Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1946-01-30
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 30 janvier 1946 30 janvier 1946
Description : 1946/01/30 (A62,N21715). 1946/01/30 (A62,N21715).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t559471s
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/01/2021
9, Bd Laferrière, ALGER — Tél. 396-55 et la suite — Ch. P. 20-21 LE PETIT ALGERIEN Publicité Alger: Havas, 57. r. d'Islv (Conc. de l’Agence Africaine)
Par 514 voix contre 51 sur 565 votants
la CONSTITUANTE a voté hier
sa con fiance au nouveau min istère
Le président GOUIN dédore : tra va î 1 1er, prodl u î re, orga 11 ISC r :
c’est le but essentiel que s’assigne le Gouvernement de la République
« Mous Voulons poursuivre la tâche que s’était tracée le général
de GAULLE , ce grand Français, qui sera toujours notre orgueil »
Politique intérieure
Les restrictions sont maintenues ;
e Poursuite du programme de nationalisation ;
© Lutte contre le « marché noir ».
Impressions de séance
ne trop longue séance sans éclat et sans grandeur. Pourtant
I I M. Félix G-ouin a été accueilli avec beaucoup de courtoisie et
U de déférente attention. Mais l’on eut souhaité que les débats se
déroulent dans une atmosphère purifiée où chacun, devant les
sacrifices que l’on va demander au pays de consentir, pense moins
aux intérêts électoraux de son parti et davantage au salut de la
Patrie. . N
C’était sans doute’ trop demander. Et ponsabilités de la situation actuelle,
puis l'on comprend mal que les porte- Jacques Duclos n'y a pas manqué et
parole des trois grands aient accaparé si «m attaque vehemente a Jeté Quelque
, u..,.,,. i>„„ i,». malaise dans I Assemblée. Maurice Schu-
longuemen la tribune Naguère I on la ». mann & courageusement xé pliqué au
sait ce soin a I opposition. C est toujours j cader communiste et laissé entendre
Politique extérieure
O Large accord U.R.S.S., Angleterre, France
0 Internationalisation de la Ruhr;
0 Une Espagne démocratique.
LA SEANCE DE LA CONSTITUANTE
Paris (F.P.). — Un public nombreux
était venu hier après-midi pour as
sister à la présentation du nouveau
gouvernement et écouter la lecture de
la déclaration ministérielle.
Les tribunes sont pleines. Les dépu
tés prennent place pendant que le
banc du gouvernement se garnit rapi
dement,
La séance est ouverte à 15 h. sous
la présidence de M. Henri TEITGEN,
Vice-président. MM. Félix GOUIN, pré
sident du gouvernement. Francisque
GAY, Maurice THOREZ, vice-prési
dents, sont au banc du gouverne
ment, entourés de tous les ministres.
M. Teitgen donne lecture de la let
tre dans laquelle le Président l’infor
me de la constitution de son cabinet
et communique la liste de ses minis-
NOS GRANDS
REPORTAGES
Même pour les
travaillistes de 1946
ne va fias non plus en Angleterre.
0
FÉODALITÉ
s’écrit FIDÉLITÉ
DE NOTRE ENVOYE SPECIAL
R. FRISON-ROCHE
Q
Ul donc a déclaré que les dimanches anglais étalent plus que mélancoliques, portent la courte veste classique: le « Raz-
disons le mot : ennuyeux ? Celui-là ne savait pas voir ni regarder. Je pet », le col empesé rabattu, et le pan-
viens de passer un dimanche anglais comme les autres : la ioumée m'a (alon noir ou rayé ; les plus grands, la
paru trop courte. J'ai tout simplement fait comme la majorité des Londo- jaquette. Tous sont coiffés du chapeau
! je suis allé me promener. Il faisaitvfrold mais beau. haut de forme. En voyant tous ces gar-
VISITE AU ZOO çons d’honneur, on cherche le cortège de
—— la mariée I Certains ont poussé trop vit.
très. M. Teitgen donne ensuite lec
ture de la lettre par laquelle M. Gouin
donne sa démission de président de
l'Assemblée.
M. Teitgen, au milieu des applau
dissements unanimes, remercie M.
Gouin pour l’impartialité avec laquel
le il présida les débats.
M. GOUIN prend ensuite la parole
et lit la déclaration ministérielle.
LA DECLARATION MINISTERIELLE
et leurs pantalons s’arrêtent bien au-des
sus des chevilles. Ils se donnent volon
tiers de petits airs gouapes, sans doute
parce qu’ils savent pertinemment qu’ils
sont les rejetons des plus illustres fa
milles anglaises, far n’entre pas qui veut
à Eaton, le collège le plus fermé de
l’Angleterre ! Il faut être né et bien né,
titré et fortuné pour être admis parmi
les « oppldans » au nombre de 1.100, qui
logent tous en dehors du collège dans des
pensions de famille ou encore chez leurs
professeurs. Mais au Collège même vi
vent les « Collegians », au nombre de
70, recrutés par voie de concours et dont
les frais d’étude sont assurés par les
riches revenus de l’établissement.
WINDSOR CASTLE
cour^oseSent M xépiiqu1 ch aû « Un" premier devoir s’impose à nous : c’est de dire aux
la règle dans les pays ou le régime re- q Ue attaques proférées contre le gé-
présentatif n’a pas été' vicié, et notam- néral de Gaulle portaient atteinte au
ment dans cette mère des Parlements qui pacte conclu entre les trois grands. Le
s’appelle l’Angleterre. Mais la 4 mfl Répu- Président Gouin devait lui aussi s’éle-
blique a changé de méthodes et l’on a ver quelques instants plus tard contre
entendu M. Daniel Mayer adjurer le Gou- un tel réquisitoire. En tout cas, M. Du-
vernement de ne pas piétiner dans les un peu désarçonné par I inter-
sentiers battus. « Abandonnez le raison
nable, s’est-il écrié, et faites du neuf »
Du neuf, M. Félix Gouih es-t décidé à "irai rie* Gaulle
en faire. Il n’a pas décrété la pause a / .
comme jadis son chef Léon Blum. Son Notons, pour terminer ces brèves im-
progiramme de nationalisations est assez pressions, que M. Mayer d’abord, M.
vaste et hardi et il pense mettre les Duclos ensuite, ont demande au chef
bouchées doubles si l’on veut le réali- «u Gouvernement _ de ne pas oublier la
eer avant le mois d'avril, date que M. Banque de l’Algérie dans la fournée
Duclos a bien voulu proposer sur un des nationalisations à intervenir.
vention de M. Schumann, a été obligé
de battre en retraite, en rappelant qu’il
avait, lui aussi, rendu hommage au g*é-
ton de grande fermeté pour procéder à
de nouvelles élections. D’ici là il pour
ra s’atteler à résorber un déficit qui
dépasse 300 milliards et à administrer
aux Français des remèdes sévères. C'est
bien le moment de retrousser les man
ches et- d’ouvrir les cordons de la bour
se. Le Français ne rechignera point s’il
a l’impression que le .salut de la mon
naie est possible à ce prix. Le tout est
de lui donner cette impression.
L’annonce de nouvelles nationalisa
tions a été naturellement bien accueil
lie sur les bancs de la majorité tri
parti te. Maurice Schumann a cependant
exprimé le Souhait que ces nationalisa
tions soient accomplies sans spoliation
ni étatisation, ce qui nous semble bien
contradictoire, car, comment pourrait-
on éviter une étatisation puisque, en
dernière analyse, c’est l'Etat qui se
substitue à l'industrie privée dans tous
le? cas où il y a transfert de pro
priété. Nous avions déjà souligné l’in
tention des communistes de mettre en
cause le général de Gaulle, 1 tant pour
son départ inattendu, que pour les res-
H. D.
Le général de GAULLE
a quitté
Marly - le - Roi
Miarly le Roi (F.P.). — Le général
de Gaulle, accompagné de Mme de
Gauille et des membres de sa suite,
a quitté, à 13 heures, le pavillon de
chasse de Marly. La voiture du gé
néral emportait ses bagages. D’autre
part, le service d’ordre a été levé
autour du pavillon, ce qui permet
de supposer que le départ du géné
ral pourrait être définitif.
pie la force d’âme qui va lui être
_ ; . . , ,7, . . , .. nécessaire à l’heure lourde de périls
Français la vente, toute la vente, si dure soit-elle, sur 1 etendue où u prena à son tour la ba „<.. »
et la continuité des efforts que leur impose la situation que _
nous avons rencontrée devant nous à l’orée du pouvoir », a Restrictions alimentaires
déclaré hier après-midi le président du Gouvernement provi- M Gouln _ ^ * &volr rappel . ^
SOire devant 1 Assemoiee. terribles années de l’occupation, dé
éternelle trouvait toujours en elle, Çlare que, malgré la meilleure volon-
aux heures fatidiques dé son his- J 8 - ration de pain sera maintenue
toiire les hommes nécessaires à son au taux actuel. Il ajoute que la ra
destin. Rendre hommage à celui qui tlon de vin sera diminuée, car si-
fut notre guide et sera sans cesse non, on risquerait de priver la Fran-
notre orgueil, ce n’est pas seule- c * entière de vin dans deux mois,
ment exalter le mérite de son ac- La ration de viande sera maintenue
tion, c’est aussi nourrir le dessein également telle qu’elle est actuelle-
de continuer sa tâche. C’est enco- ment.
re se fixer pour huit de la conduire Le Président poursuit en affirmant
à son terme en y consacrant com- que le Gouvernement recherchera
me lui la farouche énergie qui l’a- sans aucune trêve les moyens de pa-
nima constamment lorsqu’il s« dé- rer à cette situation regrettable, mais
battait pour l’indépendance et la il ajoute qu’aucune perspective d’a-
liberté de la Patrie. Notre gouver- mélioration sensible ne se dessine
nemént puisera dans ce grand exem- pour l’instant.’'
Hommage
au général de GAULLE
« Le gouvernement d’action républi
caine que j’ai l’honneur de prési
der se doit de saluer comme il con
vient le grand Français qui, hier
encore, assumait les lourdes charges
du pouvoir. Notre gouvernement
n’oublie point, en effet, pas plus
que le pays lui-même, l’éminente
place qu’occupait le général de
Gaulle dépuès le jour où s’affirmait
une fois de plus que la France
De lourds sacrifices sont nécessaires
pour résoudre le problème
Conseil clés mlnisti-e»
M Léon BLUM
ambassadeur extraordinaire
auprès des pays alliés
Il négociera des accords économiques
et financiers ainsi que l’accroissement
des livraisons de produits alimentaires
Paris (F P ). — Au cours du Conseil des ministres qui s’est réuni lundi
à 31 heures sons la présidence die M. Félix Goulin, M. Léon Blum a été dé
signé comme ambassadeur extraordinaire du Gouvernement provisoire de
la République française pour négocier avec les pays alliés au nom de la
France, des accords économiques et financiers ainsi que l’accroissememt des
livraisons de produits alimentaires.
La déclaration ministérielle
Le Conseil a mis au point le texte
de la, déclaration ministérielle dont
les grandes lignes avaient été tracées
dans la lettre adressée par M. Gouin
aux chefs des trois grands partis.
La grève des journaux
La situation créée par la grève des
journaux a été examinée. le gouver
nement a déoidé de maintenir le taux
des salaires actuels sans aucune aug
mentation.
XXX
Paris (F.P.). — M. Léon Blum comp
te quitter la France prochainement
afin d’accomplir la mission qui lui
a été confiée.
XXX
Paris (F.P.). — Les membres du gou
vernement se réuniront aujourd'hui à 17
heures, à l’Hôtel Matignon, sous la pré
sidence de M. Félix Gouln.
A la Commission
de la Constitution
Paris (F.P.). — La Commission de la
Constitution a poursuivi ses travaux sous
la présidence de M. Etienne Fajnn. vice-
président. Selon les renseignements re
cueillis dans les couloirs, la Commission
a discuté en particulier la question des
droits des indigènes et des étrangers vi
vant tant en France que dans_ l’ensemble
des territoires composant l’Union fran
çaise.
A l’article 16. la Commission a adopté
par 19 voix (socialistes, communistes, ra-;
dicaux) contre 14 (M.R.P. et indépen-,
dants) le paragraphe stipulant que « tout
individu vivant légalement dans l’Union
française (il faut entendre par cette ex
pression la métropole comme les colonies)
est admis à toutes les professions, places
et emplois privés sans autre limitation
que celle de ses capacités, aptitudes et
talents «.'Auparavant, la même majorité
de 19 voix contre 14 avait repoussé l’a
mendement Coste Floret (M.R.P.) ainsi
conçu : « Tout Français vivant dans
l’Union française et quel que soit son
statut personnel est admissible à toutes
les professions ». Leux autres paragra
phes furent ensuite votés à l’unanimité
stipulant que . l’accès des fonctions pu
bliques est ouvert à tout Français vivant
dans l'Union française, quel que soit son
statut personnel » et que « à égalité de
travail, de fonction, de grade, de catégo
rie, de responsabilité, chacun à droit à
l’égalité de la situation matérielle et mo
rale ».
Un autre article est voté également à
l'unanimité, l’article 13 qui spécifie que
« tous les hommes ont le droit de s'asso
cier 'librement, à moins que par ses
buts ou son activité, cette association ne
porte ou ne tende à porter atteinte aux
droits politiques garantis par la présente
déclaration ».
Un OFFICE du VIN
serait créé
PROCHAINEMENT...
...qui prendrait en charge
toute la production française
Paris. — Le ministère des Travaux pu
blics n’ayant pas changé do titulaire, le
programme d’exportations des vins algé
riens ne doit logiquement pas éprouver
de modifications majeures. C’est-à-dire le
transport de 500.000 hectos les prochains
mois, et de 900.000 dès mal. Pas de sup
pression du monopole du .pavillon et pas
de liberté d’affrètements. Souhaitons que,
sous ces conditions, le programme établi
soit exécuté dans les délais voulus. Pour
notre part, nous en doutons.
L’éventualité de la création d’un Of
fice national du vin se précise. Nous som
mes informés que l’on procéderait à une
vaste enquête sur ce sujet. Des projets
sont étudiés, des personnalités consultées.
Certaines croient que cette création pour
rait devenir une réalité à partir de la
campagne prochaine. Sans être la réfor
me de structure dont certains partis de
droite ou de gauche ont corsé leur pro
gramme, l’Office serait une nationalisa
tion du vin s’ajoutant à celles déjà
réalisées ou en voie de réalisation. Il
prendrait en charge toute la production
métropolitaine et algérienne, la réparti
rait et la distribuerait à son gré. Par la
suite, il stockerait les excédents de la ré
colte et dirigerait exportations, Importa
tions, distillations, etc. Il continuerait à
fixer le prix des vins des diverses qua
lités dans toutes les régions viticoles de
France et d’Algérie. Pour l’instant, lo
commerce resterait en place, mais il ne
serait plus utilisé que comme répartiteur.
Nous n’entrerons pas dans le détail des
Incidences de la création de l’Office. La
bureaucratie a rendu encore plus plé
thorique la construction des réserves spé
ciales et entrepôts, d’où acclératlon de
la valse des milliards sans utilité, en
raison de la faiblesse des récoltes Jusqu’à
un avenir encore lointain.
Aussi bien le projet de cette création
n’innove rien. En 1934, un texte analo
gue, heureusement amendé par la Com
mission des boissons présidée par Edouard
Barthe, fut, après débat, repoussé par la
Chambre à la majorité de 390 voix con
tre 176. Si cette création est réalisée, on
peut se demander s’il n’en résultera pas.
en conclusion, pour le vin, une crise
semblable à la crise actuelle tju pain
après l’Office du blé.
TKOMIERES.
WASHINGTON. — M. Bjrn», eeeré.
taire d’Etat dea U.S.A , a annoncé qu’un
aarerd secret a été signé à Yaha. aux
termes duquel le. lies Sckkaitnc et Kou-
riiee seraient remieea à 1TJ.R.S.S.
M. Gouin abordé ensuite le problè- qui, restant dans le secteur lllbre, peu- Nous avons besoin
me des finances. vent et doivent faire l’objet‘d’inves-
« Là encore, dit il, notre devoir est tiseemente privés. de 1 adhesion
d’informer le pays avec netteté. » _ .
Le Président du Gouvernement ré- Les nationalisations
vèrent*'à°332 ^milliards, "co^rert /ret seront poursuivies avoirdécl P ,î
son de 37 % par les ressources nor- Dans le secteur public, dit-il, le comporte l^adhésion Maisonnée 6 d n
males. La circulation monétaire s’éle- vote rapide du projet de loi sur l’élec- franc^ le Président du Gou
va graduellement, au cours des der- trioité et le gaz, les nationalisations vlrnemdemandean* F™
nlères semaines, atteignant en dé- de certaines grandes banques d’affal- soutenir le Gouvernement 5 S
cambre le chiffre de 580 milliards. res, de certaines Compagnies d'assu- 50lraenlr ie gouvernement.
En 1946, les prévisions restent aus- rances et Compagnies minières, la na- Nous ne ferons en aucun cas appel
si sévères : les évaluations du bud- tionalisation partielle de la marine allx décrets lois, mais à la collabo
get sont, dès maintenant, l’objet de marchande, de la traction fluviale, de
nombreux dépassements, si bien qu’il l’affrètement »ur la navigation inté-
faut envisager pour l’exercice un dé- rieure, la transformation selon un mo-
flcit de 309 milliards, plus difficile de nouveau d’anoiennes sociétés natio-
à couvrir que l’an dernier. nales, seront poursuivies avec le maxl-
Par ailleurs, 11 faut prévoir au fur mim de célérité afin de mettre un
et à mesure de la reprise économat- terme à certaines mesures freinant la
que que le placement des bons à reprise des affaires. Une nationalisa-
court terme sera de plus en plus tion immédiate siéra poursuivie dans
difficile, du fait de l’orientation de t«s secte-uns privés ; une distinction
l’épargne vers les investissements sera faite entre les productions où la
privés. reprise apparaîtra suffisante pour y
Si nous laissions poursuivre ce cycle atténuer le contrôle et les orienter
dangereux sans porter remède, la progressivement vers la liberté et cel-
France risquerait de se trouver ac- les où la pénurie oertaine exigera le Xravailler , produire, organiser : c’est
cuôée à une poussée inflationiste maintien du contrôle des prix. le but 'essentiel que s’asslgnerfc le
2, ui w^ uI T ait » à Hî mi l è ; re Ia , classe La lutte contre le marché noir
ouvrière, les fonctionnaires, les r«- . _ .
traités et les petits rentierns, élimi- Des sanctions exemplaires contre le
merait définitivement la petite et marché noir seront prises. Les Of-
tmoyenme industrie, détruirait l’es- fices professionnels seront dissous
prit d’épargne, rendrait impossible ®t leurs attributions passeront aux
de tous les Français
ration confiante et quotidienne des
représentants de la Nation. Nous
ferons ainsi voir à certains esprits
superficiels que la République peut
se sauver elle-même, car le pays
possède assez de ressources maté
rielles et assez d’intelligences créa
trices pour regarder l’avenir avec
confiance et sérénité. Le devoir se
ra d’imprimer dans clt ordre
d’idées, à toutes les branches de
l’activité française, une impulsion
et un rythme de plus en plus accé
lérés.
Gouvernement.
La France d'outre-mer
Après avoir rappelé que la Fran-
économique et tout redressement t^V’un* ^ «Jnt
ter le pays vers une fabrication a!ns , son r de satisfaire leurs ae-
« standard » à faible prix de re- Pff 1 ™ 3 et Ieurs vœux ’ M ’ G vient et permettant d’augmenter la déclare
consommation des masses. « Il vous appartiendra, mes chers
Notre industrie de luxe sera, de son collègues, dans la Constitution que
côté, encouragée, puais exclusivement vous élaborez de marquer une étape
moral du pays. A ce sujet, le gou
vernement vous apportera dans les
délais les plus brefs des projets de
réduction massive des dépenses ci
viles et militaires, ainsi que de nou
veaux projets d’effort fiscal qu’exige
la situation.
Après avoir souligné que des eaorl- en vue de l’exportation, afin de pro- décisive dans l’orientation de ia poii-
flces très lourds seront demandés aux curer au pays les devises indispen- tique française à l’égard des territoi-
Framçais, comportant le blocage des sables à son rééquipement écono- res d’outre mer. L’œuvre colonisatrice
salaires et des traitements, M. Gouin mique. de la France n’a d’autre but que d’as
ajoute que ces mesures d’économie et Enfin, une réorganisation de la surer l’ordre nécessaire pour que cha-
de fiscalité doivent être le prélude distribution sera entreprise avec l’es- cun puisse se prononcer sur le régi-
indlspensable au redressement du prit de réduire, pour chaque caté- me futur de ces pays et de rétablir
paye. , gorie de produits, le nombre des In- les conditions d’une collaboration loya
Le Président du Gouvernement dé- termédlaires et de simplifier le sys- le et confiante entre la Fran.ce et
finit ensuite avec précision les sec- tème actuel des marges bénéficiaires, les peuples avec lesquels elle entend
teure auxquels U entend appliquer le tant dans leur mode de calcul que marcher dans les voies de la déono
programme de nationalisation et ceux dans leur taux. - cratie et de la liberté. »
L'
O
N
U
RI. LIE
ministre des Affaires
étrangères de Norvège
Ma promenade m’a tout d’abord conduit àu fond de Regent’s Park, au fameux
« Zoo » de Londres. Autrefois célèbre dans le monde entier^ cet établissement pa
raît relativement vieillot en comparaison de notre « Zoo » de Vincennes. Il a, de
plus, été fort éprouvé par les bombardements, mais cependant il attire encore la
foule, qui circule à travers les verrières détruites, devant les collections d’animaux
rares qui ont retrouvé leurs cages. Le roi du parc, le symbole de la ténacité bri
tannique, l’animal quasi sacré du Zoo est toujours là, hautain, imposant, magnifique
de fierté et d’allure.
Je veux parler du lion offert à Churchill par le Négus. L’un des plus grands
et des plus beaux specimen en captivité : un superbe lion de montagne à crinière
noire, à la tête monstrueuse, qui reçoit chaque Jour les hommages d’une foule res
pectueuse et distante. Chacun lui apporte des friandises ; chacun tient à assister
à ses repas. C’est l’embièm» vivant de l’Angleterre comme Churchill en a été le
représentant le plus éminent pendant toute la période de guerre. Et j’ai l’impression
qu’à travers les barreaux de la cage, par le truchement du roi des animaux, c’est
à son grand homme que le peuple anglais manifeste ainsi, de façon si naïve, «on
admiration sans limite.
EATON ET SES COLLEGIENS strictement observées. A peine est-on
_—„— — sorti de Slough, que, à droite et à gau- —
SI l’Angleterre est le pays de la liberté, f he> f les vertes prairies se couvrent de Franchissons la Tamise. Sur sa falaise
est par contraste celui de la tradition terraîns sports : terrains de football rrayeu.se veille le Chflleau de Windsor,
presque féodale. Quittant le Zoo, j’ai pris en nombre impressionnant, terrains de ( | on * j eg premières fondations remontent
le train de banlieue à Paddington. en cricket : 11 y en a celî J Pendant à Guillaume le Conquérant II s’étend,
direction de Windsor Castle, résidence (ieux nnles, caches derrière de hautes immense, féodal, sur ce tertre qui parait
des souverains anglais. A Slough, il fai- ,lales bien taillées, bordant les contours très haut en comparaison des basses-ter-
lait attendre la correspondance. J’allais de la fiâmes. Voici enfin Eaton, un res qui l'entourent. Nous ne pourrons
le faire lorsqu’un écriteau me renseigna: v ;, e 1 1lx villa , Ke archaïque, aux nombreuses pas aujourd’hui visiter les appartements
• Eaton 3 miles » Je décidai donc de vll,as serrées les unes contre les autres, royaux : la famille royale y séjourne
ontinuer à pied/ ’ entouré d’une ceinture de pares aux hau- pour le Week-End. Mais, dans la cour
Cette belle route goudronnée, bien ba- îes frondaisons au travers desquels - on Inférieure, la chapelle Kt-C.eflrge est ou-
lisée, était en temps normal parcourue les ÿ** t \ ngue les batiments et la Chapelle du verte au publie. Merveille d’architecture
dimanches et jours fériés par une file ( 0l,e Ke. » gothique, elle abrite les tombeaux de la
ininterrompue de véhicules. Aujourd’hui, Par les rues, les collégiens vont deux famille royale.
les rares autos se succèdent à de longs par deux, bayant aux corneilles, mains 1>ea collégiens d'Eaton, servant bénévo-
intervalles. Les restrictions d’essence «ont dans les poches, dégingandés. Les jeunes lenient de guides, en font les honneurs
aux visiteurs. Celui qui me renseigne, me
fait, avec fierté, un véritable cours d’his
toire anglaise. Le voici m'énumérant les
noms de tous les chevaliers de l’Ordre de
la Jarretière, dont les *bannières sont ac
crochées au-dessus du chœur. Il a un
court instant une hésitation imperceptible.
On pourrait se tromper à moins, car 1a
première bannière a été accrochée eous
cette voûte en 1349. Il cherche une date,
un nom ! Un professeur qui passait là
par hasard corrige et rectifie.. Le cadet
rougit comme pris en faute... Puis, pour
se faire pardonner, il m’entraîne dans un
coin sombre, derrière le chœur. Des mains
sacrilèges ont écrit à la pointe du cou
teau des grafittl dans la pierre tendre.
collégien me montre du doigt deux
Initiales « C. D. », entourées d’un petit
cadre de bois.
— t'fiarîes Dickens ! Sir, me dit-il fiè
rement. Il est tout heureux de me faire
constater que même dans son pays, les
homiçes célèbres ont pu être espiègles
dans leur jeunesse.
Dehors, les promeneurs vont et viennent,
r les larges terrasses ; le jour est pro
pice à la méditation ; la vue s’étend au
loin sur la campagne anglaise ; c’est un
paysage plein de douceur et de mélan
colie. Déjà une légère brume flotte sur
la Tamise. Un sifflet de train tranche
le silence très loin vers l’Ouest. La sen
tinelle hiératique veille aux abords des
appartements privés, et les gens se mas
sent silencieusement à la limite permise.
Au premier étage du Palais, des lumières
viennent de s’allumer.
— The King ! dît-on à mes côtés.
Une mince silhouette passe et repassa
en contre-jour derrière les baies. Le bon
peuple d'Angleterre regarde, religieuse
ment presque, l’ombre qui va et vient,
fl ne songe plus à s'en aller. Il vit avec
son souvenir. Il attend dans la nuit, 11
ne sait quoi ? Rien ! Rien d'autre que
de pouvoir dire en rentrant chez lui :
e Roi était à Windsor ; j'ai vu, à 5
heures, s'allumer la lampe de son bureau
privé. On le distinguait très bien der
rière la fenêtre. !
Eaton ! Windsor ! Noms féodaux.
Féodalité anglaise dans le sens pur du
mot « Foi et hommage du peuple à son
souverain ».
Les siècles ont j?u passer ; les trônes
ont chancelé et se sont écroulés partout
dans le ïnonde ; mais, en 1946, l’Angle
terre travailliste reste fidèle à son sou
verain. Féodalité, pour elle, s’écrit Fidé
lité 1 (A suivre.)
recommandé pour le poste
de secrétaire général
Londres (F.P.L — A Fissile de la réunion privée du Conseil de Sécurité, le
communiqué suivant a été publié : « Le Conseil de Sécurité a tenu hier une réu
nion privée au cours de laquelle il a été décidé à l’unanimité do recommander à
l'Assemblée générale le nom de M. Trygve Lie, ministre des Atfaires étrangères de
Norvège, pour les fonctions de secrétaire général de l’O.N.U.
Le président du Conseil de Sécurité, M. Makin, est immédiatement entré en
contact avec M. Lie, qui se trouve actuellement en Norvège, afin de savoir s’il est
disposé à accepter cette nomination
T „ t mrr\rr\p Londres. — L’Assemtolée général* de
Le français admis comme ,. ON U sV6t réun ie à 15 h. pour sa
langue officielle 19 "“ * n “ pl ^ lé ^' x
des organes des Nations Unies Washington. — M. Byrnes a annon
cé que le président Truman et le Dé-
Londres (F,P.). — La commission partememt d’Etat envisageraient favo-
politique et de sécurité de l’O.N.U. rablement d’inviter les membres de la
a terminé hier matin 6es travaux, commission 6ur l’énergie atomique de
Elle a résolu les deux problèmes qui l’O.N.U. à assister aux expériences qui
faisaient l'objet de vives controverses : se dérouleront prochainement dans le
le premier sur l’énergie atomique, le Pacifique, bien qu’aucune décision
second, sur la question des langues. précise n’ait encore été prise.
En ee qui concerne le premier, il a
été réglé par la création d’une com
mission atomique chargée d’étudier
tous les problèmes relevant de la nou
velle découverte.
Quant à la question^ des langues, la
commission a adopté à.l’unanimité un.
rapport rédigé par la sous-commission
qui sera présenté sous peu à l’appro
bation de l'Assemblée générale. Ce
rapport prévoit que : l'anglais, le fran
çais, l'espagnol, le russe et le chinois
seront considérés comme langues • of
ficléllee des organes des Nations
Unies autres que la Cour internatio
nale de Justice (pour laquelle le fran
çais et l’ang'ais demeurent les deux
seules langues officielles).
NUREMBERG. lher au prorà de
Nuremberg Faepirant français Paul Fu
ser a évoqué dans toute «on horreur le
pogrom de Lemberg où 30.000 Juifs
furent maeearrés en une «euie journée
de juillet 1042.
Le «G.-G.-LEPINE»
est-bien arrivé hier
à MARSEILLE
LA POLITIQUE EXTERIEURE
Abordant le problème extérieur, 1Æ. ganisation des Nattons Unies, le Pré- conversations internationales dont il
Gouln déclare qu'après les terribles sident n’oublie pas 1 sa voisine espa- a pris l'initiative dans le souci de pré-
«pneuves passées, une grande eapéran- gnôle. server sur ce problème comme sur
oe emplit le cœur des hommes. tt„~ V. ,, j< tous les autres l’entente des grandes
« Cette espérance, dit-il, c’est celle Un© DSpagn© QemOCratlCJUS puissances, et dans la volonté de faire
qui s’attache au maintien, au déve- T] . . , ,, prévaloir la résolution exprimée ré-
loppement et au raffermissement de trouve sur le chemin de là o® mm,6n t par l’Assemblée Oonstituan
m of."fàc 1 v„ tw^ ÇU fin S i?n„ démocratie. Le gouvernement entend te -
Francisco par les Nations Unies. Elle ^ter fidèfle à l’esprit de la déclara- i c
est le terme d’une paix solide qui fe- ü des Krandies puissances sur l’Bu- ...Et lû France Sera SOUVee
ra prévaloir enfin les forces de la rai- libérée dont Feneaeement est de
son sur les raisons de la force. La d( ^J r ^ lPS derniers ^ftige* du fas- Bt le Président a conclu :
France y a trouvé sa place naturel- c i sme et d€ permettre aux peuples Telle est, messieurs, la politique gui-
1«, car, toujours, elle rut au premier avant su j,j c>e régime d’établir les ins- dant le gouvernement qui se pré
rang des peuples soucieux de secunte, t j tll tion s de leur choix. Aussi, le Gou-
soucieux de garanties internationales vernement üe ia République est-41 dé-
et de securité colleet.ye Elle continue- c [, d é ^ poursuivre san6 relâche 6a pro-
ra à affirmer sa foi, son ^P 1 * 1 1 tection des réfugiés républicains es-
de solidarité et son désir de collabo- pagnols, à maintenir et à étendre
ration cordiale avec les peuples qui rhoF , p italité qu'il est nécessaire de
furent à ses cotes dans l’epreuve com- r accorder, enfin, de continuer l®s
me ils ne cessèrent de l’être depuis
sente devant vous et qui sollicite
votre confiance. Tout pourrait être
perdu si nous venions à nous aban
donner. Montrons donc au peu Fie
dont nous sommes issus que la dé
mocratie veut vivre et du même
coup, la France sera sauvée.
LOTERIE ALGERIENNE
300 frs
1.000 frs
1.200 frs
1 500 frs
2.000 frs
3.000 frs
5.000 frs
10.000 frs
15.000 frs
20.000 frs
300 frs
50-000 fr-
500 frs
notre libération.
Vers un large accord :
U.R-S.S., Angleterre, France
IM. Gouln rappelle ensuite la reprise
des relations avec l'U.R.S.S. et dit
qu'il entend poursuivre avec la Gram
Les interpellations
M. VIOLLETTE
M. Maurice SCHUMANN
M. Maurice Schumann prend à
de Bretagne une harmonisation reci- premier interpellateur inscrit, M. Viol- ^néràî de Ga’ulfe” a^urà la conUrtuité
proque de leurs rapporte, préface à f e Ue, prend la parole. II affirme que la R f Du ^ Q u " e Romande
une nouvelle alliance hautement dé- tâche de F Assemblée est trop lourde en
minant qu'on fasse leur place aux for-
une nouvelle alliance hautement dé- tâche de l’Assemblée est trop
eirable qui devra pouvoir s’insérer un raison du tem^ t^ court qui lui est ^ lrl . iuelle8 et morales d€ ta nation
jour dane un large aooord triparti^ : imparti pour légiférer et rédiger la nou- ,»._...
URSS Grande-Bretagne France velle Constitution. Evoquant les difficul- La séance est suspendue à 17 h. 41
uranae £>reragne, rTanoe. ^ financières> n ^dame notamment pour quelques instants.
Nous tenons aussi, ajoute-t-ll, à res- un 5^^ ^ j a situation actuelle,
serrer plus étroitement que jamais Divers
notre communauté de principes avec M Joseph DENAIS . . . ... . ____ _
les Etats Unis auxquels nous u^is- Apres tes iintervehtione de Du-
sent tant de liens fraternels. Nous Le deuxième interpellateur, M. Joseph clos, qui attaque le général de Gau-le
poursuivrons enfin notre coopéré- Denais (Parti Républicain de Liberté) de- et Schumann qui réplique avec force*
tion avec toutes les nations’ alliées clare que le gouvernement d'hier a fait ] e Président Gouin monte à la tribu-
et amies avec la Tchécoslovaquie, faillite dans tous les domaines. Il fait ne pour répondre aux intorpellate'urs.
. * . « « . n eoune ni12» V OCPT1 t jG 1 £ B fl. t.î fïH îll ll&â- TT «1 A ». ^n.nnn ,1 , ■ v» tribeeni Viorei _
d’Lurop-e cenxrl’Amérique du Sud, isaiis oublier la L bo5T»£«.» )a *‘ erté du pays ’’
Chine nouvelle qui fut notre as»o- MiM. Romarony, Pleven, André Phi-
ciêe dans la guerre venant de se Daniel MAYER lipp, Teitgen, Paty et Pierre Bourdan
terminer. .... prirent ensuite successivement la pa-
Le Président donne ensuite la paTole r. ” /
à M. Daniel Mayer qui, au nom du
bienvenue On procède alors au vote.
Nous désirons
l’internationalisation de la RUHR s .°Ÿe h Temrer b, q e u n i Ve sTt
Passant au problème allemand, M. constitué conformément a la volonw) po-
Goutn a déclaré que la politique du f r u J* lre h ll J™ d «Ls le? "mesures qui!
gouvernement tendrait à internatlo- Propre prendre! entre le neuf et le L’ASSEMBLEE CONSTITUANTE A
nalleer la Ruhr afin d empêcher la rals g nn3b ] e et de prononcer hardi- VOTE SA CONFIANCE AU GOUVER
reconstruction d’une Allemagne oen- ment pQ UT le neu f i a France at- VEMENT PAR 514 VOIX CONTRE 51
tralieée et par là, dangereuse pour eee SUR 565 VOTANTS.
voisin®. Passent aux questions internationales, saiourne à demain 15
Parmi les pays que le Gouverne- l’orateur salue la nomination d’un en- £ Félectton de Présu
ment provisoire de la République sou- voyé extraordinaire de la République «dures pour 1 élection ae son tiesi
halte voir faire partie un Jour de l’or- française à 1 étranger. oenx.
Vote de confiance
TIRAGE DE LA 3 e TRANCK 1946
Tous les numéros terminés :
par 6 et 1 gagnent ..
par 55 gagnent
par 08 gagnent
par 28 gagnent
par 461 gagnent
par 940 gagnent
par 061 gagnent
par 2.248 et 9.900 gagnent
par 1.749 gagnent
par 2.703 gagnent
Approchants unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 4.608 gagnent
Aoprochants \,unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 00.226 et 24.549 gagn.
Approchants unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 48.206 et 27.560 gasn.
Approchants unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 39.470 et 43.286 gagn.
Approchants à la dizaine de
mille, à l’unité de mille à
la centaine, à la dizaine
et à l’unité gagnent
Les n°s 102.491 et 100.529 ga
gnent . . . ï
Approchants centaine mille,
dizaine mille, unité mille,
centaine, dizaine et unité
gagnent
Le numéro 269.563 gagne..
Approchants centaine mille
dizaine mille, unité mille
centaine, dizaine et unité
gagnent
Le numéro 152.015 gagne..
Approchants centaine mille
gagnent
Approchants dizaine mille
unité mille, centaine, di
zaine et unité gagnent.. 1.000 frs
Le numéro 009.378 gagne.. * 000.000 frs
Approchants centaine milk
gagnent
Approchants dizaine mille
unité mille, centaine, di
zaine e^ unité gagnent..
Le numéro 131.716 gagne..
Approchants centaine mille
gagnent
Approchants dizaine mille,
unité mille, centaine, di
zaine et unité gagnent... 5.000 frs
PROCHAIN TTRAGE A ALGER
LE II èHfVRIER 1946
BANQUE CHABASSEUR
nous avons placé en participations
le n“ 131.716 eaanant
le gros lot de HUIT MILLIONS
le n° 102.491 gaznant 209.000
le n° 100.529 gagnant 200.000
L'AIGLON
a vendu en participations
les n° 269.563 et 009.378
gagnant 300.000 frs
et UN MILLION
En toute, période politique ou économi
que troublée, les « bobards » naissent et
trouvent crédulité.
Hier, la fausse nouvelle était de taille
et avait fait son chemin en ville et ail
leurs : rivets usés, coque trouée, gros
temps, le « G.-G.-Lépine » avait coulé
en pleine mer sans lancer le moindre
S.O.S...
On évoquait déjà les instants tragiques
du « Lamoricl’ère ».
Il faut le dire. On pouvait avoir des
raisons* d’inquiétude... Tout va si mal
même le temps... et dans la capitale de
l'Empire africain, aucun .service ne se
trouvait dans la mesure de répondre si
le navire, parti samedi à 17 h. 30 d'Al
ger, était arrivé à Marseille ou Port
Vendres, hier mardi, à 18 h.
Rassurons-nous : le « G.-G.-Lépine :
a touché le port de Marseille, lundi ma
tin, après une traversée de 40 heures —
mer agitée — et ses voyageurs à desti
nation de Paris ont déjà débarqué à la
gare de Lyon et télégraphié.
PARIS. Le ministère dee Finan
cer rappelle que pour les contribuables
disposant d’un revenu net annuel glo
bal de traitement*, salaire*, pension* et
rente* viagères inférieur ou égal à
J 00.000 fr., la fraction de ce revenu
qui eut coin|»ri<*e entre 40.000 fr. et
60.000 fr. n'eet exemptée que pour
moitié.
Voir c La Dépêche Algérienne * des 18,
19, 22, 24, Z5, 26 et 27 janvier. (Copy
right Dépêche Algérienne et R. Frison-
Roche) .
M. Albert GAZIER
démissionne de son poste
de secrétaire de la C.G.T.
PaTis (F.P.). — M. Albert Gazier,
sous-secrétaire d’Etat à l’Economie na
tionale, a donné sa démission de secré
taire confédéral de la C.G.T.
Dans sa lettre de démission, adressée
à MM. Jouhaux et Frachon, le sous-
>ecrétaire d’Etat au Travail déclare que
ses nouvelles fonctions sont incompati
bles avec celles de secrétaire de la
C.G.T. II précise qu’il ne veut pas que
l'opinion publique pense que la C.G.T.
participe, d’une manière quelconque au
Gouvernement. Par ailleurs, il assure
qu’il tentera I’impos ible à son nou
veau poste pour servir l’idéal commun.
TUNIS. — La grève des cinémas, qui
dure depuis huit jours, a pris fin hier.
Franck Lobandio, suspecté
issassin de la petite Suzanne
toral.
couleur,
d'être I’i
RABAT. — Jim MoIIisson est parti par
avion hier matin à 7 h. 10 GMT OKLAHOMA. — Un violent incendie a
pour Port-Etienne. détruit un vaste hangar sur I’aéro-
„ .. T â t * drome militaire de Tinker, près de
PARIS. Pour permettre le règlement Oklahoma Dix personnes ont été tuées
d importantes questions materielles, la €t t-rente-huit blessées,
parution des journaux sportifs, prévue . Tnr , D _ , . „
pour le 31 janvier, est reculée de quel- NOS-AIRES. On apprend de San-
ques jours. tiago qu il y a «u 11 morts et 60 bles-
» sé« au cours des bagarres entre cara-
MARSEILLE. — 38 groupes de Iocomo- biniers et grévistes,
tives et de tendons sont arrivés à Mar- __ Le co loneI Perin, qui rentrait en
seine par le vapeur américain « Sea- chemin de fer d’une tournée de pro
train-Texas ». La SNCF en a pris pagande, a échappé de justesse à un
aussitôt posse sion. attentat.
LONDRES. — Des négociations seraient MONTEVIDEO. — Le cargo « Alabama »
en cours entre la Russie et la Po- vient de débarquer les moteurs de
Iogne pour l’établissement à travers remplacement destinés à l’hydravion
le territoire polonais de trois corri- géant « Lionel-de-Marmier ».
dors de transit russe : de Kœnigsberg RIO-DE-JANEIRO. — Le Général Du-
à Berlin, de Lvow à Berlin, de Mos- pra, candidat conservateur, a été pro
cou à Berlin. clamé Président de la République du
BADEN-BADEN. - Le problème du ra- »"«_•> P™ ^ tribunal suprême élec-
vitaillement en pain (i la zone fran
çaise d’occupation menace de &e po
ser de façon aiguë.
TUBINGFN. — Frédéric Herling, an
cien pasteur d’Augsbourg, qui avait
avoué avoir exécuté per onnellement
42 patriotes français, s’est donné la
mort en zone française.
MILAN. — Une bbmbe a explosé lundi
au siège milanais du Parti démocra
tique italien (parti monarchiste).
D’autre part, une trentaine d’homme
armés ont attaqué à la bombe l'im
meuble de la s'ation de radio de Pa-
Ierme. Un détachement militaire a
dispersé les assaillants après une vive
résistance.
NEW-YORK. — M. Harry Hopkins, ami
et conseiller intime du président Roo
sevelt. est décédé hier à l’âge de 55
ans, au « Memorial Hospital » où il
ét-ait en traitement depuis onze se
maines.
DETROIT. — La police a procédé à l’in
terrogatoire d’un garçon épicier de
Au « Journal Officiel »
Paris (de notre rédaction parisienne).
— Le « Journal Officiel » publie :
Baccalauréat
La première session de baccalauréat
commencera au plus tôt le vendredi 14
Juin. Une deuxième session au plus tard
le 23 septembre.
P. T. T.
51. Carfanton, Inspecteur au Mans, est
muté à Alçer. Promus Inspecteurs sur
place : MM, Fortunato, Constanse, Sor-
blère, d'Alger Promus in pecteurs à
Rennes, M. Hesling d’Alger; à Clermoùt-
Ferrand, M. Calleja, d’Alger ; â Greno
ble. M. Sarelll d’Oran ; à Mâcon, M.
Segura, d’Oran ; à Alger (Direction dé
partementale), M. Raynasid, d’Alger,
Service central.
Par 514 voix contre 51 sur 565 votants
la CONSTITUANTE a voté hier
sa con fiance au nouveau min istère
Le président GOUIN dédore : tra va î 1 1er, prodl u î re, orga 11 ISC r :
c’est le but essentiel que s’assigne le Gouvernement de la République
« Mous Voulons poursuivre la tâche que s’était tracée le général
de GAULLE , ce grand Français, qui sera toujours notre orgueil »
Politique intérieure
Les restrictions sont maintenues ;
e Poursuite du programme de nationalisation ;
© Lutte contre le « marché noir ».
Impressions de séance
ne trop longue séance sans éclat et sans grandeur. Pourtant
I I M. Félix G-ouin a été accueilli avec beaucoup de courtoisie et
U de déférente attention. Mais l’on eut souhaité que les débats se
déroulent dans une atmosphère purifiée où chacun, devant les
sacrifices que l’on va demander au pays de consentir, pense moins
aux intérêts électoraux de son parti et davantage au salut de la
Patrie. . N
C’était sans doute’ trop demander. Et ponsabilités de la situation actuelle,
puis l'on comprend mal que les porte- Jacques Duclos n'y a pas manqué et
parole des trois grands aient accaparé si «m attaque vehemente a Jeté Quelque
, u..,.,,. i>„„ i,». malaise dans I Assemblée. Maurice Schu-
longuemen la tribune Naguère I on la ». mann & courageusement xé pliqué au
sait ce soin a I opposition. C est toujours j cader communiste et laissé entendre
Politique extérieure
O Large accord U.R.S.S., Angleterre, France
0 Internationalisation de la Ruhr;
0 Une Espagne démocratique.
LA SEANCE DE LA CONSTITUANTE
Paris (F.P.). — Un public nombreux
était venu hier après-midi pour as
sister à la présentation du nouveau
gouvernement et écouter la lecture de
la déclaration ministérielle.
Les tribunes sont pleines. Les dépu
tés prennent place pendant que le
banc du gouvernement se garnit rapi
dement,
La séance est ouverte à 15 h. sous
la présidence de M. Henri TEITGEN,
Vice-président. MM. Félix GOUIN, pré
sident du gouvernement. Francisque
GAY, Maurice THOREZ, vice-prési
dents, sont au banc du gouverne
ment, entourés de tous les ministres.
M. Teitgen donne lecture de la let
tre dans laquelle le Président l’infor
me de la constitution de son cabinet
et communique la liste de ses minis-
NOS GRANDS
REPORTAGES
Même pour les
travaillistes de 1946
ne va fias non plus en Angleterre.
0
FÉODALITÉ
s’écrit FIDÉLITÉ
DE NOTRE ENVOYE SPECIAL
R. FRISON-ROCHE
Q
Ul donc a déclaré que les dimanches anglais étalent plus que mélancoliques, portent la courte veste classique: le « Raz-
disons le mot : ennuyeux ? Celui-là ne savait pas voir ni regarder. Je pet », le col empesé rabattu, et le pan-
viens de passer un dimanche anglais comme les autres : la ioumée m'a (alon noir ou rayé ; les plus grands, la
paru trop courte. J'ai tout simplement fait comme la majorité des Londo- jaquette. Tous sont coiffés du chapeau
! je suis allé me promener. Il faisaitvfrold mais beau. haut de forme. En voyant tous ces gar-
VISITE AU ZOO çons d’honneur, on cherche le cortège de
—— la mariée I Certains ont poussé trop vit.
très. M. Teitgen donne ensuite lec
ture de la lettre par laquelle M. Gouin
donne sa démission de président de
l'Assemblée.
M. Teitgen, au milieu des applau
dissements unanimes, remercie M.
Gouin pour l’impartialité avec laquel
le il présida les débats.
M. GOUIN prend ensuite la parole
et lit la déclaration ministérielle.
LA DECLARATION MINISTERIELLE
et leurs pantalons s’arrêtent bien au-des
sus des chevilles. Ils se donnent volon
tiers de petits airs gouapes, sans doute
parce qu’ils savent pertinemment qu’ils
sont les rejetons des plus illustres fa
milles anglaises, far n’entre pas qui veut
à Eaton, le collège le plus fermé de
l’Angleterre ! Il faut être né et bien né,
titré et fortuné pour être admis parmi
les « oppldans » au nombre de 1.100, qui
logent tous en dehors du collège dans des
pensions de famille ou encore chez leurs
professeurs. Mais au Collège même vi
vent les « Collegians », au nombre de
70, recrutés par voie de concours et dont
les frais d’étude sont assurés par les
riches revenus de l’établissement.
WINDSOR CASTLE
cour^oseSent M xépiiqu1 ch aû « Un" premier devoir s’impose à nous : c’est de dire aux
la règle dans les pays ou le régime re- q Ue attaques proférées contre le gé-
présentatif n’a pas été' vicié, et notam- néral de Gaulle portaient atteinte au
ment dans cette mère des Parlements qui pacte conclu entre les trois grands. Le
s’appelle l’Angleterre. Mais la 4 mfl Répu- Président Gouin devait lui aussi s’éle-
blique a changé de méthodes et l’on a ver quelques instants plus tard contre
entendu M. Daniel Mayer adjurer le Gou- un tel réquisitoire. En tout cas, M. Du-
vernement de ne pas piétiner dans les un peu désarçonné par I inter-
sentiers battus. « Abandonnez le raison
nable, s’est-il écrié, et faites du neuf »
Du neuf, M. Félix Gouih es-t décidé à "irai rie* Gaulle
en faire. Il n’a pas décrété la pause a / .
comme jadis son chef Léon Blum. Son Notons, pour terminer ces brèves im-
progiramme de nationalisations est assez pressions, que M. Mayer d’abord, M.
vaste et hardi et il pense mettre les Duclos ensuite, ont demande au chef
bouchées doubles si l’on veut le réali- «u Gouvernement _ de ne pas oublier la
eer avant le mois d'avril, date que M. Banque de l’Algérie dans la fournée
Duclos a bien voulu proposer sur un des nationalisations à intervenir.
vention de M. Schumann, a été obligé
de battre en retraite, en rappelant qu’il
avait, lui aussi, rendu hommage au g*é-
ton de grande fermeté pour procéder à
de nouvelles élections. D’ici là il pour
ra s’atteler à résorber un déficit qui
dépasse 300 milliards et à administrer
aux Français des remèdes sévères. C'est
bien le moment de retrousser les man
ches et- d’ouvrir les cordons de la bour
se. Le Français ne rechignera point s’il
a l’impression que le .salut de la mon
naie est possible à ce prix. Le tout est
de lui donner cette impression.
L’annonce de nouvelles nationalisa
tions a été naturellement bien accueil
lie sur les bancs de la majorité tri
parti te. Maurice Schumann a cependant
exprimé le Souhait que ces nationalisa
tions soient accomplies sans spoliation
ni étatisation, ce qui nous semble bien
contradictoire, car, comment pourrait-
on éviter une étatisation puisque, en
dernière analyse, c’est l'Etat qui se
substitue à l'industrie privée dans tous
le? cas où il y a transfert de pro
priété. Nous avions déjà souligné l’in
tention des communistes de mettre en
cause le général de Gaulle, 1 tant pour
son départ inattendu, que pour les res-
H. D.
Le général de GAULLE
a quitté
Marly - le - Roi
Miarly le Roi (F.P.). — Le général
de Gaulle, accompagné de Mme de
Gauille et des membres de sa suite,
a quitté, à 13 heures, le pavillon de
chasse de Marly. La voiture du gé
néral emportait ses bagages. D’autre
part, le service d’ordre a été levé
autour du pavillon, ce qui permet
de supposer que le départ du géné
ral pourrait être définitif.
pie la force d’âme qui va lui être
_ ; . . , ,7, . . , .. nécessaire à l’heure lourde de périls
Français la vente, toute la vente, si dure soit-elle, sur 1 etendue où u prena à son tour la ba „<.. »
et la continuité des efforts que leur impose la situation que _
nous avons rencontrée devant nous à l’orée du pouvoir », a Restrictions alimentaires
déclaré hier après-midi le président du Gouvernement provi- M Gouln _ ^ * &volr rappel . ^
SOire devant 1 Assemoiee. terribles années de l’occupation, dé
éternelle trouvait toujours en elle, Çlare que, malgré la meilleure volon-
aux heures fatidiques dé son his- J 8 - ration de pain sera maintenue
toiire les hommes nécessaires à son au taux actuel. Il ajoute que la ra
destin. Rendre hommage à celui qui tlon de vin sera diminuée, car si-
fut notre guide et sera sans cesse non, on risquerait de priver la Fran-
notre orgueil, ce n’est pas seule- c * entière de vin dans deux mois,
ment exalter le mérite de son ac- La ration de viande sera maintenue
tion, c’est aussi nourrir le dessein également telle qu’elle est actuelle-
de continuer sa tâche. C’est enco- ment.
re se fixer pour huit de la conduire Le Président poursuit en affirmant
à son terme en y consacrant com- que le Gouvernement recherchera
me lui la farouche énergie qui l’a- sans aucune trêve les moyens de pa-
nima constamment lorsqu’il s« dé- rer à cette situation regrettable, mais
battait pour l’indépendance et la il ajoute qu’aucune perspective d’a-
liberté de la Patrie. Notre gouver- mélioration sensible ne se dessine
nemént puisera dans ce grand exem- pour l’instant.’'
Hommage
au général de GAULLE
« Le gouvernement d’action républi
caine que j’ai l’honneur de prési
der se doit de saluer comme il con
vient le grand Français qui, hier
encore, assumait les lourdes charges
du pouvoir. Notre gouvernement
n’oublie point, en effet, pas plus
que le pays lui-même, l’éminente
place qu’occupait le général de
Gaulle dépuès le jour où s’affirmait
une fois de plus que la France
De lourds sacrifices sont nécessaires
pour résoudre le problème
Conseil clés mlnisti-e»
M Léon BLUM
ambassadeur extraordinaire
auprès des pays alliés
Il négociera des accords économiques
et financiers ainsi que l’accroissement
des livraisons de produits alimentaires
Paris (F P ). — Au cours du Conseil des ministres qui s’est réuni lundi
à 31 heures sons la présidence die M. Félix Goulin, M. Léon Blum a été dé
signé comme ambassadeur extraordinaire du Gouvernement provisoire de
la République française pour négocier avec les pays alliés au nom de la
France, des accords économiques et financiers ainsi que l’accroissememt des
livraisons de produits alimentaires.
La déclaration ministérielle
Le Conseil a mis au point le texte
de la, déclaration ministérielle dont
les grandes lignes avaient été tracées
dans la lettre adressée par M. Gouin
aux chefs des trois grands partis.
La grève des journaux
La situation créée par la grève des
journaux a été examinée. le gouver
nement a déoidé de maintenir le taux
des salaires actuels sans aucune aug
mentation.
XXX
Paris (F.P.). — M. Léon Blum comp
te quitter la France prochainement
afin d’accomplir la mission qui lui
a été confiée.
XXX
Paris (F.P.). — Les membres du gou
vernement se réuniront aujourd'hui à 17
heures, à l’Hôtel Matignon, sous la pré
sidence de M. Félix Gouln.
A la Commission
de la Constitution
Paris (F.P.). — La Commission de la
Constitution a poursuivi ses travaux sous
la présidence de M. Etienne Fajnn. vice-
président. Selon les renseignements re
cueillis dans les couloirs, la Commission
a discuté en particulier la question des
droits des indigènes et des étrangers vi
vant tant en France que dans_ l’ensemble
des territoires composant l’Union fran
çaise.
A l’article 16. la Commission a adopté
par 19 voix (socialistes, communistes, ra-;
dicaux) contre 14 (M.R.P. et indépen-,
dants) le paragraphe stipulant que « tout
individu vivant légalement dans l’Union
française (il faut entendre par cette ex
pression la métropole comme les colonies)
est admis à toutes les professions, places
et emplois privés sans autre limitation
que celle de ses capacités, aptitudes et
talents «.'Auparavant, la même majorité
de 19 voix contre 14 avait repoussé l’a
mendement Coste Floret (M.R.P.) ainsi
conçu : « Tout Français vivant dans
l’Union française et quel que soit son
statut personnel est admissible à toutes
les professions ». Leux autres paragra
phes furent ensuite votés à l’unanimité
stipulant que . l’accès des fonctions pu
bliques est ouvert à tout Français vivant
dans l'Union française, quel que soit son
statut personnel » et que « à égalité de
travail, de fonction, de grade, de catégo
rie, de responsabilité, chacun à droit à
l’égalité de la situation matérielle et mo
rale ».
Un autre article est voté également à
l'unanimité, l’article 13 qui spécifie que
« tous les hommes ont le droit de s'asso
cier 'librement, à moins que par ses
buts ou son activité, cette association ne
porte ou ne tende à porter atteinte aux
droits politiques garantis par la présente
déclaration ».
Un OFFICE du VIN
serait créé
PROCHAINEMENT...
...qui prendrait en charge
toute la production française
Paris. — Le ministère des Travaux pu
blics n’ayant pas changé do titulaire, le
programme d’exportations des vins algé
riens ne doit logiquement pas éprouver
de modifications majeures. C’est-à-dire le
transport de 500.000 hectos les prochains
mois, et de 900.000 dès mal. Pas de sup
pression du monopole du .pavillon et pas
de liberté d’affrètements. Souhaitons que,
sous ces conditions, le programme établi
soit exécuté dans les délais voulus. Pour
notre part, nous en doutons.
L’éventualité de la création d’un Of
fice national du vin se précise. Nous som
mes informés que l’on procéderait à une
vaste enquête sur ce sujet. Des projets
sont étudiés, des personnalités consultées.
Certaines croient que cette création pour
rait devenir une réalité à partir de la
campagne prochaine. Sans être la réfor
me de structure dont certains partis de
droite ou de gauche ont corsé leur pro
gramme, l’Office serait une nationalisa
tion du vin s’ajoutant à celles déjà
réalisées ou en voie de réalisation. Il
prendrait en charge toute la production
métropolitaine et algérienne, la réparti
rait et la distribuerait à son gré. Par la
suite, il stockerait les excédents de la ré
colte et dirigerait exportations, Importa
tions, distillations, etc. Il continuerait à
fixer le prix des vins des diverses qua
lités dans toutes les régions viticoles de
France et d’Algérie. Pour l’instant, lo
commerce resterait en place, mais il ne
serait plus utilisé que comme répartiteur.
Nous n’entrerons pas dans le détail des
Incidences de la création de l’Office. La
bureaucratie a rendu encore plus plé
thorique la construction des réserves spé
ciales et entrepôts, d’où acclératlon de
la valse des milliards sans utilité, en
raison de la faiblesse des récoltes Jusqu’à
un avenir encore lointain.
Aussi bien le projet de cette création
n’innove rien. En 1934, un texte analo
gue, heureusement amendé par la Com
mission des boissons présidée par Edouard
Barthe, fut, après débat, repoussé par la
Chambre à la majorité de 390 voix con
tre 176. Si cette création est réalisée, on
peut se demander s’il n’en résultera pas.
en conclusion, pour le vin, une crise
semblable à la crise actuelle tju pain
après l’Office du blé.
TKOMIERES.
WASHINGTON. — M. Bjrn», eeeré.
taire d’Etat dea U.S.A , a annoncé qu’un
aarerd secret a été signé à Yaha. aux
termes duquel le. lies Sckkaitnc et Kou-
riiee seraient remieea à 1TJ.R.S.S.
M. Gouin abordé ensuite le problè- qui, restant dans le secteur lllbre, peu- Nous avons besoin
me des finances. vent et doivent faire l’objet‘d’inves-
« Là encore, dit il, notre devoir est tiseemente privés. de 1 adhesion
d’informer le pays avec netteté. » _ .
Le Président du Gouvernement ré- Les nationalisations
vèrent*'à°332 ^milliards, "co^rert /ret seront poursuivies avoirdécl P ,î
son de 37 % par les ressources nor- Dans le secteur public, dit-il, le comporte l^adhésion Maisonnée 6 d n
males. La circulation monétaire s’éle- vote rapide du projet de loi sur l’élec- franc^ le Président du Gou
va graduellement, au cours des der- trioité et le gaz, les nationalisations vlrnemdemandean* F™
nlères semaines, atteignant en dé- de certaines grandes banques d’affal- soutenir le Gouvernement 5 S
cambre le chiffre de 580 milliards. res, de certaines Compagnies d'assu- 50lraenlr ie gouvernement.
En 1946, les prévisions restent aus- rances et Compagnies minières, la na- Nous ne ferons en aucun cas appel
si sévères : les évaluations du bud- tionalisation partielle de la marine allx décrets lois, mais à la collabo
get sont, dès maintenant, l’objet de marchande, de la traction fluviale, de
nombreux dépassements, si bien qu’il l’affrètement »ur la navigation inté-
faut envisager pour l’exercice un dé- rieure, la transformation selon un mo-
flcit de 309 milliards, plus difficile de nouveau d’anoiennes sociétés natio-
à couvrir que l’an dernier. nales, seront poursuivies avec le maxl-
Par ailleurs, 11 faut prévoir au fur mim de célérité afin de mettre un
et à mesure de la reprise économat- terme à certaines mesures freinant la
que que le placement des bons à reprise des affaires. Une nationalisa-
court terme sera de plus en plus tion immédiate siéra poursuivie dans
difficile, du fait de l’orientation de t«s secte-uns privés ; une distinction
l’épargne vers les investissements sera faite entre les productions où la
privés. reprise apparaîtra suffisante pour y
Si nous laissions poursuivre ce cycle atténuer le contrôle et les orienter
dangereux sans porter remède, la progressivement vers la liberté et cel-
France risquerait de se trouver ac- les où la pénurie oertaine exigera le Xravailler , produire, organiser : c’est
cuôée à une poussée inflationiste maintien du contrôle des prix. le but 'essentiel que s’asslgnerfc le
2, ui w^ uI T ait » à Hî mi l è ; re Ia , classe La lutte contre le marché noir
ouvrière, les fonctionnaires, les r«- . _ .
traités et les petits rentierns, élimi- Des sanctions exemplaires contre le
merait définitivement la petite et marché noir seront prises. Les Of-
tmoyenme industrie, détruirait l’es- fices professionnels seront dissous
prit d’épargne, rendrait impossible ®t leurs attributions passeront aux
de tous les Français
ration confiante et quotidienne des
représentants de la Nation. Nous
ferons ainsi voir à certains esprits
superficiels que la République peut
se sauver elle-même, car le pays
possède assez de ressources maté
rielles et assez d’intelligences créa
trices pour regarder l’avenir avec
confiance et sérénité. Le devoir se
ra d’imprimer dans clt ordre
d’idées, à toutes les branches de
l’activité française, une impulsion
et un rythme de plus en plus accé
lérés.
Gouvernement.
La France d'outre-mer
Après avoir rappelé que la Fran-
économique et tout redressement t^V’un* ^ «Jnt
ter le pays vers une fabrication a!ns , son r de satisfaire leurs ae-
« standard » à faible prix de re- Pff 1 ™ 3 et Ieurs vœux ’ M ’ G
consommation des masses. « Il vous appartiendra, mes chers
Notre industrie de luxe sera, de son collègues, dans la Constitution que
côté, encouragée, puais exclusivement vous élaborez de marquer une étape
moral du pays. A ce sujet, le gou
vernement vous apportera dans les
délais les plus brefs des projets de
réduction massive des dépenses ci
viles et militaires, ainsi que de nou
veaux projets d’effort fiscal qu’exige
la situation.
Après avoir souligné que des eaorl- en vue de l’exportation, afin de pro- décisive dans l’orientation de ia poii-
flces très lourds seront demandés aux curer au pays les devises indispen- tique française à l’égard des territoi-
Framçais, comportant le blocage des sables à son rééquipement écono- res d’outre mer. L’œuvre colonisatrice
salaires et des traitements, M. Gouin mique. de la France n’a d’autre but que d’as
ajoute que ces mesures d’économie et Enfin, une réorganisation de la surer l’ordre nécessaire pour que cha-
de fiscalité doivent être le prélude distribution sera entreprise avec l’es- cun puisse se prononcer sur le régi-
indlspensable au redressement du prit de réduire, pour chaque caté- me futur de ces pays et de rétablir
paye. , gorie de produits, le nombre des In- les conditions d’une collaboration loya
Le Président du Gouvernement dé- termédlaires et de simplifier le sys- le et confiante entre la Fran.ce et
finit ensuite avec précision les sec- tème actuel des marges bénéficiaires, les peuples avec lesquels elle entend
teure auxquels U entend appliquer le tant dans leur mode de calcul que marcher dans les voies de la déono
programme de nationalisation et ceux dans leur taux. - cratie et de la liberté. »
L'
O
N
U
RI. LIE
ministre des Affaires
étrangères de Norvège
Ma promenade m’a tout d’abord conduit àu fond de Regent’s Park, au fameux
« Zoo » de Londres. Autrefois célèbre dans le monde entier^ cet établissement pa
raît relativement vieillot en comparaison de notre « Zoo » de Vincennes. Il a, de
plus, été fort éprouvé par les bombardements, mais cependant il attire encore la
foule, qui circule à travers les verrières détruites, devant les collections d’animaux
rares qui ont retrouvé leurs cages. Le roi du parc, le symbole de la ténacité bri
tannique, l’animal quasi sacré du Zoo est toujours là, hautain, imposant, magnifique
de fierté et d’allure.
Je veux parler du lion offert à Churchill par le Négus. L’un des plus grands
et des plus beaux specimen en captivité : un superbe lion de montagne à crinière
noire, à la tête monstrueuse, qui reçoit chaque Jour les hommages d’une foule res
pectueuse et distante. Chacun lui apporte des friandises ; chacun tient à assister
à ses repas. C’est l’embièm» vivant de l’Angleterre comme Churchill en a été le
représentant le plus éminent pendant toute la période de guerre. Et j’ai l’impression
qu’à travers les barreaux de la cage, par le truchement du roi des animaux, c’est
à son grand homme que le peuple anglais manifeste ainsi, de façon si naïve, «on
admiration sans limite.
EATON ET SES COLLEGIENS strictement observées. A peine est-on
_—„— — sorti de Slough, que, à droite et à gau- —
SI l’Angleterre est le pays de la liberté, f he> f les vertes prairies se couvrent de Franchissons la Tamise. Sur sa falaise
est par contraste celui de la tradition terraîns sports : terrains de football rrayeu.se veille le Chflleau de Windsor,
presque féodale. Quittant le Zoo, j’ai pris en nombre impressionnant, terrains de ( | on * j eg premières fondations remontent
le train de banlieue à Paddington. en cricket : 11 y en a celî J Pendant à Guillaume le Conquérant II s’étend,
direction de Windsor Castle, résidence (ieux nnles, caches derrière de hautes immense, féodal, sur ce tertre qui parait
des souverains anglais. A Slough, il fai- ,lales bien taillées, bordant les contours très haut en comparaison des basses-ter-
lait attendre la correspondance. J’allais de la fiâmes. Voici enfin Eaton, un res qui l'entourent. Nous ne pourrons
le faire lorsqu’un écriteau me renseigna: v ;, e 1 1lx villa , Ke archaïque, aux nombreuses pas aujourd’hui visiter les appartements
• Eaton 3 miles » Je décidai donc de vll,as serrées les unes contre les autres, royaux : la famille royale y séjourne
ontinuer à pied/ ’ entouré d’une ceinture de pares aux hau- pour le Week-End. Mais, dans la cour
Cette belle route goudronnée, bien ba- îes frondaisons au travers desquels - on Inférieure, la chapelle Kt-C.eflrge est ou-
lisée, était en temps normal parcourue les ÿ** t \ ngue les batiments et la Chapelle du verte au publie. Merveille d’architecture
dimanches et jours fériés par une file ( 0l,e Ke. » gothique, elle abrite les tombeaux de la
ininterrompue de véhicules. Aujourd’hui, Par les rues, les collégiens vont deux famille royale.
les rares autos se succèdent à de longs par deux, bayant aux corneilles, mains 1>ea collégiens d'Eaton, servant bénévo-
intervalles. Les restrictions d’essence «ont dans les poches, dégingandés. Les jeunes lenient de guides, en font les honneurs
aux visiteurs. Celui qui me renseigne, me
fait, avec fierté, un véritable cours d’his
toire anglaise. Le voici m'énumérant les
noms de tous les chevaliers de l’Ordre de
la Jarretière, dont les *bannières sont ac
crochées au-dessus du chœur. Il a un
court instant une hésitation imperceptible.
On pourrait se tromper à moins, car 1a
première bannière a été accrochée eous
cette voûte en 1349. Il cherche une date,
un nom ! Un professeur qui passait là
par hasard corrige et rectifie.. Le cadet
rougit comme pris en faute... Puis, pour
se faire pardonner, il m’entraîne dans un
coin sombre, derrière le chœur. Des mains
sacrilèges ont écrit à la pointe du cou
teau des grafittl dans la pierre tendre.
collégien me montre du doigt deux
Initiales « C. D. », entourées d’un petit
cadre de bois.
— t'fiarîes Dickens ! Sir, me dit-il fiè
rement. Il est tout heureux de me faire
constater que même dans son pays, les
homiçes célèbres ont pu être espiègles
dans leur jeunesse.
Dehors, les promeneurs vont et viennent,
r les larges terrasses ; le jour est pro
pice à la méditation ; la vue s’étend au
loin sur la campagne anglaise ; c’est un
paysage plein de douceur et de mélan
colie. Déjà une légère brume flotte sur
la Tamise. Un sifflet de train tranche
le silence très loin vers l’Ouest. La sen
tinelle hiératique veille aux abords des
appartements privés, et les gens se mas
sent silencieusement à la limite permise.
Au premier étage du Palais, des lumières
viennent de s’allumer.
— The King ! dît-on à mes côtés.
Une mince silhouette passe et repassa
en contre-jour derrière les baies. Le bon
peuple d'Angleterre regarde, religieuse
ment presque, l’ombre qui va et vient,
fl ne songe plus à s'en aller. Il vit avec
son souvenir. Il attend dans la nuit, 11
ne sait quoi ? Rien ! Rien d'autre que
de pouvoir dire en rentrant chez lui :
e Roi était à Windsor ; j'ai vu, à 5
heures, s'allumer la lampe de son bureau
privé. On le distinguait très bien der
rière la fenêtre. !
Eaton ! Windsor ! Noms féodaux.
Féodalité anglaise dans le sens pur du
mot « Foi et hommage du peuple à son
souverain ».
Les siècles ont j?u passer ; les trônes
ont chancelé et se sont écroulés partout
dans le ïnonde ; mais, en 1946, l’Angle
terre travailliste reste fidèle à son sou
verain. Féodalité, pour elle, s’écrit Fidé
lité 1 (A suivre.)
recommandé pour le poste
de secrétaire général
Londres (F.P.L — A Fissile de la réunion privée du Conseil de Sécurité, le
communiqué suivant a été publié : « Le Conseil de Sécurité a tenu hier une réu
nion privée au cours de laquelle il a été décidé à l’unanimité do recommander à
l'Assemblée générale le nom de M. Trygve Lie, ministre des Atfaires étrangères de
Norvège, pour les fonctions de secrétaire général de l’O.N.U.
Le président du Conseil de Sécurité, M. Makin, est immédiatement entré en
contact avec M. Lie, qui se trouve actuellement en Norvège, afin de savoir s’il est
disposé à accepter cette nomination
T „ t mrr\rr\p Londres. — L’Assemtolée général* de
Le français admis comme ,. ON U sV6t réun ie à 15 h. pour sa
langue officielle 19 "“ * n “ pl ^ lé ^' x
des organes des Nations Unies Washington. — M. Byrnes a annon
cé que le président Truman et le Dé-
Londres (F,P.). — La commission partememt d’Etat envisageraient favo-
politique et de sécurité de l’O.N.U. rablement d’inviter les membres de la
a terminé hier matin 6es travaux, commission 6ur l’énergie atomique de
Elle a résolu les deux problèmes qui l’O.N.U. à assister aux expériences qui
faisaient l'objet de vives controverses : se dérouleront prochainement dans le
le premier sur l’énergie atomique, le Pacifique, bien qu’aucune décision
second, sur la question des langues. précise n’ait encore été prise.
En ee qui concerne le premier, il a
été réglé par la création d’une com
mission atomique chargée d’étudier
tous les problèmes relevant de la nou
velle découverte.
Quant à la question^ des langues, la
commission a adopté à.l’unanimité un.
rapport rédigé par la sous-commission
qui sera présenté sous peu à l’appro
bation de l'Assemblée générale. Ce
rapport prévoit que : l'anglais, le fran
çais, l'espagnol, le russe et le chinois
seront considérés comme langues • of
ficléllee des organes des Nations
Unies autres que la Cour internatio
nale de Justice (pour laquelle le fran
çais et l’ang'ais demeurent les deux
seules langues officielles).
NUREMBERG. lher au prorà de
Nuremberg Faepirant français Paul Fu
ser a évoqué dans toute «on horreur le
pogrom de Lemberg où 30.000 Juifs
furent maeearrés en une «euie journée
de juillet 1042.
Le «G.-G.-LEPINE»
est-bien arrivé hier
à MARSEILLE
LA POLITIQUE EXTERIEURE
Abordant le problème extérieur, 1Æ. ganisation des Nattons Unies, le Pré- conversations internationales dont il
Gouln déclare qu'après les terribles sident n’oublie pas 1 sa voisine espa- a pris l'initiative dans le souci de pré-
«pneuves passées, une grande eapéran- gnôle. server sur ce problème comme sur
oe emplit le cœur des hommes. tt„~ V. ,, j< tous les autres l’entente des grandes
« Cette espérance, dit-il, c’est celle Un© DSpagn© QemOCratlCJUS puissances, et dans la volonté de faire
qui s’attache au maintien, au déve- T] . . , ,, prévaloir la résolution exprimée ré-
loppement et au raffermissement de trouve sur le chemin de là o® mm,6n t par l’Assemblée Oonstituan
m of."fàc 1 v„ tw^ ÇU fin S i?n„ démocratie. Le gouvernement entend te -
Francisco par les Nations Unies. Elle ^ter fidèfle à l’esprit de la déclara- i c
est le terme d’une paix solide qui fe- ü des Krandies puissances sur l’Bu- ...Et lû France Sera SOUVee
ra prévaloir enfin les forces de la rai- libérée dont Feneaeement est de
son sur les raisons de la force. La d( ^J r ^ lPS derniers ^ftige* du fas- Bt le Président a conclu :
France y a trouvé sa place naturel- c i sme et d€ permettre aux peuples Telle est, messieurs, la politique gui-
1«, car, toujours, elle rut au premier avant su j,j c>e régime d’établir les ins- dant le gouvernement qui se pré
rang des peuples soucieux de secunte, t j tll tion s de leur choix. Aussi, le Gou-
soucieux de garanties internationales vernement üe ia République est-41 dé-
et de securité colleet.ye Elle continue- c [, d é ^ poursuivre san6 relâche 6a pro-
ra à affirmer sa foi, son ^P 1 * 1 1 tection des réfugiés républicains es-
de solidarité et son désir de collabo- pagnols, à maintenir et à étendre
ration cordiale avec les peuples qui rhoF , p italité qu'il est nécessaire de
furent à ses cotes dans l’epreuve com- r accorder, enfin, de continuer l®s
me ils ne cessèrent de l’être depuis
sente devant vous et qui sollicite
votre confiance. Tout pourrait être
perdu si nous venions à nous aban
donner. Montrons donc au peu Fie
dont nous sommes issus que la dé
mocratie veut vivre et du même
coup, la France sera sauvée.
LOTERIE ALGERIENNE
300 frs
1.000 frs
1.200 frs
1 500 frs
2.000 frs
3.000 frs
5.000 frs
10.000 frs
15.000 frs
20.000 frs
300 frs
50-000 fr-
500 frs
notre libération.
Vers un large accord :
U.R-S.S., Angleterre, France
IM. Gouln rappelle ensuite la reprise
des relations avec l'U.R.S.S. et dit
qu'il entend poursuivre avec la Gram
Les interpellations
M. VIOLLETTE
M. Maurice SCHUMANN
M. Maurice Schumann prend à
de Bretagne une harmonisation reci- premier interpellateur inscrit, M. Viol- ^néràî de Ga’ulfe” a^urà la conUrtuité
proque de leurs rapporte, préface à f e Ue, prend la parole. II affirme que la R f Du ^ Q u " e Romande
une nouvelle alliance hautement dé- tâche de F Assemblée est trop lourde en
minant qu'on fasse leur place aux for-
une nouvelle alliance hautement dé- tâche de l’Assemblée est trop
eirable qui devra pouvoir s’insérer un raison du tem^ t^ court qui lui est ^ lrl . iuelle8 et morales d€ ta nation
jour dane un large aooord triparti^ : imparti pour légiférer et rédiger la nou- ,»._...
URSS Grande-Bretagne France velle Constitution. Evoquant les difficul- La séance est suspendue à 17 h. 41
uranae £>reragne, rTanoe. ^ financières> n ^dame notamment pour quelques instants.
Nous tenons aussi, ajoute-t-ll, à res- un 5^^ ^ j a situation actuelle,
serrer plus étroitement que jamais Divers
notre communauté de principes avec M Joseph DENAIS . . . ... . ____ _
les Etats Unis auxquels nous u^is- Apres tes iintervehtione de Du-
sent tant de liens fraternels. Nous Le deuxième interpellateur, M. Joseph clos, qui attaque le général de Gau-le
poursuivrons enfin notre coopéré- Denais (Parti Républicain de Liberté) de- et Schumann qui réplique avec force*
tion avec toutes les nations’ alliées clare que le gouvernement d'hier a fait ] e Président Gouin monte à la tribu-
et amies avec la Tchécoslovaquie, faillite dans tous les domaines. Il fait ne pour répondre aux intorpellate'urs.
. * . « « . n eoune ni12» V OCPT1 t jG 1 £ B fl. t.î fïH îll ll&â- TT «1 A ». ^n.nnn ,1 , ■ v» tribeeni Viorei _
d’Lurop-e cenxr
Chine nouvelle qui fut notre as»o- MiM. Romarony, Pleven, André Phi-
ciêe dans la guerre venant de se Daniel MAYER lipp, Teitgen, Paty et Pierre Bourdan
terminer. .... prirent ensuite successivement la pa-
Le Président donne ensuite la paTole r. ” /
à M. Daniel Mayer qui, au nom du
bienvenue On procède alors au vote.
Nous désirons
l’internationalisation de la RUHR s .°Ÿe h Temrer b, q e u n i Ve sTt
Passant au problème allemand, M. constitué conformément a la volonw) po-
Goutn a déclaré que la politique du f r u J* lre h ll J™ d «Ls le? "mesures qui!
gouvernement tendrait à internatlo- Propre prendre! entre le neuf et le L’ASSEMBLEE CONSTITUANTE A
nalleer la Ruhr afin d empêcher la rals g nn3b ] e et de prononcer hardi- VOTE SA CONFIANCE AU GOUVER
reconstruction d’une Allemagne oen- ment pQ UT le neu f i a France at- VEMENT PAR 514 VOIX CONTRE 51
tralieée et par là, dangereuse pour eee SUR 565 VOTANTS.
voisin®. Passent aux questions internationales, saiourne à demain 15
Parmi les pays que le Gouverne- l’orateur salue la nomination d’un en- £ Félectton de Présu
ment provisoire de la République sou- voyé extraordinaire de la République «dures pour 1 élection ae son tiesi
halte voir faire partie un Jour de l’or- française à 1 étranger. oenx.
Vote de confiance
TIRAGE DE LA 3 e TRANCK 1946
Tous les numéros terminés :
par 6 et 1 gagnent ..
par 55 gagnent
par 08 gagnent
par 28 gagnent
par 461 gagnent
par 940 gagnent
par 061 gagnent
par 2.248 et 9.900 gagnent
par 1.749 gagnent
par 2.703 gagnent
Approchants unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 4.608 gagnent
Aoprochants \,unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 00.226 et 24.549 gagn.
Approchants unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 48.206 et 27.560 gasn.
Approchants unité gagnent
Tous les numéros terminés
par 39.470 et 43.286 gagn.
Approchants à la dizaine de
mille, à l’unité de mille à
la centaine, à la dizaine
et à l’unité gagnent
Les n°s 102.491 et 100.529 ga
gnent . . . ï
Approchants centaine mille,
dizaine mille, unité mille,
centaine, dizaine et unité
gagnent
Le numéro 269.563 gagne..
Approchants centaine mille
dizaine mille, unité mille
centaine, dizaine et unité
gagnent
Le numéro 152.015 gagne..
Approchants centaine mille
gagnent
Approchants dizaine mille
unité mille, centaine, di
zaine et unité gagnent.. 1.000 frs
Le numéro 009.378 gagne.. * 000.000 frs
Approchants centaine milk
gagnent
Approchants dizaine mille
unité mille, centaine, di
zaine e^ unité gagnent..
Le numéro 131.716 gagne..
Approchants centaine mille
gagnent
Approchants dizaine mille,
unité mille, centaine, di
zaine et unité gagnent... 5.000 frs
PROCHAIN TTRAGE A ALGER
LE II èHfVRIER 1946
BANQUE CHABASSEUR
nous avons placé en participations
le n“ 131.716 eaanant
le gros lot de HUIT MILLIONS
le n° 102.491 gaznant 209.000
le n° 100.529 gagnant 200.000
L'AIGLON
a vendu en participations
les n° 269.563 et 009.378
gagnant 300.000 frs
et UN MILLION
En toute, période politique ou économi
que troublée, les « bobards » naissent et
trouvent crédulité.
Hier, la fausse nouvelle était de taille
et avait fait son chemin en ville et ail
leurs : rivets usés, coque trouée, gros
temps, le « G.-G.-Lépine » avait coulé
en pleine mer sans lancer le moindre
S.O.S...
On évoquait déjà les instants tragiques
du « Lamoricl’ère ».
Il faut le dire. On pouvait avoir des
raisons* d’inquiétude... Tout va si mal
même le temps... et dans la capitale de
l'Empire africain, aucun .service ne se
trouvait dans la mesure de répondre si
le navire, parti samedi à 17 h. 30 d'Al
ger, était arrivé à Marseille ou Port
Vendres, hier mardi, à 18 h.
Rassurons-nous : le « G.-G.-Lépine :
a touché le port de Marseille, lundi ma
tin, après une traversée de 40 heures —
mer agitée — et ses voyageurs à desti
nation de Paris ont déjà débarqué à la
gare de Lyon et télégraphié.
PARIS. Le ministère dee Finan
cer rappelle que pour les contribuables
disposant d’un revenu net annuel glo
bal de traitement*, salaire*, pension* et
rente* viagères inférieur ou égal à
J 00.000 fr., la fraction de ce revenu
qui eut coin|»ri<*e entre 40.000 fr. et
60.000 fr. n'eet exemptée que pour
moitié.
Voir c La Dépêche Algérienne * des 18,
19, 22, 24, Z5, 26 et 27 janvier. (Copy
right Dépêche Algérienne et R. Frison-
Roche) .
M. Albert GAZIER
démissionne de son poste
de secrétaire de la C.G.T.
PaTis (F.P.). — M. Albert Gazier,
sous-secrétaire d’Etat à l’Economie na
tionale, a donné sa démission de secré
taire confédéral de la C.G.T.
Dans sa lettre de démission, adressée
à MM. Jouhaux et Frachon, le sous-
>ecrétaire d’Etat au Travail déclare que
ses nouvelles fonctions sont incompati
bles avec celles de secrétaire de la
C.G.T. II précise qu’il ne veut pas que
l'opinion publique pense que la C.G.T.
participe, d’une manière quelconque au
Gouvernement. Par ailleurs, il assure
qu’il tentera I’impos ible à son nou
veau poste pour servir l’idéal commun.
TUNIS. — La grève des cinémas, qui
dure depuis huit jours, a pris fin hier.
Franck Lobandio, suspecté
issassin de la petite Suzanne
toral.
couleur,
d'être I’i
RABAT. — Jim MoIIisson est parti par
avion hier matin à 7 h. 10 GMT OKLAHOMA. — Un violent incendie a
pour Port-Etienne. détruit un vaste hangar sur I’aéro-
„ .. T â t * drome militaire de Tinker, près de
PARIS. Pour permettre le règlement Oklahoma Dix personnes ont été tuées
d importantes questions materielles, la €t t-rente-huit blessées,
parution des journaux sportifs, prévue . Tnr , D _ , . „
pour le 31 janvier, est reculée de quel- NOS-AIRES. On apprend de San-
ques jours. tiago qu il y a «u 11 morts et 60 bles-
» sé« au cours des bagarres entre cara-
MARSEILLE. — 38 groupes de Iocomo- biniers et grévistes,
tives et de tendons sont arrivés à Mar- __ Le co loneI Perin, qui rentrait en
seine par le vapeur américain « Sea- chemin de fer d’une tournée de pro
train-Texas ». La SNCF en a pris pagande, a échappé de justesse à un
aussitôt posse sion. attentat.
LONDRES. — Des négociations seraient MONTEVIDEO. — Le cargo « Alabama »
en cours entre la Russie et la Po- vient de débarquer les moteurs de
Iogne pour l’établissement à travers remplacement destinés à l’hydravion
le territoire polonais de trois corri- géant « Lionel-de-Marmier ».
dors de transit russe : de Kœnigsberg RIO-DE-JANEIRO. — Le Général Du-
à Berlin, de Lvow à Berlin, de Mos- pra, candidat conservateur, a été pro
cou à Berlin. clamé Président de la République du
BADEN-BADEN. - Le problème du ra- »"«_•> P™ ^ tribunal suprême élec-
vitaillement en pain (i la zone fran
çaise d’occupation menace de &e po
ser de façon aiguë.
TUBINGFN. — Frédéric Herling, an
cien pasteur d’Augsbourg, qui avait
avoué avoir exécuté per onnellement
42 patriotes français, s’est donné la
mort en zone française.
MILAN. — Une bbmbe a explosé lundi
au siège milanais du Parti démocra
tique italien (parti monarchiste).
D’autre part, une trentaine d’homme
armés ont attaqué à la bombe l'im
meuble de la s'ation de radio de Pa-
Ierme. Un détachement militaire a
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NEW-YORK. — M. Harry Hopkins, ami
et conseiller intime du président Roo
sevelt. est décédé hier à l’âge de 55
ans, au « Memorial Hospital » où il
ét-ait en traitement depuis onze se
maines.
DETROIT. — La police a procédé à l’in
terrogatoire d’un garçon épicier de
Au « Journal Officiel »
Paris (de notre rédaction parisienne).
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Baccalauréat
La première session de baccalauréat
commencera au plus tôt le vendredi 14
Juin. Une deuxième session au plus tard
le 23 septembre.
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muté à Alçer. Promus Inspecteurs sur
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blère, d'Alger Promus in pecteurs à
Rennes, M. Hesling d’Alger; à Clermoùt-
Ferrand, M. Calleja, d’Alger ; â Greno
ble. M. Sarelll d’Oran ; à Mâcon, M.
Segura, d’Oran ; à Alger (Direction dé
partementale), M. Raynasid, d’Alger,
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