Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-08-04
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 04 août 1920 04 août 1920
Description : 1920/08/04 (T15,N1516). 1920/08/04 (T15,N1516).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6238523q
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
t MINISTERES
DES
Pp A [fi E S Ê T HAN GER E S
ET DE LA GUERRE
- I N° 1516 -
Mercredi 4 Août 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégra es ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astèrisq 1lI.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. — L'armistice russo-po-
lonais : les conditions des Soviets
(Kœlnische Volkszeitunff). — La com-
pétition anglo-russe en Asie (Hannover-
scher Kurier). — La Bavière et la nou-
velle loi militaire (Miinchen-Augsburger
P Abendzeitung).
RESSE AMÉRICAINE. — La Conférence de Spa
'et l'opinion américaine (World, New
York Times) ; le désarmement de l'Al-
lemagne (New Yorn Times). — La dé-
faite polonaise et le traité de Versailles
(Chicago Daily News). — L'expansion
japonaise et les Etats-Unis (Washington
Post).
PRESSE ANGLAISE. — La politique de M. Mil-
lerand (Times). — La séance du 2 août
a la Chambre des Communes : les dé-
clarations de M. Lloyd George (Daily
■ News, Manchester Guardian). — L'ar-
, tJcle de M. Churchill sur la Russie
i (Manchester Guardian). — Le retrait
* des troupes britanniques de Perse
p (Daily Mail).
RESSE AUTRICHIENNE. — Déclarations du
Dr Simons : la Conférence de Londres
et le rattachement de l'Autriche à l'Al-
P lemagne (Neue Freic Presse).
tRESSE HOLLANDAISE. — L'alliance franco-
p belge et la Hollande (Telegraat.)
RESSE ITALIENNE. — L'Italie et la Russie
(Tempo).
---- .-
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
Il LA POLITIQUE DE M. MILLERAND. —
est essentiel que les gouvernements alliés,
e d une situation présentant de telles
diimfi cuités [la situation créée par la guerre
l'USSO-Polonaise], adoptent une politique com-
as ne,. comprise des peuples 'qu'ils dirigent,
t-~ee de leur appui sans réserve. Les in-
de la Grande-Bretagne et de la Yran-
sont aussi indissolubles qu'ils l'étaient
Jdant la guerre. Le sort des deux pays,
esl°.urd:hui et pendant un avenir illimité,
\lai boitement lié dans la bonne ou la mau-
S8 fortune. Ceci doit rester le principe
Îoï'f^ental. « Regardez du côté de l'Est »,
s'a
~rS~ le Premier Ministre français ven-
cirfvra 1 dernier. « Pour aider la Pologne, il
erltrS faut l'union ; l'union intime, confiante
erits les Alliés, et entre les Alliés seuls. »
et il à l'express'lon d'une conception juste ;
leta est bon de reconnaître combien M. Mil-
1er' -, a fait d'efforts pour la faire préva-
fWn.?! ! a eu à lutter contre de grandes dif-
té e, — des difficultés dont le public de
tiot le Pays ne semble pas du tout se rendre
Pte. La Chambre lui a accordé sa - con-
fiance la semaine dfernière à propos du pro-
tocole conclu à Spa sur la question du char-
bon- mais elle a voté pour lui à contre-
oœur, et, si la situation intérieure eût été
différente, elle l'aurait probablement ren-
versé. Notre .correspondance de Paris
[compte rendu de la séance du Sénat et
analyse de la presse] peut donner une idée
de l'amertume extraordinaire que la déci-
sion de Spa a provoquée contre nous chez
nos voisins — chez des voisins dont la
bonne volonté n'est pas moins essentielle
pour nous que l'entente officielle. La modé..
ration de M. Millerand est au moment pré-
sent la meilleure garantie que nous ayons
que cette amertume sera endiguée et ne se
développera pas en un dissentiment sérieux,
— dissentiment en qui les Allemands, de
toutes les écoles placent leur suprême es-
poir. - (Ed.)
TIMES, 2.8.
LA SEANCE DE LA CHAMBRE DES
COMMUNES DU 2 AOUT. — LES DÉCLARA-
TIONS DE M. LLOYD GEORGE. — Le débat sur
cette question à la Chambre des Communes
doit être bien accueilli, parce qu'il prouve
que la Chambre des Communes 'accepte
ainsi une des plus importantes décisions de
Spa ; c'est en outre un grand progrès. De-
puis' longtemps, cette décision aurait dû
être prise, puisqu'elle n'est que l'application
de l' « agreement » de Spa.
« M. Millerand ne pouvait point rencon-
trer ses adversaires à son retour, s'il n'a-
vait la promesse qu'une certaine quantité
de charbon serait liivrée.
Le -Dr Simons, d'autre part, ne pouvait
rencontrer les siens, s'il ne pouvait affirmer
que la livraison de charbon serait accom-
pagnée d'un secours.De là la formule néces-
saire, subtile et effective : Plus de nourri-
ture, plus de charbon !
Ainsi l'accord se fit ; cela n'était point
difficile, puisque, encore une fois, c'est l'ap-
plication de « l'agreement » de Spa. L'ac-
cord a soulevé les protestations de la
France ; ces protestations peuvent paraître
jusPipiées superficiellement. Pourtant, il
faut reconnaître un fait : l Allemagne n'a
point exécuté le traité ; non poMt parce
qu'il est impraticable, mais bien parce
qu'elle est pauvre.
Le traité demandait 40 millions, de ton-
nes ; or il est reconnu qu'elle ne peut
livrer que 2A millions et encore, à condition
que sa population soit ravitaillée.
C'est donc un grand pas ; mais il faudra
de toute, nécessité que les Alliés acceptent de
faire le même pas sur le terrain des répa-
rations. Ne vaut-il pas mieux rechercher
la coopération loyale qu'imposer par la me-
nace ? D'ailleurs, la menace ne pourra être
répétée pendant quarante années.
M. Lloyd Georgé a témoigné en faveur
de la sincérité et de la bonne volonté des
délégués allemands. Ces qualités seules et
!Ion point la menace permettront de réali-
ser l'accord. Bien que les déclarations de
M. Churchill soient absurdes, elles ont
pourtant rappelé un fait qu'il faut recon-
naître : l'Allemagne doit devenir le colla-
borateur et non « l'ennemi obligé ». Le
Dr Simons a parfaitement raison de deman-
der une représentation de l'Allemagne à
la Conférence pour da paix avec les bolche-
viks.
Il est regrettable de constater que l'initia-
tive lui a été laissée.
DAILY NEWS, 3.8.
—. Le prêt soulèvera les clameurs de cer-
tains, mais il n'y a point d'autre rrioyen.
Prêter ou occuper la Ruhr ! L'occupation
de la Ruhr réjouirait les militaristes, mais
l'opération serait coûteuse.
-M. Millerand a convaincu les Français,
en dépit des protestations de quelques-uns.
Si la France qui est naturellement portée
à soupçonner et à signaler toute tendance
« charitable x, reconnaît la nécessité d'un
prêt, il serait monstrueux que l'Angleterre
accepte de s'écarter de la bonne voie pour
obéir à ceux qui dans leur hâte de saisir ne
prennent point le temps de compter.
MANCHESTER GUARDIAN, 3.8.
DECLARATIONS DU Dr SIMONS. — LA
CONFÉRENCE DE LONDRES ET LE RATTACHEMENT
DE L'AUTRICHE A L'ALLEMAGNE. — Le Dr. Si-
mons, Ministre des Affaires Etrangères alle-
mand, a accordé le 30 juillet une interview
au correspondant de la Neue Freie Presse à
Berlin. Celui-ci a entendu dire récemment
que l'Allemagne ne serait pas admise à la
Conférence de Londres, où l'on doit exami-
ner les questions orientales. Le Ministre ré-
pond :
« Il semble que cette nouvelle corresponde
à la réalité. En fait nous n'avons pas en-
core reçu d'invitation. Mais ce que je com-
prends le moins dans cette affaire, c'est
l'attitude du gouvernement russe. Il est
étonnant qu'il se laisse prescrire avec qui
il doit négocier et ne pas négocier et l'on
peut en conclure que le gouvernement des
Soviets n'est pas si fort qu'il le paraît. Il
est inutile que le gouvernement russe envoie
à l'Entente des télégrammes rédigés comme
s'il n'avait pas besoin d'avoir des égards
pour personne, si ce même gouvernement
accepte sans protester de n'être pas auto-
risé à négocier avec l'Allemagne au sujet
de ses relations avec elle. Mais puisque le
gouvernement russe a accepté cette situa-
tion, nous n'y pouvons rien. Nous sommes
liés par le traité de Versailles et si le gou-
vernement russe admet que l'on décide de
toutes les grandes questions à régler entre
la Russie et l'Allemagne, sans la présence
de l'Allemagne, il faut que nous l'admettions
aussi. »
Le correspondant fit ensuite allusion à la
contradiction dans laquelle le bolchevisme
russe se trouve avec ses propres théories,
en engageant des négociations avec les gou-
vernements de l'Entente dont il conteste la
légitimité comme gouvernements capitalis-
tes et en cherchant à rétablir des relations
avec eux.
Le ministre déclare : « Ces négociations
peuvent aussi avoir une autre raison Selon
certains, le gouvernement des Soviets en
négociant avec l'Angleterre et la Pologne en
vue d'un armistice, veut d'abord s'assurer
toute liberté d'action militaire. En se décla-
DES
Pp A [fi E S Ê T HAN GER E S
ET DE LA GUERRE
- I N° 1516 -
Mercredi 4 Août 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont des
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégra es ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astèrisq 1lI.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. — L'armistice russo-po-
lonais : les conditions des Soviets
(Kœlnische Volkszeitunff). — La com-
pétition anglo-russe en Asie (Hannover-
scher Kurier). — La Bavière et la nou-
velle loi militaire (Miinchen-Augsburger
P Abendzeitung).
RESSE AMÉRICAINE. — La Conférence de Spa
'et l'opinion américaine (World, New
York Times) ; le désarmement de l'Al-
lemagne (New Yorn Times). — La dé-
faite polonaise et le traité de Versailles
(Chicago Daily News). — L'expansion
japonaise et les Etats-Unis (Washington
Post).
PRESSE ANGLAISE. — La politique de M. Mil-
lerand (Times). — La séance du 2 août
a la Chambre des Communes : les dé-
clarations de M. Lloyd George (Daily
■ News, Manchester Guardian). — L'ar-
, tJcle de M. Churchill sur la Russie
i (Manchester Guardian). — Le retrait
* des troupes britanniques de Perse
p (Daily Mail).
RESSE AUTRICHIENNE. — Déclarations du
Dr Simons : la Conférence de Londres
et le rattachement de l'Autriche à l'Al-
P lemagne (Neue Freic Presse).
tRESSE HOLLANDAISE. — L'alliance franco-
p belge et la Hollande (Telegraat.)
RESSE ITALIENNE. — L'Italie et la Russie
(Tempo).
---- .-
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
Il LA POLITIQUE DE M. MILLERAND. —
est essentiel que les gouvernements alliés,
e d une situation présentant de telles
diimfi cuités [la situation créée par la guerre
l'USSO-Polonaise], adoptent une politique com-
as ne,. comprise des peuples 'qu'ils dirigent,
t-~ee de leur appui sans réserve. Les in-
de la Grande-Bretagne et de la Yran-
sont aussi indissolubles qu'ils l'étaient
Jdant la guerre. Le sort des deux pays,
esl°.urd:hui et pendant un avenir illimité,
\lai boitement lié dans la bonne ou la mau-
S8 fortune. Ceci doit rester le principe
Îoï'f^ental. « Regardez du côté de l'Est »,
s'a
~rS~ le Premier Ministre français ven-
cirfvra 1 dernier. « Pour aider la Pologne, il
erltrS faut l'union ; l'union intime, confiante
erits les Alliés, et entre les Alliés seuls. »
et il à l'express'lon d'une conception juste ;
leta est bon de reconnaître combien M. Mil-
1er' -, a fait d'efforts pour la faire préva-
fWn.?! ! a eu à lutter contre de grandes dif-
té e, — des difficultés dont le public de
tiot le Pays ne semble pas du tout se rendre
Pte. La Chambre lui a accordé sa - con-
fiance la semaine dfernière à propos du pro-
tocole conclu à Spa sur la question du char-
bon- mais elle a voté pour lui à contre-
oœur, et, si la situation intérieure eût été
différente, elle l'aurait probablement ren-
versé. Notre .correspondance de Paris
[compte rendu de la séance du Sénat et
analyse de la presse] peut donner une idée
de l'amertume extraordinaire que la déci-
sion de Spa a provoquée contre nous chez
nos voisins — chez des voisins dont la
bonne volonté n'est pas moins essentielle
pour nous que l'entente officielle. La modé..
ration de M. Millerand est au moment pré-
sent la meilleure garantie que nous ayons
que cette amertume sera endiguée et ne se
développera pas en un dissentiment sérieux,
— dissentiment en qui les Allemands, de
toutes les écoles placent leur suprême es-
poir. - (Ed.)
TIMES, 2.8.
LA SEANCE DE LA CHAMBRE DES
COMMUNES DU 2 AOUT. — LES DÉCLARA-
TIONS DE M. LLOYD GEORGE. — Le débat sur
cette question à la Chambre des Communes
doit être bien accueilli, parce qu'il prouve
que la Chambre des Communes 'accepte
ainsi une des plus importantes décisions de
Spa ; c'est en outre un grand progrès. De-
puis' longtemps, cette décision aurait dû
être prise, puisqu'elle n'est que l'application
de l' « agreement » de Spa.
« M. Millerand ne pouvait point rencon-
trer ses adversaires à son retour, s'il n'a-
vait la promesse qu'une certaine quantité
de charbon serait liivrée.
Le -Dr Simons, d'autre part, ne pouvait
rencontrer les siens, s'il ne pouvait affirmer
que la livraison de charbon serait accom-
pagnée d'un secours.De là la formule néces-
saire, subtile et effective : Plus de nourri-
ture, plus de charbon !
Ainsi l'accord se fit ; cela n'était point
difficile, puisque, encore une fois, c'est l'ap-
plication de « l'agreement » de Spa. L'ac-
cord a soulevé les protestations de la
France ; ces protestations peuvent paraître
jusPipiées superficiellement. Pourtant, il
faut reconnaître un fait : l Allemagne n'a
point exécuté le traité ; non poMt parce
qu'il est impraticable, mais bien parce
qu'elle est pauvre.
Le traité demandait 40 millions, de ton-
nes ; or il est reconnu qu'elle ne peut
livrer que 2A millions et encore, à condition
que sa population soit ravitaillée.
C'est donc un grand pas ; mais il faudra
de toute, nécessité que les Alliés acceptent de
faire le même pas sur le terrain des répa-
rations. Ne vaut-il pas mieux rechercher
la coopération loyale qu'imposer par la me-
nace ? D'ailleurs, la menace ne pourra être
répétée pendant quarante années.
M. Lloyd Georgé a témoigné en faveur
de la sincérité et de la bonne volonté des
délégués allemands. Ces qualités seules et
!Ion point la menace permettront de réali-
ser l'accord. Bien que les déclarations de
M. Churchill soient absurdes, elles ont
pourtant rappelé un fait qu'il faut recon-
naître : l'Allemagne doit devenir le colla-
borateur et non « l'ennemi obligé ». Le
Dr Simons a parfaitement raison de deman-
der une représentation de l'Allemagne à
la Conférence pour da paix avec les bolche-
viks.
Il est regrettable de constater que l'initia-
tive lui a été laissée.
DAILY NEWS, 3.8.
—. Le prêt soulèvera les clameurs de cer-
tains, mais il n'y a point d'autre rrioyen.
Prêter ou occuper la Ruhr ! L'occupation
de la Ruhr réjouirait les militaristes, mais
l'opération serait coûteuse.
-M. Millerand a convaincu les Français,
en dépit des protestations de quelques-uns.
Si la France qui est naturellement portée
à soupçonner et à signaler toute tendance
« charitable x, reconnaît la nécessité d'un
prêt, il serait monstrueux que l'Angleterre
accepte de s'écarter de la bonne voie pour
obéir à ceux qui dans leur hâte de saisir ne
prennent point le temps de compter.
MANCHESTER GUARDIAN, 3.8.
DECLARATIONS DU Dr SIMONS. — LA
CONFÉRENCE DE LONDRES ET LE RATTACHEMENT
DE L'AUTRICHE A L'ALLEMAGNE. — Le Dr. Si-
mons, Ministre des Affaires Etrangères alle-
mand, a accordé le 30 juillet une interview
au correspondant de la Neue Freie Presse à
Berlin. Celui-ci a entendu dire récemment
que l'Allemagne ne serait pas admise à la
Conférence de Londres, où l'on doit exami-
ner les questions orientales. Le Ministre ré-
pond :
« Il semble que cette nouvelle corresponde
à la réalité. En fait nous n'avons pas en-
core reçu d'invitation. Mais ce que je com-
prends le moins dans cette affaire, c'est
l'attitude du gouvernement russe. Il est
étonnant qu'il se laisse prescrire avec qui
il doit négocier et ne pas négocier et l'on
peut en conclure que le gouvernement des
Soviets n'est pas si fort qu'il le paraît. Il
est inutile que le gouvernement russe envoie
à l'Entente des télégrammes rédigés comme
s'il n'avait pas besoin d'avoir des égards
pour personne, si ce même gouvernement
accepte sans protester de n'être pas auto-
risé à négocier avec l'Allemagne au sujet
de ses relations avec elle. Mais puisque le
gouvernement russe a accepté cette situa-
tion, nous n'y pouvons rien. Nous sommes
liés par le traité de Versailles et si le gou-
vernement russe admet que l'on décide de
toutes les grandes questions à régler entre
la Russie et l'Allemagne, sans la présence
de l'Allemagne, il faut que nous l'admettions
aussi. »
Le correspondant fit ensuite allusion à la
contradiction dans laquelle le bolchevisme
russe se trouve avec ses propres théories,
en engageant des négociations avec les gou-
vernements de l'Entente dont il conteste la
légitimité comme gouvernements capitalis-
tes et en cherchant à rétablir des relations
avec eux.
Le ministre déclare : « Ces négociations
peuvent aussi avoir une autre raison Selon
certains, le gouvernement des Soviets en
négociant avec l'Angleterre et la Pologne en
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