Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-07-02
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 02 juillet 1919 02 juillet 1919
Description : 1919/07/02 (T12,N1189). 1919/07/02 (T12,N1189).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6487921t
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
JÊfSS?*'* •
„ MINISTÈRES t
DES ,
MAIRES ÉTRANGÈRES 4
ET DE LA GUERRE
q
1 -
N° 1189
Mercredi 2 Juillet 1919.
a
B, ulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en 'italique, qui sont des
résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS ÉCUNOJJJU K
AGRICULTURE 7
n L — D'après les rapports des agro-
ailles départementaux la production agri-
cole en
t en. rèce sera peu satisfaisante par sui-
Êl des llltrnpéries, inondations et maladies.
vie est e- valuée comme suit, d'après les
ernIres Prévisions : - *
Céréales .hàtives : i-0 sYo inférieure à la
récolte de 1918. illférieure
,Céréales tardives: récolte du maïs infé-
l, a celle de 1918.
t 1 Vin? production inférieure à celle de
^18 lauf en Crète et dans les Cyclades.
HUIles: production très faible en généra!.
MESSAGER D'ATHENES, 18.6.
AVENIR ÉCONOMIQUE
G tTATS-NIS. - DÉCLARATION DU JUGE
6nt de l'Uni Led States Steel
Corpôration -
feront tout ce qu'il leur
pra. pssible de faire pour assurer leur
Prospéra économique et nous devrions
lr Ir de rnme. Toutes les branches de uo-
te 6 IndustrIe devraient être placées et m m.
tenues Un pied d'égalité avec celles des
plus prospères parmi les autres pays. Quard
les lois autres Pays aident, rrotègeni.
fournie fentdes avantages à leurs iiir.us-
ds avantages à leurs 1111,1)5-
tries il devrait én être de même chez nous,
en façon a nous Placer sur un pied l'égalité
en ce qui co neerne le prix de revient de la
productifn et des transports. Il est temps
que l'indii f i- et le commerce des Etats-
Unis soient protégés au lieu d'être 'iliaques,
^terromTMi -S Ou détruits. Notre nation, qui
i ?ui°Urd'h!i !ent la Première nlace 'jour
k s rd hUI le commerce et l'industrife; la
gardera le commerce et l'industrie, la
gardera Ou la Perdra, suivant l'attitude de
f°tr'e Peuple et de notre gouvernement. Les
lPS d'affaires feront. leur part.
L NR^r YORK AMERICAN, 24.5.
E T'TROPÉE\NE ET LE CHANGE, - La
N'SSE VFNI 11 j des changes français et
,ien ininnSe plus en plus à l'attention
a commerciales avec l'Europe.
T?^, ériaiin T1^01"0 à oes pays de très gran-
Qll'ell qlantit(>s de marchandises, tandis
DYere eUr achète peu. Ils ne peuvent
er e n Or la différence entre ce qu'ils
ilelent et r. e quïls vendent, et le résultat
et de 1 e lst la haisls,e continue du franc
ait, e la Par rapport au dollar. En
de gros que '('es Pays puissent redevenir
resser -exportûteurs, le seul moyen de re-
sltuation anormale sera que
ant leue leur prête des capitaux en ache-
tnllt leu r,, valeur.,, ou en leur ouvrant des
Par ,S- NotrQ gouvernement l'a fait pen-
Par le fîuerro au moven de prêts effectués
e Tréw'
t. le 'capWsor, mais c'en est fini de cela,
par °aPital n .V^ ^°'t' assumer de cela,
b e fOUrni al prIvé doit. assumer la charge
de fournir Si à l'Eiirope l'argent dont elle ai
sur'n« me placement se dé-
CIJ'] l'v "Ir a~ Pfande échelle dans les
c'nrr Ou dix a années qui vont suivre, les
IX années qui vont. suivre, le
Etats-Unis deviendront la plus grande na-
tion créditrice du monde. On peut même
dire qu'ils n'ont pas le choix s'ils veulent
continuer à exporter leurs marchandises. —
(Ed.) 1
SPRINGFIELD REPUBLICAN, 26.5.
— En avril la balance commerciale amé-
ricaine en faveur des Etats-Unis (le surplus
des exportations sur les importations) se
chiffrait, pour les transactions avec l'Euro-
pe, par un total de 475 millions de dollars.
A ce taux, la balance commerciale pour le
reste de l'année dépasserait 3.600.000.000 de
dollars. Dans ce total tout ne peut pas être
mis au compte de nos acheteurs euro-
péens. Mais la balance débitrice de l'Eu-
rope, pour le rete de l'année, en suivant
le même courant d'échange, ne s'élèverait
pas à un total inférieur à 3 milliards de
dollars. En outre l'Europe doit payer aux
Etats-Unis au moins 400.000.000 de dollars
d'intérêts et faire face à 700 millions de dol-
lars de dettes arrivant à échéance, ce qui
élève le total à 4.200 millions de dollars.
NEW-YORK TRIBUNE, 30.5.
-— "-
POLITIQUE GÉNÉRALE
ET DIPLOMATIE
LE TRAITÉ AVEC L'ALLEMAGNE
PRESSE ANGLAISE. — L'ÉTAT DES ES-
PRITS EN FRANCE.— De Paris : La plus gran
de partie de l'opinion publique en France
ne pense pas plus à l'avenir qu'au passé.
En ce moment je trouve dle,s. hommes de
tous les partis — la droite, le centre, la
gauche — dans un état de pessimisme radL
cal. Certains d'entre eux haïssent l'Allema-
gne. Tous sont fatigués, tous ont peur. Ils
surmontent leur pessimisme, înais à d'eux
conditions seulement. Ils ont besoin d'une
aide active et d'encouragement — je ne
parle pas de promesses d'assistance mili-
taire — de la part de l'Amérique et de fa
Grande-Bretagne — et ils ont besoin de re-
connaître qu'eux et nous avons traité l'Al-
lemagne sans générosité, sinon injustement
ei que le tort doit être redressé dans un
esprit. qui n'est pas celui de cette Confé-
rence.
Nous pourrions commencer par un dé-
tail : serrer la main des plénipotentiaires
allemands après la signature a Versailles
L'intention du moment, mesquine et déplo-
rable. est je crois, fTll'On ne le fera pas.
MANCHESTER GUARDIAN, 27.6.
- OPPOSITION SOCIALISTE. — Notre
presse a accablé les socialistes allemands
qui ont voté les crédits de guerre. Cepen-
dant on peut croire que parmi eux quel-
ques-uns, v pent-être tous, même. auraient
voté contre les crédits (';'e guerre s'ils avaient
été sûrs que les ennemis L extérieurs de l'Al-
lemagne n'étaient pas les ennemis du peuple
allemand, mais les défenseurs honnêtes de
la démocratie contre le kaiserisme. Ils ne le
crurent pas. Ils n'ont pas voulu en courir le
risque. Ils crurent que la guerre une fois
engagée par leur pays, — de même que par
le nôtre, sans que le peuple soit consulté —
il ne leur restait qu'à le défendre. Ils cru-
rent que le but des Alliés était, non pas de
défendre la démocratie contre le kaiseris-
me. mais de détruire l'Allemagne.
La Conférence de la Paix a prouvé qu'ils
avaient raison. Elle a délibérément fortifié,
aux dépens du présent gouvernement dé-
mocratique allemand, les forces violentes
et désordonnées de la réaction — les aris-
tocrates et les militaristes de l'ancien ré-
gime. Si ces derniers parviennent, au der-
nier moment, à renverser les accords con-
clus pour la paix, à précipiter l'Allemagne
et toute l'Europe au désastre, la faute en
sera aux conditions insupportables et à ceux
qui les ont préparées.
Les démocraties des pays alliés doivent
déchirer le traité puis elles feront la paix.
— (Ed.)
DAILY HERALD. 26.6.
PRESSE-ESPAGNOLE.— Pour l'Espagne.
ces jours-ci sont décisifs ; ses destinées se
jouent pour toujours. Si elle secoue toute
la vermine et la poussière qui couvrent son
corps et son esprit ; si elle sait se purifier
en jetant le lest de l'intolérance et de sa
haine pour les idées démocratiques, elle est
appelée à remplir encore les plus hautes
missions. Si elle hésite dans sa route, si
elle continue à tourner le dos au monde
civilisé de faux-pas en faux-pas, de chute
en chute, elle arrivera à s'abîmer dans
l'impuissance et le mépris.
L'heure bénie de la paix est l'heure su-
prême pour l'Espagne. Que tous le sachent
et que personne ne l'oublie. Il y va de notre
dignité et de notre vie.
LIBERAL, 25.6.
— Quant à nous, nous ne trouvons pas
blâmable, mais louable l'acte des marins
allemand's. Ce qui nous parait blâmable,
c'est ce que font d'autres Allemands. ceux
qui parlent, ceux qui écrivent. cel'X qui
font de la politique, ceux qui n'exposent pas
leur vie, ceux dont la propagande a livré
leur pays, démoralisé et vaincu, entre les
mains de ses innombrables ennemis. Ce
que nous regardons avec tristesse et répul-
sion c'est la signature de ce traité de paix,
qui est une caricature des fameuses et €?}&
méprisées doctrines de Wilson (ah! Wil-
rin) et alli rétablit l'esclavage dans le.
monde, enfin qui décrète l'avilissement et
l'extermination de quatre vingt millions
d'êtres humains.
Voilà. certes, ce qui est blâmable 1
CORRESPONDENCIA MILITAR. 26.6.
PRESSE ALLEMANDE. — L'ARMÉE ET U:
TRAITÉ DE PAIX. — Un journal du soir de
Berlin a annoncé que les troupes se se-
raiept adressées au ministre de la Défense
nationale, Noske, pour le prier d'aviser le
gouvernement qu'elles attendaient avec cer-
titude le refus de la paix de violence dés-
honorante et destructrice. En même temps
des bruits circulèrent dans la ville d'après
lesquels les différentes unités du corps
Lüttwitz auraient déclaré ne plus vouloir
„ MINISTÈRES t
DES ,
MAIRES ÉTRANGÈRES 4
ET DE LA GUERRE
q
1 -
N° 1189
Mercredi 2 Juillet 1919.
a
B, ulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en 'italique, qui sont des
résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS ÉCUNOJJJU K
AGRICULTURE 7
n L — D'après les rapports des agro-
ailles départementaux la production agri-
cole en
t en. rèce sera peu satisfaisante par sui-
Êl des llltrnpéries, inondations et maladies.
vie est e- valuée comme suit, d'après les
ernIres Prévisions : - *
Céréales .hàtives : i-0 sYo inférieure à la
récolte de 1918. illférieure
,Céréales tardives: récolte du maïs infé-
l, a celle de 1918.
t 1 Vin? production inférieure à celle de
^18 lauf en Crète et dans les Cyclades.
HUIles: production très faible en généra!.
MESSAGER D'ATHENES, 18.6.
AVENIR ÉCONOMIQUE
G tTATS-NIS. - DÉCLARATION DU JUGE
6nt de l'Uni Led States Steel
Corpôration -
feront tout ce qu'il leur
pra. pssible de faire pour assurer leur
Prospéra économique et nous devrions
lr Ir de rnme. Toutes les branches de uo-
te 6 IndustrIe devraient être placées et m m.
tenues Un pied d'égalité avec celles des
plus prospères parmi les autres pays. Quard
les lois autres Pays aident, rrotègeni.
fournie fentdes avantages à leurs iiir.us-
ds avantages à leurs 1111,1)5-
tries il devrait én être de même chez nous,
en façon a nous Placer sur un pied l'égalité
en ce qui co neerne le prix de revient de la
productifn et des transports. Il est temps
que l'indii f i- et le commerce des Etats-
Unis soient protégés au lieu d'être 'iliaques,
^terromTMi -S Ou détruits. Notre nation, qui
i ?ui°Urd'h!i !ent la Première nlace 'jour
k s rd hUI le commerce et l'industrife; la
gardera le commerce et l'industrie, la
gardera Ou la Perdra, suivant l'attitude de
f°tr'e Peuple et de notre gouvernement. Les
lPS d'affaires feront. leur part.
L NR^r YORK AMERICAN, 24.5.
E T'TROPÉE\NE ET LE CHANGE, - La
N'SSE VFNI 11 j des changes français et
,ien ininnSe plus en plus à l'attention
a commerciales avec l'Europe.
T?^, ériaiin T1^01"0 à oes pays de très gran-
Qll'ell qlantit(>s de marchandises, tandis
DYere eUr achète peu. Ils ne peuvent
er e n Or la différence entre ce qu'ils
ilelent et r. e quïls vendent, et le résultat
et de 1 e lst la haisls,e continue du franc
ait, e la Par rapport au dollar. En
de gros que '('es Pays puissent redevenir
resser -exportûteurs, le seul moyen de re-
sltuation anormale sera que
ant leue leur prête des capitaux en ache-
tnllt leu r,, valeur.,, ou en leur ouvrant des
Par ,S- NotrQ gouvernement l'a fait pen-
Par le fîuerro au moven de prêts effectués
e Tréw'
t. le 'capWsor, mais c'en est fini de cela,
par °aPital n .V^ ^°'t' assumer de cela,
b e fOUrni al prIvé doit. assumer la charge
de fournir Si à l'Eiirope l'argent dont elle ai
sur'n« me placement se dé-
CIJ'] l'v "Ir a~ Pfande échelle dans les
c'nrr Ou dix a années qui vont suivre, les
IX années qui vont. suivre, le
Etats-Unis deviendront la plus grande na-
tion créditrice du monde. On peut même
dire qu'ils n'ont pas le choix s'ils veulent
continuer à exporter leurs marchandises. —
(Ed.) 1
SPRINGFIELD REPUBLICAN, 26.5.
— En avril la balance commerciale amé-
ricaine en faveur des Etats-Unis (le surplus
des exportations sur les importations) se
chiffrait, pour les transactions avec l'Euro-
pe, par un total de 475 millions de dollars.
A ce taux, la balance commerciale pour le
reste de l'année dépasserait 3.600.000.000 de
dollars. Dans ce total tout ne peut pas être
mis au compte de nos acheteurs euro-
péens. Mais la balance débitrice de l'Eu-
rope, pour le rete de l'année, en suivant
le même courant d'échange, ne s'élèverait
pas à un total inférieur à 3 milliards de
dollars. En outre l'Europe doit payer aux
Etats-Unis au moins 400.000.000 de dollars
d'intérêts et faire face à 700 millions de dol-
lars de dettes arrivant à échéance, ce qui
élève le total à 4.200 millions de dollars.
NEW-YORK TRIBUNE, 30.5.
-— "-
POLITIQUE GÉNÉRALE
ET DIPLOMATIE
LE TRAITÉ AVEC L'ALLEMAGNE
PRESSE ANGLAISE. — L'ÉTAT DES ES-
PRITS EN FRANCE.— De Paris : La plus gran
de partie de l'opinion publique en France
ne pense pas plus à l'avenir qu'au passé.
En ce moment je trouve dle,s. hommes de
tous les partis — la droite, le centre, la
gauche — dans un état de pessimisme radL
cal. Certains d'entre eux haïssent l'Allema-
gne. Tous sont fatigués, tous ont peur. Ils
surmontent leur pessimisme, înais à d'eux
conditions seulement. Ils ont besoin d'une
aide active et d'encouragement — je ne
parle pas de promesses d'assistance mili-
taire — de la part de l'Amérique et de fa
Grande-Bretagne — et ils ont besoin de re-
connaître qu'eux et nous avons traité l'Al-
lemagne sans générosité, sinon injustement
ei que le tort doit être redressé dans un
esprit. qui n'est pas celui de cette Confé-
rence.
Nous pourrions commencer par un dé-
tail : serrer la main des plénipotentiaires
allemands après la signature a Versailles
L'intention du moment, mesquine et déplo-
rable. est je crois, fTll'On ne le fera pas.
MANCHESTER GUARDIAN, 27.6.
- OPPOSITION SOCIALISTE. — Notre
presse a accablé les socialistes allemands
qui ont voté les crédits de guerre. Cepen-
dant on peut croire que parmi eux quel-
ques-uns, v pent-être tous, même. auraient
voté contre les crédits (';'e guerre s'ils avaient
été sûrs que les ennemis L extérieurs de l'Al-
lemagne n'étaient pas les ennemis du peuple
allemand, mais les défenseurs honnêtes de
la démocratie contre le kaiserisme. Ils ne le
crurent pas. Ils n'ont pas voulu en courir le
risque. Ils crurent que la guerre une fois
engagée par leur pays, — de même que par
le nôtre, sans que le peuple soit consulté —
il ne leur restait qu'à le défendre. Ils cru-
rent que le but des Alliés était, non pas de
défendre la démocratie contre le kaiseris-
me. mais de détruire l'Allemagne.
La Conférence de la Paix a prouvé qu'ils
avaient raison. Elle a délibérément fortifié,
aux dépens du présent gouvernement dé-
mocratique allemand, les forces violentes
et désordonnées de la réaction — les aris-
tocrates et les militaristes de l'ancien ré-
gime. Si ces derniers parviennent, au der-
nier moment, à renverser les accords con-
clus pour la paix, à précipiter l'Allemagne
et toute l'Europe au désastre, la faute en
sera aux conditions insupportables et à ceux
qui les ont préparées.
Les démocraties des pays alliés doivent
déchirer le traité puis elles feront la paix.
— (Ed.)
DAILY HERALD. 26.6.
PRESSE-ESPAGNOLE.— Pour l'Espagne.
ces jours-ci sont décisifs ; ses destinées se
jouent pour toujours. Si elle secoue toute
la vermine et la poussière qui couvrent son
corps et son esprit ; si elle sait se purifier
en jetant le lest de l'intolérance et de sa
haine pour les idées démocratiques, elle est
appelée à remplir encore les plus hautes
missions. Si elle hésite dans sa route, si
elle continue à tourner le dos au monde
civilisé de faux-pas en faux-pas, de chute
en chute, elle arrivera à s'abîmer dans
l'impuissance et le mépris.
L'heure bénie de la paix est l'heure su-
prême pour l'Espagne. Que tous le sachent
et que personne ne l'oublie. Il y va de notre
dignité et de notre vie.
LIBERAL, 25.6.
— Quant à nous, nous ne trouvons pas
blâmable, mais louable l'acte des marins
allemand's. Ce qui nous parait blâmable,
c'est ce que font d'autres Allemands. ceux
qui parlent, ceux qui écrivent. cel'X qui
font de la politique, ceux qui n'exposent pas
leur vie, ceux dont la propagande a livré
leur pays, démoralisé et vaincu, entre les
mains de ses innombrables ennemis. Ce
que nous regardons avec tristesse et répul-
sion c'est la signature de ce traité de paix,
qui est une caricature des fameuses et €?}&
méprisées doctrines de Wilson (ah! Wil-
rin) et alli rétablit l'esclavage dans le.
monde, enfin qui décrète l'avilissement et
l'extermination de quatre vingt millions
d'êtres humains.
Voilà. certes, ce qui est blâmable 1
CORRESPONDENCIA MILITAR. 26.6.
PRESSE ALLEMANDE. — L'ARMÉE ET U:
TRAITÉ DE PAIX. — Un journal du soir de
Berlin a annoncé que les troupes se se-
raiept adressées au ministre de la Défense
nationale, Noske, pour le prier d'aviser le
gouvernement qu'elles attendaient avec cer-
titude le refus de la paix de violence dés-
honorante et destructrice. En même temps
des bruits circulèrent dans la ville d'après
lesquels les différentes unités du corps
Lüttwitz auraient déclaré ne plus vouloir
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Collections numériques similaires Levaillant François Levaillant François /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Levaillant François" or dc.contributor adj "Levaillant François")La Borde Jean Benjamin de La Borde Jean Benjamin de /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "La Borde Jean Benjamin de" or dc.contributor adj "La Borde Jean Benjamin de") Perrier J Perrier J /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Perrier J" or dc.contributor adj "Perrier J")
- Auteurs similaires Levaillant François Levaillant François /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Levaillant François" or dc.contributor adj "Levaillant François")La Borde Jean Benjamin de La Borde Jean Benjamin de /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "La Borde Jean Benjamin de" or dc.contributor adj "La Borde Jean Benjamin de") Perrier J Perrier J /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Perrier J" or dc.contributor adj "Perrier J")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6487921t/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6487921t/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6487921t/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6487921t/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6487921t
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6487921t
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6487921t/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest