Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1918-10-04
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 04 octobre 1918 04 octobre 1918
Description : 1918/10/04 (N947). 1918/10/04 (N947).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6449698v
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
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N° 947
l'aris, i octobre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
Estions MILITAIRES
p tSEMBLE DES FRONTS
presse aUeInande. - Sous le titre :
°r^nts n GRAVE n. - Trois événements
^'tu^on r!î•, de Jond e11 comble
i • ! re : Le ¡replI de nos ar-
Ie" France et les opérations de Foch
tn« P°se d'P ess?urces inouïes, ont trans-
n sive du printemps en une
dSive, très dure. La défaite de la
; V PaW- armlée!; turques a livré
me aux Anglais. La démar-
P'Ittiti que de la Bulgarie a soulevé un
rr'e Polir IlC|IUe dont nous ne pouvons
('alcnio
~CI e Uler l'el conséquences. Le front
"•'Te est- rompu. Seule une campagne
} (:oQ:i:i allemandes et auslro-hongro>
anc^GS austro-hongro:-
contre les tron ps de l'Entènte, qui
"H < Hs°i'rnai" o toutes les facilités de se
le sud de la Serbie, pour-
('tablir ,. ,
:.f:trjrno:r (;e front, comme le souhaite
"Sf:S l'Alit-riehe-Honz.-ie, soucieuse
ses intétêts Politiques et militaires. Nous
~u nous sommes très intéres-
i Crf ton.
platOlirn, iure - que prennent les évé-
:',21°;: dans les Balkans. Une nouvelle
CIP 8 tm„ de l'Entente vers la li-
ou une Paix définitive avec
à Bulgarie nous couperait de la Turquie.
Dr Ssion
"Id (', CI e ie nos communications
il?';: -, a s aurait sur son atti-
a fopce la plias sérieuse influence.
en ébr e (e résistance a été singuliè-
\;nlbranlL pp par le désastre qu'il a
il "W I filest
'Ill:'! r'egrflt.SlOe. Ce désastre était prévu.
• an^ttab^ lp iK, u une fois encore la cen-
,l joué
rit« rut ? rôle néfaste, en empê-
ri "S, ut exam raisonné des événe-
ra^son"c des événe-
"Jntlit CÍè l eUPI allemand a d'autant plus
,;,it piu^ savo la véirité e les heures
Iri>,J e si'pô», est temPs die changer
i *t °1)tenir du * peuple
lind ilérle-rgieqilil en ces lieures vrai-
Sll ne s" peUlt seule assurer son sa-
■S. t! Us devnîî A n°US a,ttendre à une
MJîUir des opérations en ra-
il nous attendre à une
]|i(" el Daas. S,Ir ,e front occi-
:,tir' POCh la siliu^nattl- pn <'sL assez compli-
RI, la Si[,U ation esL Issez compli-
:(:((>11 eloi Õ' Sur ro's théâtres d'opé-
:¡(¡:lr rrs lgtles l'un, de l'autre. Dans les
i les ,
:lrJll,lJeS (jel s SClparent, il déclènche des
vî* frúQt. A cnaissan(:(' pour harceler
,:IJrs érfde aIle gauche du front d'at-
t !l fra^UuS sùr p! Anglais concéntrent
1 i» k„^brni- Leur aile gau-
; ;¡ k: 11 1 g: and ronte Arras-Cambrai
lie
rès 1/9 Verger'-Haynecourt,
^rr.'v S'\i u Sllf] de Vf" nord-ouest de Cam-
route de Bapaume à
r"sitr6 '^ers^ se bat la ligne Flesquiè-
1Se- ® 1C0llrt- La situation
Au centre, les Français at-
Laquent, avec un succès modéré, notre front
Auberive-Tahure-Cernay. Le 26 et le 27, ils
ont pu refouler ce front, jusqu'à Somme-
Py-Bouconville seulement. Le plus surpre-
nant des succès a été celui des Américains
entre l'Aisne et la Meuse. Ce n'est que sur
la ligne : région d'Apremont à Brieulles que
des réserves allemandes les ont empêchés
d'exploiter, au point de vue stratégique,
leur percée tactique. Il va de soi que nous
devons nous attendre à voir Foch mettre
tout en œuvre pour obtenir une décision.
Il va continuer ses efforts et il n'est pas
permis, dès aujourd'hui, de parler d'un
échec de l'offensive ennemie. Les trois
fronts de France, des Balkans, de Palesti-
ne, qu'on les considère isolément, oû dans
leur solidarité politique et: militairè, cons-
tituent pour nous un danser. Nous n'y
ferons face que par l'union de nos volontés,
dans la poursuite d'un but unique. Per-
sonne en Allemagne ne saurait en douter,
désormais : le seul but de cette guerre est.
la défense de notre pays. Lès projets de
ceux dont l'imagination dépassait les limi-
tes de ce que nous pouvions faire vérita-
blement, s'évanouissent au contact de la
réalité brutale. Il faut que nous n'ayons
plus qu'une seule volonté, que toute la na-
tion allemande soit unie pour se d'éfendre,
et qu'elle écarte toutés les causes de dis-
corde, qui, en l'heure grave que nous tra-
versons, n'ont aucune signification. —
(Franz Carl Endres) Münchner Neueste
Nachrichten, 29.9.
FRONT OCCIDENTAL
Presse allemande. — La situation d'en-
semble des puissances de l'Europe centrale,
attaquées sur presque tous les fronts, est
grave et l'attaque concentrique de l'ennemi
n'a pas encore atteint son point culminant.
Sur les fronts d'Orient, il y a eu de sé-
rieuses crises, et la Quadruplice a perdu
d'importants effectifs. Par contre, le front
occidental, le principal front allemand, tient
bon, et ainsi la situation générale offre une
sécurité suffisante. Ce sont des heures du-
res à passer ; elles peuvent faire hésiter
ceux dont les âmes sont moins bien trem-
pées, mais il n'y a pas à reculer. Le moin-
dre arrêt signifierait notre ruine. C'est une
question de vie ou de mort. Nous voulons
vivre. Soldats du front, rassemblez toutes
vos forces et tenez bon. Protégez la patrie
allemande et l'avenir de l'Allemagne. Le
nouveau coup qu'elles viennent de porter à
l'Ouest, nous donne de nouveaux aperçus du
plan de campagne de très grande envergu-
re des Puissances occidentales. Leur atta-
que des deux côtés de l'Argonne a dès
l'abord été gênée du fait que les armées de
Haig et de Fayolle ont Cessé de progresser
et ne progresseront plus désormais, comme
nous pouvons l'admettre avec certitude, sur
la ligne Arras-Chemin des Dames. La
stabilisation du' front allemand sur cette ligne
que notre repli heureusement exécuté nous
permet d'occuper, force le généralissime de
l'Entente à déplacer vers les ailes le cen-
tre des opérations. Par 'suite, il a perdu
du temps. Il y a quelques semaines (pen-
dant les jours critiques du repli) une gran-
de attaque des deux côtés de l'Argonne au-
rait eu de tout autres chances de succès.
Foch n'était pas alors assez maître de la
situation et il n'avait pas sous la main les
troupes nécessaires. Depuis,la situation des
armées allemandes s'est sensiblement amé-
liorée.La percée ennemie n'a pas été faite-
et nous en sommes certains elle ne se fera
pas dans ce secteur. Nous devons nous at-
tendre d'ailleurs à des assauts en d'autres
points encore. Entre Meuse et Moselle, d'im-
portants rassemblements de troupes sont si-
gnalés. L'attaque de Saint-Mihiel a montré
que l'ennemi attache un grandi prix à la
préparation sérieuse d'une bonne base d'at-
taque contre la Lorraine. Les résultats de
sa grande offensive du 26 septembre sont
loin d'être pleinement satisfaisants pour
l'ennemi. Les Français et les Américains
n'ont porté leurs lignes qu'à une très cour-
te distance en avant. La nouvelle ligne pas-
se par les hauteurs à l'ouest die Suippes,
au nord, d'Auberive, au sud de Somme-Py.
au nord - ouest de Tahure-Fontaine-en-
Dormois, au nord de Cernay ; elle traverse
ensuite l'Argonne et suit la ligne Montblain-
ville-Montfaucon et la boucle de la Meuse au
nord-est de Montfaucon, où les Américains
ont réalisé les progrès les plus sérieux.
C'est le cours normal d'nue première jour-
née de grande bataille, pendant laquelle est
déjouée une puissante tentative de percée
ennemie. La situation actuelle n'est nulle-
ment inquiétante. Dès le second jour de
la bataille, !e& Francais auront en face
d'eux un front inébranlable. — Frankfurter
Zeitung, 28.9.
LE BOMBARDEMENT DE METZ. — De Metz
26.9. De jeudi [19] ià dimanche [22], l'ennemi
a tiré sur Metz, avec un canon de très gros
calibre, 40 coups. Les obus sont tous tom-
bés dans les quartiers sud et sud-est : Mon-
tigny, Longeville et Moulins, où il y a eu
des dégàts matériels et quelques victimes.
Nous avons réduit au silence la pièce, qui
se trouvait à Dieulouard, sur la Moselle.
La population de Metz avait d'abord cru,
lorsque les premiers obus arrivèrent, que
c'était un raid d'avions, comme ceux dont
elle H l'halbitude et elle s'était réfugiée dans
les caves. Un certain nombre d'habitants
ont aussitôt quitté la ville, effrayés par le
bombardement. Ils sont d'ailleurs déjà re-
venus pour la plupart, et il est inexact de
parler comme on l'a fait d'une fuite en
masse de la population. L'origine de ces
bruits vient sans doute de ce que par suite
de notre repli dans le saillant de Saint-
Mihiel un certain nombre de villages de la
zone où l'on se bat ont été évacués et que
leurs habitants ont été amenés à Metz,
dans des abris sûrs. T1 n'a jamais été ques-
tion du (apart des fonctionnaires et du
, OEs
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N° 947
l'aris, i octobre 1918.
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
CONFIDENTIEL
NOTA. — Les renseignements ci-dessous, d'un caractère
confidentiel, ne peuvent être reproduits ou utilisés
qu'avec une autorisation spéciale de MM. les Ministres
de la Guerre et des Affaires Étrangères.
Estions MILITAIRES
p tSEMBLE DES FRONTS
presse aUeInande. - Sous le titre :
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n sive du printemps en une
dSive, très dure. La défaite de la
; V PaW- armlée!; turques a livré
me aux Anglais. La démar-
P'Ittiti que de la Bulgarie a soulevé un
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"H < Hs°i'rnai" o toutes les facilités de se
le sud de la Serbie, pour-
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ses intétêts Politiques et militaires. Nous
~u nous sommes très intéres-
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:',21°;: dans les Balkans. Une nouvelle
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ou une Paix définitive avec
à Bulgarie nous couperait de la Turquie.
Dr Ssion
"Id (', CI e ie nos communications
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a fopce la plias sérieuse influence.
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"Jntlit CÍè l eUPI allemand a d'autant plus
,;,it piu^ savo la véirité e les heures
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Sll ne s" peUlt seule assurer son sa-
■S. t! Us devnîî A n°US a,ttendre à une
MJîUir des opérations en ra-
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RI, la Si[,U ation esL Issez compli-
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i les ,
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,:IJrs érfde aIle gauche du front d'at-
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1 i» k„^brni- Leur aile gau-
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rès 1/9 Verger'-Haynecourt,
^rr.'v S'\i u Sllf] de Vf" nord-ouest de Cam-
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Laquent, avec un succès modéré, notre front
Auberive-Tahure-Cernay. Le 26 et le 27, ils
ont pu refouler ce front, jusqu'à Somme-
Py-Bouconville seulement. Le plus surpre-
nant des succès a été celui des Américains
entre l'Aisne et la Meuse. Ce n'est que sur
la ligne : région d'Apremont à Brieulles que
des réserves allemandes les ont empêchés
d'exploiter, au point de vue stratégique,
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devons nous attendre à voir Foch mettre
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Il va continuer ses efforts et il n'est pas
permis, dès aujourd'hui, de parler d'un
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fronts de France, des Balkans, de Palesti-
ne, qu'on les considère isolément, oû dans
leur solidarité politique et: militairè, cons-
tituent pour nous un danser. Nous n'y
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dans la poursuite d'un but unique. Per-
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désormais : le seul but de cette guerre est.
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tes de ce que nous pouvions faire vérita-
blement, s'évanouissent au contact de la
réalité brutale. Il faut que nous n'ayons
plus qu'une seule volonté, que toute la na-
tion allemande soit unie pour se d'éfendre,
et qu'elle écarte toutés les causes de dis-
corde, qui, en l'heure grave que nous tra-
versons, n'ont aucune signification. —
(Franz Carl Endres) Münchner Neueste
Nachrichten, 29.9.
FRONT OCCIDENTAL
Presse allemande. — La situation d'en-
semble des puissances de l'Europe centrale,
attaquées sur presque tous les fronts, est
grave et l'attaque concentrique de l'ennemi
n'a pas encore atteint son point culminant.
Sur les fronts d'Orient, il y a eu de sé-
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d'importants effectifs. Par contre, le front
occidental, le principal front allemand, tient
bon, et ainsi la situation générale offre une
sécurité suffisante. Ce sont des heures du-
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dre arrêt signifierait notre ruine. C'est une
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vos forces et tenez bon. Protégez la patrie
allemande et l'avenir de l'Allemagne. Le
nouveau coup qu'elles viennent de porter à
l'Ouest, nous donne de nouveaux aperçus du
plan de campagne de très grande envergu-
re des Puissances occidentales. Leur atta-
que des deux côtés de l'Argonne a dès
l'abord été gênée du fait que les armées de
Haig et de Fayolle ont Cessé de progresser
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nous pouvons l'admettre avec certitude, sur
la ligne Arras-Chemin des Dames. La
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permet d'occuper, force le généralissime de
l'Entente à déplacer vers les ailes le cen-
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du temps. Il y a quelques semaines (pen-
dant les jours critiques du repli) une gran-
de attaque des deux côtés de l'Argonne au-
rait eu de tout autres chances de succès.
Foch n'était pas alors assez maître de la
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gnalés. L'attaque de Saint-Mihiel a montré
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sa grande offensive du 26 septembre sont
loin d'être pleinement satisfaisants pour
l'ennemi. Les Français et les Américains
n'ont porté leurs lignes qu'à une très cour-
te distance en avant. La nouvelle ligne pas-
se par les hauteurs à l'ouest die Suippes,
au nord, d'Auberive, au sud de Somme-Py.
au nord - ouest de Tahure-Fontaine-en-
Dormois, au nord de Cernay ; elle traverse
ensuite l'Argonne et suit la ligne Montblain-
ville-Montfaucon et la boucle de la Meuse au
nord-est de Montfaucon, où les Américains
ont réalisé les progrès les plus sérieux.
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déjouée une puissante tentative de percée
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la bataille, !e& Francais auront en face
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Zeitung, 28.9.
LE BOMBARDEMENT DE METZ. — De Metz
26.9. De jeudi [19] ià dimanche [22], l'ennemi
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bés dans les quartiers sud et sud-est : Mon-
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Nous avons réduit au silence la pièce, qui
se trouvait à Dieulouard, sur la Moselle.
La population de Metz avait d'abord cru,
lorsque les premiers obus arrivèrent, que
c'était un raid d'avions, comme ceux dont
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les caves. Un certain nombre d'habitants
ont aussitôt quitté la ville, effrayés par le
bombardement. Ils sont d'ailleurs déjà re-
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parler comme on l'a fait d'une fuite en
masse de la population. L'origine de ces
bruits vient sans doute de ce que par suite
de notre repli dans le saillant de Saint-
Mihiel un certain nombre de villages de la
zone où l'on se bat ont été évacués et que
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