Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-12-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 21 décembre 1918 21 décembre 1918
Description : 1918/12/21 (N1024). 1918/12/21 (N1024).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64497756
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
'1lRI\ES DE LA GUERRE
ih ET DES
AIHES ÉTRANGÈRES
N° 1024
Paris. 21 décembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
CONFIDENTIEL confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
! N r IU Il I I &■ La qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
———————- de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUETIONS ECONOMIQUES
ALLEMAGNE
Il La socialisation — source de découra-
gement ( )> - Sous ce titre, le processeur
yv îujrcuiilt examine a nouveau le projet
\1' liÜe loi u urgence pour la socialisation,
Projet auquel il a consacre trois colonnes
v ui LCuitst le 24 novembre [Cl. uiilleiut
lUUJ. p. col. ll- L'article du 24 no-
Vtmuie a eu un résultat coniraire a celui
que recherchait l'auteur. « il a inquiété
zspiiei-es qu'il s'agit cl amener a la iran-
tiuiiiite clame, ou mieux au courage et a
aocision. )) Ces sphères, ce sont les gran-
ds entreprises de production, « qui be croi-
ent purement et simplement les bras, au
lIeu que- les travailleurs travaillent et que
ls magasins vidés se remplissent de nou-
veu,. „ M. Wibrandt analyse les motifs
inquiétude qu'ont les chefs de ces entre-
mises. Les motifs sont : les demandes
Augmentation de salaires, combinées avec
t limitation des heures de travail, limita-
lun « qui tend en pratique à la journée de
r el',O heure Il ; la pénurie des matières pré-
fères et par suite leur cherté avec la pers-
pective de voir les prix baisser considéra-
blellieilt, quand les conditions normales se-
r.nt rétablies; l'incertitude de débouchés à
*etraiiger; l'abstention ou la cherté des ca-
waux qui sont drainés par les emprunts de
t uerre à 5 %, et la perspective d'avoir plus
trct les capitaux à meilleur compte ; enfin
r/nsecurité résultant de ce qu'il est question
r e « déclarer propriété nationale tous les
de production ». C'est ce sentiment
rnIlsécurité que M. Wiibrandt s'efforce
fitenarit de dissiper. Son projet de so-
tia.l.Isation des moyens de production sau-
■ egarde. d'après lui, l'essentiel, c'est-
(j ire l'intérêt qu'ont les travailleurs à pro-
lre- Il ne retire rien aux chefs d'entre-
enlse, qui, depuis novembre 1918. ont perdu
1 n réalité le contrôle de leurs affaires. Il
s maintient à la tête de leurs établisse-
ls- à la seule condition qu'ils inspirent
eSt aIlce à leurs employés. Il prévoit, il
est Vrai. que leur capital leur sera rem-
boursé par un amortissement prélevé sur
les bénéfices, ce qui leuIr ôtera, au bout de
30 l 50 ns. toute participation à la gestion
leur industrie. Mais l'exemple du fami-
et de de Guise, des pionniers de Rochdale
Qre Abbe d'Iéna ne doit-il pas leur ren-
t'evacette perspective très supportable? En
ro vllllehe, le nouveau système aura l'avan-
tfitr d'assurer parfaitement l'écoulement
ça produits fabriqués, car cet écoulement
1es objet de conventions fondées d'après
des socialistes par l'appréciation
6 des besoins. Du reste on n'a pas le
^ojy Ou bien le projet de socialisation
aboutira, et alors l'ordre sera rétabli et
l'assemblée nationale constituante pourra
être rapidement élue, conservant la pré-
pondérance aux socialistes; ou bien on at-
tendra, et les excès du groupe Spartacus
se feront tels. qu'il y aura un cri général
pour le rétablissement de l'ordre et que
l'assemblée nationale sera réactionnaire. -
Vorwärts. 10.12.
L'agriculture. — Sous le titre : « CE DONT
NOUS AVONS BESOIN ». — Il faut que nous
donnions à notre peuple du travail et du
pain, et que nous nous hâtions de le faire.
Notre industrie basée sur l'utilisation et
la transformation de matières premières
venues de l'étranger ne retrouvera pas de
sitôt son importance d'autrefois. Ce que
nous devons tout d'abord faire, c'est orga-
niser notre vie économique de façon à nous
procurer sur place les produits qui nous
sont nécessaires et à faire face aux be-
soins du pays. Il faut intensifier la pro-
duction nationale par tous les moyens
scientifiques et techniques dont nous dis-
posons. Il y a lieu de cultiver toutes les
terres marécageuses et incultes, de conti-
nuer les efforts, que nous avions com-
mencé à faire dans cette voie avant la
guerre. Pour la prochaine récolte il faut
exploiter à fond et méthodiquement les ter-
rains labourés, pour leur faire produire le
plus possible. Nous avions augmenté le
rendement de notre sol pendant les an-
nées qui ont précédé la guerre, en em-
ployant de plus en plus des engrais chi-
miques. Nous n'avons pas pu continuer
pendant la guerre. Les besoins fil" l'ar-
mée avant sensiblement diminué, nous
pourrons mettre à la disposition de l'agri-
culture des quantités suffisantes de potas-
se et d'azote, à condition que nous conju-
rions la crise des charbons et celle des
transports. Il nous sera plus difficile de
nous procurer des phosphates, car nous
les faisions surtout venir de l'étranger.
Nous ne devons rien négliger pour procu-
rer à l'agriculture, le plus vite possible,
les engrais et les graines dont elle a be-
soin. Une culture intensive du sol sera le
seul moyen d'utiliser à fond ces engrais
et ces graines. Il faut que nous mobi-
lisions aussi le plus rapidement que faire
se pourra les machines, les instruments
agricoles ainsi qu'un nombre suffisant
d'ouvriers. La guerre a creusé des vides
dans les rangs des travailleurs des champs.
Les prisonniers s'en vont et nous ne pou-
vons plus compter sur les travailleurs qui
venaient périodiquement de l'étranger
avant la guerre et dont le nombre était
d'environ un demi-million. Il est donc né-
cessaire que nous fassions passer des ou-
vriers des villes et des centres industriels
dans les campagnes. Beaucoup d'ouvriers
employés dans l'industrie, vont se trouver
libres. Il faut que notre agriculture en
profite. Nous avons aboli une partie des
règlements qui éloignaient autrefois de la
campagne de nombreux ouvriers. Les rè-
glements sur les domestiqutes et les lois
d'exception sont abrogés. L'ouvrier agri-
cole est traité légalement sur le même pied
que l'ouvrier industriel. La question des
salaires subira l'influence des événements.
Il en sera de même de la durée du travail.
Le problème le plus difficile à résoudre
est celui du logement. Il faut cependant
trouver une solution à bref délai.Sinon il ne
sera pas possible de mettre et de maintenir
à la disposition de l'agriculture, les bras
dont elle a besoin. On parle beaucoup, en
ce moment, de colonisation. Il importe peu
que dans ces cités agricoles on demande
que l'ouvrier soit propriétaire dès la >
fondation ou qu'il ne le devienne qu'après
une période d'essai et sur sa demande.
Quant à la question de morcellement de
la grande propriété, elle ne saurait être
abordée dès aujourd'hui à cause de l'in-
suffisance des matériaux de construction.
Plus tard elle ne devra être envisagée
que sous réserve qu'elle assure une pro-
ductivité plus considérable et un meilleur
rendement économique. Notre situation ac-
tuelle ne nous permet pas de tenter des
expériences. Notre activité économique a
déjà été fortement ralentie par les pré-
tentions de quelques socialistes fougueux ,
qui, sans tenir compte des réalités, ont
demandé l'expropriation immédiate de tou-
tes les grandes propriétés foncières et leur
exploitation d'après un « plan unitaire so-
cialiste ». Des fabriques de machines agri-
coles se plaignent déjà de la diminution
des commandes et de l'impossibilité! où
elles se trouvent d'occuper leurs ouvriers ;
les commandes d'engrais chimiques ont
égalemént subi un ralentissement. Si ex-
plicable que puisse paraître cette résis-
tance passive d'un certain nombre d'agri-
culteurs, elle prouve l'étroitesse de leurs
conceptions au point de vue politique et
économique. Elle menace sérieusement les
intérêts publics. Tous ceux qui la prati-
quent doivent être sévèrement jugés. Les
agriculteurs peuvent être sûrs qu'ils ne
perdront rien, qu'ils récolteront le fruit des
efforts qu'ils feront. Toutes les autorités
compétentes sont unanimes à déclarer que
la socialisation, si elle vient à être décidée
légalement, ne se fera que par des trans-
formations organiques, qui exigeront des
années, et que les propriétaires toucheront
les dommages et intérêts correspondant à
la valeur des biens qu'on leur aura pris.
Aucun agriculteur ne subira de préjudi-
ces, s'il continue à exploiter méthodique-
ment son domaine et s'il s'efforce de faire
produire au sol dont il a la charge le
maximum de rendement. C'est le devoir
qu'il doit remplir à l'égard de la com-
munauté. S'il s'y dérobe, il n'aura qu'à
s'en prendre à lui-même, au sujet de ce
qui pourra suivre. On ne pourrait en effet
que donner satisfaction au sentiment de
justice le plus élémentaire des classes les
ih ET DES
AIHES ÉTRANGÈRES
N° 1024
Paris. 21 décembre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
CONFIDENTIEL confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
! N r IU Il I I &■ La qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
———————- de la Guerre et des Affaires Étrangères.
QUETIONS ECONOMIQUES
ALLEMAGNE
Il La socialisation — source de découra-
gement ( )> - Sous ce titre, le processeur
yv îujrcuiilt examine a nouveau le projet
\1' liÜe loi u urgence pour la socialisation,
Projet auquel il a consacre trois colonnes
v ui LCuitst le 24 novembre [Cl. uiilleiut
lUUJ. p. col. ll- L'article du 24 no-
Vtmuie a eu un résultat coniraire a celui
que recherchait l'auteur. « il a inquiété
zspiiei-es qu'il s'agit cl amener a la iran-
tiuiiiite clame, ou mieux au courage et a
aocision. )) Ces sphères, ce sont les gran-
ds entreprises de production, « qui be croi-
ent purement et simplement les bras, au
lIeu que- les travailleurs travaillent et que
ls magasins vidés se remplissent de nou-
veu,. „ M. Wibrandt analyse les motifs
inquiétude qu'ont les chefs de ces entre-
mises. Les motifs sont : les demandes
Augmentation de salaires, combinées avec
t limitation des heures de travail, limita-
lun « qui tend en pratique à la journée de
r el',O heure Il ; la pénurie des matières pré-
fères et par suite leur cherté avec la pers-
pective de voir les prix baisser considéra-
blellieilt, quand les conditions normales se-
r.nt rétablies; l'incertitude de débouchés à
*etraiiger; l'abstention ou la cherté des ca-
waux qui sont drainés par les emprunts de
t uerre à 5 %, et la perspective d'avoir plus
trct les capitaux à meilleur compte ; enfin
r/nsecurité résultant de ce qu'il est question
r e « déclarer propriété nationale tous les
de production ». C'est ce sentiment
rnIlsécurité que M. Wiibrandt s'efforce
fitenarit de dissiper. Son projet de so-
tia.l.Isation des moyens de production sau-
■ egarde. d'après lui, l'essentiel, c'est-
(j ire l'intérêt qu'ont les travailleurs à pro-
lre- Il ne retire rien aux chefs d'entre-
enlse, qui, depuis novembre 1918. ont perdu
1 n réalité le contrôle de leurs affaires. Il
s maintient à la tête de leurs établisse-
ls- à la seule condition qu'ils inspirent
eSt aIlce à leurs employés. Il prévoit, il
est Vrai. que leur capital leur sera rem-
boursé par un amortissement prélevé sur
les bénéfices, ce qui leuIr ôtera, au bout de
30 l 50 ns. toute participation à la gestion
leur industrie. Mais l'exemple du fami-
et de de Guise, des pionniers de Rochdale
Qre Abbe d'Iéna ne doit-il pas leur ren-
t'evacette perspective très supportable? En
ro vllllehe, le nouveau système aura l'avan-
tfitr d'assurer parfaitement l'écoulement
ça produits fabriqués, car cet écoulement
1es objet de conventions fondées d'après
des socialistes par l'appréciation
6 des besoins. Du reste on n'a pas le
^ojy Ou bien le projet de socialisation
aboutira, et alors l'ordre sera rétabli et
l'assemblée nationale constituante pourra
être rapidement élue, conservant la pré-
pondérance aux socialistes; ou bien on at-
tendra, et les excès du groupe Spartacus
se feront tels. qu'il y aura un cri général
pour le rétablissement de l'ordre et que
l'assemblée nationale sera réactionnaire. -
Vorwärts. 10.12.
L'agriculture. — Sous le titre : « CE DONT
NOUS AVONS BESOIN ». — Il faut que nous
donnions à notre peuple du travail et du
pain, et que nous nous hâtions de le faire.
Notre industrie basée sur l'utilisation et
la transformation de matières premières
venues de l'étranger ne retrouvera pas de
sitôt son importance d'autrefois. Ce que
nous devons tout d'abord faire, c'est orga-
niser notre vie économique de façon à nous
procurer sur place les produits qui nous
sont nécessaires et à faire face aux be-
soins du pays. Il faut intensifier la pro-
duction nationale par tous les moyens
scientifiques et techniques dont nous dis-
posons. Il y a lieu de cultiver toutes les
terres marécageuses et incultes, de conti-
nuer les efforts, que nous avions com-
mencé à faire dans cette voie avant la
guerre. Pour la prochaine récolte il faut
exploiter à fond et méthodiquement les ter-
rains labourés, pour leur faire produire le
plus possible. Nous avions augmenté le
rendement de notre sol pendant les an-
nées qui ont précédé la guerre, en em-
ployant de plus en plus des engrais chi-
miques. Nous n'avons pas pu continuer
pendant la guerre. Les besoins fil" l'ar-
mée avant sensiblement diminué, nous
pourrons mettre à la disposition de l'agri-
culture des quantités suffisantes de potas-
se et d'azote, à condition que nous conju-
rions la crise des charbons et celle des
transports. Il nous sera plus difficile de
nous procurer des phosphates, car nous
les faisions surtout venir de l'étranger.
Nous ne devons rien négliger pour procu-
rer à l'agriculture, le plus vite possible,
les engrais et les graines dont elle a be-
soin. Une culture intensive du sol sera le
seul moyen d'utiliser à fond ces engrais
et ces graines. Il faut que nous mobi-
lisions aussi le plus rapidement que faire
se pourra les machines, les instruments
agricoles ainsi qu'un nombre suffisant
d'ouvriers. La guerre a creusé des vides
dans les rangs des travailleurs des champs.
Les prisonniers s'en vont et nous ne pou-
vons plus compter sur les travailleurs qui
venaient périodiquement de l'étranger
avant la guerre et dont le nombre était
d'environ un demi-million. Il est donc né-
cessaire que nous fassions passer des ou-
vriers des villes et des centres industriels
dans les campagnes. Beaucoup d'ouvriers
employés dans l'industrie, vont se trouver
libres. Il faut que notre agriculture en
profite. Nous avons aboli une partie des
règlements qui éloignaient autrefois de la
campagne de nombreux ouvriers. Les rè-
glements sur les domestiqutes et les lois
d'exception sont abrogés. L'ouvrier agri-
cole est traité légalement sur le même pied
que l'ouvrier industriel. La question des
salaires subira l'influence des événements.
Il en sera de même de la durée du travail.
Le problème le plus difficile à résoudre
est celui du logement. Il faut cependant
trouver une solution à bref délai.Sinon il ne
sera pas possible de mettre et de maintenir
à la disposition de l'agriculture, les bras
dont elle a besoin. On parle beaucoup, en
ce moment, de colonisation. Il importe peu
que dans ces cités agricoles on demande
que l'ouvrier soit propriétaire dès la >
fondation ou qu'il ne le devienne qu'après
une période d'essai et sur sa demande.
Quant à la question de morcellement de
la grande propriété, elle ne saurait être
abordée dès aujourd'hui à cause de l'in-
suffisance des matériaux de construction.
Plus tard elle ne devra être envisagée
que sous réserve qu'elle assure une pro-
ductivité plus considérable et un meilleur
rendement économique. Notre situation ac-
tuelle ne nous permet pas de tenter des
expériences. Notre activité économique a
déjà été fortement ralentie par les pré-
tentions de quelques socialistes fougueux ,
qui, sans tenir compte des réalités, ont
demandé l'expropriation immédiate de tou-
tes les grandes propriétés foncières et leur
exploitation d'après un « plan unitaire so-
cialiste ». Des fabriques de machines agri-
coles se plaignent déjà de la diminution
des commandes et de l'impossibilité! où
elles se trouvent d'occuper leurs ouvriers ;
les commandes d'engrais chimiques ont
égalemént subi un ralentissement. Si ex-
plicable que puisse paraître cette résis-
tance passive d'un certain nombre d'agri-
culteurs, elle prouve l'étroitesse de leurs
conceptions au point de vue politique et
économique. Elle menace sérieusement les
intérêts publics. Tous ceux qui la prati-
quent doivent être sévèrement jugés. Les
agriculteurs peuvent être sûrs qu'ils ne
perdront rien, qu'ils récolteront le fruit des
efforts qu'ils feront. Toutes les autorités
compétentes sont unanimes à déclarer que
la socialisation, si elle vient à être décidée
légalement, ne se fera que par des trans-
formations organiques, qui exigeront des
années, et que les propriétaires toucheront
les dommages et intérêts correspondant à
la valeur des biens qu'on leur aura pris.
Aucun agriculteur ne subira de préjudi-
ces, s'il continue à exploiter méthodique-
ment son domaine et s'il s'efforce de faire
produire au sol dont il a la charge le
maximum de rendement. C'est le devoir
qu'il doit remplir à l'égard de la com-
munauté. S'il s'y dérobe, il n'aura qu'à
s'en prendre à lui-même, au sujet de ce
qui pourra suivre. On ne pourrait en effet
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