Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1922-06-30
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 30 juin 1922 30 juin 1922
Description : 1922/06/30 (T21,N2092). 1922/06/30 (T21,N2092).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6217059r
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
STÈRE
ÉTRANGÈRES
.- N° 2092
Vendredi 30 juin 1922
lletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — II est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque. .-
-SOtl,MAIRF-
ALLEMANDE. - France et Allemagne
rance et le traité de Versailles
j M Tiisahe Zeitung). — « Désarmement
àl » (Germania).
:AMÉ){ICAINE. — Les Etats-Unis et la
: les échanges commerciaux
York Times).
ANGLAISE.' - Le discours de lord
à la Chambre des Lords le 27 juin
Chronicle). — Les négociations
commentaires égyptiens
- Post). — Le voyage de
H Schanzer à Londres (Times). — Les
t8 italiens dans le Proche Orient
Telegraph).
LIENNE. -'-- Le voyage de M. Schan-
Londres (Mondo).
ET ALLEMAGNE
ET LE TRAITE DE VER-
poursuivant la dislocation
tâchant de le rendre impuis-
B H t longtemps, en refusant de s'en-
Allemagne, la politique fran-
vraie direction et oscille entre
NN l'interrogation, déclare la Köl-
projet destiné à réaliser par-
BMM demnité de guerre impossible
Liller un peu partout en
t~rs allemands comme des
{)Il ne parle guère de la re-
territoires dévastés. L'er-
) NM ement français se décèle
toute l'opinion publique
on énergique des milieux
ie même Mais si ce
t poursuivi, le pro-
ne pourrait manquer d'éle-
lui. Les syndicats alle-
a longtemps des propo-
~M ruction en commun avec
N B ouvrières françaises et ils
laboration. Jusqu'ici, le
n'a pas usé de ces
de l'emprunt se révèle
et le manque de plan.
le comité des bari-
résolution positive, la
~N~ poursuit la réalisation
d'un emprunt réduit. Peut-être a-t-elle une,
arrière-pensée et croit-elle que l'opposition
qui se manifeste en Allemagne contre un
emprunt de faible envergure aboutira à un
refus que l'on pourra exploiter, pour parler
encore une fois de la « mauvaise volonté »
d,e l'Allemagne et recourir à de nouvelles
sanctions.
La situatton est compliquée, parce que la
France ne veut pas accorder de délai de
paiement et que, d'autre part, les financiers
internationaux ne veulent pas consentir
d'emprunt. « Il est vain, déclarait récem-
ment le financier américain Baruch, un des
experts de la conférence, de la paix, il est
vain de parler actuellement d'un emprunt
allemand. Car personne rie donnera d'ar-
gent à un pays dont l'avenir n'est pas fixé.
L'Allemagne ne sait même pas de façon
précise ce qu'elle devra payer. » Dans le
même ordre d'idées on peut citer la décla-
ration du chancelier allemand : a Nous, af-
fermirons la République aussitôt que la
contrainte de l'étranger aura cessé de peser
sur nous. » Et Ta levée de cette contrainte
devrait commencer par une forte réduction
des exigences de réparation. On n'a rien fait
en ce sens; C'est ce dont s'aperçoivent main-
tes personnes qui, comme Gustave Hervé,
voudraient trouver un remède dans une mo-
dification financière et territoriale des sti-
pulations de Versailles : au moyen d'un ac-
cord franco-germano-polonais l'Allemagne
récupérait Dantzig et, par contre, annu-
lerait le traité de Rapallo et reconnaîtrait
définitivement le partage de la Haute-Silé-
sie ; la France autoriserait le rattachement
de l'Autriche à l'Allemagne, renoncerait au
plébiscite de la Sarre, et évacuerait même
le pays rhénan dés qu'il auxait été neutra-
lisé mi:itairement et transformé en Etat in-
dépendant dans le corps politique de la Ré-
publique allemande. Il y a peu d'intérêt et
peut-être même aucun à discuter ce' plan
tant qu'on ne sait pas qui se tient derrière.
Mais on peut voir par là qu'en France l'opi-
nion publique cherche, ici et là, des voies
nouvelles. La fausse route où elle s'est en-
gagée, conduite par le gouvernement et le
Bloc national, a fait le malheur de l'Europe
et aussi de la France. Si on ne l'abandonne
pas, les maux seront plus grands encore.
KOELNISCHE ZEITUNG, 28.6, soir.
Il DESARMEMENT MORAL »! Sous ce
titre, la Germania publie, en faisait des ré-
serves, l'article d'un professeur d'univer-
sité qui préconise le rapprochement moral
entre l'Allemagne et la France. Cet article
a été écrit avant la mort de Rathenau. La
Germania déclare approuver le principe du
rapprochement intellectuel.
Le principal obstacle à la réconciliation
intime et à l'accord des esprits est cette
aveugle psychose de guerre, cet esprit de
combat qui domine encore le peuple fran-
çais, de même que le gouvernement, la
Chambre et la presse. Cet état d'esprit ma-
ladif peut se comprendre dans une certaine
mesure, mais il a rendu impossible toute
discussion objective et tout rapprochement.
Si les Français n'étaient pas des enfants en
politique et s'ils avaient eu assez de juge-
ment pour utiliser la situation politique,
l'état d'esprit allemand, après la guerre, ne
leur eût pas été hostile et jamais l'idée de
revanche ne serait née,, même à cause des
charges écrasantes des réparations. Ce qui
a aigri indieiblement. l'âme du peuple alle-
mand et rouvert sans cesse les blessures,
ce n'est pas la persistance des Français
dans leurs exigences, mais bien ce ton hai-
neux qui dénonçait trop souvent la volonté
de nuire et de détruire.
Mais il y a des circonstances atténuantes. Ce
n'est pas seulement la haine qui dicte l'atti-
tude de la France. C'est aussi l'angoisse et la
détresse.
Si l'Amérique. tirait un grand trait sur
le passif de la France, ce n'est pas seule-
ment à la France qu'elle rendrait service,
mais indirectement aussi à l'Allemagne et
à tout le monde civilisé, service plus con-
sidérable que les discours philanthropiques
et les secours qui viennent de l'autre cote de
l'Océan.
L'esprit français est aussi dominé par la
crainte d'une agression allemande.
Les excès de langage et les démonstra-
tions d'une Certaine clique nationaliste en
Allemagne fournissent un aliment sans-
cesse renouvelé à l'animosité et à l'an-
goisse de la France et empêchent le désar-
mement moral dans l'autre camp. Il y a là
sans doute exagération manifeste, mais ce-
pendant on peut voir, notamment dans les
classes intellectuelles certains milieux
entonner des chants de provocation en se
donnant pour les seuls représentants - de
l'opinion publique, alors qu'ils ne forment
qu'une faible minorité en opposition avec
l'ensemble. Le gouvernement, comme le
peuple, devrait-tracer ùn trait très net entre
lui et ces éléments extrémistes. On corïtir
nue ainsi à tourner dans ce cercle vicieux
qui rend illusoire de part et d'autre le dé-
sarmement moral, alors même que le dé-
sarmement matériel progresse rapidement.
Comme en convient le professeur Blondel,
sans vouloir découvrir la véritable cause
ou du moins sans vouloir la découvrir du
côté de la France, il existe ainsi un fossé
infranchissable entre les mentalités alle-
mandes et françaises qui constitue le prin-
cipal empêchement du désarmement moral.
D'un professeur d'université.]
GERMANIA, 27.6, soir,
ÉTRANGÈRES
.- N° 2092
Vendredi 30 juin 1922
lletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — II est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque. .-
-SOtl,MAIRF-
ALLEMANDE. - France et Allemagne
rance et le traité de Versailles
j M Tiisahe Zeitung). — « Désarmement
àl » (Germania).
:AMÉ){ICAINE. — Les Etats-Unis et la
: les échanges commerciaux
York Times).
ANGLAISE.' - Le discours de lord
à la Chambre des Lords le 27 juin
Chronicle). — Les négociations
commentaires égyptiens
- Post). — Le voyage de
H Schanzer à Londres (Times). — Les
t8 italiens dans le Proche Orient
Telegraph).
LIENNE. -'-- Le voyage de M. Schan-
Londres (Mondo).
ET ALLEMAGNE
ET LE TRAITE DE VER-
poursuivant la dislocation
tâchant de le rendre impuis-
B H t longtemps, en refusant de s'en-
Allemagne, la politique fran-
vraie direction et oscille entre
NN l'interrogation, déclare la Köl-
projet destiné à réaliser par-
BMM demnité de guerre impossible
Liller un peu partout en
t~rs allemands comme des
{)Il ne parle guère de la re-
territoires dévastés. L'er-
) NM ement français se décèle
toute l'opinion publique
on énergique des milieux
ie même Mais si ce
t poursuivi, le pro-
ne pourrait manquer d'éle-
lui. Les syndicats alle-
a longtemps des propo-
~M ruction en commun avec
N B ouvrières françaises et ils
laboration. Jusqu'ici, le
n'a pas usé de ces
de l'emprunt se révèle
et le manque de plan.
le comité des bari-
résolution positive, la
~N~ poursuit la réalisation
d'un emprunt réduit. Peut-être a-t-elle une,
arrière-pensée et croit-elle que l'opposition
qui se manifeste en Allemagne contre un
emprunt de faible envergure aboutira à un
refus que l'on pourra exploiter, pour parler
encore une fois de la « mauvaise volonté »
d,e l'Allemagne et recourir à de nouvelles
sanctions.
La situatton est compliquée, parce que la
France ne veut pas accorder de délai de
paiement et que, d'autre part, les financiers
internationaux ne veulent pas consentir
d'emprunt. « Il est vain, déclarait récem-
ment le financier américain Baruch, un des
experts de la conférence, de la paix, il est
vain de parler actuellement d'un emprunt
allemand. Car personne rie donnera d'ar-
gent à un pays dont l'avenir n'est pas fixé.
L'Allemagne ne sait même pas de façon
précise ce qu'elle devra payer. » Dans le
même ordre d'idées on peut citer la décla-
ration du chancelier allemand : a Nous, af-
fermirons la République aussitôt que la
contrainte de l'étranger aura cessé de peser
sur nous. » Et Ta levée de cette contrainte
devrait commencer par une forte réduction
des exigences de réparation. On n'a rien fait
en ce sens; C'est ce dont s'aperçoivent main-
tes personnes qui, comme Gustave Hervé,
voudraient trouver un remède dans une mo-
dification financière et territoriale des sti-
pulations de Versailles : au moyen d'un ac-
cord franco-germano-polonais l'Allemagne
récupérait Dantzig et, par contre, annu-
lerait le traité de Rapallo et reconnaîtrait
définitivement le partage de la Haute-Silé-
sie ; la France autoriserait le rattachement
de l'Autriche à l'Allemagne, renoncerait au
plébiscite de la Sarre, et évacuerait même
le pays rhénan dés qu'il auxait été neutra-
lisé mi:itairement et transformé en Etat in-
dépendant dans le corps politique de la Ré-
publique allemande. Il y a peu d'intérêt et
peut-être même aucun à discuter ce' plan
tant qu'on ne sait pas qui se tient derrière.
Mais on peut voir par là qu'en France l'opi-
nion publique cherche, ici et là, des voies
nouvelles. La fausse route où elle s'est en-
gagée, conduite par le gouvernement et le
Bloc national, a fait le malheur de l'Europe
et aussi de la France. Si on ne l'abandonne
pas, les maux seront plus grands encore.
KOELNISCHE ZEITUNG, 28.6, soir.
Il DESARMEMENT MORAL »! Sous ce
titre, la Germania publie, en faisait des ré-
serves, l'article d'un professeur d'univer-
sité qui préconise le rapprochement moral
entre l'Allemagne et la France. Cet article
a été écrit avant la mort de Rathenau. La
Germania déclare approuver le principe du
rapprochement intellectuel.
Le principal obstacle à la réconciliation
intime et à l'accord des esprits est cette
aveugle psychose de guerre, cet esprit de
combat qui domine encore le peuple fran-
çais, de même que le gouvernement, la
Chambre et la presse. Cet état d'esprit ma-
ladif peut se comprendre dans une certaine
mesure, mais il a rendu impossible toute
discussion objective et tout rapprochement.
Si les Français n'étaient pas des enfants en
politique et s'ils avaient eu assez de juge-
ment pour utiliser la situation politique,
l'état d'esprit allemand, après la guerre, ne
leur eût pas été hostile et jamais l'idée de
revanche ne serait née,, même à cause des
charges écrasantes des réparations. Ce qui
a aigri indieiblement. l'âme du peuple alle-
mand et rouvert sans cesse les blessures,
ce n'est pas la persistance des Français
dans leurs exigences, mais bien ce ton hai-
neux qui dénonçait trop souvent la volonté
de nuire et de détruire.
Mais il y a des circonstances atténuantes. Ce
n'est pas seulement la haine qui dicte l'atti-
tude de la France. C'est aussi l'angoisse et la
détresse.
Si l'Amérique. tirait un grand trait sur
le passif de la France, ce n'est pas seule-
ment à la France qu'elle rendrait service,
mais indirectement aussi à l'Allemagne et
à tout le monde civilisé, service plus con-
sidérable que les discours philanthropiques
et les secours qui viennent de l'autre cote de
l'Océan.
L'esprit français est aussi dominé par la
crainte d'une agression allemande.
Les excès de langage et les démonstra-
tions d'une Certaine clique nationaliste en
Allemagne fournissent un aliment sans-
cesse renouvelé à l'animosité et à l'an-
goisse de la France et empêchent le désar-
mement moral dans l'autre camp. Il y a là
sans doute exagération manifeste, mais ce-
pendant on peut voir, notamment dans les
classes intellectuelles certains milieux
entonner des chants de provocation en se
donnant pour les seuls représentants - de
l'opinion publique, alors qu'ils ne forment
qu'une faible minorité en opposition avec
l'ensemble. Le gouvernement, comme le
peuple, devrait-tracer ùn trait très net entre
lui et ces éléments extrémistes. On corïtir
nue ainsi à tourner dans ce cercle vicieux
qui rend illusoire de part et d'autre le dé-
sarmement moral, alors même que le dé-
sarmement matériel progresse rapidement.
Comme en convient le professeur Blondel,
sans vouloir découvrir la véritable cause
ou du moins sans vouloir la découvrir du
côté de la France, il existe ainsi un fossé
infranchissable entre les mentalités alle-
mandes et françaises qui constitue le prin-
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