Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1919-06-28
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 28 juin 1919 28 juin 1919
Description : 1919/06/28 (T12,N1186). 1919/06/28 (T12,N1186).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6487918b
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/04/2013
MIN!STÈI\ES
DES
p faires étrangères
ET DE LA GUERRE
u 1186
Samedi 28 Juin 1919.
9
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont des
* résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
AGRICULTURE
Allemagne. — UNE nouvelle organisation
AgR\irf La polémique de la Ligue agri-
é le de Brandebourg contre la « contrainte
économique Il en général, contre le gouver-
nement i001.9^810 général, contre et contre
le rnn sOclahstc en particulier et contre
mInIstère du ravitaillement Schmidt per-
llnellement n'est pas une apparition iso-
lée , mais Un mode de manifestation d'une
* J uveUe organisation de combat agraire,
mêmes milieux qui fondèrent la Ligue
te S CUltivateurs dont les méthodes causè-
rerit tant d'inquiétudes parmi le peuple al-
*eiûaud constituent partout, sur les mêmes
res d;les..pangermanistes, des « ligues agrai-
Hg 1. Allli le chef d'un groupe local de la
aire d'un village poméranien, un
})o out-rler' annonce que la Ligue agraire
poméranienne a été créée sous le masque
^'urie orrrnisa^0n de protestation contre la
^ix" dp , de protestation contre la
tall de vIOlence et qu'elle cherche à ins-
t î^'er cnm m'^ c^€fs de groupes soit des ar-
lors s. soit des petits paysans, mais que
Caux d'une réunion des chefs de groupes 10-
serHé des buts fort différents furent pré-
ciisa S 1 () Protestation contre les prix soi-
q Sant frrvï-, faibles des produits agricoles ;
Si cette, Prestation échoue, refus de li-
Vl'er le~ lîls agricoles ; 3° Si les cita-
Pagne ams cherchent des vivres à la cam-
PaSne r(Sc;o t
Les' ou~ par les armes.
et les paysans membres de
1 bt e gralre apprirent avec stupéfaction
les buts 4 qu'elle se proposait, Non
seule s etanges "lu'elle se proposait. Non
leulc, Ment il,,refusèrent le renchérissement.
à leur t des vivres, mais ils présentèrent
!eUr toni-
leu r tou' r les exigences suivantes :
1 ° Que 1p J 5 re ^es ouvriers agricoles
fnProportioné au Prix actllel la vie ;
o 20 Que lie trres seigneuriales mal admi-
histrée uef es terres seigneuriales mal admi-
es URsent partagées ;
Je h\rfe 1* iardinage.
4 ouyners agricoles fussent
priétés ogs, particuJièrement dans les pro-
r »• Il selgneurils..
est donc vi-sible que les ligues agrai-
des sucTeIJernent constituées ne sont que
Ultivat édanés de l'ancienne « Ligue des
ayec lCefte seule différence,
e CIn, va Cicher les buts véritables, on pla-
Cp avant rips artisans, des ouvriers, des
Pajy?,Gmp}nyé des paysans, et aussi la
e vi Olelice.
r 5, 19.6.
".t.atS-T1:âRINE MARCHANDE
x Congrès maritime qui
^e se féimlî r Washington a jeté une
vivp l,Umière S11 ,
ll. Urnière SUr les problèmes maritimes
^aipsrf, cont Pour le pays. A ce Congrès
chs les clasqtés des représentants de tou-
Vrnd8, ha s ltéressées : armateurs, mar-
f*, b n 0
manufacturiers, ou-
l'Its de toufll ers. Il y avait des représen-
q" Les Co es JIS parties du pays.
eJJes On s'est conservatrices aux-
tSidérs est arrêté seront généralement
Moij cornm 6 'satisfaisantes. La situa-
Ce oui
rte, prée qUI ,roncArne la marine mar-
»
Préente nctuellement des conditions
si instables, de si nombreux changements
sont possibles, et même probables, qu'on
a jugé préférable de ne pas poser de règles
rigides, mais plutôt de laisser les choses
dans un état où nous pourrons adopter la
meilleure politique, suivant les circonstan-
ces qui se présenteront. On a jugé inoppor-
tun d'adopter maintenant, une politique vi-
sant à la vente de nos nouveaux navires.
On est tombé d'accord sur le fait qu'ils ne
devraient pas être vendus, mais devraient
être exploités par des compagnies ou des
maisons privées, sous le contrôle du gou-
vernement fédéral. — (Ed.)
- Times Picayune [de la Nouvelle-Orléans],
25.5.
« La suprématie du fret dans l'Atlanti-
que » [sous ce titre]. — * De New-York :
Des changements très frappants sont main-
lenant certains en ce qui concerne la part
relative de l'Angleterre et de l'Amérique
dans le transport des exportations améri-
caines. Le Département du Commerce vient
de publier des chiffres : ils prouvent que
la proportion des navires anglais décroît
rapidement et que celle des américains
augmente avec une vitesse qui donnera
bientôt, et pour toujours peut-être, la su-
prématie à l'Amérique. En avril 1919 plus
de 31 des exportations américaines —
mesurées selon leur valeur — étaient trans-
portées sur bateaux américains, contre
20 o,,', en avril 1918. Au contraire 33,5
était transporté sur navires anglais contre
50,9 :, en avril 1918. Le changement est en-
core plus marqué quand on compare les
chiffres d'avril avec ceux des dix mois fi-
nis en mars ; à ce moment les bâtiments
anglais transportaient 41,9 °/n : dans la pé-
riode correspondante de 1917-18 ils avaient
transporté 46,9 ; au contraire les navires
américains aux mêmes périodes rendaient
23,3 o/ et 18,9 Les vaisseaux des autres
nations montrent généralement une parti-
cipation croissante dans le transport des
Exportations américaines ; la Norvège et la
Hollande gagnent le plus. La tendance gé-
nérale du fret est évidemment à se répartir
entre les diverses marines plutôt qu'à se
concentrer dans celle de quelques nations.
Times, 26.6.
RAPPORTS ECONOMIQUES
Grande-Bretagne et Turquie. — De Cons-
tantinople : Une chose très claire pour qui-
conque voyage le long des rivages de la
mer Noire ou habite Constantinople, ou
pénètre à l'intérieur est le manque absolu
d'initiative en matière commerciale de la
part des Anglais depuis l'armistice. Par-
tout où vous voyagez, vous trouvez des
catalogues espagnols, japonais, grecs et
français et une abondance de marchandises
espagnoles, japonaises, françaises et grec-
ques. Les Américains et les Français ont
un bureau organisé, avec des journaux com-
merciaux. Pourquoi ne pas employer nos
différentes organisations de charité pour
notre bénéfice aussi bien que pour celui ee
ceux que nous prétendons protéger ? Je me
demande si ce ne sont pas des considéra-
tions commerciales qui expliquent la raison
pourquoi l'Amérique, la protectrice des Ar-
méniens, n'a fait que rompre les relations
diplomatiques au lieu de déclarer la guerre.
M. Lloyd George peut dire, comme on le
répète : « Tant que nOInir l'Allemagne à sa place, je me soucie
peu de l'Orient. ». Pourquoi les Anglais
ne peuvent-ils faire de commerce avec l'en-
nemi, tandis que, ces tout derniers jours,
un Américain, agent de la Standard Oil Co
depuis des années, a acquis deux des plus
belles concessions de pétrole du sandjak de
Gallipoli ? C'est parce que l'Angleterre est
en guerre avec la Turquie et que l'Améri-
que ne l'est pas. Des cargaisons de ma-
chines américaines et autres produits, con-
signées à des missionnaires, arrivent ici et
les produits sont vendus au prix coûtant-
Cela peut continuer pendant un an ou deux
sans perte réelle parce que l'Amérique a
tellement gagné pendant la guerre qu'elle
peut se payer ce luxe. Qu'on laisse les
Anglais s'occuper du commerce anglais. Il
y a du travail ici pour des centaines d'An-
glais. Qu'on les paye comme les Améri-
cains et les Français payent les leurs et on
obtiendra des résultats. Notre commerce et
notre influence eussent été bien supérieurs
dans le passé si l'Angleterre avait été re-
présentée par des Anglais et non par des
Arméniens, des Turcs, etc.
Prenez de même le cas du Caucase. Le
retrait des troupes anglaises a non seule-
ment ruiné notre commerce dans cette ré-
gion. mais détruit notre prestige. Des in-
formations que j'ai reçues montrent claire-
ment que le bolchevisme a immensément
grandi au Caucase. Comme je l'avais pré-
vu depuis longtemps, on a essayé de cap-
turer le crédit ture. J'ai déjà dévoilé un
projet audacieux de liquidation du papier-
monnaie ture. Un effort pour réaliser ce
projet a été fait récemment. J'ai reçu des
détails des sources les plus autorisées. Heu-
reusement les intérêts britanniques invités
à coopérer, ont refusé et le projet échoua.
11 s'en est toutefois suivi des conséquences
politiques. La clef de la stabilité politique de
ce pays est la question du papier-monnaie,
quatre fois plus élevé que la réserve cfbr
nominale. laquelle n'existe plus. Un certain
groupe de financiers internationaux avec
comme centre Paris, et probablement aussi
Francfort, a proposé à un groupe anglais
'1^ travailler avec lui, en somme d'après
les grandes lignes que j'avais signalées
moi-même. On peut en voir les ré-
sultats dans le choix des délégués otto-
mans à Paris. Sauf Tewfik pacha, toute la
délégation est francophile et non. comme
elle le dit. ententophile. Je puis ajouter que
tant qu'on trouvera ici de faux roubles, de
faux marks et de faux billets anglais, fa-
briqués par les bolcheviks, il n'y aura pas
de billets turcs.
Morning Posf. 24.6.
Le commerce étranger en Chine. - La
Chine a besoin de l'assistance et des con-
seils de l'étranger, notamment de la Grande-
Bretagne et de l'Amérique. Il y a actuelle-
ment, parmi les Chinois eux-mêmes, une
forte tendance à accorder à la Grande-Bre-
tagne une plus large part dans le dévelop-
pement du pays. L'assurance qu'il existe
un sentiment de ce genre, doit nous don-
ner du courage, même en présence de ri-
DES
p faires étrangères
ET DE LA GUERRE
u 1186
Samedi 28 Juin 1919.
9
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont des
* résumés, il est donné ci- dessous des traductions, intégrales ou par extraits.
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
QUESTIONS ÉCONOMIQUES
AGRICULTURE
Allemagne. — UNE nouvelle organisation
AgR\irf La polémique de la Ligue agri-
é le de Brandebourg contre la « contrainte
économique Il en général, contre le gouver-
nement i001.9^810 général, contre et contre
le rnn sOclahstc en particulier et contre
mInIstère du ravitaillement Schmidt per-
llnellement n'est pas une apparition iso-
lée , mais Un mode de manifestation d'une
* J uveUe organisation de combat agraire,
mêmes milieux qui fondèrent la Ligue
te S CUltivateurs dont les méthodes causè-
rerit tant d'inquiétudes parmi le peuple al-
*eiûaud constituent partout, sur les mêmes
res d;les..pangermanistes, des « ligues agrai-
Hg 1. Allli le chef d'un groupe local de la
aire d'un village poméranien, un
})o out-rler' annonce que la Ligue agraire
poméranienne a été créée sous le masque
^'urie orrrnisa^0n de protestation contre la
^ix" dp , de protestation contre la
tall de vIOlence et qu'elle cherche à ins-
t î^'er cnm m'^ c^€fs de groupes soit des ar-
lors s. soit des petits paysans, mais que
Caux d'une réunion des chefs de groupes 10-
serHé des buts fort différents furent pré-
ciisa S 1 () Protestation contre les prix soi-
q Sant frrvï-, faibles des produits agricoles ;
Si cette, Prestation échoue, refus de li-
Vl'er le~ lîls agricoles ; 3° Si les cita-
Pagne ams cherchent des vivres à la cam-
PaSne r(Sc;o t
Les' ou~ par les armes.
et les paysans membres de
1 bt e gralre apprirent avec stupéfaction
les buts 4 qu'elle se proposait, Non
seule s etanges "lu'elle se proposait. Non
leulc, Ment il,,refusèrent le renchérissement.
à leur t des vivres, mais ils présentèrent
!eUr toni-
leu r tou' r les exigences suivantes :
1 ° Que 1p J 5 re ^es ouvriers agricoles
fnProportioné au Prix actllel la vie ;
o 20 Que lie trres seigneuriales mal admi-
histrée uef es terres seigneuriales mal admi-
es URsent partagées ;
Je h\rfe
4 ouyners agricoles fussent
priétés ogs, particuJièrement dans les pro-
r »• Il selgneurils..
est donc vi-sible que les ligues agrai-
des sucTeIJernent constituées ne sont que
Ultivat édanés de l'ancienne « Ligue des
ayec lCefte seule différence,
e CIn, va Cicher les buts véritables, on pla-
Cp avant rips artisans, des ouvriers, des
Pajy?,Gmp}nyé des paysans, et aussi la
e vi Olelice.
r 5, 19.6.
".t.atS-T1:âRINE MARCHANDE
x Congrès maritime qui
^e se féimlî r Washington a jeté une
vivp l,Umière S11 ,
ll. Urnière SUr les problèmes maritimes
^aipsrf, cont Pour le pays. A ce Congrès
chs les clasqtés des représentants de tou-
Vrnd8, ha s ltéressées : armateurs, mar-
f*, b n 0
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l'Its de toufll ers. Il y avait des représen-
q" Les Co es JIS parties du pays.
eJJes On s'est conservatrices aux-
tSidérs est arrêté seront généralement
Moij cornm 6 'satisfaisantes. La situa-
Ce oui
rte, prée qUI ,roncArne la marine mar-
»
Préente nctuellement des conditions
si instables, de si nombreux changements
sont possibles, et même probables, qu'on
a jugé préférable de ne pas poser de règles
rigides, mais plutôt de laisser les choses
dans un état où nous pourrons adopter la
meilleure politique, suivant les circonstan-
ces qui se présenteront. On a jugé inoppor-
tun d'adopter maintenant, une politique vi-
sant à la vente de nos nouveaux navires.
On est tombé d'accord sur le fait qu'ils ne
devraient pas être vendus, mais devraient
être exploités par des compagnies ou des
maisons privées, sous le contrôle du gou-
vernement fédéral. — (Ed.)
- Times Picayune [de la Nouvelle-Orléans],
25.5.
« La suprématie du fret dans l'Atlanti-
que » [sous ce titre]. — * De New-York :
Des changements très frappants sont main-
lenant certains en ce qui concerne la part
relative de l'Angleterre et de l'Amérique
dans le transport des exportations améri-
caines. Le Département du Commerce vient
de publier des chiffres : ils prouvent que
la proportion des navires anglais décroît
rapidement et que celle des américains
augmente avec une vitesse qui donnera
bientôt, et pour toujours peut-être, la su-
prématie à l'Amérique. En avril 1919 plus
de 31 des exportations américaines —
mesurées selon leur valeur — étaient trans-
portées sur bateaux américains, contre
20 o,,', en avril 1918. Au contraire 33,5
était transporté sur navires anglais contre
50,9 :, en avril 1918. Le changement est en-
core plus marqué quand on compare les
chiffres d'avril avec ceux des dix mois fi-
nis en mars ; à ce moment les bâtiments
anglais transportaient 41,9 °/n : dans la pé-
riode correspondante de 1917-18 ils avaient
transporté 46,9 ; au contraire les navires
américains aux mêmes périodes rendaient
23,3 o/ et 18,9 Les vaisseaux des autres
nations montrent généralement une parti-
cipation croissante dans le transport des
Exportations américaines ; la Norvège et la
Hollande gagnent le plus. La tendance gé-
nérale du fret est évidemment à se répartir
entre les diverses marines plutôt qu'à se
concentrer dans celle de quelques nations.
Times, 26.6.
RAPPORTS ECONOMIQUES
Grande-Bretagne et Turquie. — De Cons-
tantinople : Une chose très claire pour qui-
conque voyage le long des rivages de la
mer Noire ou habite Constantinople, ou
pénètre à l'intérieur est le manque absolu
d'initiative en matière commerciale de la
part des Anglais depuis l'armistice. Par-
tout où vous voyagez, vous trouvez des
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français et une abondance de marchandises
espagnoles, japonaises, françaises et grec-
ques. Les Américains et les Français ont
un bureau organisé, avec des journaux com-
merciaux. Pourquoi ne pas employer nos
différentes organisations de charité pour
notre bénéfice aussi bien que pour celui ee
ceux que nous prétendons protéger ? Je me
demande si ce ne sont pas des considéra-
tions commerciales qui expliquent la raison
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méniens, n'a fait que rompre les relations
diplomatiques au lieu de déclarer la guerre.
M. Lloyd George peut dire, comme on le
répète : « Tant que nOI
peu de l'Orient. ». Pourquoi les Anglais
ne peuvent-ils faire de commerce avec l'en-
nemi, tandis que, ces tout derniers jours,
un Américain, agent de la Standard Oil Co
depuis des années, a acquis deux des plus
belles concessions de pétrole du sandjak de
Gallipoli ? C'est parce que l'Angleterre est
en guerre avec la Turquie et que l'Améri-
que ne l'est pas. Des cargaisons de ma-
chines américaines et autres produits, con-
signées à des missionnaires, arrivent ici et
les produits sont vendus au prix coûtant-
Cela peut continuer pendant un an ou deux
sans perte réelle parce que l'Amérique a
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peut se payer ce luxe. Qu'on laisse les
Anglais s'occuper du commerce anglais. Il
y a du travail ici pour des centaines d'An-
glais. Qu'on les paye comme les Améri-
cains et les Français payent les leurs et on
obtiendra des résultats. Notre commerce et
notre influence eussent été bien supérieurs
dans le passé si l'Angleterre avait été re-
présentée par des Anglais et non par des
Arméniens, des Turcs, etc.
Prenez de même le cas du Caucase. Le
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gion. mais détruit notre prestige. Des in-
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ment que le bolchevisme a immensément
grandi au Caucase. Comme je l'avais pré-
vu depuis longtemps, on a essayé de cap-
turer le crédit ture. J'ai déjà dévoilé un
projet audacieux de liquidation du papier-
monnaie ture. Un effort pour réaliser ce
projet a été fait récemment. J'ai reçu des
détails des sources les plus autorisées. Heu-
reusement les intérêts britanniques invités
à coopérer, ont refusé et le projet échoua.
11 s'en est toutefois suivi des conséquences
politiques. La clef de la stabilité politique de
ce pays est la question du papier-monnaie,
quatre fois plus élevé que la réserve cfbr
nominale. laquelle n'existe plus. Un certain
groupe de financiers internationaux avec
comme centre Paris, et probablement aussi
Francfort, a proposé à un groupe anglais
'1^ travailler avec lui, en somme d'après
les grandes lignes que j'avais signalées
moi-même. On peut en voir les ré-
sultats dans le choix des délégués otto-
mans à Paris. Sauf Tewfik pacha, toute la
délégation est francophile et non. comme
elle le dit. ententophile. Je puis ajouter que
tant qu'on trouvera ici de faux roubles, de
faux marks et de faux billets anglais, fa-
briqués par les bolcheviks, il n'y aura pas
de billets turcs.
Morning Posf. 24.6.
Le commerce étranger en Chine. - La
Chine a besoin de l'assistance et des con-
seils de l'étranger, notamment de la Grande-
Bretagne et de l'Amérique. Il y a actuelle-
ment, parmi les Chinois eux-mêmes, une
forte tendance à accorder à la Grande-Bre-
tagne une plus large part dans le dévelop-
pement du pays. L'assurance qu'il existe
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