutera pro-
me qui a récemment ravagé ^1 Algérie chalnement w . ra appliqué à l'Algérie
oie.
Afrique du Nord,
la Métropole et l’Algérie
M. LE TROQUER
répond aux interpellateurs
M. Le Troquer, ministre de l’In
térieur, répond- ensuite aux 1 n te ripes-
lateurs et aU!C différente orateurs qui Au suJet ^ , a preese algérienne, M
Le Trdquer espère que lé statut de la
presse que l’Assemblée
et le mouvement de solidarité qui se commente métropole*
manifesta dans la Métropole à cette Frïnc^L d’Afr
occasion, puis U analyse les raisons ^ Fra
« L’Assemblée Nationale Constituante
fait confiance au Gouvernement pour
promouvoir en Algérie la politique dé
mocratfqye d’union des divers groupes
ethniques et de justice pour tous- ;
félicite pour les mesures de réforme
prises en faveur des centres munici
paux ; lui demande de poursuivre dans
cet esprit la réforme de l’administra
tlon, notamment par la suppression du
caïdat danp les communes mixtes et
des territoires du Sud et de prendre
d’urgence les mesures économiques né
cessaires pour soulager la misère géné
: . af» et p&r«r à la disette particulière
ment grave des produits alimentaires et
des textiles. Salue avec satisfaction les
mesures d’apaisement proposées par le
Gouvernement nt votées par l’Assem
blée dans sa quasi unanimité et lui
demandant de veiller à ce que l’admi
nistration de l’Algérie tout entière rem
plisse sa tâche dans un esprit de jus
tice républicaine et de compréhension
sociale et passe à l’ordre du jour. »
La séance est suspendue à 10 h. 27.
L’hommage de M. Le Troquer
à M. Yves Chataigneau
~ v- , r ^ v. » ‘««K uos ifuu* lêancis av^c 1 Amérique
des ministres qui s ’est tenu hier ma- au sujet de l’accord relatif à l'avia-
tm, M. Bidault a déclaré qu’il réser- tion commerciale de* 2 pays et a été
valt pour le prochain Conseil l’étude autorisé à signer cet accord
des suites à donner au projet du M Bidault a informé le Conseil de
gouvernement de porter la question l’état des négociations avec l’U.R S.S
espagnole devant le Conseil de Sécuri- pour la livraison des 5 millions de
f®; _ ,, . quintaux de céréales que la Russie
Le Conseil a adopté un projet, de loi a accepté de céder à la France,
sur le statut des entreprises de presse.
M. Jules Moch a exposé les revendi- Répression des infractions
cations de la France concernant la relatives au ravitaillement
cession de navires au titre de répara-
tons et a fait préciser le mandat des
délégués français en vue de ces né- Le projet de loi sur la répression
goctations. Le ministre des Transports à la réglementation du ravitaillement
a egalement mi» le Conseil au cou- a été adopté dans ses grandes lignes
Ce projet sera probablement ap
prouvé défnitivement au cours de la
séance de vendredi. Le texte énumè
re un certain nombre de délits tels
que le trafic de tickets, le. détourne
ment de denrées etc... et précise les
pénalités particulières encourues par
les délinquants. Etablissant le prin
cipe de la responsabilité familiale, le
projet exclut les circonstances atté
nuantes, interdit la mise en liberté
provisoire, prévoit la possibilité d’in
terdire l’exercice d’activités industriel
les et commerciales et de prononcer
l’expulsion des locaux privés des dé
linquants, de leur femme et de leurs
enfants ; rend obligatoire cette inter
diction en cas de récidive.
Débat sur la déclaration des Droits
Pour faits de guerre
Georges ZERBINI
directeur dü Cabinei
de M. Félix GOUIN
est nommé chevalier
de la Légion d'honneur
pour
soit
soumis
Paris (P.P.). M. Bidault a remis hier une nouvelle note au eujet
de l’Bspagne, & MM. Duff Cooper, ambassadeur de Grande-Bretagne et
Jefferson Caffery, ambassadeur des Etats-Unis.
Cette note répond aux objections faites par les gouvernements anglais
et américain à la proposition française de porter le cas de l’Bspagne de
vant le Oonsell de Sécurité de l’O.lf.U.
La nouvelle note apporte de nouveaux arguments venant étayer la
thèse française.
En terminant, M. Le Troquer, mi-
V. conclut-il, sont des Français de Fran- nistae de l’Intérieur a rendu -hom-
, lm l, nigérien KOCa ,® 8 du c«. La récente amnistie dott ram*ner mage au dévouement inlassable de M
« i ler la confiant* et l’union. Si l’Algérie Yvw Chataigneau, Gouverneur çéné-
TnnéH seulement à quelques Sort enfin de la m jtere, t0 „ t ^ra plus rai de l’Algérie et à la bonne volonté
LVir;: s-jt c * «■, »...«■*.* «
présentent c e tte année que 60 pour ' — 1 r- — :
cent des chiffres habituels. En atten
dant la soudure, l’Algérie recevra la
quantité de blé qui lui est néces
saire ».
En ce qui concerne le fait condensé*
l’Algérie n’en manquera pas, un stock
Ht, î> ? CUrité 5 mo ' s ayant été «-cons- L’Assemblée Constituante reprend l’ap r ès-midi la discussion de la déclara-
u vi e ; .... . , . tion de» droite proposée par la Commission de la Constitution. Elle refuse par
egalement 43g vo j x con tre 123 de prendre en considération le -texte de M. Edouard Herriot
importantes * a Mtetropole en Quantités s’opposant à la nouvelle Déclaration des Droits proposée par la Commission.
Répondant au discours prononcé principes de 1788, mais par souci d’op-
Les vins algériens dernièrement par le socialiste Guillet, port-unité politique.
« De notre côté nous aurons rtn vin M. André Marie, radical, soutient la Oe mot ne tombe pe« dans l’orell-
d’Algérie, déclare’ M Le Troquer Le thèse selon laquelle tous les droits le d’un sourd. Aussitôt, M. Herriot le
Droblème de» trananrirts o-rêc» anv nouveaux insérés dans la Déclaration relève :
forte de M Jutes *Moch g est Dreso-ue d * 1946 étaient déjà implicitement « M. Duclos va donc voter par op
résolu et les vîtes ateériena arownt contenusdéjà en France Un tel échange de envisage une filiation curieuse d’après * Pardon, répond le leader commii-
rlcheseee doit procurer du travail par . laquelle la doctrine des Révolution- ntete en souriant, je suis contre Pop-
tout en Algérie oü tant de bonnes n « lrœ 1789 procéderait d’un dis- portunisme, mais J'ai le sens de l’op-
volontés sont prêtes. » cmlra Pérldlèe. portunKe ».
Le Ministre convient qu’en dépit de M .racoue» Duclos ramène l’Assem- Un P®* 1 * dialogue s’ensuit au cours
oes efforts, 11 y a enoore en Algérie b iée à deîs considérations plus actuel- duquel le président du parti radical
trop de misère. Aux maux qu’elle en- leH considérations plus actuel à présenter M. Duclos com-
gendre viennent encore s’ajouter une _ , , me un partisan discret de la proprié-
redoutable prostitution clandestine et ‘ 11 noua semble, d-lt-il, que ceux té.
un état sanitaire déficient en dépit Q ul . voteronL te proposition radicale Quand on en viendra aux expllca-
du développement d’un corps médical Tï‘ ^ ™e- tlon ® d ® vote - M - RAmateny, du parti
admirable, ou se distinguent notam- - ,orl _ t * d a de la liberté, reprendra ce jeu, qt M.
ment les médecins militaire® des Ter- In f pd ? Ï ™-h nf* Duclos lui répondra que «puisque le
rltoires du Sud auxquels M. Le Tro- M 1 C-N.R. accepte le texte de M. Herriot
quer tient à rendre hommage. En oet- J* liberté sera bien sincère M. Duclos sur natlonaJi6a tlon et le monopole,
te matière aussi un grand effort fl- r ® y ient au programme politique. la nationalisation de l’électricité va
nancier a déjà été fait. « Ce m’est pas par de® téxtes mais se faire sans apposition».
Le problème scolaire P fft *"*1 «AMalaTI«fî,°püüi Cependant le débat est vidé de-son
pl été r la Déclaration des Drorts. Pour mi . M K ,„ mollet tré
passant au problème scolaire, le Mi- nou* tout doit être subordonné an ld . , q comm L ion ! oroDose^n
nlstre signale qu’en Algérie un enfant vote rapide de la Constitution, n faut ^. b , . , déclaration P a ui af-
sur douze fréquente l’école. Un pro- le plu® tôt possible procéder à un re- £ a Wanrès^ rônr^m^ lmrxX oar
gramme a été établi, dit-il, pou.r mul- ferendum poUT passer ensuit» aux , despotisme fasciste et P nazi P ’.a
tôlier au plus tôt le nombre de» éco- *»ü«. , ^ M^ Dueloa de ,oon^ure ^ mn T’iïeTl en-tête de «
les. CJU 1 ® ftmls VOtfCron't contr® 14 pro (yiniTtitiitinn onmrn^ é*ilo in fit- ■-on
« Il n’y aura de véritable interpéné- position radicale, non par hostilité aux 11TO3 1795 et 1848 I<8 p rln c lp ^ qul
font la liberté.
La défaite de la proposition. radi
cale est achevée par le® interventions
du rapporteur de la Commission et
du socialiste Depneux.
Après une Intervention de M. Ca-
pitant qui regrette qu’on ait pu par
ler d’opportunlité à propos des droite
de l’homme, M. de Münthon, au nom
du M.R.P. dit qu’il était de mauvaise
technique de prendre pour base de
discussions un texte que tous étaient
d’accord pour amender.
C’tet dans ces conditions que le
contre proj e t radical est écarté , par
437 voix contre 123 et le préambule
proposé par la commission adopté.
Examen des articles
On passe, à 18 h. 30, à l’examen
des articles do la déclarât’on. M. Ca-
pltant suggère de remplacer le pre
mier afticle proposé par les 'six pre
miers articles de la vieille déclara
tion. D s’agl-t de la définition de la
li/berté et de la loi. A 19 h., la prise
en considération de cet amendement
«st m se aux voix. A 19 h. 55, le
président Aurtol annonce que cet
amendement est repoussé par 290 voix
contre 261. La séance est levée et le
défoat constitutionnel reprendra jeudi
xxx .
L’Assemblée entendra ce matin à
9 h. 30 et c e t après ml# les interpel
lations de MM. Denais et Herriot”sut
la liberté de la presse.
Taris (De notre rédaction parisienne)
— Le « Journal Officiel > du 12 mars
publie, au titre du Ministère de la
Guerre, la nomination au grade de che
valier de la Légion d’honneur de M.
Georges Zerblni, lieutenant du Corps
franc d’Afrique en 1942. directeur du
Cabinet de M. Félix Gouln, président
du Gouvernement provisoire de la Ré
publique française.
Voici le texte de sa brillante citation :
« Officier de réserve énergique animé
des plus hauts sentiments du devoir et
de patriotisme et qui avait déjà fait ses
preuves en 1918 (engagé volontaire à
19 ans). A repris les armes dès 1942 et
a participé à toute la campagne de Tu
nisie avec le Corps franc d'Afrique.
Blessé le 19 mars 1943 au Djebel Ahyed
au cours d'une mission de liaison, a
refusé de se faire évacuer et a repris
sa place au combat dans le minimum
de temps. Le 27 avril 1943, au cours
d'un violent accrochage avec l'ennemi
aux abords de Bizerte, voyant une unité
voisine vivement impressionnée par la
disparition do ses officiers, fléchir et
refluer, s’est précipité pour on prendre
le commandement, l’a regroupée, lancée
à nouveau à l'attaque et a assuré ainsi
un important gain de terrain. A fait
preuve dans ces circonstances des plus
belles qualités d’initiative, de dévoue
ment, d'autorité et de sang-froid, n
Cette nomination comporte l’attribu
tion de la Croix de guerre avec palme.
Le présent décret annule et remplace
le décret du 7 juillet 1945 nommant le
lieutenant Zerblnl chevalier de la Lé
gion d’honneur « pour titres exception
nels ».
Aohj lommai particulièrement heureux
d'atirCMter à If. Gearget Zerbini, trèt
connu et exlimé dont tout lot milieux de
cette Àlgécie dont il ett originaire, not
rivet félicitationt pour la dittinction
dont il ett l'objet et qui vient , j£ jut-
tement, tonrtionner une conduite parti
culièrement brillante au court dot deux
guerres.
A SAVANNAH
LA FRANCE
aura la vice-présidence
du Conseil des gouverneurs
de la Banque Mondiale
Savannah (F.P.). — Le® premières
Journée® de la conférence monétai
re Internationale, sont calme® et l'Im
pression est celle d'une réunion d'ex
perts détaché®, en apparence au
moins, de considérations politiques et
mettant au point le mécanisme finan
cier complexe dont les principes ont
été établis à Bretton Woods.
Lee représentante de la France, de
la Chine et des Inde6, seront vice-
présidents du Conseils des gouverneur»
de la banque mondiale. Le comité exé
cutlf est présidé par les U.S.A., la vice
présidence étant exercée par la Gran
de-Brebagne. Les pays suivante son
membres : France. Indes, Mexique
Egypte, ’ühlne. Canada; Belgique. Bré
sil. Hollande, Pologne. Parmi les dlf
rérente comité» spéciaux, la Chine pré
side celui chargé du choix du siège d
la banque, et des fonds. Les LT S.A
proposent officieflement Washington
alors que la Grande-Bretagne favori
serait New York.
Avant la conférence, le gouverne
ment français avait désigné pour 1
représenter dans les deux Institutions
Conseil des gouverneurs et Conseil des
fonds. M1M. André Philip, Mendès
France et Monlck.
LONDRES (F.P.). — Le Foreign Of
fice déclare tout ignorer du bruit eelon
lequel une réunion dee Troie grande
aurait Heu avant la prochaine réunion
du Conseil de Sécurité, le 21 mare pro
chain.
HIER POUR LA PREMIERE FOIS
Les sphères de la Loterie
ont tourné à TIMIMOUIM
De grandioses fêtes se sont déroulées à cette occasion
S-W/z/ une nouoe(tù.e note à jZondtcs et à 'l'Ocukington
La FRANCE
que le problème
insiste
espagnol
à FO.N.IJ.
Elle apporte de nouveaux arguments à l’appui de sa thèse
cita jamais son attitude envers Franco et,
en plusieurs occasions, exprima le point
Washlngtoh (F.P.). — « Le gouverne
ment des U.S.A. ne croit pas qu’il existe
Les U.S.A. ne croient pas
que la situation espagnole d ®, Qu’Il ne pouvait pas y avoir de
^ . relations satisfaisantes entre les U.S.A.
Soit Un dlanger pour la paix et l’Espagne aussi longtemps que le ré-
ci 1 _ « li - Rime actuel resterait au pouvoir dans la
et la sécurité international© péninsule, mais qu’il est obligé de dire
déclare la note américaine qu’il considère le remplacement du ré
gime existant comme un devoir Incombant
au peuple espagnol lui-même. Le gouver-
_ .. ,, . , , nement des U.S.A. déclare qu’il est natu-
en Espagne une situa ton dont le pro- rellenlent êt à étud)er soigneusement
longement Pourrait mettre en danger la informations additionnelles que
paix et 1a sécurité Internationale , a - g0UTernemen , françal9 pourrï , t lui
firme la réponse américaine à la note four * r reIatirenient à sa pt0I)08lti „ n .
française. „ , .... . La position prise par le Département
La note américaine rappelle toutefois d >jj ta t „> a provoq „é jusqu’ici aucune
que le g ouvernement des U.S.A, ne ca- réaet|on profon(1e dan , les milieux par-
lementaires et II est peu probable qu'une
pression soit exercée, par ces mêmes mi
lieux, pour obtenir une rupture arec Ja
régime franquiste. ^
Le plus ropidement possible
LA FRANCE
prendra livraison du blé
cédé par l'U.R.S.S.
Paris (F.P.). — Les 400.000 tonnes
de blé et les 100.000 tonnes d’orge que
l’U.R.S.S. tient immédiatement à la dis
position du gouvernement français, vont
permettre une soudure qui s'avérait par
ticulièrement difficile.
La Commission Interministérielle s'est
réunie déjà plusieurs fois pour prendre
les dispositions nécessaires en vue de
l’embarquement de ces céréales entrepo
sées dans les ports de Novorossisk,
Odessa et Nicolalev.
N.D.L.R. — Une erreur typographique
dans le titre de notre information d’hier
nous a fait dire qu'il s’agissait de
50.000 tonnes au lieu de 500.000 tonnes.
Cette erreur était d’ailleurs rectifiée par
l'Information, dans laquelle nous préci
sions que l’U.R.S.S. tenait à la dispo
sition de la France 5 millions de quin
taux de céréales.
NUREMBERG (F.P.). — Le Tribunal
a proeéde à l’eaamenpre» à ne p a» prolonger le» débau. En
effet, au rythme aetuel de» in terre -
gatoiree et dee plaidoirie», le prorè» de
vrait durer encore une année entière,
XXX
Paris (F.P.). — Les journaux espa
gnols représentant toutea les tendances de
l’opinion républicaine viennent d’être au
torisés, par M. Gaston Defferre, secré
taire d’Etat à la Présidence du Conseil,
chargé de l'Information, à paraître en
France, annonce « Le Populaire ».
X X X
Londres (F.P.). — On apprend de Ma
drid, de source officielle, que 27 Espa
gnols appartenant au groupe de 40 exilés
qui franchirent la frontière près d’Irun,
ont été capturés.
La Conférence de la Paix
est retardée
jusqu’au mois de juin
Londres (F.-P.). — Dans les milieux
bien informé» de Londres, on estime que
la Conférence de la Paix, qui devait
s’ouvrir à Paris en mal, sera retardée
jusqu’au mois de Juin.
Ces mêmes milieux font remarquer
que la date d’ouverture de la Confé
rence dépend de la Conférence prélimi
naire des ministres des ‘Affaires étran
gères qui a lieu en ce moment à Lan
caster-House et qui semble piétiner.
Jacques CHEVALIER
est condamné à 20 ans
de travaux forcés
Paris (F.P.). — La Haute Oour, qui
lundi soir, après le réquisitoire du
procureur général Frotte Damicourt
contre Jonques Chevalier avait sus
pendu eon audience a repri» les dé
bats à 21 h. 20.
Aussitôt la parole est donnée aux
défenseur» M* Roger Adolphe Lacan
et au bâtonnier Poignard qui après
d'émouvanitfcs plaidoiries adjurèrent
les jurée de « rendre Ohevalier à la
liberté, à la dignité et au service de la
France ».
D eet minuit passé lonsque la Cour
se retire polir délibérer. Après 2 h. 10
minutes die dél libérations l’audience
est reprise. Le président Noguère» lit
lee attendus et le verdict. Jacques
Chevalier est condamné à 20 ans de
travaux forcé®, à l’indignité nationale
à vie et à la confiscation de la moitié
de ses bien®.
A l'Issue de l’audlenoe, l’anden mi
nistre de Vidhy eet arrêté. En raison
de aon état de santé précaire — 11
a eu 3 syncope® dan® la Journée — U
est conduit à l’Hôtel-Dleu.
10 ans d'indignité nationale
à Robert GIBRAT
Pari® (FJ*.). —• L'ancien sous se
crétaire d’Etat aux Communications
du gouvernement de Vichy, Robert
Gibrat, a été condamné à 10 ans
d'indignité .nationale par la Haute
cour de Justice.
M. Vladimir PORCHE
directeur général
de la radiodiffusion française
Paris. — M. Vladimir Porché est char
gé, à titre de mission exceptionnelle, des
fonctions d'administrateur général de la
Radiodiffusion française avec le titre de
Directeur général.
Le nouveau directeur est le fils du
poète FrançoU Porché. décédé, et de la
comédienne Mme Simone.
Washington
serait opposé
à la réunion immédiate
d une conférence à quatre
sur FALLEMAGNE
Parte (De notre rédaotlon parisien
ne). — Notre confrère « Combat
reproduit une Information transmise
par son correspondant à New-York
et selon laquelle les U.S.A. Jugent dlf
ficile de réunir en oe moment une
conférence à quatre eur l’Allemagne.
kl souligne que la réponse de M.
Byrnes à M. Bidault, 6i elle doit être
cordiale, ne donnera qu'une satisfac
tion de principe aux suggestions fran
çalses d’une conférence à quatre sur
l’Allemagne. ,
De plus le gouvernement américain
maintiendrait son point de vue A sa
voir que les discussions relatives à
l’administration centralisée en Aile
magne doivent être dissociées des dis
eussions relatives aux frontières occi
dentales.
UN DEPUTE CANADIEN
aurait communiqué à l’U.R.S.S.
les délibérations
secrètes de la Chambre
Montréal (F.P.). — Selon certaines ru
meurs, on s’attend à ce que M. Macken
zie Klng, premlor ministre, dénonce, mer
credi prochain lors de la réouverture du
parlement, un député qui aurait commu
niqué à des agents soviétiques les déli
bérations des séances secrètes de la
Chambre avant que la Russie n'entre en
guerre. La démission du député en ques
tion serait Immédiatement exigée, mais 11
n'est pas certain que son arrestation soit
ordonnée.
Selon d'autres rumeurs, qualifiées d*ail-
leurs de peu vraisemblables par les mi
lieux autorisés, le gouvernement aurait
l'Intention de prendre des mesures ten
dant k Interdfré aux comunlste» bu aux
sympathisant» communistes l’accès aux
postes de. défense ou à des fonctions inté
ressant le radar, l'énergie atomique et
les relations internationales. Cela revien
drait, dlt-on dans les milieux autorisés,
en démentant ces rumeurs, à instituer au
Canada le délit d’opinion qui n’existe pas
et ne. ; peut pas exister.
.Toutefois, 11 ne semble pas Impossible
qu'un filtrage confidentiel soit exercé par
les éohelons supérieurs de certaines ad
ministrations, comme paraissent l’indiquer
certaines réaction! provoquées à Ottawa
par les rumeurs selon lesquelles au nom
bre des suspects actuellement détenus
pour espionnage se trouveraient des mem
bres de la Faculté de chimie de l'Uni
versité Magglll de Montréal et de la Fa
culté de physique Kingston de l'Ontario,
un officier du service des biens de guerre
de Montrai, des fonctionnaires du minis
tère de la reconstruction et du ministère
de la Santé publique, un ancien techni
cien du bureau des inventions de guerre
et un officier du service de la guerre
psychologique.
NEW-YORK. La prochain® réunion
du Conae.il d« Sécurité do l’O.N.U. a
été reportée au 25 mam.
place Laperrine
Timimoun (de notre envoyé spéciil, rir les 185 km. de piste les séparant de
Maxime Baglietto) : Timimoun. Le vainqueur est. arrivé à
Timimoun, l’oasis rouge. Timimoun, m * d *' couvrant la distance à une moyen-
posée comme un bijou de rubis et d’éme- î?,® 11 , a , rf ’ ! c , u un , prix de
raudes sur l’écrin du Grand Erg, comme 30.000 francs et cent dixièmes de la Lo-
l’exalte un chant de caravaniers, vient a . n * s ont r . p j
df nous offrir durant trois jours une ,-*0.000 et 15.000 fr. : en tout
succession d’images colorées et bruiqsan»* fr., un prix digne de 1 hippodro-
tes d’une richesse et d’une intensité me 1U Caroubier.
On en parlera longtemps au Pays de Remise de decoraiions
Gourara (l’année de la Loterie). Apr ç s le gigantesque baroud d'honneur
Et pour nous il valait bien la peine qui l’accueillit sur la Place Laperrine,
d'effectuer six heures de « Junker » pour le général Henry Martin, commandant la
assister à cette fête des yeux et du cœur. 10» Région militaire, remet la rosette
Dte _;n„ d’officier de la Légion d’honneur au
DIX mille Hommes kodja Selka Abderahmane èt la croix de
chevaliers au caïd des caïds de Del-
doul. Cette grandiose manifestation sa
Ils sont venus de toutes les oasis de déroula en présence de milliers de Gou-
Gourara, où les blés sont déjà mûrs, rari > formant un immense et blanc car-
nombreux, tels les Chaambas de l'Erg ré ' k l’ombre des rouges créneaux où
Occidental, qui ont marché durant qua- frissonnaient des centaines de drapeaux
tre jours, par une température oscillant tricolores et les étendards des zaouïas
entre 10 et 30 degrés, et ils sont arri- aux couleurs du prophète,
vés sur la vaste Place Laperrine à l’ar- . , , ,
hitecture soudanaise, dessinant ses cré- tt les Sphères de la loterie
neaux d’argile rouge, sur les fonds vert
et bleu des palmiers et du ciel. Ils sont tournèrent
entrés en rangs serrés, en chantant dans
les claquements des salves de mousque- Après une diffa à l'ombre de la pal-
têries. Depuis trois jours, ce sage peuple meraie, les opérations du tirage commen-
de pasteurs, qui ne connaît pas la carte cèrent sur une scène de terre battue, en
d’alimentation des gens du Nord, fait présence de toutes les autorités et d’une
parler la poudre et à 13 h. 30, quand assistance record. Jamais la Loterie n'a
le général Henry Martin arriva, dans la connu um aussi nombreux public,
clameur des you-you, une salve de dix
mille fusils se répercuta dans un bruit Fête de nuit
de tonnerre.
Et pour clore ces magnifiques jour
nées, après la prière du soir, les chants
de la nuit, les rythmes vifs et syncopés
des toboils et des kerkabous, grosses
castagnettes de .bois, des musiques sou-
La population française, au nombre de danaises et celle devant le mirador du
dix-sept. s’est également augmentée d'of- poste illuminé, et se détachant sur le
ficiers, venus d’Adrar et d’El-Goléa et ciel étoilé, comme le symbole de la pré-
des membres du Comité de la Loterie sence française.
Algérienne : MM. de Tocqueville, pré-
Deux millions
pour les œuvres sociales
sident du Comité ; Chamski, trésoriei
général de l’Algérie ; Péraldi, adjoint au
directeur des Finances ; Rezzonico, se
crétaire général de la Loterie et Nun-
zlato, Contrôleur financier. Dans la ville
des croyants est également venu le com
mandant Lehureau, directeur des Terri
toires du Sud. car c’est en l’honneur des
territoires qu’il administre que les sphè
res d’argent ont tourné dans la rouge
Timimoun. En effet, sur proposition du
Comité de la Loterie, le Gouverneur Gé
néral de l’Algérie a décidé que deux
millions de cette tranche seront attribués
au budget des œuvres sociales des Ter
ritoires du Sud. Et tous ont reçu ici la
délicate hospitalité du chef de posté, le
lieutenant Mercadler et de son adjoint,
le lieutenant Salieras et aussi du di
recteur de T Hôtel Transatlantique, cette
oasis dans l’oasis.
Depuis hier, les attractions se succè
dent sur l'immense place ocre : acroba
tes marocains, charmeurs de serpents,
l’orchestre algérois Nourredine et ses
chanteuses et l’illusioniste Collinet qui
confond les ^Ussaouas eux-mémes avec
les tours de prestidigitation
Mais le clou est la course mehara de
nuit. Quatorze chameliers sont partis
lundi à 21 heures d’Adrar pour parcou-
XXX
A l’heure où nous mettons sous Dresse,
les résultats du tirage de la Loterie Al
gérienne ne nous sont pas parvenus.
LA CROISADE DE L’AMITIE
5.200 personnes visitées
6.000 colis de vivres
et vêtements distribués
tel était, fin février, le bilan de l'œuvre
accomplie par la Colonne médico-sociale
M. Louis PERILIJER. préfet d'Alger, a accueilli hier à
Bou-Medfa les cinq camions blancs sur le chemin du retour
accomplir son second Itinéraire : Djelfa,
Michel RAINEAU
-r
Hier, sont arrivés à Bou-Medfa, les Laghouat et le Sud avec retour par Bou-
clnq camions blancs de la colonne mé- Saâda. Et cette belle croisade de l’ami-
dico-sociale du Ministère des Anciens lié dans le département se terminera au
combattants et victimes de la guerre. La printemps avec comme théâtre la Ka-
colonne avait quitté Alger le 26 l'é- bylie.
vrier. Bou-Medfa et El-Affroun sont ses Oui, croisade de l’amitié en vérité qui
eux dernières étapes dans cette partie réunit les cœurs sous les plis et du dra-
du département. Son action, en effet, a peau tricolore et de l’étendard vert du
dépassé les espoirs les plus optimistes, prophète. A ce propos, les lettres en-
Après Cherchell, premier arrêt sur son voyées au préfet par les maires et les
Itinéraire. On accourut des douars vers administrateurs des communes mixtes
les cinq grands camions blancs comme so nt d’une singulière éloquence. Les cinq
vers une nouvelle fontaine de Silve. A camions blancs montrent de la façon la
fin février, la colonne avait fait passer plus efficace que la Mère-Patrie n’oublie
la visite médicale à 5.200 personnes, pag ses enfants de l’Islam qui combat-
distribué plus de 3.000 colis de denrées tirent avec tant de courage pour elle,
diverses et autant de vêtements.
La colonne fut reçue par M. le pré
fet Louis Périmer, en présence de MM.
Prouteau, délégué en Afrique du Nord
du Ministère des Anciens combattants ;
Legendre, qui le représente dans le dé
partement ; Michalet ét Bentaleb. con
seillers généraux ; le docteur Feurtet,
maire de la localité ; Fendeler, sous-
préfet de Miliana et M. Olive, admi
nistrateur de la commune mixte des
Braz. Le préfet, qu’accompagnait son
chef de cabinet, M. Périllier-Robert,
après avoir apporté, tant à la colonne
qu’à la population le salut cordial de
M. le gouverneur général Yves Chatai
gneau, adressa ses plus sincères félici
tations au médecin-chef Marlinge, direc
teur de la mission, ainsi qu’à ses de-
oués collaborateurs et collaboratrices.
Après un déjeuner, offert par la mu
nicipalité au restaurant-hôtel Bence, le
préfet reçut les doléances du docteur
Feurtet concernant les besoins de sa
commune. Il promit de lui donner satis
faction dans la mesure du possible. Un
lunch dan» la salle de la mairie termina
la visite de M. Perillier. ,
La colonne rentrera le 18. dans no
tre ville d’où elle partira peu après, pour
éra
Les classes 44 et 45
ne seront pas appelées
L'âge de l'incorporation
est reporté à vingt ans
Paris (F.P.). — Le ministère des
Armées communique :
Le Comité de la Défense nationale,
sur la proposition du ministre des
Armées, a étudié la question de la
situation militaire dies classes 44 et 45.
Du fait de la guerre, les jeunes gens
de ces olasses n’ont pu être con
voqués à leur âge normal d’incorpo
ration. Leur incorporation actuelle
pèserait d’un grand poids sur la vie
du pays et présenterait des incon
vénients matériels, sociaux ou même
familiaux. Le gouvernement a, en con
séquence, décidé de ne pas appeler
ces classes et de revenir immédiate
ment à l’âge d’incorporation de 20
ans.
La classe 46 pour laquelle seront éga
lement prévus certains motifs pos
sible d'exemption, sera convoquée par
tranches à une date qui sera précisée
incessamment.
Les classes 44 et 45 satisferont ulté-
térieurement à leurs .obligations mili
taire® par convocations, à de courtes
périodes d’instruction.
Pour ne pas affaiblir
nos forces années
La cadence des démobilisations
va être ralentie
Parts (F.P.). — Le journal « Le
Monde » signale qu’au cours du mois
de février dernier, l’état-major général
de l’armée de l’air a procédé fr la dé
mobilisation de 34 000 hommes dont
1.000 officiers et 2.000 sous-officiers,
soit la moitié de l’effectif total. Au
cours du même mois, 4.000 hommes
de la marine de guerre ont été démo
bilisés. En mars les marins de la clas
se 1943 seront renvoyés dans leurs
foyers. Une telle cadence risque
d’avoir des répercussions sur 1e rende
ment même des forces armées. Elle va
donc être légèrement, ralentie.
K est probable que l’appel de la
classe 1946 qui ne peut avoir lieu
qu’après la réduction des effectifs, et
qui était prévu pour le 15 avril sera
retardé.
PARIS — M. Albert Demolnn a été élu LONDRES. — Un député travailliste
membre de l’Académie des Sciences. ayant demandé aux Communes si une
Ingénieur agronome et docteur ès-scien- alliance militaire serait proposée aux
ces il est membre de l'Académie Etats-l'nls, le sous-secrétaire d'Etat a
d'agriculture. répondu nue eette question n’étalt pas
K,i présence de représentants des d’actualité.
Fédérations métallurgiques de Grande- MOSCOU. — La première session du $o-
Bretagne, de Suisse, de France et de v let suprême de l’U.R.S.S. s’est ou-
Tchécoslovaqiile. plus de 1.000 délé- verte hier,
gués ont assisté hier à l’ouverture du
15" Congrès fédéral des travailleurs de BOMBAY. — Trois membres de la po-
la métallurgie. lice ont été tués et 97 blessés au cours
CHERBOURG. — I r croiseur « Mont- des récents incidents de Bombay,
ealm », venant des Antilles, est arrivé NEW-YORK. — M. Churchill est arrivé
lundi à Cherbourg. Il a à son bord Xew-Ÿork dans la soirée de lundi,
l’amiral Jaugeard, commandant la I e venant de Washington. Il logera au
Division de croiseurs. Grand Hôtel durant son séjour.
RIOM. — Le* jurés de Riom ont pro
testé auprès du président de la Cour TEHERAN. — Des manifestations orga-
de justice contre le * scandale des nlsées par les groupements de gauche
grâces et des commutations de peines. ont empêché la réunion de la Chambre
Les affaires appelées qui devaient être hier matin. Plusieurs députés ont été
jugées ont été renvoyées sine die. blessés.
qui ne saurait tarder
et grâce aux sacrifices consentis par la Métropole
Les décisions du Conseil des ministres
L’Algérie recevra le Me, le lait
et les tissus qui lui font defaut
a déclaré IH. André LE TROQUER
rendant hommage au Gouverneur général Y. CHATAIGNE AU
et clôturant le débat sur la situation économique des trois départements
L'ordre du jour de confiance
au Gouvernement a été adopté à l'unanimité
Les remèdes de M. Le TROQUER
au malaise algérien
E NCORE que la Providence ait touri des affirmations audacieuses et pas toU'
au Gouvernement en permettant à jours conformes aux faits,
son représentant do mettre le pied « L’on a parlé du drame, de crimes
sur la terre algérienne meurtrie On doit avoir" le souci de dire les choses
alors qu'elle tremblait encore, nul parmi avec mesure et discrétion, quand bien
la quarantaine de députés venus hier ma- même les faits seraient graves — et la
tin n’espérait certes que la présence à réalité se suffit à elle-même. »
la tribune de M. Le Troquer s'accomqa- Le malaise algérien a sans doute des
gn&t d’un miracle. Pas plus que M. Long- causes économiques, politiques et socia-
cbambon, dans son domaine n'a le pou- les. L&, comme ailleurs, la guerre a tout
voir de faire prospérer les cultures re- bouleversé et par une curieuse colnci-
beIles, le ministre de l'Intérieur dans son dence, la nature s’en est mêlée. Les ré
département n'a celui de pailler l’inclé- coites sont déficitaires et l’Algérie a tout
mence et la sécheresse de la nature qui Juste de quoi ensemencer. La récolte de
a accablé l’Algérie. 1945 atteint seulement 5 millions do quin-
Au demeurant, il était évident que ses ‘ a “ x *, l ? rs devant guerre elle était de
engagements, pour si lamentable que soit '* _ à 18 "?,* 1110 "*® uant au chep,el ’ la
la détresse de l’Algérie, pour si urgents sécheresse I a décimé. ,
que soient les remèdes qu’.lle appel!#. Mais a crise, M Le Troquer l’espère,
ne pouvaient s’exprimer pour avoir chance *, a,tein * s ° n culminant. La pro-
d’être retenus, qu’en fonction des possi- chaîne récolte doit être bonne et, en at-
bilités de ravitaillement de la Métropole ten,iant la 50U , d “ ra - t#u * ? era
_ espoir, toutefois, de relever le taux ac-
Et cest pourquoi M. Le Troquer a pu tue! da !a ration de paIn . Auoun bateau
décevoir en répondant au futur aux dé- n0 , ara déroüté . D .| c , trois , em alnes tout
putes qui avaient Interpellé au présent. aura été mis en œu¥re pour qua , a fa .
Comble de malchance, un chargement de m | na „„ ,’|„ 8 talle pas dans le Sud par
42.000 quintaux de céréales destine a I Al- (a constitution de stocks de sécurité.
Série n’a-t-il pas été dérouté et, par er- Pour ca | a la Métropole a dû s'imposer
reur déchargé en France il y a 48 heu- d „ sacrt fj C es ; la fabrication de pâtes
res. Cette erreur ne va pas tarder à être a été f re [née. A Marseille, une semou-
réparée. Mais cet aveu, ce souci de la | ière a méme été an . êtia .
vérité marqueront le ton de sincérité de Ma | s M . Le Troquer peut dire à l’As-
la réponse du ministre de l’Intérieur qui semblée que l’Algérie ne se contente pas
pourra regretter que certains orateurs d - accapt er l’aide qu’on lui envole. Elle
aient cru bon d’apporter dans ce débat répond *par un effort égal de solidarité.
Déjà du vin — pas du pinard, précise le
Après un voyage
de quinze jours au Maroc
et un arrêt à Oran
M. Paul REYNAUD
est arrivé hier à Alger
Il donnera ce soir, à 18 h.
une conférence
à la salle Pierre-Bordes
si’ ŒIL vif, pétillant do malice
_ r et d'intelligence, l'allure
toujours très jeune et spor
tive, le cheveu à peine grisonnant,
l’ancien président du Conseil, gui a
vaillamment supporté Uts rigueurs
des prisons allemandes, nous re-
çhit à l’hôtel Aletti, quelques ins
tants après son arrivée de l’aéro
drome.
La conversation est vite nouée
ou plutôt remuée, car M- Paul
Reynaud, en vieux parlementaire,
a gardé le souvenir, déjà si loin
tain, des journalistes qui, entre les
deux guerres, ont été le\s habitues
fidèles du Palais-Bourbon.
‘ Depuis sa libération, M. Paul
Reynaud est resté volontairement
à l’écart des luttes partisanes. Sa
personnalité hors série, qui a mar
qué la politique française dé son
empreinte originale, lui a valu au
tant d’amitiés ferventes que d’ad
versaires résolus. L’homme public
n’a pas, en tout cas, laissé indif
férente ou neutre, cette fugacité
qu’on appelle l’opinion.
Après avoir traversé l’Espagne,
flâné quelques heures au Prado, M.
Paul Reynaud a parcouru le Ma
roc, où il a donné une série de
conférences dont le succès a été
des plus vifs. Il a parlé à Oran,
avant d’affronter aujourd'hui, a
18 h., salle Pierre Bordes, le pu
blic algérois.
La réconciliation nécessaire des
Français, la reconstruction de la
France, serviront de thèmes à l’ora
teur.' Nous nous en voudrions d’ef
fleurer le sujet même de sa confé
rence, dont il a bien voulu &squis-
ser, pour nous les grandes lignes.
Disons cependant que l’ancien pré
sident du Conseil se placera, non
sur le plan polémique, mais sur lé
plan de l'intérêt général, pour en
visager les divers problèmes posés
par la reconstruction.
De ces problèmes essentiels pùur
l’avenir de la France, personne
n’en parle. Pas un débat ne s’est
institué à leur sujet devant l’as
semblée constituante, alors qu’au
lendemain ,de la grande guerre,
les problèmes des réparations et
de la reconstruction retenaient lon
guement l’attention du parlement.
M P. Réynaud est convainou —
et il le démontrera sans doute
__ -que les problèmes économiques
et monétaires qui ont été laissés
sans solution ét ont provoqué une
crise mondiale, ont été la cause
directe de la guerre. Mais ce qui
l’a frappé surtout depuis son re
tour en France, c’est avant tout
le fléchissement intellectuel, qui
s’est considérablement aggravé de
puis la libération.
L’entretien se poursuit et roule
sur nos futures institutions. Voyea-
vous, nous dit M. Paul Reynaud.,
la Constitution de ISIS ne méritait
pas les critiques dbnt on l’accable.
Ce n’est pas elle qui était respon
sable de l’instabilité ministérielle.
Un seul ministère a été renversé
par les Chambres en huit ans. Les
autres sont partis sans attendre
un vote du parlement. Je suis cer
tes partisan de l’améliorer et de
donner notamment au président
de la République des pouvoirs ac
crus, celui par exemple lui confé
rant la faculté de demander la dis
solution de la Chambre.
J’interroge maintenant l’ancien
chef du gouvernement sur les im
pressions qu’il rapporte de son
voyage de 15 jours en Afrique du
Nord.
j’ai recueilli, vous le pensez bien,
quelques-uns des éléments de la
question nord-africaine, mais j'ai
l’habitude de ne parler des problè
mes que lorsque j’en possède tous
les éléments et que je suis en me
sure de me faire une opinion ob
jective. ~
Mais ajoute-t-il avec netteté,
JE CONSIDERE QUE LA SOUVE
RAINETE FRANÇAISE NE PEUT,
EN AUCUNE CIRCONSTANCE,
ETRE MISE EN CAUSE.
Et sur cette affirmation, je
prends congé de M. Paul Reynaud,
dont lé séjour dans la capitale
algérienne sera bref, puisqu’il
compte regagner Paris dès demain.
Henry DOTJZON.
M. Léon BLUM
pari demain
pour WASHINGTON
Paris (F.-P.). Le ministre des
Affaires étrangères confirme que le dé
part de M. Léon Blum pour Washing
ton comme ambassadeur extraordinaire
du Gouvernement français est fixé à
jeudi 14 mars.
La délégation accompagnant M. Blum
quittera Paris deux jours plus tard.
ministre, mais du vin de très haute qua
lité — est arrivé. Bientôt la cadence des
importations sera portée à 800.000 bec-
tos par mois. Cet échange do richesses
dans les deux sens lui doit d’atténuer
sa misère ; Il se fera par nos seules
ressources, car, malgré la tentation qu’on
peut avoir de recourir à la liberté du
pavillon, on ne saurait s'y décider sans
une étude approfondie.
Mais un autre aspect du malaise algé
rien devra faire l’objet des préoccupations
ministérielles. M. Le Troquer a été frappé
par la population en haillons qui court,
non seulement les gourbis, mais les villes,
par les enfants abandonnés à eux-mêmes
, par le manque d’hygiène dans certains
Quartiers. L’effort sanitaire devra être
poussé, la scolarisation Intensifiée.
De même, M. Le Troquer envisage l’in
dustrialisation de l'Algérie, son électrifi
cation, le développement de la chaîne, du
froid et de l'artisanat.
Sachons gré au ministre de l'Intérieur
d’avoir évité l'écueil politique où cer
tains l’avaient convié et d'avoir limité
sa réponse à l’Immédiat et à ce qui est
réalisable pour soulager des maux ur
gents. Les paroles du ministre n’en ap
porteront pas moins aux populations le
réconfort de savoir que le gouvernement
connaît les problèmes de là-bas et se
penche sur eux.
En tout, bien pesé, ce débat à épisodes
peut être ramené à une de tes épreuves
de tendresses dont la périodicité est bien
dans le conformisme parlementaire. Car
de la tendresse pour l’Algérie, il faut
rendre cette Justice aux députés que,
avouée ou latente, spontanée ou calculée,
ils en possèdent d’inépuisables trésors.
René BOUCHET.
Le débat sur l'Algérie
Paris (F.P.). — La *éanc« do l’Aooomblêe Nationale Constituante
L'ordre du jour de confiance
est 'adopté à l'unanimité
En conclusion du débat l’ordre du
Mesures draconiennes
'' J \
contre les infractions graves
h réglementation m ravitaillement
Pas de circonstances atténuantes ;
Pas de mise en liberté provisoire ;
Possibilité d’interdiction d’activités
commerciales et industrielles ;
Expulsion des locaux privés des délin
quants et de leur famille.
L’ordre du jour appello la suit» du débat sur IA aituation économique
de l’Algérie.
M. Bouthtba, député socialiste d’Al- tration entre l’Algérie et la France
ger, signale tout d’aibond les düfficul- que le Jour où nous aurons donné à
tfs de l’existence des éleveurs des tous les Algériens l’instruction qu’ils
Hauts-Plateaux algériens. L’orateur méritent. (Applaudissements),
dépeint la difficulté de la situation « L’Algérie & vécu (peut-être trop
économique de l'Algérie et ï’inquié- longtemps sur elle-même. On a pu re
tante diminution du nombre des bo- gretter la lenteur apportée & son in
vins. n se déclare en faveur d’une dustrialieatlon. Oe pays mieux équipé
assimilation toujours plus grande sur en frigorifiques, par exemple, eût
le plan administratif et juridique et moine souffert de la crise de ces der-
îl affirme qu’il, faudrait faire appel nières années. Tl y a là une tâche im-
aux Musulmans pour réaliser une mense à remplir. »
bonne nolltique démocratique. Ee Ministre a pu le constater lors
Puis sur un plan plus général, il de son récent voyage en Algérie, en
déclare souhaiter la fusion complète visitant les régions les plus diverses,
des régies administratives concernant le Conïtahtinoïs, la Kabylie, dont la
population est si française, si active,
si intelligente, Oran, Alger qui fut au
temps de l’oppression la vraie capitale
de la France., (Applaudissements.)
Le statut
de la presse algérienne
, ... J oui A
sont intervenus dans - le débat.
me*n nV^*1*?' Presse qüe l’Assemblée discutera pro-
me qui a récemment ravagé ^1 Algérie chalnement w . ra appliqué à l'Algérie
oie.
Afrique du Nord,
la Métropole et l’Algérie
M. LE TROQUER
répond aux interpellateurs
M. Le Troquer, ministre de l’In
térieur, répond- ensuite aux 1 n te ripes-
lateurs et aU!C différente orateurs qui Au suJet ^ , a preese algérienne, M
Le Trdquer espère que lé statut de la
presse que l’Assemblée
et le mouvement de solidarité qui se commente métropole*
manifesta dans la Métropole à cette Frïnc^L d’Afr
occasion, puis U analyse les raisons ^ Fra
« L’Assemblée Nationale Constituante
fait confiance au Gouvernement pour
promouvoir en Algérie la politique dé
mocratfqye d’union des divers groupes
ethniques et de justice pour tous- ;
félicite pour les mesures de réforme
prises en faveur des centres munici
paux ; lui demande de poursuivre dans
cet esprit la réforme de l’administra
tlon, notamment par la suppression du
caïdat danp les communes mixtes et
des territoires du Sud et de prendre
d’urgence les mesures économiques né
cessaires pour soulager la misère géné
: . af» et p&r«r à la disette particulière
ment grave des produits alimentaires et
des textiles. Salue avec satisfaction les
mesures d’apaisement proposées par le
Gouvernement nt votées par l’Assem
blée dans sa quasi unanimité et lui
demandant de veiller à ce que l’admi
nistration de l’Algérie tout entière rem
plisse sa tâche dans un esprit de jus
tice républicaine et de compréhension
sociale et passe à l’ordre du jour. »
La séance est suspendue à 10 h. 27.
L’hommage de M. Le Troquer
à M. Yves Chataigneau
~ v- , r ^ v. » ‘««K uos ifuu* lêancis av^c 1 Amérique
des ministres qui s ’est tenu hier ma- au sujet de l’accord relatif à l'avia-
tm, M. Bidault a déclaré qu’il réser- tion commerciale de* 2 pays et a été
valt pour le prochain Conseil l’étude autorisé à signer cet accord
des suites à donner au projet du M Bidault a informé le Conseil de
gouvernement de porter la question l’état des négociations avec l’U.R S.S
espagnole devant le Conseil de Sécuri- pour la livraison des 5 millions de
f®; _ ,, . quintaux de céréales que la Russie
Le Conseil a adopté un projet, de loi a accepté de céder à la France,
sur le statut des entreprises de presse.
M. Jules Moch a exposé les revendi- Répression des infractions
cations de la France concernant la relatives au ravitaillement
cession de navires au titre de répara-
tons et a fait préciser le mandat des
délégués français en vue de ces né- Le projet de loi sur la répression
goctations. Le ministre des Transports à la réglementation du ravitaillement
a egalement mi» le Conseil au cou- a été adopté dans ses grandes lignes
Ce projet sera probablement ap
prouvé défnitivement au cours de la
séance de vendredi. Le texte énumè
re un certain nombre de délits tels
que le trafic de tickets, le. détourne
ment de denrées etc... et précise les
pénalités particulières encourues par
les délinquants. Etablissant le prin
cipe de la responsabilité familiale, le
projet exclut les circonstances atté
nuantes, interdit la mise en liberté
provisoire, prévoit la possibilité d’in
terdire l’exercice d’activités industriel
les et commerciales et de prononcer
l’expulsion des locaux privés des dé
linquants, de leur femme et de leurs
enfants ; rend obligatoire cette inter
diction en cas de récidive.
Débat sur la déclaration des Droits
Pour faits de guerre
Georges ZERBINI
directeur dü Cabinei
de M. Félix GOUIN
est nommé chevalier
de la Légion d'honneur
pour
soit
soumis
Paris (P.P.). M. Bidault a remis hier une nouvelle note au eujet
de l’Bspagne, & MM. Duff Cooper, ambassadeur de Grande-Bretagne et
Jefferson Caffery, ambassadeur des Etats-Unis.
Cette note répond aux objections faites par les gouvernements anglais
et américain à la proposition française de porter le cas de l’Bspagne de
vant le Oonsell de Sécurité de l’O.lf.U.
La nouvelle note apporte de nouveaux arguments venant étayer la
thèse française.
En terminant, M. Le Troquer, mi-
V. conclut-il, sont des Français de Fran- nistae de l’Intérieur a rendu -hom-
, lm l, nigérien KOCa ,® 8 du c«. La récente amnistie dott ram*ner mage au dévouement inlassable de M
« i ler la confiant* et l’union. Si l’Algérie Yvw Chataigneau, Gouverneur çéné-
TnnéH seulement à quelques Sort enfin de la m jtere, t0 „ t ^ra plus rai de l’Algérie et à la bonne volonté
LVir;: s-jt c * «■, »...«■*.* «
présentent c e tte année que 60 pour ' — 1 r- — :
cent des chiffres habituels. En atten
dant la soudure, l’Algérie recevra la
quantité de blé qui lui est néces
saire ».
En ce qui concerne le fait condensé*
l’Algérie n’en manquera pas, un stock
Ht, î> ? CUrité 5 mo ' s ayant été «-cons- L’Assemblée Constituante reprend l’ap r ès-midi la discussion de la déclara-
u vi e ; .... . , . tion de» droite proposée par la Commission de la Constitution. Elle refuse par
egalement 43g vo j x con tre 123 de prendre en considération le -texte de M. Edouard Herriot
importantes * a Mtetropole en Quantités s’opposant à la nouvelle Déclaration des Droits proposée par la Commission.
Répondant au discours prononcé principes de 1788, mais par souci d’op-
Les vins algériens dernièrement par le socialiste Guillet, port-unité politique.
« De notre côté nous aurons rtn vin M. André Marie, radical, soutient la Oe mot ne tombe pe« dans l’orell-
d’Algérie, déclare’ M Le Troquer Le thèse selon laquelle tous les droits le d’un sourd. Aussitôt, M. Herriot le
Droblème de» trananrirts o-rêc» anv nouveaux insérés dans la Déclaration relève :
forte de M Jutes *Moch g est Dreso-ue d * 1946 étaient déjà implicitement « M. Duclos va donc voter par op
résolu et les vîtes ateériena arownt contenus
rlcheseee doit procurer du travail par . laquelle la doctrine des Révolution- ntete en souriant, je suis contre Pop-
tout en Algérie oü tant de bonnes n « lrœ 1789 procéderait d’un dis- portunisme, mais J'ai le sens de l’op-
volontés sont prêtes. » cmlra Pérldlèe. portunKe ».
Le Ministre convient qu’en dépit de M .racoue» Duclos ramène l’Assem- Un P®* 1 * dialogue s’ensuit au cours
oes efforts, 11 y a enoore en Algérie b iée à deîs considérations plus actuel- duquel le président du parti radical
trop de misère. Aux maux qu’elle en- leH considérations plus actuel à présenter M. Duclos com-
gendre viennent encore s’ajouter une _ , , me un partisan discret de la proprié-
redoutable prostitution clandestine et ‘ 11 noua semble, d-lt-il, que ceux té.
un état sanitaire déficient en dépit Q ul . voteronL te proposition radicale Quand on en viendra aux expllca-
du développement d’un corps médical Tï‘ ^ ™e- tlon ® d ® vote - M - RAmateny, du parti
admirable, ou se distinguent notam- - ,orl _ t * d a de la liberté, reprendra ce jeu, qt M.
ment les médecins militaire® des Ter- In f pd ? Ï ™-h nf* Duclos lui répondra que «puisque le
rltoires du Sud auxquels M. Le Tro- M 1 C-N.R. accepte le texte de M. Herriot
quer tient à rendre hommage. En oet- J* liberté sera bien sincère M. Duclos sur natlonaJi6a tlon et le monopole,
te matière aussi un grand effort fl- r ® y ient au programme politique. la nationalisation de l’électricité va
nancier a déjà été fait. « Ce m’est pas par de® téxtes mais se faire sans apposition».
Le problème scolaire P fft *"*1 «AMalaTI«fî,°püüi Cependant le débat est vidé de-son
pl été r la Déclaration des Drorts. Pour mi . M K ,„ mollet tré
passant au problème scolaire, le Mi- nou* tout doit être subordonné an ld . , q comm L ion ! oroDose^n
nlstre signale qu’en Algérie un enfant vote rapide de la Constitution, n faut ^. b , . , déclaration P a ui af-
sur douze fréquente l’école. Un pro- le plu® tôt possible procéder à un re- £ a Wanrès^ rônr^m^ lmrxX oar
gramme a été établi, dit-il, pou.r mul- ferendum poUT passer ensuit» aux , despotisme fasciste et P nazi P ’.a
tôlier au plus tôt le nombre de» éco- *»ü«. , ^ M^ Dueloa de ,oon^ure ^ mn T’iïeTl en-tête de «
les. CJU 1 ® ftmls VOtfCron't contr® 14 pro (yiniTtitiitinn onmrn^ é*ilo in fit- ■-on
« Il n’y aura de véritable interpéné- position radicale, non par hostilité aux 11TO3 1795 et 1848 I<8 p rln c lp ^ qul
font la liberté.
La défaite de la proposition. radi
cale est achevée par le® interventions
du rapporteur de la Commission et
du socialiste Depneux.
Après une Intervention de M. Ca-
pitant qui regrette qu’on ait pu par
ler d’opportunlité à propos des droite
de l’homme, M. de Münthon, au nom
du M.R.P. dit qu’il était de mauvaise
technique de prendre pour base de
discussions un texte que tous étaient
d’accord pour amender.
C’tet dans ces conditions que le
contre proj e t radical est écarté , par
437 voix contre 123 et le préambule
proposé par la commission adopté.
Examen des articles
On passe, à 18 h. 30, à l’examen
des articles do la déclarât’on. M. Ca-
pltant suggère de remplacer le pre
mier afticle proposé par les 'six pre
miers articles de la vieille déclara
tion. D s’agl-t de la définition de la
li/berté et de la loi. A 19 h., la prise
en considération de cet amendement
«st m se aux voix. A 19 h. 55, le
président Aurtol annonce que cet
amendement est repoussé par 290 voix
contre 261. La séance est levée et le
défoat constitutionnel reprendra jeudi
xxx .
L’Assemblée entendra ce matin à
9 h. 30 et c e t après ml# les interpel
lations de MM. Denais et Herriot”sut
la liberté de la presse.
Taris (De notre rédaction parisienne)
— Le « Journal Officiel > du 12 mars
publie, au titre du Ministère de la
Guerre, la nomination au grade de che
valier de la Légion d’honneur de M.
Georges Zerblni, lieutenant du Corps
franc d’Afrique en 1942. directeur du
Cabinet de M. Félix Gouln, président
du Gouvernement provisoire de la Ré
publique française.
Voici le texte de sa brillante citation :
« Officier de réserve énergique animé
des plus hauts sentiments du devoir et
de patriotisme et qui avait déjà fait ses
preuves en 1918 (engagé volontaire à
19 ans). A repris les armes dès 1942 et
a participé à toute la campagne de Tu
nisie avec le Corps franc d'Afrique.
Blessé le 19 mars 1943 au Djebel Ahyed
au cours d'une mission de liaison, a
refusé de se faire évacuer et a repris
sa place au combat dans le minimum
de temps. Le 27 avril 1943, au cours
d'un violent accrochage avec l'ennemi
aux abords de Bizerte, voyant une unité
voisine vivement impressionnée par la
disparition do ses officiers, fléchir et
refluer, s’est précipité pour on prendre
le commandement, l’a regroupée, lancée
à nouveau à l'attaque et a assuré ainsi
un important gain de terrain. A fait
preuve dans ces circonstances des plus
belles qualités d’initiative, de dévoue
ment, d'autorité et de sang-froid, n
Cette nomination comporte l’attribu
tion de la Croix de guerre avec palme.
Le présent décret annule et remplace
le décret du 7 juillet 1945 nommant le
lieutenant Zerblnl chevalier de la Lé
gion d’honneur « pour titres exception
nels ».
Aohj lommai particulièrement heureux
d'atirCMter à If. Gearget Zerbini, trèt
connu et exlimé dont tout lot milieux de
cette Àlgécie dont il ett originaire, not
rivet félicitationt pour la dittinction
dont il ett l'objet et qui vient , j£ jut-
tement, tonrtionner une conduite parti
culièrement brillante au court dot deux
guerres.
A SAVANNAH
LA FRANCE
aura la vice-présidence
du Conseil des gouverneurs
de la Banque Mondiale
Savannah (F.P.). — Le® premières
Journée® de la conférence monétai
re Internationale, sont calme® et l'Im
pression est celle d'une réunion d'ex
perts détaché®, en apparence au
moins, de considérations politiques et
mettant au point le mécanisme finan
cier complexe dont les principes ont
été établis à Bretton Woods.
Lee représentante de la France, de
la Chine et des Inde6, seront vice-
présidents du Conseils des gouverneur»
de la banque mondiale. Le comité exé
cutlf est présidé par les U.S.A., la vice
présidence étant exercée par la Gran
de-Brebagne. Les pays suivante son
membres : France. Indes, Mexique
Egypte, ’ühlne. Canada; Belgique. Bré
sil. Hollande, Pologne. Parmi les dlf
rérente comité» spéciaux, la Chine pré
side celui chargé du choix du siège d
la banque, et des fonds. Les LT S.A
proposent officieflement Washington
alors que la Grande-Bretagne favori
serait New York.
Avant la conférence, le gouverne
ment français avait désigné pour 1
représenter dans les deux Institutions
Conseil des gouverneurs et Conseil des
fonds. M1M. André Philip, Mendès
France et Monlck.
LONDRES (F.P.). — Le Foreign Of
fice déclare tout ignorer du bruit eelon
lequel une réunion dee Troie grande
aurait Heu avant la prochaine réunion
du Conseil de Sécurité, le 21 mare pro
chain.
HIER POUR LA PREMIERE FOIS
Les sphères de la Loterie
ont tourné à TIMIMOUIM
De grandioses fêtes se sont déroulées à cette occasion
S-W/z/ une nouoe(tù.e note à jZondtcs et à 'l'Ocukington
La FRANCE
que le problème
insiste
espagnol
à FO.N.IJ.
Elle apporte de nouveaux arguments à l’appui de sa thèse
cita jamais son attitude envers Franco et,
en plusieurs occasions, exprima le point
Washlngtoh (F.P.). — « Le gouverne
ment des U.S.A. ne croit pas qu’il existe
Les U.S.A. ne croient pas
que la situation espagnole d ®, Qu’Il ne pouvait pas y avoir de
^ . relations satisfaisantes entre les U.S.A.
Soit Un dlanger pour la paix et l’Espagne aussi longtemps que le ré-
ci 1 _ « li - Rime actuel resterait au pouvoir dans la
et la sécurité international© péninsule, mais qu’il est obligé de dire
déclare la note américaine qu’il considère le remplacement du ré
gime existant comme un devoir Incombant
au peuple espagnol lui-même. Le gouver-
_ .. ,, . , , nement des U.S.A. déclare qu’il est natu-
en Espagne une situa ton dont le pro- rellenlent êt à étud)er soigneusement
longement Pourrait mettre en danger la informations additionnelles que
paix et 1a sécurité Internationale , a - g0UTernemen , françal9 pourrï , t lui
firme la réponse américaine à la note four * r reIatirenient à sa pt0I)08lti „ n .
française. „ , .... . La position prise par le Département
La note américaine rappelle toutefois d >jj ta t „> a provoq „é jusqu’ici aucune
que le g ouvernement des U.S.A, ne ca- réaet|on profon(1e dan , les milieux par-
lementaires et II est peu probable qu'une
pression soit exercée, par ces mêmes mi
lieux, pour obtenir une rupture arec Ja
régime franquiste. ^
Le plus ropidement possible
LA FRANCE
prendra livraison du blé
cédé par l'U.R.S.S.
Paris (F.P.). — Les 400.000 tonnes
de blé et les 100.000 tonnes d’orge que
l’U.R.S.S. tient immédiatement à la dis
position du gouvernement français, vont
permettre une soudure qui s'avérait par
ticulièrement difficile.
La Commission Interministérielle s'est
réunie déjà plusieurs fois pour prendre
les dispositions nécessaires en vue de
l’embarquement de ces céréales entrepo
sées dans les ports de Novorossisk,
Odessa et Nicolalev.
N.D.L.R. — Une erreur typographique
dans le titre de notre information d’hier
nous a fait dire qu'il s’agissait de
50.000 tonnes au lieu de 500.000 tonnes.
Cette erreur était d’ailleurs rectifiée par
l'Information, dans laquelle nous préci
sions que l’U.R.S.S. tenait à la dispo
sition de la France 5 millions de quin
taux de céréales.
NUREMBERG (F.P.). — Le Tribunal
a proeéde à l’eaamen
effet, au rythme aetuel de» in terre -
gatoiree et dee plaidoirie», le prorè» de
vrait durer encore une année entière,
XXX
Paris (F.P.). — Les journaux espa
gnols représentant toutea les tendances de
l’opinion républicaine viennent d’être au
torisés, par M. Gaston Defferre, secré
taire d’Etat à la Présidence du Conseil,
chargé de l'Information, à paraître en
France, annonce « Le Populaire ».
X X X
Londres (F.P.). — On apprend de Ma
drid, de source officielle, que 27 Espa
gnols appartenant au groupe de 40 exilés
qui franchirent la frontière près d’Irun,
ont été capturés.
La Conférence de la Paix
est retardée
jusqu’au mois de juin
Londres (F.-P.). — Dans les milieux
bien informé» de Londres, on estime que
la Conférence de la Paix, qui devait
s’ouvrir à Paris en mal, sera retardée
jusqu’au mois de Juin.
Ces mêmes milieux font remarquer
que la date d’ouverture de la Confé
rence dépend de la Conférence prélimi
naire des ministres des ‘Affaires étran
gères qui a lieu en ce moment à Lan
caster-House et qui semble piétiner.
Jacques CHEVALIER
est condamné à 20 ans
de travaux forcés
Paris (F.P.). — La Haute Oour, qui
lundi soir, après le réquisitoire du
procureur général Frotte Damicourt
contre Jonques Chevalier avait sus
pendu eon audience a repri» les dé
bats à 21 h. 20.
Aussitôt la parole est donnée aux
défenseur» M* Roger Adolphe Lacan
et au bâtonnier Poignard qui après
d'émouvanitfcs plaidoiries adjurèrent
les jurée de « rendre Ohevalier à la
liberté, à la dignité et au service de la
France ».
D eet minuit passé lonsque la Cour
se retire polir délibérer. Après 2 h. 10
minutes die dél libérations l’audience
est reprise. Le président Noguère» lit
lee attendus et le verdict. Jacques
Chevalier est condamné à 20 ans de
travaux forcé®, à l’indignité nationale
à vie et à la confiscation de la moitié
de ses bien®.
A l'Issue de l’audlenoe, l’anden mi
nistre de Vidhy eet arrêté. En raison
de aon état de santé précaire — 11
a eu 3 syncope® dan® la Journée — U
est conduit à l’Hôtel-Dleu.
10 ans d'indignité nationale
à Robert GIBRAT
Pari® (FJ*.). —• L'ancien sous se
crétaire d’Etat aux Communications
du gouvernement de Vichy, Robert
Gibrat, a été condamné à 10 ans
d'indignité .nationale par la Haute
cour de Justice.
M. Vladimir PORCHE
directeur général
de la radiodiffusion française
Paris. — M. Vladimir Porché est char
gé, à titre de mission exceptionnelle, des
fonctions d'administrateur général de la
Radiodiffusion française avec le titre de
Directeur général.
Le nouveau directeur est le fils du
poète FrançoU Porché. décédé, et de la
comédienne Mme Simone.
Washington
serait opposé
à la réunion immédiate
d une conférence à quatre
sur FALLEMAGNE
Parte (De notre rédaotlon parisien
ne). — Notre confrère « Combat
reproduit une Information transmise
par son correspondant à New-York
et selon laquelle les U.S.A. Jugent dlf
ficile de réunir en oe moment une
conférence à quatre eur l’Allemagne.
kl souligne que la réponse de M.
Byrnes à M. Bidault, 6i elle doit être
cordiale, ne donnera qu'une satisfac
tion de principe aux suggestions fran
çalses d’une conférence à quatre sur
l’Allemagne. ,
De plus le gouvernement américain
maintiendrait son point de vue A sa
voir que les discussions relatives à
l’administration centralisée en Aile
magne doivent être dissociées des dis
eussions relatives aux frontières occi
dentales.
UN DEPUTE CANADIEN
aurait communiqué à l’U.R.S.S.
les délibérations
secrètes de la Chambre
Montréal (F.P.). — Selon certaines ru
meurs, on s’attend à ce que M. Macken
zie Klng, premlor ministre, dénonce, mer
credi prochain lors de la réouverture du
parlement, un député qui aurait commu
niqué à des agents soviétiques les déli
bérations des séances secrètes de la
Chambre avant que la Russie n'entre en
guerre. La démission du député en ques
tion serait Immédiatement exigée, mais 11
n'est pas certain que son arrestation soit
ordonnée.
Selon d'autres rumeurs, qualifiées d*ail-
leurs de peu vraisemblables par les mi
lieux autorisés, le gouvernement aurait
l'Intention de prendre des mesures ten
dant k Interdfré aux comunlste» bu aux
sympathisant» communistes l’accès aux
postes de. défense ou à des fonctions inté
ressant le radar, l'énergie atomique et
les relations internationales. Cela revien
drait, dlt-on dans les milieux autorisés,
en démentant ces rumeurs, à instituer au
Canada le délit d’opinion qui n’existe pas
et ne. ; peut pas exister.
.Toutefois, 11 ne semble pas Impossible
qu'un filtrage confidentiel soit exercé par
les éohelons supérieurs de certaines ad
ministrations, comme paraissent l’indiquer
certaines réaction! provoquées à Ottawa
par les rumeurs selon lesquelles au nom
bre des suspects actuellement détenus
pour espionnage se trouveraient des mem
bres de la Faculté de chimie de l'Uni
versité Magglll de Montréal et de la Fa
culté de physique Kingston de l'Ontario,
un officier du service des biens de guerre
de Montrai, des fonctionnaires du minis
tère de la reconstruction et du ministère
de la Santé publique, un ancien techni
cien du bureau des inventions de guerre
et un officier du service de la guerre
psychologique.
NEW-YORK. La prochain® réunion
du Conae.il d« Sécurité do l’O.N.U. a
été reportée au 25 mam.
place Laperrine
Timimoun (de notre envoyé spéciil, rir les 185 km. de piste les séparant de
Maxime Baglietto) : Timimoun. Le vainqueur est. arrivé à
Timimoun, l’oasis rouge. Timimoun, m * d *' couvrant la distance à une moyen-
posée comme un bijou de rubis et d’éme- î?,® 11 , a , rf ’ ! c , u un , prix de
raudes sur l’écrin du Grand Erg, comme 30.000 francs et cent dixièmes de la Lo-
l’exalte un chant de caravaniers, vient a . n * s ont r . p j
df nous offrir durant trois jours une ,-*0.000 et 15.000 fr. : en tout
succession d’images colorées et bruiqsan»* fr., un prix digne de 1 hippodro-
tes d’une richesse et d’une intensité me 1U Caroubier.
On en parlera longtemps au Pays de Remise de decoraiions
Gourara (l’année de la Loterie). Apr ç s le gigantesque baroud d'honneur
Et pour nous il valait bien la peine qui l’accueillit sur la Place Laperrine,
d'effectuer six heures de « Junker » pour le général Henry Martin, commandant la
assister à cette fête des yeux et du cœur. 10» Région militaire, remet la rosette
Dte _;n„ d’officier de la Légion d’honneur au
DIX mille Hommes kodja Selka Abderahmane èt la croix de
chevaliers au caïd des caïds de Del-
doul. Cette grandiose manifestation sa
Ils sont venus de toutes les oasis de déroula en présence de milliers de Gou-
Gourara, où les blés sont déjà mûrs, rari > formant un immense et blanc car-
nombreux, tels les Chaambas de l'Erg ré ' k l’ombre des rouges créneaux où
Occidental, qui ont marché durant qua- frissonnaient des centaines de drapeaux
tre jours, par une température oscillant tricolores et les étendards des zaouïas
entre 10 et 30 degrés, et ils sont arri- aux couleurs du prophète,
vés sur la vaste Place Laperrine à l’ar- . , , ,
hitecture soudanaise, dessinant ses cré- tt les Sphères de la loterie
neaux d’argile rouge, sur les fonds vert
et bleu des palmiers et du ciel. Ils sont tournèrent
entrés en rangs serrés, en chantant dans
les claquements des salves de mousque- Après une diffa à l'ombre de la pal-
têries. Depuis trois jours, ce sage peuple meraie, les opérations du tirage commen-
de pasteurs, qui ne connaît pas la carte cèrent sur une scène de terre battue, en
d’alimentation des gens du Nord, fait présence de toutes les autorités et d’une
parler la poudre et à 13 h. 30, quand assistance record. Jamais la Loterie n'a
le général Henry Martin arriva, dans la connu um aussi nombreux public,
clameur des you-you, une salve de dix
mille fusils se répercuta dans un bruit Fête de nuit
de tonnerre.
Et pour clore ces magnifiques jour
nées, après la prière du soir, les chants
de la nuit, les rythmes vifs et syncopés
des toboils et des kerkabous, grosses
castagnettes de .bois, des musiques sou-
La population française, au nombre de danaises et celle devant le mirador du
dix-sept. s’est également augmentée d'of- poste illuminé, et se détachant sur le
ficiers, venus d’Adrar et d’El-Goléa et ciel étoilé, comme le symbole de la pré-
des membres du Comité de la Loterie sence française.
Algérienne : MM. de Tocqueville, pré-
Deux millions
pour les œuvres sociales
sident du Comité ; Chamski, trésoriei
général de l’Algérie ; Péraldi, adjoint au
directeur des Finances ; Rezzonico, se
crétaire général de la Loterie et Nun-
zlato, Contrôleur financier. Dans la ville
des croyants est également venu le com
mandant Lehureau, directeur des Terri
toires du Sud. car c’est en l’honneur des
territoires qu’il administre que les sphè
res d’argent ont tourné dans la rouge
Timimoun. En effet, sur proposition du
Comité de la Loterie, le Gouverneur Gé
néral de l’Algérie a décidé que deux
millions de cette tranche seront attribués
au budget des œuvres sociales des Ter
ritoires du Sud. Et tous ont reçu ici la
délicate hospitalité du chef de posté, le
lieutenant Mercadler et de son adjoint,
le lieutenant Salieras et aussi du di
recteur de T Hôtel Transatlantique, cette
oasis dans l’oasis.
Depuis hier, les attractions se succè
dent sur l'immense place ocre : acroba
tes marocains, charmeurs de serpents,
l’orchestre algérois Nourredine et ses
chanteuses et l’illusioniste Collinet qui
confond les ^Ussaouas eux-mémes avec
les tours de prestidigitation
Mais le clou est la course mehara de
nuit. Quatorze chameliers sont partis
lundi à 21 heures d’Adrar pour parcou-
XXX
A l’heure où nous mettons sous Dresse,
les résultats du tirage de la Loterie Al
gérienne ne nous sont pas parvenus.
LA CROISADE DE L’AMITIE
5.200 personnes visitées
6.000 colis de vivres
et vêtements distribués
tel était, fin février, le bilan de l'œuvre
accomplie par la Colonne médico-sociale
M. Louis PERILIJER. préfet d'Alger, a accueilli hier à
Bou-Medfa les cinq camions blancs sur le chemin du retour
accomplir son second Itinéraire : Djelfa,
Michel RAINEAU
-r
Hier, sont arrivés à Bou-Medfa, les Laghouat et le Sud avec retour par Bou-
clnq camions blancs de la colonne mé- Saâda. Et cette belle croisade de l’ami-
dico-sociale du Ministère des Anciens lié dans le département se terminera au
combattants et victimes de la guerre. La printemps avec comme théâtre la Ka-
colonne avait quitté Alger le 26 l'é- bylie.
vrier. Bou-Medfa et El-Affroun sont ses Oui, croisade de l’amitié en vérité qui
eux dernières étapes dans cette partie réunit les cœurs sous les plis et du dra-
du département. Son action, en effet, a peau tricolore et de l’étendard vert du
dépassé les espoirs les plus optimistes, prophète. A ce propos, les lettres en-
Après Cherchell, premier arrêt sur son voyées au préfet par les maires et les
Itinéraire. On accourut des douars vers administrateurs des communes mixtes
les cinq grands camions blancs comme so nt d’une singulière éloquence. Les cinq
vers une nouvelle fontaine de Silve. A camions blancs montrent de la façon la
fin février, la colonne avait fait passer plus efficace que la Mère-Patrie n’oublie
la visite médicale à 5.200 personnes, pag ses enfants de l’Islam qui combat-
distribué plus de 3.000 colis de denrées tirent avec tant de courage pour elle,
diverses et autant de vêtements.
La colonne fut reçue par M. le pré
fet Louis Périmer, en présence de MM.
Prouteau, délégué en Afrique du Nord
du Ministère des Anciens combattants ;
Legendre, qui le représente dans le dé
partement ; Michalet ét Bentaleb. con
seillers généraux ; le docteur Feurtet,
maire de la localité ; Fendeler, sous-
préfet de Miliana et M. Olive, admi
nistrateur de la commune mixte des
Braz. Le préfet, qu’accompagnait son
chef de cabinet, M. Périllier-Robert,
après avoir apporté, tant à la colonne
qu’à la population le salut cordial de
M. le gouverneur général Yves Chatai
gneau, adressa ses plus sincères félici
tations au médecin-chef Marlinge, direc
teur de la mission, ainsi qu’à ses de-
oués collaborateurs et collaboratrices.
Après un déjeuner, offert par la mu
nicipalité au restaurant-hôtel Bence, le
préfet reçut les doléances du docteur
Feurtet concernant les besoins de sa
commune. Il promit de lui donner satis
faction dans la mesure du possible. Un
lunch dan» la salle de la mairie termina
la visite de M. Perillier. ,
La colonne rentrera le 18. dans no
tre ville d’où elle partira peu après, pour
éra
Les classes 44 et 45
ne seront pas appelées
L'âge de l'incorporation
est reporté à vingt ans
Paris (F.P.). — Le ministère des
Armées communique :
Le Comité de la Défense nationale,
sur la proposition du ministre des
Armées, a étudié la question de la
situation militaire dies classes 44 et 45.
Du fait de la guerre, les jeunes gens
de ces olasses n’ont pu être con
voqués à leur âge normal d’incorpo
ration. Leur incorporation actuelle
pèserait d’un grand poids sur la vie
du pays et présenterait des incon
vénients matériels, sociaux ou même
familiaux. Le gouvernement a, en con
séquence, décidé de ne pas appeler
ces classes et de revenir immédiate
ment à l’âge d’incorporation de 20
ans.
La classe 46 pour laquelle seront éga
lement prévus certains motifs pos
sible d'exemption, sera convoquée par
tranches à une date qui sera précisée
incessamment.
Les classes 44 et 45 satisferont ulté-
térieurement à leurs .obligations mili
taire® par convocations, à de courtes
périodes d’instruction.
Pour ne pas affaiblir
nos forces années
La cadence des démobilisations
va être ralentie
Parts (F.P.). — Le journal « Le
Monde » signale qu’au cours du mois
de février dernier, l’état-major général
de l’armée de l’air a procédé fr la dé
mobilisation de 34 000 hommes dont
1.000 officiers et 2.000 sous-officiers,
soit la moitié de l’effectif total. Au
cours du même mois, 4.000 hommes
de la marine de guerre ont été démo
bilisés. En mars les marins de la clas
se 1943 seront renvoyés dans leurs
foyers. Une telle cadence risque
d’avoir des répercussions sur 1e rende
ment même des forces armées. Elle va
donc être légèrement, ralentie.
K est probable que l’appel de la
classe 1946 qui ne peut avoir lieu
qu’après la réduction des effectifs, et
qui était prévu pour le 15 avril sera
retardé.
PARIS — M. Albert Demolnn a été élu LONDRES. — Un député travailliste
membre de l’Académie des Sciences. ayant demandé aux Communes si une
Ingénieur agronome et docteur ès-scien- alliance militaire serait proposée aux
ces il est membre de l'Académie Etats-l'nls, le sous-secrétaire d'Etat a
d'agriculture. répondu nue eette question n’étalt pas
K,i présence de représentants des d’actualité.
Fédérations métallurgiques de Grande- MOSCOU. — La première session du $o-
Bretagne, de Suisse, de France et de v let suprême de l’U.R.S.S. s’est ou-
Tchécoslovaqiile. plus de 1.000 délé- verte hier,
gués ont assisté hier à l’ouverture du
15" Congrès fédéral des travailleurs de BOMBAY. — Trois membres de la po-
la métallurgie. lice ont été tués et 97 blessés au cours
CHERBOURG. — I r croiseur « Mont- des récents incidents de Bombay,
ealm », venant des Antilles, est arrivé NEW-YORK. — M. Churchill est arrivé
lundi à Cherbourg. Il a à son bord Xew-Ÿork dans la soirée de lundi,
l’amiral Jaugeard, commandant la I e venant de Washington. Il logera au
Division de croiseurs. Grand Hôtel durant son séjour.
RIOM. — Le* jurés de Riom ont pro
testé auprès du président de la Cour TEHERAN. — Des manifestations orga-
de justice contre le * scandale des nlsées par les groupements de gauche
grâces et des commutations de peines. ont empêché la réunion de la Chambre
Les affaires appelées qui devaient être hier matin. Plusieurs députés ont été
jugées ont été renvoyées sine die. blessés.
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